UDI 45 : un oui franc et massif pour Juppé

Florent Montillot, le président de l’UDI-Loiret a dans un lointain passé, revendiqué le soutien de Nicolas Sarkozy. C’est de l’histoire très ancienne. De nos jours, comme beaucoup d’élus de droite et du centre droit, l’adjoint au maire d’Orléans roule pour Alain Juppé. Et le fait savoir haut et fort.

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Le rejet de Sarkozy

Avec Jean-Christophe Lagarde son président national, il a signé dans le Monde la tribune en faveur du maire de Bordeaux, pour la primaire, avec 600 élus français. Vendredi, il a tenu entouré de ses “adjointes” de l’UDI dans le Loiret les plus représentatives à révéler les résultats du vote interne sur les primaires. Pour en souligner la diversité et le rejet de l’ancien Président de la République. En effet, 1% des 130 votants a choisi Nicolas Sarkozy!

Pour le reste, sans surprise, Alain Juppé recueille 64% des suffrages, devant François Fillon 16%, Bruno Le Maire 10%, Nathalie Kosciusko-Morizet 8% et Jean-François Copé 1%. Ce résultat n’empêche pas des élus de soutenir d’autres candidats, comme Nathalie Kerrien (Orléans) et Marie-Agnes Linguet (Fleury-les-Aubrais) qui militent pour NKM, alors que Jean-Pierre Gabelle (conseiller départemental et municipal à Orléans) est derrière François Fillon et que Florent Montillot, Martine Grivot et Alexandrine Leclerc soutiennent Alain Juppé. Cette dernière qui s’était affichée aux côté de NKM lors de sa récente venue à Orléans précise, “j’ai signé pour NKM car je voulais qu’une femme soit présente à ces primaires, mais je soutiens Alain Juppé”.

Juppé au second tour

Au premier tour, et en l’absence d’un candidat centriste, décision prise à Versailles, “chacun”, militants et sympathisant, “se détermine à titre individuel”. L’on sait par exemple que Philippe Duchène (Nouveau Centre) se prononce aussi pour Alain JUppé.

Quant au second tour qui devrait presque à coup sûr opposer l’ancien Président à l’ancien Premier ministre, c’est déjà décidé, “l’UDI du Loiret soutiendra Alain Juppé”. “C’est un acte d’engagement”lance Florent Montillot, “Il faut une grande mobilisation pour les primaires”. Tout le monde en convient en effet, si le corps électoral de la primaire se limite au noyau du de LR, Nicolas Sarkozy va l’emporter.

Pourquoi voter Juppé? Florent Montillot résume, “la détermination d’Alain Juppé va remettre la France sur les rails” et puis, suivez son regard, “son âge est un avantage, s’il est élu, il ne fera qu’un seul mandat”. 

Législatives: la “menace” Kerrien sur la 1ère

Quant aux législatives, comme en 2012, la sixième circonscription (la seule détenue par la gauche, Nathalie Corre), elle catalyse la concurrence entre les deux alliés, UDI et LR. Stéphane Fautrat, le secrétaire départemental a dégainé le premier et il fait ardemment campagne. Mais Alexandrine Leclerc brigue aussi la circonscription avec l’aval de son parti. Alors que Stéphane Fautrat campe sur sa candidature, Alexandrine Leclerc, vice-présidente du conseil départemental et adjointe au maire d’Orléans, affiche des soutiens de poids de grands élus LR dans le Loiret, Hugues Saury, patron du département, Olivier Carré, maire d’Orléans et bientôt président de la métropole…

“Il y aura un accord avec LR” prévoit Florent Montillot. Et si jamais il n’y en avait pas, alors là l’ancien adjoint à la sécurité d’Orléans sort le bazooka, “nous présenterions aussi Nathalie Kerrien sur la 1ère”. Une circonscription où se présente l’homme qu’il a contribué à faire perdre en 2012, Charles-Eric Lemaignen (LR), le président de l’AgglO, lequel a déjà un caillou dans sa chaussure avec la candidature annoncée du maire de Saint-Pryvé, Thierry Cousin. A Stéphane Fautrat, Florent Montillot conseille de “sortir par le haut” et de ne pas écouter ses “amis” proches, de la fédération LR du Loiret.

