Jean-Christophe Lagarde et Hervé Marseille en Nouvelle-Calédonie : revue de presse

Dépêche AFP • Nouméa, 15 juin 2018 – Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, a assuré mercredi « souhaiter que la Nouvelle-Calédonie reste française » avant de faire part de sa déception d’avoir vu quitter certaines formations le groupe de dialogue Sur le chemin de l’avenir.

Ce groupe a été mis en place par Edouard Philippe pour préparer le référendum sur l’indépendance, le 4 novembre prochain.

« Nous souhaitons évidemment que la Calédonie reste française, mais c’est aux Calédoniens de choisir. Il ne faut pas que le débat devienne à nouveau une problématique nationale, les Calédoniens n’ont rien à gagner  » a déclaré aux médias Jean-Christophe Lagarde, au terme d’une visite dans l’archipel avec les sénateurs Hervé Marseille et Jean-François Longeot.

Pour autant, le président de l’UDI a regretté « l’absence de dialogue nécessaire. Ce qui est inquiétant, c’est qu’un nombre d’acteurs se positionne moins sur le référendum que pour gagner les provinciales de 2019 ».

Le G10 – regroupant leaders de la droite non indépendantiste et des indépendantistes kanak – « devient progressivement un G6 ».

« La volonté de faire croire que, puisque Calédonie ensemble discute avec les indépendantistes avant le référendum, il serait des indépendantistes, est une escroquerie honteuse » a déclaré le président de l’UDI. Les trois parlementaires Calédonie ensemble sont affiliés à son parti en Métropole.

Jean-Christophe Lagarde dénonce le choix du Sénateur Pierre Frogier (Le Rassemblement LR), qui avait claqué la porte du G10 le 30 mai, et déclaré que  » ce groupe est une forme de manipulation organisée par le gouvernement avec les deux complices locaux, Calédonie Ensemble (centre droit) et le Palika (indépendantiste) », sur les ondes de la radio locale RRB.

Depuis, la division entre les leaders loyalistes est confirmée. Dans un communiqué commun adressé à la presse mardi, le rassemblement LR et des membres du Mouvement populaire calédonien (MPC) ont annoncé une décision ferme: « Nous renonçons définitivement à participer à toutes négociations au sein du G10 qui visent à affaiblir la voix des Calédoniens qui s’exprimera le 4 novembre prochain ». Ils ont également confirmé qu’ils quittaient la plateforme.

Créée le 15 juin 2017, cette alliance était constituée de la majorité des forces politique pour le maintien de la Calédonie dans la France. Les élus du Rassemblement LR et des membres du Mouvement populaire calédonien (MPC) vont créer un groupe différencié au sein du Congrès, comprenant 7 élus, qui s’appellera Républicains.

La Dépêche de Nouvelle-Calédonie

Pour la délégation de parlementaires UDI en visite depuis le 9 juin, il n’y pas d’autre voix possible que celle du dialogue souhaité par Calédonie Ensemble. Jean-Christophe Lagarde a fustigé Les Républicains, qui ont quitté le G10 et fait exploser la plateforme loyaliste, qu’il qualifie d’irresponsables plus focalisés sur les provinciales de 2019 que sur le référendum.

En conférence de presse, hier soir avant leur départ pour la métropole, les parlementaires UDI n’y sont pas allés par quatre chemins. Venue prendre le pouls de la situation politique et économique, la délégation, composée notamment du président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, et du président du groupe au Sénat, Hervé Marseille, ont eu des mots durs pour qualifier Les Républicains qui ont décidé de quitter le G10 et la plateforme loyaliste créée avec Calédonie Ensemble.

Pour le président de l’UDI, qui a vécu cet épisode en direct, « un certain nombre d’acteurs se positionne moins sur le référendum que pour essayer de gagner les prochaines provinciales ». Le président de l’UDI qualifie d’« escroquerie honteuse et intellectuelle la volonté de faire croire que ceux qui discutent avec les indépendantistes avant le référendum, Calédonie Ensemble, seraient des indépendantistes alors que c’est le premier parti loyaliste de Nouvelle-Calédonie ». Le parlementaire y voit même une volonté de certains partis de « jouer les gros bras devant les électeurs pour essayer d’attirer les plus radicaux alors qu’ils seront les premiers dès le 5 juin, au lendemain du référendum, à se mettre autour de la table pour parler notamment des futures institutions que tous, indépendantistes et loyalistes, souhaitent voir évoluer ».

