Les dirigeants de l'UDI dans la presse

Revue de presse
4 mars 2017

Jean-Marie Bockel • Sénateur du Haut-Rhin, Vice-président de l’UDI, porte-parole de l’UDI sur la politique étrangère
« J’ai décidé de lancer un appel solennel à Alain Juppé pour lui demander de prendre le relais, afin que la campagne puisse redémarrer sur le terrain des idées et du projet. » dans Les Dernières Nouvelles d’Alsace

Françoise Gatel • Sénateur-maire de Châteaugiron
« Le temps du sursaut et du recours a sonné. »

Laurent Hénart • Maire de Nancy, Président du Conseil national de l’UDI
« La campagne, ce n’est pas que François Fillon. C’est nous aussi, les militants, les cadres, les élus. Ceux qui ont de l’estime pour lui, ou qui prétendent en avoir, devraient lui dire la vérité très vite, et lui expliquer que l’histoire pourrait très mal se terminer s’il persiste. » dans L’Est Républicain

Yves Jégo • Député-maire de Montereau-Fault-Yonne, 1er Vice-président de l’UDI
« François Fillon ne peut plus désormais, sauf à revenir sur sa parole solennelle, poursuivre sereinement la campagne et défendre le projet partagé des Républicains et de l’UDI. »

Chantal Jouanno • Sénatrice de Paris, Vice-présidente de la région Île-de-France, porte-parole de l’UDI
« Nous appelons LR à changer de candidat. » dans Libération

Valérie Létard • Sénatrice du Nord, 1ère Vice-présidente de la région Hauts-de-France, Vice-présidente de l’UDI
« Après consultation des instances de l’UDI Nord et de nombreux élus UDI des Hauts-de-France, je demande le retrait de la candidature de François Fillon. » dans La Voix du Nord

Franck Reynier • Député-maire de Montélimar, Délégué général de l’UDI
« François Fillon n’est plus en capacité de remporter cette élection. La confiance est rompue avec une très grande partie de l’opinion publique. » dans Le Dauphiné Libéré

Philippe Vigier • Député-maire de Cloyes-les-Trois-Rivières, Président du groupe UDI à l’Assemblée nationale
« Alain Juppé serait à la hauteur du débat. » dans L’Echo Républicain

Michel Zumkeller • Député-maire de Valdoie, Secrétaire général de l’UDI
« Fillon, ce n’est plus possible. » dans L’Est Républicain


L’UDI suspend sa participation à la campagne de François Fillon

Déclaration de Jean-Christophe Lagarde
Paris, le 1er mars 2016

« Suite aux événements judiciaires et politiques de ce matin, le débat de savoir si l’UDI doit continuer de soutenir Francois Fillon ou non est clairement ouvert dans notre famille politique. Nous réunirons le bureau exécutif la semaine prochaine afin de prendre une décision. En attendant cette décision la participation de l’UDI à la campagne de Francois Fillon est suspendue. »


Bayrou "visait l'Élysée, désormais il vise Matignon"

Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI et soutien de François Fillon, analyse la perspective d’une alliance Macron-Bayrou. Entretien.

Lire l'interview sur LePoint.fr

Le Point : François Bayrou propose une « alliance » à Emmanuel Macron, est-ce un handicap pour le candidat François Fillon ?

Jean-Christophe Lagarde : Je ne le crois pas. Tous les électeurs de Bayrou étaient déjà chez Macron. François Bayrou en tire les conséquences : il va où sont ses électeurs. Il avait envisagé dans un premier temps une alliance avec Fillon, or ça ne déplaçait aucun sondage. C’est bien la preuve que ses électeurs étaient déjà chez Macron.

Pourquoi renonce-t-il à être candidat, selon vous ?

Il a compris qu’il n’avait aucune possibilité d’y aller. Il a trouvé avec cette alliance une porte de sortie. J’y vois une apparence de cohérence. Il a voté François Hollande en 2012, il rejoint aujourd’hui le concepteur de son programme économique. J’y vois aussi une nouveauté : il visait l’Élysée, désormais, avec Macron, il vise Matignon.

Pourquoi maintenant ?

Le timing est curieux. En effet, Bayrou rejoint Macron alors que celui-ci n’a pas dévoilé son programme. C’est le contraire de la démarche d’un centriste qui adhère d’abord à un projet plutôt qu’à un homme. C’est étrange de rejoindre une démarche bonapartiste quand toute sa vie on dit s’être battu pour des idées… Car je note qu’il soutient un candidat qui, à ses yeux, représentait il y a encore quelque temps « les puissances de l’argent » contre lesquelles Bayrou affirmait s’être battu toute sa vie. C’est donc un « hologramme » – je reprends son expression – qu’il entend hisser à l’Élysée. J’avais dit à l’époque que les jugements de Bayrou à l’égard de Macron étaient excessifs. Je suis heureux qu’il m’ait entendu.

Peut-il réellement espérer Matignon ?

En général, on nomme à Matignon l’homme politique qui possède à l’Assemblée nationale le plus de députés. Même en cas de victoire de Macron, ce ne sera pas le cas. Les députés du MoDem ne seront pas les plus nombreux. J’ai bien peur alors que dans, ce cas de figure, Bayrou vive à Matignon le supplice de Raymond Barre…


Nous n'avons jamais eu autant besoin d'une armée qui nous protège et aucun candidat à l'élection présidentielle n'en parle

L’une des premières responsabilités du futur chef de l’État sera de bien prendre la mesure de cet enjeu.