Enfin à l’UDI, on n’oublie pas de préciser que, d’une part Stéphane Fautrat le céréalier du nord Loiret, n’est pas de la sixième circonscription. Que d’autre part, au sein de la Commission nationale d’investiture de LR qui tranchera les accords avec l’UDI au national, figurent tous les parlementaires du Loiret. Et que ceux-ci préfèrent la solution Alexandrine Leclerc sur la sixième.

Ch.B


L'UDI 11 derrière Alain Juppé

L’UDI 11 entend peser dans le choix du candidat de la droite et du centre à l’occasion des primaires. Pour eux, un seul homme répond à leurs valeurs : Alain Juppé.

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Dans l’Aude, l’Union des démocrates et des Indépendants (UDI) ne compte que peu de forces vives, si ce n’est quelques élus municipaux. Face aux poids lourds traditionnels, les centristes attendent beaucoup des prochains rendez-vous électoraux. Comme un seul homme ou presque, ils ont donc décidé de soutenir Alain Juppé, candidat à l’investiture présidentielle de la droite et du centre.

Jean-François Brébant, le président départemental de l’UDI, le reconnaît volontiers, la stratégie du parti a changé depuis le printemps dernier. «Les dérives droitières nous ont convaincu de soutenir le maire de Bordeaux», explique-t-il.

«Nous discutons avec tout le monde»

Un revirement certes, mais pas question pour le moment de donner un blanc-seing aux Républicains lorsqu’il faudra trancher la question des candidats aux législatives. «Nous discutons avec tout le monde, avec le PRG, comme avec Macron», martèle le président de l’UDI audoise.

Seule certitude, les grandes manœuvres débuteront en décembre afin d’affiner les stratégies et les programmes avec les candidats de la droite. Et trouver des terrains d’entente.

En attendant, c’est bien la primaire qui focalise l’attention des centristes. Et les membres de l’UDI 11 ne tarissent pas d’éloges sur Alain Juppé. «Il n’est pas clivant et il a la carrure d’un homme d’état», estime Jacky Guillaume, secrétaire départemental. Fraîchement promue déléguée départementale, Yamina Mamou voit en Juppé un «homme humble et sobre qui a de l’expérience et du vécu». Tout le contraire de Sarkozy semble même penser l’élue carcassonnaise, rappelant que l’ancien ministre de Jacques Chirac partage «avec nous de nombreuses valeurs». Tout le contraire également du renouveau de la classe politique que prônent les centristes et les radicaux.


Sénat

Cette semaine aux QAG #3

Mardi 11 octobre 2016 • Assemblée nationale

Laurent Degallaix, Député du Nord et Maire de Valenciennes, a interrogé le gouvernement sur l’emploi des jeunes.

Mercredi 12 octobre 2016 • Assemblée nationale

François Rochebloine, Député de la Loire, a interrogé le gouvernement sur l’aide aux plus démunis.

Yannick Favennec, Député de la Mayenne, a interrogé le gouvernement sur la situation des agriculteurs.

Jeudi 13 octobre 2016 • Sénat

François Zocchetto, Sénateur-maire de Laval, Président du groupe UDI-UC au Sénat, a interrogé le gouvernement sur sa politique générale.

Joël Guerriau, Sénateur-maire de Saint-Sébastien-sur-Loire, a interrogé le gouvernement sur la situation des chantiers de l’Atlantique.