Pour Hervé Marseille et Jean-Christophe Lagarde, vouloir faire croire que certains négocient un accord au sein du G10 est tout simplement un mensonge et jette le discrédit sur l’Etat puisque cette instance a été voulue et mise en place par le Premier ministre. Et si certains pensent que c’est un sujet uniquement Calédonien, la réponse fuse. « En tant que parlementaires nationaux, nous avons aussi notre mot à dire sur cette instance, créée par le gouvernement, et ses intentions. Les partisans du maintien dans la France ne comprendraient d’ailleurs pas que des députés et des sénateurs de la République ne s’y intéressent pas ».

Pour Jean-Christophe Lagarde, décider de quitter cette instance relève de la politique « spectacle » puisqu’il ne restait plus qu’une réunion du G10 avant le lancement de la campagne référendaire. Des positions que l’UDI met sur le compte d’un « calendrier électoral infernal » avec la proximité des provinciales que personne n’a malheureusement jamais remis en cause. « Ces quatre mois de campagne pour le référendum, puis les huit mois de campagnes provinciales, seront largement suffisants pour exprimer tous les désaccords », précise le président de l’UDI qui se demande à quel moment les élus vont sortir des postures et se mettre autour de la table. « Avant le référendum, ce n’est apparemment pas possible, après c’est les provinciales, après les municipales, et ensuite, en 2020 il est prévu un deuxième référendum », conclut le député inquiet.

OutreMers 360°

Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, a assuré mercredi « souhaiter que la Nouvelle-Calédonie reste française » avant de faire part de sa déception d’avoir vu quitter certaines formations loyalistes du groupe de dialogue Sur le chemin de l’avenir.

Ce groupe a été mis en place par Edouard Philippe pour préparer le référendum sur l’indépendance, le 4 novembre prochain. « Nous souhaitons évidemment que la Calédonie reste française, mais c’est aux Calédoniens de choisir. Il ne faut pas que le débat devienne à nouveau une problématique nationale, les Calédoniens n’ont rien à gagner » a déclaré aux médias Jean-Christophe Lagarde, au terme d’une visite dans l’archipel avec les sénateurs Hervé Marseille et Jean-François Longeot. Pour autant, le président de l’UDI a regretté « l’absence de dialogue nécessaire. Ce qui est inquiétant, c’est qu’un nombre d’acteurs se positionne moins sur le référendum que pour gagner les provinciales de 2019″.

Le G10 – regroupant leaders de la droite non indépendantiste et des indépendantistes kanak – « devient progressivement un G6″. »La volonté de faire croire que, puisque Calédonie ensemble discute avec les indépendantistes avant le référendum, il serait des indépendantistes, est une escroquerie honteuse » a déclaré le président de l’UDI. Les trois parlementaires Calédonie ensemble sont affiliés à son parti à l’Assemblée nationale. Jean-Christophe Lagarde dénonce le choix du Sénateur Pierre Frogier (Le Rassemblement LR), qui avait claqué la porte du G10 le 30 mai, et déclaré que « ce groupe est une forme de manipulation organisée par le gouvernement avec les deux complices locaux, Calédonie Ensemble (centre droit) et le Palika (indépendantiste) », sur les ondes de la radio locale RRB.

Depuis, la division entre les leaders loyalistes est confirmée. Dans un communiqué commun adressé à la presse mardi, le Rassemblement LR et des membres du Mouvement populaire calédonien (MPC) ont annoncé une décision ferme: « Nous renonçons définitivement à participer à toutes négociations au sein du G10 qui visent à affaiblir la voix des Calédoniens qui s’exprimera le 4 novembre prochain ». Ils ont également confirmé qu’ils quittaient la plateforme loyaliste. Créée le 15 juin 2017, cette alliance était constituée de la majorité des forces loyalistes pour le maintien de la Calédonie dans la France et faire battre le candidat indépendantiste dans la 2ème circonscription lors des Législatives. Les élus du Rassemblement LR et des membres du Mouvement populaire calédonien (MPC) vont créer un groupe différencié au sein du Congrès, comprenant 7 élus, qui s’appellera Républicains.


L’affaire Aquarius révèle l’urgence pour la France de reprendre le leadership européen sur les questions migratoires.

