François Hollande n'aurait pas du présenter ses voeux mais des excuses !

Communiqué de Jean-Christophe Lagarde
Paris, le 31 décembre 2016

Pour ses derniers et bien tristes vœux, François Hollande a tenté en vain de se justifier malgré un terrible bilan. Ce ne sont pas de vœux qu’il aurait du présenter, mais des excuses !

Délesté du poids d’une nouvelle campagne, François Hollande aurait pu enfin parler vrai mais il ne l’a pas fait. Nous avons eu le droit une énième fois à un discours qui sonnait faux.

Le plus frappant dans ces vœux, c’est qu’ils sont ceux d’un homme seul et sans lendemain. Seul, car le bilan est si triste qu’aucun de ses amis ne revendique être son héritier, et c’est une première dans la cinquième République. Sans lendemain, car l’échec est si lourd qu’il n’a pas été en mesure de se représenter, sous la pression de ses « amis » qui l’ont rejeté.

Ses derniers vœux auraient pu être historiques. Mais ces vœux tournés vers le passé ne méritent finalement que l’indifférence. Car ce qui compte désormais n’est pas ce que nous pensons de ces cinq dernières années, mais comment nous allons pouvoir construire le redressement au cours des cinq prochaines années pour la France.

En 2017, je souhaite que nous nous tournions avec courage vers des réformes claires et lucides et non des promesses sans lendemain, et encore moins la démagogie et le repli sur soi qui nous condamneraient définitivement.


Déplacement de Jean-Christophe Lagarde à Grenoble

L’évènement

Jean-Christophe Lagarde se rend à Grenoble à l’occasion de l’inauguration de la permanence de l’UDI 38.

Date et lieu

Mercredi 14 décembre à 19h15

Permanence de l’UDI 38, 19, rue Eugène Faure, Grenoble

Permanence UDI 38, 19 rue Eugène Faure, Grenoble

Ouest France • "Hervé Morin rentre dans le rang"

Le président du Nouveau centre menaçait de quitter la fédération centriste UDI pour s’imposer comme le principal interlocuteur de François Fillon. Il a dû faire marche arrière.

Lire l'article sur Ouest France

Hervé Morin a cru pouvoir profiter de la victoire de François Fillon à la primaire de la droite pour s’imposer comme chef de file des centristes. Le coup était bien tenté. Le patron du Nouveau centre, qui s’était rangé derrière l’ancien Premier ministre après la défaite de son poulain, Bruno Le Maire, avait convoqué fissa un congrès extraordinaire, prévu dimanche, pour bâtir  » un centre fort et uni «  derrière François Fillon.

Le président de la région Normandie voulait ainsi s’imposer comme le principal interlocuteur des centristes auprès du vainqueur de la primaire. Au nez et à la barbe de son éternel rival, Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, qui avait soutenu Alain Juppé. Dans son calcul, Hervé Morin devait sortir renforcé de ce congrès et se trouver en position de force pour négocier les investitures aux législatives.

« Le triste spectacle de nos divisions »

Ce « putsch » revenait à signer l’arrêt de mort de l’UDI, qui fédère depuis 2012 les principaux partis centristes (Parti radical, Nouveau Centre, Alliance Centriste, Gauche Moderne…). De quoi mettre en émoi quelques grands élus de la famille. « Une nouvelle fois, depuis quelques jours, les centristes français offrent à nos concitoyens le triste spectacle de nos divisions alors qu’il n’existe pas de divergence idéologique ou stratégique », ont écrit 40 députés et sénateurs dans une tribune.

C’est François Fillon qui a sifflé la fin de la récré. Le candidat de la droite a fait savoir qu’il n’a pas l’intention de négocier séparément avec les centristes. Il n’acceptera de discuter qu’avec une seule délégation. Hervé Morin a dû se rendre à l’évidence : il n’aura pas le soutien de l’ancien Premier ministre.

Le candidat, qui a déjà fort à faire avec son « ami » François Bayrou, se voyait mal arbitrer une guerre du centre. « Fillon n’a pas envie de bordéliser une future majorité », explique-t-on chez les Républicains. Le congrès prévu dimanche est maintenu, mais n’aboutira qu’au vote d’une simple résolution.