Migrants : la Bretagne peut répondre présente à ce devoir de solidarité

Communiqué de Thierry Benoît Paris, le 13 octobre 2016

L'Etat a annoncé cette semaine l'arrivée de 140 migrants sur le site du Mainotel à Beaucé, dans le cadre du plan d'évacuation du campement de Calais. Ce site a été identifié et retenu par l'Etat en raison de sa vacance. Ce centre d'accueil et d'orientation (CAO) sera une plateforme de répit et d'orientation temporaire ; la durée annoncée de son maintien est fixée à un an. Cette annonce représente un défi pour notre territoire. Mais loin de toute caricature, il nous faut réagir avec pragmatisme, responsabilité et humanité. Choisir la voie de la raison et la vertu de la modération. Fidèle à son histoire, à son humanisme et à ses racines chrétiennes, la Bretagne peut répondre présente à ce devoir de solidarité à l'égard de migrants désœuvrés fuyant la guerre et la destruction. Par ailleurs, notre devoir de solidarité doit s'accompagner d'une exigence de vigilance et de fermeté. La priorité doit être de garantir la sécurité et le maintien de l'ordre public. C'est pourquoi, je demande à l'Etat de mobiliser tous les moyens pour assurer cet objectif. L'Etat doit aussi agir pour que l'instruction des dossiers soit la plus rapide possible : demandes d'asile au Royaume-Uni, retour au pays d'origine, demandes d'asile en France qui peuvent conférer le statut de réfugié. Je demande qu'une instance de coordination locale soit créée dans les plus brefs délaiset puisse se réunir régulièrement afin d'assurer le suivi des dossiers et d'optimiser l'action de l'ensemble des acteurs (élus, institutions, associations), sous l'autorité du Sous-Préfet d'arrondissement. Enfin, je tiens à souligner que ce dossier rappelle l'impérieuse responsabilité des Gouvernements européens à agir pour une refonte de la politique étrangère et pour un contrôle effectif des frontières extérieures de l'Europe.

L'appel des signataires de la Somme

Appel à soutenir Alain Juppé
Paris, le 2 septembre 2016

Autour de Jean-Christophe Lagarde, Président de l’UDI, nous, élus de l’UDI de la Somme, appelons l’ensemble des citoyens à s’engager pleinement dans la primaire pour l’élection présidentielle, à participer massivement et à voter pour Alain Juppé les 20 et 27 novembre prochains.

Stéphane DEMILLY, Député de la Somme
Daniel DUBOIS, Sénateur de la Somme
Jean-Yves BOURGOIS, Conseiller régional
Maryse FAGOT, Conseillère régionale

José SUEUR, Conseiller régional
Hubert de JENLIS, Conseiller départemental
France FONGUEUSE, Conseillère départementale
Virginie CARON-DECROIX, Conseillère départementale
Franck BEAUVARLET, Conseiller départemental
Jocelyne MARTIN, Conseillère départementale
Claude HERTAULT, Conseiller départemental
Thérèse DHEYGERS, Maire de Péronne
Fabrice FRION, Maire de Bailleul
René CAT, Maire de Buigny-L’Abbé
Évelyne DORLÉANS, Maire d’Ergnies
Philippe PIERRIN, Maire de Mesnil-Domqueur
Bernard BUTEUX, Maire d’Oneux
Daniel MARCASSIN, Maire de Yaucourt-Bussus
Daniel GIRARD, Maire de Brutelles
Dominique de THÉZY, Maire de Saint-Fucien


Olivier Gacquerre - La Voix du Nord

Olivier Gacquerre dans La Voix du Nord

Le maire de Béthune et sa famille politique centriste, l’UDI, viennent de prendre position dans le cadre de la primaire de la droite et du centre. Le soutien à Alain Juppé est franc et massif. Le rejet de Nicolas Sarkozy l’est autant. Ce qui n’est pas sans générer des incertitudes quant aux élections législatives.

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En officialisant leur soutien à Alain Juppé, l’UDI et son président, Jean-Christophe Lagarde, poussent leurs têtes de pont à sortir du bois. Dont Olivier Gacquerre, le maire de Béthune, qui « valide » son soutien à l’ancien Premier ministre.

Il y a cinq ans, il aurait soutenu Strauss-Kahn. Son idéal, aujourd’hui, aurait été de suivre Borloo. Mais en l’état actuel des choses, c’est Juppé qui tient la corde. Olivier Gacquerre est d’accord avec sa vision de l’Europe et la mutation sociétale nécessaire. «  On doit défendre la concorde, la transition d’un système économique et social. C’est déjà en mutation. L’économie sociale et solidaire pousse. On a encore une opportunité de ne pas se fermer. Face à cela, on ne met pas la question de l’identité nationale en point numéro un.  »

L’attaque vise clairement et précisément Nicolas Sarkozy. «  Je ne dis pas qu’il ne faut pas aborder la question. Il ne faut pas accélérer la fracture dans ce pays.  » Olivier Gacquerre se dit même «  antisarkozyste  » sur de nombreux points : «  Il cultive le repli, l’agacement, il pointe du doigt des gens.  » Rejetée aussi la stratégie qui viserait à draguer ceux tombés dans les bras de l’extrême droite.