Communiqué de Daniel Leca

Secrétaire général de l’UDI
Le 13 juin 2018

Les tensions qui sont apparues entre l’Italie et la France en ce qui concerne l’accueil du navire humanitaire Aquarius démontrent l’urgence d’une réponse coordonnée et forte de l’Union européenne.

La manière dont a été géré l’Aquarius a révélé l’incapacité des pays européens à travailler ensemble pour traiter de manière convenable les urgences humanitaires. Au lieu de solidarité européenne, nous avons vu ressurgir tous les égoïsmes nationaux. Égoïsmes qui se sont traduits ces dernières années par un abandon des pays les plus touchés par le défi migratoire, comme l’Italie par exemple.

Ce sont ces mêmes égoïsmes qui ont fait monter les sentiments nationalistes et les populismes dans un nombre croissant de pays européens.

Face à ce risque de fragmentation profonde de l’Europe, il est du devoir de la France de reprendre le leadership sur cette question migratoire. Nous devons proposer un nouveau cadre d’intervention pour l’Union européenne qui soit réellement adapté à l’ampleur des enjeux qui se présentent face à nous.

La solution ne peut être qu’Européenne. Et cette solution devra être nécessairement humaniste, mais ferme.

Il est urgent d’impulser la création d’un « Ministère » européen de l’Immigration avec pour mission de gérer à la fois l’asile et les migrations.

Il faut instaurer une politique d’asile réellement commune avec une procédure unifiée permettant de traiter l’ensemble des demandes d’asile déposées auprès d’un État membre de l’espace de libre-circulation.

En parallèle, le redimensionnement de Frontex et l’extension de sa capacité d’action doivent permettre à l’Europe de disposer d’un corps de garde-frontières européens à même de gérer les situations d’urgence.

Ce Ministère aurait également pour mission de recueillir les besoins économiques de chaque État membre ; de délivrer les titres de séjour correspondants aux candidats à l’immigration économique ou de leur refuser l’entrée sur le territoire européen.

En matière de politique migratoire, ce ne sont ni les incantations ni les remontrances entre États qui règleront la situation. Il faut une mobilisation collective dans le cadre d’une Union européenne repensée à l’aulne de l’instabilité du monde et des défis majeurs qu’il nous faut relever.


Dégraisser l'arsenal législatif français

Tribune de Vincent Delahaye
Vice-président du Sénat, Sénateur de l’Essonne

« Nous avons en France plus de lois que tout le reste du monde ensemble, et plus qu’il n’en faudrait à régler tous les mondes d’Epicure », dénonçait déjà Montaigne dans ses « Essais ». Depuis que l’illustre philosophe a couché ces mots sur le papier, notre arsenal législatif n’a pour autant pas cessé de s’alourdir, de se complexifier et donc de s’obscurcir. C’est pourquoi, nous avons décidé de mettre en place au Sénat  une « mission Balai » (Bureau d’abrogation des lois anciennes inutiles) visant à supprimer les dispositions législatives n’ayant pas ou plus d’applicabilité.

L’ampleur de notre législation est telle qu’il est aujourd’hui impossible de dénombrer avec exactitude le nombre de lois en vigueur dans notre pays. Pour preuve, le Conseil d’Etat estime à 10.500 leur nombre, quand Légifrance en comptabilise 2.707. Quant à l’exécutif, il n’a jamais été en mesure d’indiquer clairement ce nombre, si ce n’est à minima et par des voies détournées en avançant en 2014 que le nombre de pages du « Journal officiel » était de 10.813.

Cette situation résulte de notre histoire politique et juridique. Elle n’a véritablement connu que la nuit du 4 août 1789 comme moment d’abrogation de normes devenues désuètes et injustifiées. Depuis cette nuit glorieuse, la République est retombée dans une certaine logique corporatiste visant à normer toutes les activités, à légiférer partout et tout le temps. Si bien que si les régimes passent, les lois, elles, demeurent. Pour exemple nous avons dénombré plus d’une vingtaine de lois manifestement obsolètes mais toujours en vigueur, et pouvant aller jusqu’à dater de 1819. C’est dire si la longévité de lois inutiles est en France inversement proportionnelle à la lisibilité de notre bloc législatif.

Ces dernières années le législateur n’a pas été avare de lois dites de simplification. Depuis 2004, ce sont plus de dix lois de simplification du droit qui ont vu le jour. Si celles-ci étaient évidemment profitables, il n’en demeure pas moins qu’elles ont souvent omis de réaliser le travail préalable d’allégement de la loi, avant de la simplifier.

