Le Groupe UDI au Conseil régional d’Île-de-France réaffirme son soutien au Plan Borloo et proposera un plan régional pour les quartiers

Communiqué du groupe UDI au Conseil régional d’Île-de-France
Paris, le 29 mai 2018

Le Groupe UDI au Conseil régional d’Île-de-France prend acte des déclarations faites par Emmanuel Macron concernant les quartiers populaires et qui peuvent se résumer ainsi : continuer à ne rien changer.

Qui peut croire que la création de 23 places de crèches ou la proposition de 23 stages de 3ème dans chacun des 1300 Quartiers Politique de la Ville de France est de nature à réellement changer la donne ?

Alors qu’un Francilien sur deux réside dans une commune où se situe au moins un Quartier Politique de la Ville (QPV), les élus UDI au Conseil régional d’Île-de-France n’entendent pas se résigner.

Lors du 1er juin à l’occasion de la séance plénière du Conseil régional, ils proposeront au vote de l’assemblée régionale l’engagement d’un processus de mobilisation afin de rattraper le retard pris dans ces quartiers : présence des services publics, continuation de la rénovation urbaine, accentuation de la sécurité, renforcement des actions éducatives, prévention sanitaire et sociale, lutte contre les discriminations, émancipations…

Le travail effectué depuis des mois – à la demande du Président de la République – par  Jean-Louis Borloo en concertation avec tous les acteurs de terrain renferme les actions concrètes à mener. De ce travail considérable, les élus UDI proposeront de s’en inspirer pour mettre en place un plan régional pour les quartiers populaires.


Révision constitutionnelle : pas de réforme possible sans l’UDI !

Texte de Maurice Leroy

Je suis interrogé ce matin dans la Nouvelle République à propos de la réforme des institutions souhaitée par le Président de la République. Parmi les points phares en débat dans ce projet de révision constitutionnelle : la baisse du nombre de parlementaires et l’introduction d’une dose de proportionnelle lors des élections législatives.

Comme porte-parole national de l’UDI, je rappelle que le centre sera particulièrement vigilant à ce que cette révision apporte de vraies avancées démocratiques. Ainsi, si l’UDI est favorable à la baisse du nombre de parlementaires, attention à ce que cette diminution ne pèse pas sur la représentativité de nos territoires ruraux !


De même, il semble essentiel que l’introduction d’une dose de proportionnelle aux législatives soit significative pour que les partis élus par les Français soient représentés plus justement à l’Assemblée nationale, et que notre démocratie s’en trouve renforcée.

Force déterminante pour constituer une majorité, l’UDI pèsera de tout son poids dans les débats. Non ! Rien ne se fera sans l’UDI !


Sénat

Réforme des institutions : des déceptions et encore des questions…
 Le débat parlementaire sera déterminant !

Communiqué d’Hervé Marseille
Paris, le 23 mai 2018

Faisant suite à la présentation du projet de loi de révision constitutionnelle, les projets de loi organique et ordinaire « pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace » ont été adoptés ce matin en Conseil des ministres.

Le groupe Union Centriste regrette que le gouvernement n’ait pas pris davantage en considération les propositions émises par le Sénat et l’Assemblée Nationale. Les territoires doivent continuer à être représentés équitablement. Une diminution de 25 % du nombre de parlementaires conserverait cette ambition sans nuire à la volonté de réduction souhaitée par le Gouvernement. De même, l’introduction d’une part de proportionnelle doit être plus significative et ne peut se limiter à 17 % du nombre de députés. Elle devrait atteindre au moins 20 %.

Au-delà, les textes présentés ce jour soulèvent des questions.

 « Pourquoi, par exemple, vouloir modifier le calendrier électoral et imposer un renouvellement intégral du Sénat contraire à l’esprit de la Vème République ? La réforme voulue par le Gouvernement est compatible avec le respect du calendrier actuel. Où veut en venir le gouvernement ?» s’interroge Hervé MARSEILLE, Président du groupe Union Centriste.

Les Sénateurs centristes avaient déjà exprimé leur préoccupation quant au renforcement du pouvoir de l’exécutif au détriment du Parlement, ce qui n’est pas une évolution positive dans une démocratie moderne.

« Après les propositions du Gouvernement va venir le temps du Parlement. Nous nous engageons avec confiance et vigilance dans un débat parlementaire qui sera déterminant. Nous l’alimenterons de façon dynamique, en gardant le cap de l’amélioration de nos institutions », conclut Hervé MARSEILLE.


Plan banlieues : Sophie Auconie regrette la modestie des annonces du Président de la République.