Pourquoi Juppé et pas les autres ? «  Il est le plus compatible avec le centrisme. Je ne dis pas que je partage tout. On peut alimenter, compléter son programme. Le personnage est ce qu’il est. Il peut être un homme de synthèse et dans la proximité, il a réussi comme maire de Bordeaux. Juppé mettra en débat bon nombre de questions sociétales qui sont pragmatiques.  »

«  Localement, on ne parle pas de la primaire. On ne laissera pas l’extérieur perturber la bonne entente dans mon équipe  »

La prise de position est assumée, ferme et définitive. Mais Olivier Gacquerre ne veut pas en faire un fait politique de nature à déstabiliser le tandem qu’il forme dans les affaires municipales depuis 2014 avec son premier adjoint, Pierre-Emmanuel Gibson, sarkozyste actuellement discret – il est chargé d’organiser la primaire de la droite et du centre dans le Pas-de-Calais –, mais assumé, et depuis un bon moment.

«  Localement, on ne parle pas de la primaire. On ne laissera pas l’extérieur perturber la bonne entente dans mon équipe  », assure le maire, qui se dit «  vacciné  » après l’échec de son ancienne alliance avec Stéphane Saint-André.

Sauf que le soutien mutuel entre Olivier Gacquerre et Pierre-Emmanuel Gibson, condition de leur alliance en 2014, peut être vrillé par des visions opposées sur la politique nationale, dans la perspective des élections législatives.

Le soutien d’Olivier Gacquerre à Pierre-Emmanuel Gibson, préinvesti par Les Républicains dans la 9e  circonscription, n’est à ce jour pas une évidence. Les résultats de la primaire puis de la présidentielle ensuite, guideront la réflexion du maire de Béthune.

Aux élections législatives, Olivier Gacquerre ne ferme pas la porte à sa propre candidature ou à celle d’un autre UDI. Mais il y a ce fameux accord politique avec Pierre-Emmanuel Gibson (Les Républicains), qui a permis au tandem de gagner la mairie de Béthune en 2014 et qu’Olivier Gacquerre replace au niveau communal.

Accord que chacune des parties va aborder avec beaucoup de prudence : «  Celui qui sort de l’accord est mort. Et on serait morts tous les deux  », commente le maire. Alors comment gérer ce fameux lien politique, apparemment loin d’être inconditionnel ? «  On est unis pour le territoire. À Béthune, on ne colorise pas l’action. Ici, on parle de projets. Et quand on n’est pas d’accord, on se réunit et la majorité l’emporte  », soutient Olivier Gacquerre.

Sur le plan national, la vision politique reprend le dessus, les convictions aussi… «  Pierre-Emmanuel Gibson ne peut pas m’engager dans une vision que je ne partage pas. On ne fait pas de stratégie.  » Comment expliquer à une population que deux hommes unis en apparence pour conduire les projets béthunois ne le seraient pas pour briguer un mandat d’une autre strate ? La personnalité de Nicolas Sarkozy, jugée clivante par Olivier Gacquerre, rebattrait les cartes selon lui. «  Si Nicolas Sarkozy gagne la primaire, je ne suis pas sûr que tout le monde le suivra », estime l’élu.

Il y a quelques jours, interrogé dans nos colonnes, André Flajolet, maire LR de Saint-Venant, était allé plus loin, espérant que les préinvestitures enregistrées dans son parti devraient être revues si un autre que Nicolas Sarkozy gagnait la primaire.


Gilles

Gilles Artigues dans Le Progrès

Gilles Artigues, Président de l’UDI de la Loire et 1er Maire-adjoint de Saint-Etienne, co-signe la tribune en soutien à Alain Juppé.

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Gilles Artigues - Le Progrès