Or ce travail préliminaire est indispensable afin de permettre au citoyen d’appréhender la réalité de la loi qu’il n’est pas censé ignorer. Un stock trop élevé de lois, est de nature à rendre leur accès plus ardu et leur compréhension plus épineuse, en ne permettant pas de séparer les lois réellement effectives de celles qui n’ont plus qu’un intérêt quasi archéologique. Il s’agit d’un problème qu’identifiait déjà Montesquieu en affirmant que « les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires », et qu’il est temps de résoudre.

Nous avons ainsi pour ambition d’abroger des lois obsolètes, n’ayant jamais reçu d’application, devenues contraires au droit international et européen, ou étant simplement inutiles voire absurdes. Sur ce dernier point, l’on peut citer par exemple une disposition du Code rural prescrivant la place des saucisses, des oeufs, des nuggets et des petits pois dans les cantines scolaires. Notre démarche est le préalable nécessaire à toute simplification durable, car aujourd’hui plus que jamais notre pays a besoin de gagner en compétitivité juridique en rompant avec le conservatisme et l’inflationnisme législatif.


La France doit s’appuyer sur ses Outre-Mer pour devenir une grande puissance maritime

Tribune de Nassimah Dindar
Sénatrice de La Réunion
Secrétaire nationale de l’UDI aux Outre-Mer

À l’occasion de la Journée Mondiale de l’Océan, la sénatrice Nassimah Dindar évoque l’utilité des outremers pour la France.

« La France doit s’appuyer sur ses Outre-Mer pour devenir une grande puissance maritime », explique l’élue réunionnaise, en soulignant qu’il est paradoxal de constater que la France, 2èmeespace maritime mondial, ne tire pas pleinement partie de ses atouts pour devenir une puissance maritime d’envergure.

Quelques données suffisent à se rendre compte du formidable vecteur de développement que constitue la mer : 95 % des biens échangés le sont par transport maritime (trois fois moins polluant que le transport routier et quinze fois moins que le transport aérien) ; l’industrie navale pèse pour 312 milliards d’euros de commandes, 30% du pétrole et 27% du gaz sont produits en mer, le potentiel des énergies marines renouvelables est suffisant pour couvrir les besoins de la consommation mondiale…

L’exploitation, dans une logique évidemment de développement durable, de la mer constitue donc un vecteur de croissance considérable pour la France, qui, rappelons-le, possède le 2èmeplus vaste domaine maritime au monde, principalement grâce à ses Outre-Mer. D’ores et déjà, on estime que l’économie de la mer, au sens très large du terme, pèse trois fois plus dans notre pays que l’industrie automobile. D’ici 15 ans, le secteur maritime pourrait représenter un million d’emplois dans notre pays. Les Outre-Mer, et La Réunion en particulier, sont depuis longtemps conscients de cette réalité. Les projets de SWAC, de port à Saint-André, d’extraction des eaux océaniques profondes démontrent cet intérêt porté, à La Réunion, au potentiel maritime.

La pêche a aussi un fort potentiel. La pêche pélagique constitue déjà le second poste d’exportation de notre île. Elle doit encore être développée, tout en veillant à ce que les équilibres économiques soient maintenus. Ce soutien ne doit pas, par ailleurs, se faire au détriment de la pêche artisanale, traditionnelle, qui a besoin d’être aidée pour se structurer davantage tout en adoptant un programme ambitieux d’amélioration de la ressource.

Pour concrétiser sa volonté d’accroître sa puissance maritime, au sens large du terme, la France doit aller vite, car d’autres pays, au premier rang desquels la Chine, poursuivent le même objectif. Et dans ce contexte, nos Outre-Mer et particulièrement La Réunion ont également des atouts et des opportunités à faire valoir et à exploiter », conclut la sénatrice Nassimah Dindar.


« Une seule liste proeuropéenne pourrait transformer le scrutin en référendum. »

INTERVIEW – L’UDI tiendra le 23 juin un conseil national sur l’Europe. Si le parti centriste décide de se présenter sous ses propres couleurs eux européennes de mai 2019, son président déclare qu’il « conduira la liste ».