Communiqué de Sophie Auconie
Paris, le 22 mai 2018

Nos banlieues sont le ferment innovant de notre République et peu importe le nom que l’on veut donner à l’action, les différentes mesures annoncées par le Président de la République participeront à désenclaver nos quartiers.

Je regrette leur modestie. Il y a des propositions intéressantes en termes de sécurité avec la Police de Sécurité du Quotidien ou la lutte contre les drogues. Mais il y a un manque de propositions concrètes pour le quotidien des habitants, nous ne pouvons pas rester dans le symbolique et l’anecdotique.

Des mesures du plan « Borloo » étaient des mesures de bon sens, l’augmentation du nombre de places en crèches (30 000 places) ou encore le retour des contrats aidés pour les associations notamment sportives, etc. Je regrette qu’un grand nombre de celles-ci n’aient pas été reprises pour le moment par l’exécutif.

C’est pourquoi je serai attentive aux rendez-vous « Feuille de route » bimestriels annoncés par le Président afin que ceux-là, je l’espère, soulignent une volonté exponentielle d’investissement humain, financier mais aussi politique dans nos quartiers.  La concertation avec les collectivités locales, les élus et les associations doivent être le fer de lance de cette volonté créatrice d’énergies. J’espère qu’elle saura être communicative dans le Gouvernement pour la mise en place d’un plan équivalent « Rural ».


38 propositions pour que la France devienne le paradis des entrepreneurs

Olivier Cadic, sénateur UDI des Français établis hors de France, a élaboré 38 propositions dans le cadre de son rapport sur le cycle de vie de l’entreprise. 

Lire la synthèse du rapport

Le rapport se concentre sur les trois temps clés du cycle de vie de l’entreprise :
• la création, qui met à l’épreuve la résilience de l’entrepreneur face à la complexité de notre système administratif, social et fiscal laquelle nourrit un « écosystème de la complexité » duquel les entreprises sont très dépendantes ;
• la croissance, et les difficultés de l’entrepreneur pour trouver des fonds propres à même de financer son développement, y compris à l’export ;
• le rebond, avec la nécessité de permettre à l’entrepreneur de fermer une entreprise aussi simplement et rapidement que possible, dès lors qu’elle est saine mais qu’il estime que son business model n’a pas d’avenir, et la perspective d’une évolution du droit français des entreprises en difficultés qui pratique aujourd’hui un certain « acharnement thérapeutique ».


Projet de loi sur les violences sexuelles : communiqué de Sophie Auconie

Communiqué de Sophie Auconie
Paris, le 15 mai 2018

Alors que l’examen du projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes continue, je défendais cette après-midi deux amendements :

  • Le premier pour l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs,
  • Le second pour la reconnaissance législative de l’amnésie traumatique,

Pour que le crime contre l’humanité devienne imprescriptible il a fallu que courageusement un Gouvernement la porte pour que la loi change car, oui, la loi est une matière vivante.
‪J’aurais été fière d’appartenir à une législature qui aurait eu le courage de dépasser ces limites en adoptant l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs et la reconnaissance de l’amnésie traumatique au-delà de la jurisprudence pour qu’elle soit inscrite dans la loi, comme l’avait adopté le Sénat dans d’autres circonstances.

La position du groupe UDI Agir et Indépendants dépendra de l’évolution du texte après passage en hémicycle et adoption des amendements proposés.


Harcèlement téléphonique : Stéphane Demilly demande au gouvernement d’agir !

Communiqué de Stéphane Demilly
Paris, le 15 mai 2018

Lors de la séance de questions au gouvernement de ce mardi, Stéphane Demilly, Député de la Somme, a interpellé le gouvernement sur le ras le bol de nombre de nos concitoyens victimes de démarchage téléphonique. Chaque semaine, ils sont en effet nombreux à l’interpeller sur le sujet et à manifester leur exaspération.

Il a également cosigné une proposition de loi visant à mieux les protéger.

« Le démarchage téléphonique est un véritable fléau dans notre pays, il est vécu comme du harcèlement par 90% de nos concitoyens. Malgré le constat largement partagé de l’échec du dispositif « Bloctel », aucune mesure efficace n’est venue mettre un terme à ces méthodes commerciales agressives. 

La loi doit donc prévoir de recueillir l’accord formel du consommateur avant tout démarchage commercial téléphonique. Parallèlement, les sanctions à l’encontre des opérateurs de téléphonie et des entreprises ne respectant pas le droit à la tranquillité devraient être très fortement renforcées » a-t-il notamment déclaré.

Delphine Gény-Stephann, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, a reconnu que les résultats du système Bloctel n’étaient « pas satisfaisants » et qu’une plus grande « sévérité » à l’égard des entreprises concernées était nécessaire. Elle a par ailleurs demandé un bilan du dispositif à la DGCCRF ainsi que la présentation de pistes d’amélioration.

