Sénat

Sénatoriales 2017 : la plus forte progression que l'UDI ait jamais connu

Déclarations de Jean-Christophe Lagarde à l’AFP
Paris, le 24 septembre 2017

Le groupe Union centriste, qui comptait 42 membres au Sénat avant les élections, pourrait atteindre « 50 à 55 sénateurs », a estimé dimanche le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde.

« A l’heure où je vous parle, on fait 12 sièges de plus (…) d’ici lundi soir on sera 15 de plus, voire 17 », a déclaré M. Lagarde à la presse dans les couloirs du Sénat, après l’annonce de la majorité des résultats du renouvellement partiel du Sénat.

« C’est la plus forte progression que l’UDI ait jamais connu », s’est-il félicité, soulignant que ce décompte incluait « les gains et les pertes, puisqu’on a trois pertes et tout le reste évidemment, c’est des victoires qui s’alignent un peu partout », notamment dans des départements qui n’avaient pas d’élus UDI comme La Réunion.

« Je pense que du coup, le groupe qui est déjà le nôtre va atteindre 50 à 55 sénateurs, ce qui est considérable vu l’endroit d’où on partait », a-t-il ajouté, fustigeant ceux qui ont « annoncé tous les jours qu’on est morts ».

Le groupe devra dans les prochains jours désigner un nouveau président. Le précédent, François Zochetto, ne s’est pas présenté à un nouveau mandat, privilégiant sa mairie de Laval, en conséquence de l’application du non cumul des mandats.


Le sommet franco-italien doit permettre la poursuite du Lyon-Turin

Communiqué d’Yves Pozzo di Borgo
Paris, le 21 septembre 2017

A l’occasion du sommet franco-italien qui se tiendra à Lyon le 27 septembre, le sénateur Yves Pozzo di Borgo souhaite rappeler l’importance capitale du projet de la liaison ferroviaire Lyon-Turin pour l’avenir de l’Europe.
Le sénateur était le rapporteur au Sénat du texte de projet de loi binational de la réalisation et de l’exploitation de la ligne ferroviaire, adopté en janvier. Le projet de la liaison ferroviaire Lyon-Turin sera au coeur de ce sommet, co- présidé par le président Emmanuel Macron et Paolo Gentiloni, président du Conseil italien.

« La liaison ferroviaire entre Lyon et Turin est un projet structurant pour l’avenir de nos deux pays. Cela permettra un rééquilibrage stratégique et un rapprochement économique entre la France et l’Italie, entre le Grand Paris et le Grand Milan. Cette liaison ferroviaire aura des retombées économiques pour nos deux pays et pour toute l’Europe, ainsi qu’un bienfait environnemental important » rappelle Yves Pozzo di Borgo.

En réponse au comité pour la liaison ferroviaire Transalpine, le sénateur de Paris souscrit aux trois orientations que souhaite l’organisme : éviter l’arrêt du chantier, l’éclaircissement des modalités de la contribution financière française et éviter un potentiel retard du projet.

Le sénateur « demande au président Macron et au Premier ministre Gentiloni de poursuivre les travaux de leurs prédécesseurs. Ce projet est un exemple de cohésion européenne ».


Les collectivités s’engagent pour le Canal Seine-Nord Europe !

Communiqué de Stéphane Demilly
Paris, le 12 septembre 2017

Stéphane Demilly, Député de la Somme, tient à saluer l’engagement et la détermination sans faille des collectivités, conseils régionaux et conseils départementaux, pour la réalisation du Canal Seine-Nord Europe.

« La proposition portée par les collectivités ce matin devant la Ministre des transports est extrêmement innovante et met clairement l’Etat devant ses responsabilités.

Avancer les deux premières années de financement de l’Etat, garantir l’emprunt et régionaliser la Société de projet du Canal pour en confier le pilotage aux collectivités sont autant de propositions qui démontrent la volonté des territoires de faire réussir le Canal Seine-Nord Europe en s’affranchissant des atermoiements de l’Etat.

Cette démarche inédite est l’illustration très claire de l’importance de ce projet pour l’avenir de nos territoires.