Lire l'interview sur L'Opinion

Dans une interview à l’Opinion, Jean-Christophe Lagarde assure que l’UDI veut défendre « un projet fédéraliste européen » lors de l’élection du 26 mai 2019. Le parti centriste partira-t-il sous ses propres couleurs ou participera-t-il à la grande liste proeuropéenne voulue par Emmanuel Macron ? Le député de Seine-Saint-Denis dévoile stratégie et calendrier.

L’UDI a-t-elle, sur l’Europe, une voix différente de celle d’Emmanuel Macron ? Oui. Même si nous avons clairement dit que nous approuvions ses discours de la Sorbonne et d’Athènes, cela n’épuise pas le sujet européen. Aujourd’hui, l’Europe est à la croisée des chemins. Soit elle se construit en vrai, soit elle se condamne à disparaître. C’est pour cela que nous voulons porter le projet fédéraliste européen. On reproche à l’Europe ses dysfonctionnements qui sont réels. On oublie que là où elle échoue, c’est parce qu’on ne lui a pas confié les clés ou qu’on l’a fait seulement à moitié. C’est pourquoi nous voulons défendre une profonde transformation de l’Union européenne.

Quelle serait-elle ? Elle doit continuer à permettre les échanges intérieurs mais il faut abandonner le culte ultralibéral qui pervertit l’Europe depuis la chute du Mur de Berlin. Elle doit cesser de mettre en concurrence nos salariés entre eux et permettre de retrouver notre souveraineté face aux Etats-Unis, la Chine, la Russie ou aux GAFA. Si nous continuons comme cela, nous nous condamnons à devenir leur colonie. L’Europe doit devenir une Europe puissance. Derrière la défense de nos intérêts économiques, il y a celle de notre mode de vie : notre idée de la place de l’homme dans la société, l’importance de la concurrence et de la solidarité, la capacité de conduire l’aménagement du territoire, la défense de l’environnement ou encore le développement de l’Afrique car les 2,5 milliards d’Africains qui se trouveront de l’autre côté de la Méditerranée dans vingt-cinq ans seront soit de formidables clients, soit un danger qui nous submergera… Il faut donc aller plus loin que ce dit Emmanuel Macron aujourd’hui. Celui-ci est dans une situation particulière. Même s’il est le Président le plus européen depuis Valéry Giscard d’Estaing, il a logiquement des limites liées aux contraintes du pouvoir. Sa stratégie européenne, à ce jour, a été mise en échec. Ce qui s’est passé en Italie, en Autriche, la déstabilisation d’Angela Merkel l’ont placé dans un certain isolement. Puisqu’il y a blocage au niveau des chefs d’Etats, c’est à travers les élections européennes que nous devons porter le projet d’une Europe qui soit une puissance protégeant nos modes de vies, nos valeurs.

Le discours semble bien rodé. Cela veut dire que l’UDI s’apprête à présenter une liste sous ses propres couleurs ? L’UDI considère que beaucoup ont pris le problème à l’envers. A un an de l’échéance, on parle de tactique. Qui doit se présenter avec qui ? Nous nous voulons d’abord parler du projet. C’est ce que nous ferons le 23 juin. J’ai dit lors du congrès de l’UDI en février dernier que nous étions prêts à le porter seul. Mais si d’autres sont d’accord avec notre ambition fédéraliste assumée, comme sur la façon de la porter au sein du Parlement européen, nous pourrons discuter avec eux. Il y a évidemment des gens auxquels nous sommes très clairement étrangers : Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Laurent Wauquiez. Il y en a d’autres avec qui nous pouvons regarder si nous partageons le projet, LREM fait partie de ceux-là. Le 23 juin, nous accueillerons d’ailleurs des personnalités extérieures à l’UDI pour débattre de nos visions. Cet automne, nos fédérations organiseront des débats dans tous les départements. Ceux qui critiquent l’Europe y seront aussi les bienvenus. La campagne électorale ne commencera qu’en janvier. Nous ferons à ce moment-là le choix de partir seuls ou avec d’autres partageant nos idées.