La vidéo de la question et de la réponse est disponible sur le site de l’Assemblée nationale :

http://videos.assemblee-nationale.fr/video.5978490_5afad7f43d999.2eme-seance–questions-au-gouvernement–lutte-contre-les-violences-sexuelles-et-sexistes-suite–15-mai-2018

La proposition de loi est consultable à cette adresse : http://www.assemblee-nationale.fr/15/propositions/pion0869.asp


Sers ton pays !

TRIBUNE – Yves Jégo, Vice-président de l’Assemblée nationale, revient sur la possibilité de créer un service national universel et livre ses propositions.

Lire la tribune dans Le JDD

Emmanuel Macron avait promis pendant la campagne présidentielle d’instaurer un service national universel. Le 28 avril, le JDD révélait que le groupe de travail chargé du sujet par le Président privilégiait une durée d’un mois obligatoire. La période sera consacrée à des activités sportives, à l’enseignement des gestes de premiers secours et l’acquisition de réflexes en cas de situation de crise, ainsi qu’à la transmission des valeurs civiques et républicaines. Dans une tribune, Yves Jégo député UDI de Seine-et-Marne et vice-président de l’Assemblée nationale, revient sur cette mesure et fait une contre-proposition.

« Le débat annonçant le retour d’une forme de service national est un signe encourageant pour tous ceux qui militent afin de redonner à notre pays le sens du devoir et le goût de l’engagement collectif, dans un monde où l’égoïsme individuel semble triompher. Il n’est pas choquant, dans un pays où l’éducation est gratuite, que la nation attende en retour de chaque jeune citoyen un engagement significatif au service de l’intérêt collectif. Un tel dispositif citoyen est utile à notre cohésion en participant au brassage social, préambule d’un meilleur vivre-ensemble.

Six mois modulables et fractionnables

Pendant longtemps, la conscription militaire a joué ce rôle de creuset de la nation. Depuis l’élection présidentielle, un débat s’est ouvert et semble malheureusement virer au méli-mélo au regard des diverses instances qui s’expriment tour à tour avec chacune des conclusions divergentes. Après avoir évoqué le retour d’un service d’un mois pendant sa campagne électorale, le chef de l’État s’est prononcé le 13 février pour ‘un service national universel’ avec ‘une partie obligatoire de trois à six mois’. Cette mesure aurait un coût annuel oscillant entre 3 et 6 milliards d’euros en fonction des options retenues. Elle paraît, dans tous les cas de figure, hors de portée financière et particulièrement compliquée à organiser.

Conscient des réalités économiques et soucieux d’éviter les systèmes complexes dont notre pays raffole, je suis partisan, depuis longtemps, de l’instauration d’un service national de six mois pour chaque jeune Français. Ce service obligatoire serait modulable et fractionnable, au besoin, entre son 16e et son 30e anniversaire.

L’engagement serait donc possible en une seule fois ou réparti en multiples périodes étalées sur quatorze ans selon les souhaits et les possibilités de l’intéressé afin de prendre au mieux en considération son rythme professionnel, personnel et estudiantin.

Ce service national obligatoire se réaliserait auprès de nombreux organismes agréés par l’État et aptes à accueillir le jeune. On peut ainsi imaginer de multiples formes d’engagement dans les associations, les ONG, les établissements publics, les grandes entreprises pour des missions d’intérêt général, les institutions culturelles, sportives ou éducatives, la police, les pompiers, les services aux personnes âgées ou handicapées, et bien sûr… les forces armées.

Un carnet individuel de service national – au besoin électronique – serait rempli au fur et à mesure afin de comptabiliser le temps passé. L’accomplissement total des six mois permettrait à chaque jeune de bénéficier d’un semestre supplémentaire pour accéder à sa retraite et pourrait ouvrir d’autres droits ou avantages.

Ce service fractionnable pourrait aussi, dans mon esprit, être défrayé selon les modalités et possibilités de chaque structure de support. De ce fait, ce dispositif, concernant environ 800.000 jeunes garçons et filles par an, coûterait dix fois moins que tous les dispositifs actuellement envisagés et pèserait infiniment moins sur les finances publiques que toute résurgence – même d’un mois – de l’antique service national en caserne!

‘Sers ton pays!’ serait le message clé porté par cette mesure adaptée au désir d’engagement de chaque jeune et répondant ainsi aux besoins de multiples organisations œuvrant pour l’intérêt général. Voilà un concept simple et pragmatique qui redonne du sens à la citoyenneté sans pour autant être un carcan pour notre jeunesse ni peser lourdement sur les contribuables ou sur les déficits publics. »