Alors que l’Etat « attend », « reporte », « diffère », met sur « pause » et n’a de cesse de remettre en cause sa parole, les territoires, eux, font le choix d’avancer et de prendre les choses en main !

La balle est désormais entre les mains du Premier ministre et du Président de la République.

Je forme le vœu qu’ils accueillent positivement ces propositions, qu’ils prennent rapidement les mesures nécessaires à leur mise en application, et, bien entendu, qu’ils confirment l’engagement financier de l’Etat à hauteur d’un milliard d’euros. »


Pourquoi la fin des contrats aidés est une décision inquiétante socialement et idiote économiquement

Ces contrats sont un succès, car ils s’inscrivent dans la double volonté mainte fois formulée de la nécessité d’une activité professionnelle et aussi d’une utilité sociale.

Lire la tribune de Michel Zumkeller sur le Huffington Post

Le Président de la République, quelques jours après avoir annoncé vouloir mettre en place une relation de confiance avec les Collectivités Territoriales, vient de décider de mettre un terme aux contrats aidés.

Enfin un terme très relatif, puisque tout en annonçant que ces contrats sont très onéreux et ne produiront aucun effet, il les maintient pour l’Education nationale et la police.

Passons sur cette incohérence mais profitons de l’instant pour expliquer la raison d’être de ces contrats et surtout quel sera l’impact de leur suppression.

Les contrats de type CUI et CAE sont une création de l’Etat, pour permettre la réinsertion dans la vie active des personnes les plus éloignées de l’emploi, les jeunes de moins de 26 ans et les personnes de plus de 50 ans.

En ce sens, ces contrats sont un succès, car ils s’inscrivent dans la double volonté mainte fois formulée de la nécessité d’une activité professionnelle et aussi d’une utilité sociale.

Combien de fois n’a-t-on pas entendu qu’il était inconcevable que des chômeurs qui touchent une indemnisation ne puissent se mettre au service de la Collectivité. Et bien, c’est cela les contrats aidés.

Mais intéressons-nous maintenant à l’impact que pourrait avoir sur la vie de nos Collectivités, la disparition de ce qui est un soutien financier de l’Etat.

Tout d’abord, il est edifiant de constater que c’est l’Etat lui-même qui il y a encore quelques semaines, incitait les Collectivités à signer des contrats aidés.

La mission des Préfets est bien ingrate en quelques jours. Ils ont du faire un virage à 360 degrés et expliquer combien maintenant ces contrats étaient devenus « dangereux » pour la République.

Cette suppression s’ajoute pour la Collectivité à des baisses drastiques de dotations et surtout à une inflation de désengagement de l’Etat, qui finit toujours par être assumée pour les échelons territoriaux.

Rythmes scolaires, O phyto, cartes d’identité, autant d’activités nouvelles qui nécessitent d’avoir des personnels pour répondre aux attentes des Français.

Alors que faire? accepter la situation et voir 200.000, 300.000 personnes retourner pointer à Pôle Emploi où leur seront proposées des formations qui ne les mèneront nulle part? Certainement pas.

Le Président de la République veut engager une relation de confiance avec les élus? Et bien voila ce que je lui propose.

Remplaçons le fonctionnement actuel pour un autre type de contrat, un CDI progressif.

Les Collectivités signent un CDI avec une personne qui répond aux conditions du contrat aidé, les six premiers mois, l’Etat verse 75 % d’aides et les 20 heures sont complétées par 15 heures de formation prises en charge par les organismes de formation, les six mois suivant, l’aide passe à 50 %, pour ne représenter que 25 % au bout d’un an et zéro au bout de 18 mois.

Ainsi, nous permettrons une vraie insertion pour le salarié et un vrai accompagnement pour les communes qui devrait déboucher sur la pérennisation de l’emploi sous peine de rembourser les aides.

La situation mérite que le gouvernement étudie ce genre de propositions .

Dans le cas contraire, le Président de la République en restera à sa logique budgétaire de court terme.

Et alors, en tout état de cause, ce sont les citoyens qui finiront par en subir les conséquences, soit pas une baisse des services, soit par une hausse de la fiscalité locale.