Île de Tromelin : «La République ne peut pas brader ainsi sa souveraineté !»

Signez la pétition !

Tribune de Philippe Folliot et Irène Train
Le 9 janvier 2017

FIGAROVOX/TRIBUNE – Sur fond de différend entre la France et l’Île Maurice, la cogestion administrative de cette île doit être votée par l’Assemblée nationale. Pour le député Philippe Folliot et l’écrivain Irène Frain, ceci marque le début du démantèlement de notre domaine maritime.

Jusqu’où la France peut-elle se rabaisser? Un pays a-t-il le droit de douter à ce point de lui-même pour qu’il en arrive à brader sa souveraineté?

Par un vote qui aura lieu le 18 janvier à l’Assemblée nationale, la France s’apprête à céder de fait, et sans contrepartie, une part de notre territoire national, l’île de Tromelin et son considérable domaine maritime.

En apparence, il s’agit d’un territoire minuscule perdu dans l’immensité de l’Océan Indien, à 450 km à l’Est de Madagascar et à 535 km au Nord de l’île de la Réunion, qui se borne à abriter trois agents des Terres Australes et Antarctiques Françaises. Il n’est seulement connu du grand public que par l’aventure humaine exceptionnelle qui s’y déroula du temps de la traite négrière.

Mais dans les faits, il génère un potentiel économique exceptionnel, 280 000 km² de Zone Economique Exclusive. Presqu’autant que les 345 000 km² de la France hexagonale, Corse comprise.

Un patrimoine considérable pour un Etat puisqu’en droit de la mer, une Zone Economique Exclusive est un espace maritime sur lequel un Etat exerce ses droits souverains en matière d’exploration et d’exploitation des ressources économiques, environnementales, biologiques.

C’est ce patrimoine qu’un traité dit «de cogestion» signé de façon très discrète le 1er juin 2010 cédera à l’Île Maurice sans contrepartie aucune si l’Assemblée nationale le ratifie le 18 janvier prochain, approuvant ainsi sans réflexion l’aveuglement de nos diplomates et la lâcheté de certains politiques.

Pour tout Français sensible aux intérêts de son pays, il tombe sous le sens que ce traité est inacceptable. Il est:

● Scandaleux: il cède une partie de notre territoire sans aucune contrepartie: où est notre conception de la République «Une et indivisible»?

● Dangereux: il ne mettrait pas fin aux revendications de l’île Maurice et créerait un précédent redoutable.

● Unilatéral et déséquilibré: le traité ne prévoyant aucune forme de réciprocité ou contrepartie pour la France, notre pays serait perdant sur tous les plans.

Il saute aux yeux que la ratification de ce traité ne peut que justifier, légitimer et accroître les revendications, plus ou moins ouvertes, d’autres pays sur les autres îles françaises du secteur, dites «îles Eparses».

Il est en effet de notoriété publique que les ressources en hydrocarbure du canal du Mozambique en général, et surtout autour de l’île française de Juan de Nova sont vraisemblablement aussi importantes que celles de la mer du Nord . Là encore, les enjeux sont colossaux. Il en va de même, dans l’océan Pacifique, pour l’île française de la Passion – généralement connue sous le nom de Clipperton. Elle suscite depuis longtemps les convoitises du Mexique. De la même façon, le précédent de Tromelin ne pourrait que raviver l’intérêt de l’Afrique de Sud et de l’Australie pour nos précieux territoires des Terres Australes.

La ratification de ce traité marquerait ainsi le début du démantèlement de notre domaine maritime, le deuxième au monde avec 11 millions de km². Et la fin de la singularité française, que certains politiques à courte vue s’obstinent encore à croire continentale et européenne. Elle est en réalité maritime et mondiale.