Morin et Lagarde ont signé la paix

Hervé Morin et Jean-Christophe Lagarde ont donc fait la paix, mardi soir. Les deux hommes ont acté le fait que le président du Nouveau centre allait intégrer la délégation de l’UDI chargé de négocier un pacte programmatique et législatif avec Les Républicains. Hervé Morin intègre aussi un « conseil de la présidence » restreint à 9 personnes.

Les négociations vont pouvoir reprendre. Jean-Christophe Lagarde a déjà posé les conditions d’une future coalition, aussitôt après l’investiture présidentielle de François Fillon. « Je lui ai indiqué qu’il fallait qu’on prévoie une méthode de travail pour regarder le projet, le préciser, l’amplifier sur certains sujets », a indiqué le président de l’UDI.

Le centriste a cité notamment l’Europe, l’emploi, la protection sociale et l’environnement, ainsi que la réforme des retraites. « Nous ne demandons pas aux Républicains de se renier et François Fillon ne nous le demande pas non plus », a souligné le centriste, selon qui des divergences pourront subsister même en cas de désaccord.


L'appel à l'unité des 100 Présidents et délégués de fédération

Nous, cadres de terrain de l’UDI, appelons à l’union pour que nos valeurs comptent dans la majorité future

Tribune dans Le Huffington Post
Le 9 décembre 2016

A l’instar de nos adhérents, nous sommes inquiets des déclarations de quelques grands élus nationaux qui pourraient aboutir à des fractures irréparables au sein de notre formation politique et à un affaiblissement durable du centre.

Nous sommes Présidents ou Délégués de fédérations départementales de l’UDI, mouvement fondé par Jean-Louis Borloo, pour rassembler les partis éparses du centre et du centre droit. A l’instar de nos adhérents, depuis lundi 28 novembre, nous sommes aujourd’hui inquiets des déclarations de quelques grands élus nationaux qui pourraient aboutir à des fractures irréparables au sein de notre formation politique et à un affaiblissement durable du centre.

Plus que jamais, l’ensemble des adhérents, cadres et élus composant l’UDI doivent être unis pour pouvoir peser ensemble auprès de nos alliés Républicains et de François Fillon.

Ce n’est qu’unis que nous pourrons imposer nos valeurs sur des sujets majeurs de la future plateforme gouvernementale. Ce n’est qu’unis que nous obtiendrons de défendre nos couleurs dans le plus grand nombre possible de circonscriptions. Or, les déclarations de volonté de scission sont plus que contre-productives; elles nous nuisent à tous sans être profitables à personne.

Force est de constater qu’entre les appels des uns à voter pour un candidat de gauche qui a conçu le programme économique de François Hollande, et les tentations de négociations séparatistes ou d’aventures individuelles qui s’affirment désormais publiquement, il est plus que temps que nous les cadres de terrain rappelions tout le monde à la raison, à l’union et au respect de nos militants et élus locaux.

Certains peuvent avoir envie ou intérêt à proposer notre divorce, mais nous, nous décidons de rester tous ensemble!

Aborder la période qui nous sépare du mois de juin divisés n’aboutirait qu’à une seule chose: au mieux, seuls les parlementaires UDI sortants bénéficieront de la mansuétude de nos partenaires LR.

Souhaitons-nous que notre groupe à l’Assemblée Nationale composé aujourd’hui de 28 élus, soit réduit demain à un nombre encore inférieur? Ou à l’inverse voulons-nous pouvoir disposer d’un groupe centriste plus important qui puisse peser dans une majorité, faire entendre notre voix et porter nos valeurs?

A cette question, notre réponse est évidente.

Nous sommes persuadés que l’obtention d’un maroquin ministériel pour tel ou tel de nos amis, ou d’une circonscription législative pour tel ou tel autre, ne peut pas justifier que le travail que nous avons collectivement mené depuis 2012 avec Jean-Louis Borloo et tous ceux qui ont créé et développé l’UDI, soit réduit à néant.

C’est pourquoi nous appelons toutes et tous à faire taire les rancœurs ridicules et les ambitions individuelles qui ne peuvent se développer qu’au mépris et au péril de notre réussite collective.

Nous tous, nous exigeons que chacun se ressaisisse et se montre unitaire, solidaire et ambitieux pour notre mouvement, autour de notre président Jean-Christophe Lagarde et de notre direction nationale. C’est au sein de celle-ci que les débats devraient avoir lieu, pas dans une presse qui s’en délecte!