Emmanuel Macron défend, lui, l’idée d’une grande liste rassemblant tous les Européens. Vous pourriez donc ne pas en être ? Pour faire quoi ? Pour porter quel projet ? Avec qui demain ? Pour nous, c’est très clair : nous sommes membres de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE). Les députés européens UDI y siégeront. Aujourd’hui, il semble qu’après les élections européennes, le PPE n’aura pas la majorité. L’ADLE pourrait construire une alliance avec lui pour transformer l’Europe. D’ici là, cela n’empêche pas que d’autres forces politiques, comme La République en marche en France ou d’autres partis de centre gauche ailleurs en Europe, rejoignent ou élargissent l’ADLE. L’élargir oui, le dissoudre non et d’ailleurs dans quoi ? Le 28 juin, je serai à Bruxelles pour participer à la réunion des chefs de parti membres de l’ADLE (sept sont chefs de gouvernement) pour discuter de notre stratégie européenne globale. J’ajoute un point. S’il y avait une grande liste comme celle-là, ma crainte c’est que les extrémistes français cherchent à transformer les européennes en référendum sur la politique nationale d’Emmanuel Macron. On peut comprendre sa volonté de rassembler les pro-Europe mais prenons garde à ce que les européennes ne soient pas dévoyées par la politique nationale.

En cas de liste séparée, pourriez-vous être tête de liste ? L’UDI a les moyens de porter son propre projet et sa propre liste. C’est un parti désormais unifié, apaisé et libéré. Nous n’avons plus de problème financier. Oui, si nous y allons seuls, c’est moi qui conduirai la liste.

L’UDI se situe-t-elle aujourd’hui dans la majorité ? C’est un parti libre qui se trouve dans l’opposition car nous avons été élus contre les candidats d’Emmanuel Macron. En revanche, nous souhaitons la réussite de ce quinquennat car s’il échoue, nous en paierons tous les pots cassés. Il n’est pas question d’être à La République en marche, mais nous pourrions travailler avec eux. Nous refusons de tomber dans la critique systématique. J’exerce le droit d’inventaire chaque jour, sans attendre la fin du quinquennat. Je soutiens la politique éducative d’Emmanuel Macron, sa réforme de la SNCF ou du travail, sa politique européenne… En revanche, je regrette l’énorme erreur qu’il a commise sur les banlieues. En n’envoyant pas un signal d’égalité des chances aux quartiers populaires, il a fait sa première grande faute politique. La question est : Emmanuel Macron sera-t-il le premier Président capable d’élargir sa majorité en acceptant des différences ? C’est le défi qui est devant lui.


Au nord comme au sud de la France, la ressource solaire est partout nécessaire

TRIBUNE – Jean-Philipphe Dugoin-Clément, Vice-président de la région Île-et-France en charge de l’écologie et du développement durable et Secrétaire national de l’UDI en charge de l’écologie, co-signe une tribune pour plaider, dans « Le Monde », contre la « fausse évidence » d’une concentration des équipements solaires dans les régions méridionales et préconisent une régionalisation des procédures.

Lire la tribune dans Le Monde

Actuellement débattu dans le cadre des débats sur la programmation pluriannuelle de l’énergie, l’avenir de l’énergie solaire dépendra de notre capacité à développer les projets de façon harmonieuse dans tous les territoires – et pas uniquement dans les régions du sud où ils paraissent plus rentables – grâce à des procédures régionalisées.

l’enjeu d’une répartition équilibrée des équipements de production entre tous les territoires a rapidement fait consensus

Nicolas Hulot, le ministre de la transition écologique et solidaire, souhaite accélérer le développement de l’énergie solaire en France. Il a pour cela demandé à Sébastien Lecornu, son secrétaire d’Etat, de piloter un groupe de travail spécifique composé d’industriels, de professionnels du bâtiment, de collectivités locales, d’agriculteurs, d’associations citoyennes… Ce groupe montre, par le nombre et la diversité de ses participants, combien la société dans son ensemble est prête à se mobiliser dans cet objectif.

Parmi les orientations discutées lors des premières réunions, l’enjeu d’une répartition équilibrée des équipements de production entre tous les territoires a rapidement fait consensus et doit être intégré dans l’évolution attendue de la réglementation. Toutes les études de gisement réalisées par les collectivités locales dans le cadre de leurs Plans climat air énergie territoriaux le montrent : le solaire photovoltaïque est incontournable dans l’approvisionnement énergétique de demain.

Evitons de reproduire l’erreur de l’Allemagne

Que l’on habite au nord ou au sud du pays, la ressource solaire est partout présente, dans des proportions variables, et partout elle sera de plus en plus nécessaire pour fournir sur place une électricité verte, de moins en moins coûteuse et pouvant être produite par tout un chacun, du particulier au grand groupe énergétique en passant par la coopérative citoyenne, la collectivité locale et l’agriculteur.