Lire la tribune sur le Huffington Post

Dans deux mois, les Français vont élire un nouveau Président de la République qui deviendra le chef des Armées. Pourtant, paradoxalement, alors que les Français n’ont jamais eu autant besoin d’une armée qui les protège et qui soit à la hauteur des ambitions de notre pays, les questions de Défense ne font pas partie des priorités du débat électoral. S’il existe un quasi-consensus politique sur la nécessité de consacrer 2% du PIB à l’effort de défense (en incluant les pensions), personne ne s’accorde aujourd’hui sur quand et comment atteindre cet objectif. La grande majorité des programmes prône de conserver la trajectoire budgétaire programmée jusqu’en 2019 et de n’envisager d’y parvenir qu’après le futur quinquennat, vers 2025… Ce point de vue, justifié par la nécessité de contenir les dépenses publiques, ne tient pas face à la réalité des menaces actuelles et futures, au niveau d’engagement opérationnel de nos armées et à l’état réel de notre outil de défense.

L’actualisation de la Loi de programmation militaire en 2015 et la reconnaissance en 2016, à la suite des attentats de besoins humains et financiers supplémentaires ont permis de stopper la longue hémorragie des budgets et des effectifs de la défense, débutée en 1982. Néanmoins, même s’ils saluent ces décisions politiques courageuses dans un contexte économique défavorable, les spécialistes, le chef d’état-major des armées en premier lieu, jugent que les ressources budgétaires programmées restent insuffisantes pour frapper les bases du terrorisme, pour protéger efficacement notre territoire national et pour rester crédible face à l’émergence de puissances militaires mondiales ou régionales. La réalité est que le niveau d’engagement de nos armées est bien au-delà de ce qui a été prévu par le Livre blanc de 2013 ; l’intensité et la durée des opérations pèsent sur nos forces et laissent craindre, en l’absence d’un effort budgétaire immédiat et adapté aux besoins, un décrochage de l’outil de défense, préjudiciable à notre pays et à l’Europe dans son ensemble. Avec des parcs d’équipements insuffisants, vieillissants et de plus en plus difficiles à régénérer, avec un soutien des forces victime de réformes et de coupes budgétaires successives, les armées pourraient ainsi perdre rapidement des capacités essentielles à la réalisation de leurs missions. Il existe également un réel risque d’érosion du moral des femmes et des hommes qui servent au sein des forces. Plus encore que les équipements, le succès des opérations repose sur leurs compétences et le sentiment d’être soutenus par la communauté nationale.

Ce constat est méconnu de la majeure partie de nos concitoyens tant il existe aujourd’hui une distorsion entre l’image qu’a la Nation de son outil de défense et la réalité quotidienne de ceux qui s’engagent à son service. Elle peut s’expliquer par le déclin de l’esprit de défense, favorisé par la suspension de la conscription décidée en 1996 et amplifié par la disparition progressive de ceux qui avaient connu la guerre sur le territoire national. Les palliatifs mis en place pour entretenir le lien Armées-Nation (JAPD puis JDC, enseignement défense au collège notamment) n’ont pas permis d’endiguer cet affaiblissement. Aujourd’hui, rares sont les parlementaires, hauts fonctionnaires, décideurs, enseignants, et surtout électeurs à disposer d’une connaissance suffisante de l’outil de défense pour en maîtriser les enjeux et en comprendre les besoins financiers. Il est donc essentiel que la place, le rôle et les missions des forces armées au sein de la Nation soient mieux expliqués et mieux compris. La réserve, qu’elle soit opérationnelle engagée au sein de la Garde nationale ou citoyenne, et le service militaire volontaire s’inscrivent parfaitement dans cette optique. D’autres initiatives, comme le parrainage d’unités militaires par des villes, participent également à cette dynamique en favorisant un échange direct entre citoyens et forces armées.

Le développement de l’esprit de défense ne peut reposer exclusivement sur la communauté militaire : il doit faire l’objet d’une pédagogie globale tant par l’éveil à l’éducation civique et citoyenne à l’école, que par la prise de conscience du rôle déterminant pour la croissance et l’emploi des retombées industrielles et technologiques de la défense.

L’effort de défense et l’esprit de défense sont donc intimement liés. L’acceptation et la compréhension par la Nation du premier ne peut se faire sans le renforcement du second. Dans un monde plus que jamais incertain et face aux menaces qui pèsent sur l’Europe et notre pays, une des premières responsabilités du futur chef de l’État sera de bien prendre la mesure de cet enjeu pour que notre Défense reste performante, crédible et résiliente.

L’association des Villes Marraines des Forces Armées, présidée par Louis Giscard d’Estaing organise le lundi 27 février, de 14h30 à 18h30, Salle Lamartine à l’Assemblée Nationale, un colloque intitulé « Esprit de Défense. Effort de Défense ».


Evènement - Le monde selon Donald Trump : politique étrangère et évolution du système international

Jean-Marie BOCKEL

Sénateur du Haut-Rhin,

Ancien Ministre,

Vice-Président de l’UDI et Porte parole en charge des affaires étrangères,

vous convie à un échange sur le thème :

« Le monde selon Donald Trump : politique étrangère et évolution du système international »

avec pour intervenante :

Mme Maya KANDEL, historienne, chercheuse associée à l’Université Paris 3- Sorbonne Nouvelle

Jeudi 23 février 2017

11h – 12h30

(Accueil à partir de 10h45)

Palais du Luxembourg – Salle Champetier de Ribes

Inscriptions obligatoires dans la limite des places disponibles à envoyer à jm.bockel@senat.fr.

Votre inscription ne sera effective qu’à la réception d’un mail de confirmation.

Entrée : 15ter rue de Vaugirard, Paris 6ème. Une pièce d’identité vous sera demandée à l’entrée.