Les 100 signataires de cet appel:

Mme Maxence ANSEL

M Gilles ARTIGUES

Mme Sophie AUCONIE

M Philippe BARBIER

M Grégory BERKOVICZ

Mme Annick BILLON

M Pascal BLANC

M Jean-Marie BOCKEL

Mme Marie-Hélène BORAS

M Jean-Pierre BOYER

M François BREBANT

M Florent CANETTI

M Michel CANEVET

M Vincent CAPO CANELLAS

Mme Josy CHAMBON

M Thibault CHENEVIERE

M Daniel CHRISTEL

M Jean-Yves DE CHAISEMARTIN

M Christian DEBEVE

M Christian DELCROIX

M Stéphane DEMILLY

Mme Clotilde DEROUARD

M Philippe DERVEAUX

M Aurélien DILLIERE

Mme Leïla DIRI

M Sébastien DOLOZILEK

M Renaud DONZEL

M Bruno DRAPRON

M Jean-Philippe DUGOIN-CLEMENT

M Patrick DUMAIRE

M Jean-Noël DUPRE

M Jean-René ETCHEGARAY

M Bernard FIALAIRE

M Joseph FRANCIS

Mme Arlette FRUCTUS

M Jacques GARSAU

M Christophe GEOURJON

M Laurent GERAULT

M Alexis GOVCIYAN

M Pascal GRAPPIN

M Joel GUERRIAU

Mme Laetitia GUILBERT

Mme Hélène HAUTVAL

M Olivier HENNO

Mme Samira HERIZI

M Atissar HIBOUR

M Philippe HUPPE

M Yves JEGO

M Benoît JIMENEZ

M Hervé KITEBA SIMO

M Laurent LAFON

M Philippe LALANNE

M Denis LARGHERO

M Christian LE BIHAN

M Daniel LECA

M Didier LECHIEN

M Luc LEHNER

M Jacques LE NAY

M Vincent LEONIE

Mme Valerie LETARD

M Yannick LUCOT

Mme Murielle LUGA GIRAUD

Mme Yamina MAMOU

M Emmanuel MANDON

Mme Véronique MARCHET

Mme Emmanuel MARFOGLIA

M Hervé MARSEILLE

M Paul MARTINEZ

Mme Isabelle MERAND

M Lionel MITHIEUX

M Florent MONTILLOT

Mme Valérie NAHMIAS

M Jérome NEVEUX

M Bertrand PANCHER

M Ronan PATUREAUX

M Gilles PAULI

M Philippe PETIT

M Michel PIRON

M François POMPIDOU

M Thierry PROCIDA

M Herve PRONONCE

M Thomas RAVIER

M Franck REYNIER

M Claude RIBOULET

M Olivier RICHEFOU

Mme Ophélie ROTA

M Philippe ROUAULT

M Franck ROUSSEAU

M Mustapha SAADI

M Laurent SCHEMBRI

M Aurélien SEBTON

M Jean-Roch SERGENT

Mme Anne TACHENE

M Yves TREHIN

M Philippe TROUTOT

M Dominique VERIEN

M Jean-François VIGIER

M Fabrice VILLARD

M Patrick WEITEN

M Michel ZUMKELLER


Les parlementaires UDI expriment leur soutien à la direction nationale

En 2017, empêchons l’atomisation du Centre

Tribune dans Le Huffington Post
Le 7 décembre 2016

Plus que jamais, nos compatriotes ont besoin de responsables politiques à la hauteur des enjeux !

Nous, députés et sénateurs de l’UDI, appelons à l’unité de la famille centriste et refusons son atomisation.

Une nouvelle fois, depuis quelques jours, les centristes français offrent à nos concitoyens le triste spectacle de leurs divisions alors qu’il n’existe pas de divergence idéologique ou stratégique.

Nous refusons la séparation, le divorce de nos mouvements en partis et micro-partis qui seraient autant de « confettis » de la vie politique française, bien loin des attentes de nos concitoyens et des enjeux auxquels notre pays doit faire face. Chacun considérant en effet, à tort, que sa parole personnelle est plus forte qu’un véritable mouvement collectif construit autour d’un socle de valeurs solides et majoritairement partagées.

L’histoire du Centre en France est rythmée de périodes d’unification, plus ou moins longues, et de séquences de balkanisation.