Pourtant, la France a mis en place depuis 2010 un encadrement très contraignant avec l’objectif de limiter le poids financier du soutien à la filière photovoltaïque sur le portefeuille des consommateurs. Il a agi ainsi en réaction à une bulle spéculative qui s’était formée à cause d’un tarif d’achat en guichet ouvert précédemment trop élevé.

Or, ce mécanisme aboutit à une très forte concentration des projets dans la moitié sud de la France, au point de saturer les réseaux électriques et d’alimenter une spéculation délétère sur le foncier disponible. Evitons de reproduire l’erreur de l’Allemagne qui, en concentrant l’essentiel de la capacité de production éolienne au nord, a dû renforcer considérablement son réseau de transport au prix d’un investissement considérable !

Ce mécanisme met également en concurrence les territoires. Au nord, les opérateurs locaux qui ne manquent ni de place ni de bonne volonté se voient interdire toute possibilité d’apporter leur pierre à ce volet incontournable de la transition énergétique qui sera bientôt rendu obligatoire pour la construction des bâtiments neufs.

Discrimination territoriale

Lors du dernier appel d’offres pour des installations photovoltaïques de 100 kilowatts-crête (kWc, unité de mesure de la puissance d’une installation photovoltaïque) à 8 mégawatts-crête (MWc) sur bâtiments, seul 0,5 % de la puissance totale a par exemple été allouée à l’Ile-de-France, la Normandie et les Hauts-de-France. Et rien en Bretagne !

D’aucuns pourraient être tentés de parler de discrimination territoriale… A ce régime, comment va faire la Ville de Paris pour atteindre son objectif de 100 % renouvelable et 20 % des toits équipés en solaire en 2050 ? La région des Hauts-de-France, qui vise ce même objectif de 100 % renouvelable, est-elle d’ores et déjà hors jeu ?

Pourtant, la solution à ce problème est simple et bien connue : dans une logique d’aménagement et d’égalité entre territoires autant que d’efficacité des politiques publiques, il faut régionaliser les procédures en payant l’électricité produite un peu plus cher au nord qu’au sud, aussi bien pour les tarifs d’achat que pour les appels d’offres, et relever le seuil à 500 kWc pour le passage de l’un à l’autre (contre 100 kWc aujourd’hui) comme la Commission européenne l’autorise, de façon à permettre à toutes les catégories d’opérateurs de trouver leur place et de tirer des bénéfices légitimes et raisonnables de leurs investissements.

Cette entorse à une rationalité en trompe l’œil, qui voudrait réserver le solaire photovoltaïque au pourtour méditerranéen, n’a rien d’original. Elle existe de longue date pour l’éolien sans que personne n’y trouve à redire. Le mécanisme en place depuis 2002 garantit, à travers une modulation du tarif d’achat, une rentabilité équivalente à tous les sites, qu’ils soient très, moyennement ou peu ventés. Pourquoi cette logique ne vaudrait-elle pas pour le solaire photovoltaïque ? Elle est la condition de sa massification !


Olivier Henno animera un groupe de travail sur la bioéthique

Communiqué du groupe Union Centriste
Paris, le 6 juin 2018

Au lendemain de la présentation du rapport des états généraux de la bioéthique qui se sont tenus de janvier à mai, Olivier Henno est nommé animateur d’un groupe de travail sur le sujet au Sénat.

Ces sujets sont au cœur de l’actualité. De nombreux clivages existent dans notre société sur des sujets tels que la fin de vie ou l’assistance médicale à la procréation et ils sont loin d’être tranchés. En parallèle des conclusions du Gouvernement qui doivent être rendues en septembre.Olivier Henno animera le débat parlementaire sur le sujet au Palais du Luxembourg.

« Les évolutions technologiques et les progrès scientifiques nécessitent une évolution législative afin de mettre en adéquation ces progrès et la règlementation » a déclaré le sénateur du Nord.

Dans ce cadre, Olivier Henno est intervenu aujourd’hui au Sénat à 14h30 sur la proposition de loi de M. Mison « Autorisation d’examens génétiques sur personnes décédées » pour exprimer la position du Groupe Union Centriste en faveur de ce texte.

Olivier Henno indique que « Cette loi est la première d’une longue série. Les nombreuses évolutions scientifiques et plus particulièrement les avancés de la médecine changeront notre rapport au monde et au corps humain. Ce sera notre rôle de parlementaire d’accompagner ce changement ».


Quand l’Assemblée nationale se trompe, ce sont les Français qui en payent les pots cassés.

INTERVIEW – Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI et co-président du groupe UDI, Agir et Indépendants à l’Assemblée nationale a lancé un « rappel à la raison » sur franceinfo mardi 5 juin 2018. Les présidents des groupes à l’Assemblée dénoncent un rythme de travail trop intense.

Lire l'interview sur franceinfo:

Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI et co-président du groupe UDI, Agir et Indépendants à l’Assemblée nationale lance un « rappel à la raison » sur franceinfo mardi 5 juin 2018, alors que les présidents des différents groupes à l’Assemblée dénoncent le rythme trop intense des trois dernières semaines. « Quand on siège une journée entière, c’est douze à treize heures par jour de 9h du matin à 1h du matin et ça fait 15 jours sans discontinuer, sans un jour de repos », a-t-il expliqué. Une situation « pas supportable » et ce « sont les Français qui en payent les pots cassés ».

franceinfo : La conférence des présidents, qui rassemble les présidents de groupe, s’est réunie et a décidé que l’Assemblée nationale ne siégerait pas un troisième week-end consécutif. Est-ce une forme de mutinerie ?

Jean-Christophe Lagarde : C’est une forme de rappel à la raison. Quand on siège une journée entière, c’est douze à treize heures par jour de 9h du matin à 1h du matin et ça fait 15 jours sans discontinuer, sans un jour de repos. Pour les parlementaires, pour leurs collaborateurs, pour les services de l’Assemblée nationale ce n’est plus supportable, acceptable, mais surtout on finit par mal travailler. Quand l’Assemblée nationale se trompe, ce sont les Français qui en payent les pots cassés.

Pensez-vous que ce rythme a porté préjudice à l’examen de certains textes ?

Evidemment que cela porte préjudice, parce qu’il y a plein de députés qui ne peuvent pas être là. En plein week-end, au mois de juin, il y a plein de manifestations, d’activités et les gens attendent qu’on soit à leur côté. Et puis la fatigue se fait ressentir. Les débats qui devraient être plus approfondis le sont moins. On discute en ce moment de sujets aussi pointus que l’urbanisme. Ce qu’on a le droit de construire ou pas, la façon dont on organise le logement social, le logement accessible aux personnes handicapées, donc il y a un moment où il était temps que le président [de l’Assemblée] de Rugy entende ce que tous les présidents de groupe ont dit. Nous ne parvenons plus à suivre un rythme qui n’est pas raisonnable. Entre janvier et mars, il n’y a pratiquement rien eu à l’Assemblée nationale et en trois semaines, on veut que nous votions un projet de loi sur l’alimentation, en ce moment sur le logement social d’urbanisme et l’accès au haut débit et à la téléphonie mobile pour tout le monde, et la semaine prochaine, la formation professionnelle pour résoudre ou progresser face au chômage, c’est déraisonnable en trois semaines.

Le gouvernement a-t-il été trop ambitieux ou cette cadence a-t-elle été voulue sciemment ?

Le gouvernement a été mal organisé. Il y a eu une période où on sous-employait le parlement et là on arrive à une surchauffe, ce qui fait que cela ne peut pas fonctionner. Il y a un moment donné, quand vous n’y arrivez plus, vous n’y arrivez plus. Quand nous aurons terminé la formation professionnelle, nous attaquerons pour 15 jours la réforme de la Constitution. Il faut qu’on puisse légiférer dans de bonnes conditions. Et si le gouvernement avait donné une semaine de plus pour étudier l’ensemble de ces textes, cela aurait permis de travailler dans de bonnes conditions.

Mettez-vous en cause Christophe Castaner, le secrétaire d’Etat en charge des relations avec le Parlement, certains lui reprochent de ne pas être assez présent ?

Ce n’est pas le problème. Les projets de loi ce n’est pas lui qui les travaille. Lui, c’est le gendarme au carrefour de l’encombrement. Il y a eu un problème d’arbitrage, de préparation, de travail, de la part du gouvernement. Je souhaite que pour cet automne on soit capable de travailler dans les meilleures conditions. Une bonne loi pour les Français, ce sont de bonnes solutions. Une loi faite n’importe comment et dans la précipitation, ce sont des sujets qu’on oublie, des sujets sur lesquels on se trompe et on attend trois-quatre ans pour réparer les dégâts.