L’objectif de l’UDI était d’y mettre fin pour lui offrir visibilité et crédibilité, comme le déclarait Jean-Louis Borloo lors de notre congrès fondateur : « Faute de discipline, notre famille s’est dispersée et n’a plus rempli son devoir au service de notre pays. Quel gâchis ! ».

Quatre années plus tard, nous refusons de revivre ce gâchis, nous refusons d’entrer dans une nouvelle phase d’atomisation du Centre !

La France est traversée par des fractures profondes, elle doit faire face à une crise économique et sociale, à des rapports de force internationaux bouleversés et à une menace terroriste inédite.

Plus que jamais, nos compatriotes ont besoin de responsables politiques à la hauteur des enjeux !

Nous sommes convaincus qu’un centre atomisé n’a aucun avenir et n’apportera rien d’autre à la France qu’un lot supplémentaire de divisions et de querelles d’égos. Nous appelons à son unité.

A la devise « diviser pour régner », ne substituons pas celle mortifère du « diviser pour disparaitre »…

Soyons dignes de la famille de pensée que nous représentons et unissons nos forces, autour de nos instances nationales, pour porter un message d’espérance devant nos concitoyens et préparer une alternance dans laquelle l’UDI doit prendre toute sa place.

A la veille d’échéances électorales majeures, la famille centriste doit au contraire se rassembler au sein de l’UDI, notre maison commune !

« La France est notre pays, l’Europe est notre frontière et notre destin, le monde est notre vision » disait Jean-Louis Borloo il y a 4 ans.

Faisons de cette phrase notre devise et portons-la tous ensemble fièrement devant les Français !

La liste des 40 signataires – 16 députés, 23 sénateurs et un député européen :

Députés 

Stéphane Demilly, Yannick Favennec, Arnaud Richard, Bertrand Pancher, François Rochebloine, Michel Piron, André Santini, François-Xavier Villain, Meyer Habib, Patrick Weiten, Yves Jego, Jean-Paul Tuaiva, Franck Reynier, Michel Zumkeller, Philippe Vigier, Francis Vercamer

Sénateurs

Elisabeth Doineau, Vincent Capo-Canellas, Daniel Dubois, Annick Billon, Françoise Gatel, Jean-François Longeot, Pierre Médevielle, Olivier Cigolotti, Olivier Cadic, Hervé Marseille, Michel Canevet, Sophie Joissains, Chantal Jouanno, Jean-Claude Luche, Yves Pozzo di Borgo, Henri Tandonnet, Valérie Létard, Joël Guerriau, Christian Namy, Jean-Marie Bockel, Vincent Delahaye, Nathalie Goulet, François Zocchetto

Député européen

Dominique Riquet, Député européen


Manuel Valls : une volonté affichée de rassemblement qui a déjà le caractère d’une mascarade

Communiqué de Jean-Christophe Lagarde
Paris, le 5 décembre 2016

En annonçant ce soir sa candidature, Manuel Valls, se départit de ses habits de Premier ministre mais ce changement de costume n’efface pas le bilan et les actes réalisés.

Il est pleinement comptable du bilan de François Hollande.

Manuel Valls ne peut s’exonérer de la situation dans lequel notre pays se trouve. Ce ne sont pas les quelques semaines qui le séparent de la primaire de la gauche qui pourraient rayer d’un trait de plume un si mauvais résultat des quatre années et demi écoulées.

Comment imaginer qu’il puisse demain incarner « la France à la hauteur d’un monde nouveau »  alors qu’il n’a pas pu le faire comme Premier ministre?  Une candidature à la primaire de la gauche ne peut pas être un sparadrap pour cacher leurs échecs ou colmater leurs errements et leurs divisions.

Leur volonté affichée de rassemblement a déjà le caractère d’une mascarade.

Comment rassembler une famille politique si divisée? La gauche rajoute à son impasse. Si elle gagnait, le chemin de croix des Français recommencerait !


François Hollande a reconnu l'échec de son quinquennat

Communiqué de Jean-Christophe Lagarde
Le 1er décembre 2016

Ce soir, François Hollande, par sa décision de ne pas briguer un second mandat a enfin fait preuve de lucidité sur sa politique aux résultats désastreux.

Au-delà de la zizanie dans son propre camp le Président de la République encore pour 5 mois s’occupera t’il enfin de son pays ?

L’année prochaine, il est maintenant certain que nous changerons de Président de la République.

Au delà des personnes, il faut changer de politique tout court.