Notre domaine maritime est pour l’instant réparti sur trois océans, tant dans des mers chaudes que froides. Il est d’une variété exceptionnelle à tous égards et notre «économie bleue» , qui se donne pour projet de former le socle de la survie de l’humanité au XXIème siècle est déjà forte de leaders mondiaux, qu’il s’agisse de PME ou de grands groupes multinationaux. Or trois des grands des défis à venir — nourrir plus de 9 milliards d’êtres humains, leur permettre l’accès à l’eau, passer massivement aux énergies renouvelables — ne pourront être relevés que par une exploitation raisonnable et raisonnée des ressources des mers et des océans.

Dans ces conditions, la France ne peut, et ne doit galvauder ses fabuleux atouts.

En 2013, une mobilisation parlementaire transpartisane avait écarté le danger d’une première tentative de ratification: à nos côtés Laurent FURST, député LR du Bas-Rhin, et Gilbert LE BRIS, député PS du Finistère, avaient mené le combat et nous avions pu compter sur la courageuse opposition du ministre de l’Outre-mer de l’époque, Victorin LUREL.

Le mercredi 18 janvier prochain, la nouvelle tentative de ratification de ce traité inique et suicidaire doit connaître le même sort.


François Hollande n'aurait pas du présenter ses voeux mais des excuses !

Communiqué de Jean-Christophe Lagarde
Paris, le 31 décembre 2016

Pour ses derniers et bien tristes vœux, François Hollande a tenté en vain de se justifier malgré un terrible bilan. Ce ne sont pas de vœux qu’il aurait du présenter, mais des excuses !

Délesté du poids d’une nouvelle campagne, François Hollande aurait pu enfin parler vrai mais il ne l’a pas fait. Nous avons eu le droit une énième fois à un discours qui sonnait faux.

Le plus frappant dans ces vœux, c’est qu’ils sont ceux d’un homme seul et sans lendemain. Seul, car le bilan est si triste qu’aucun de ses amis ne revendique être son héritier, et c’est une première dans la cinquième République. Sans lendemain, car l’échec est si lourd qu’il n’a pas été en mesure de se représenter, sous la pression de ses « amis » qui l’ont rejeté.

Ses derniers vœux auraient pu être historiques. Mais ces vœux tournés vers le passé ne méritent finalement que l’indifférence. Car ce qui compte désormais n’est pas ce que nous pensons de ces cinq dernières années, mais comment nous allons pouvoir construire le redressement au cours des cinq prochaines années pour la France.

En 2017, je souhaite que nous nous tournions avec courage vers des réformes claires et lucides et non des promesses sans lendemain, et encore moins la démagogie et le repli sur soi qui nous condamneraient définitivement.


Déplacement de Jean-Christophe Lagarde à Grenoble

L’évènement

Jean-Christophe Lagarde se rend à Grenoble à l’occasion de l’inauguration de la permanence de l’UDI 38.

Date et lieu

Mercredi 14 décembre à 19h15

Permanence de l’UDI 38, 19, rue Eugène Faure, Grenoble

Permanence UDI 38, 19 rue Eugène Faure, Grenoble

Ouest France • "Hervé Morin rentre dans le rang"

Le président du Nouveau centre menaçait de quitter la fédération centriste UDI pour s’imposer comme le principal interlocuteur de François Fillon. Il a dû faire marche arrière.

Lire l'article sur Ouest France

Hervé Morin a cru pouvoir profiter de la victoire de François Fillon à la primaire de la droite pour s’imposer comme chef de file des centristes. Le coup était bien tenté. Le patron du Nouveau centre, qui s’était rangé derrière l’ancien Premier ministre après la défaite de son poulain, Bruno Le Maire, avait convoqué fissa un congrès extraordinaire, prévu dimanche, pour bâtir  » un centre fort et uni «  derrière François Fillon.

Le président de la région Normandie voulait ainsi s’imposer comme le principal interlocuteur des centristes auprès du vainqueur de la primaire. Au nez et à la barbe de son éternel rival, Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, qui avait soutenu Alain Juppé. Dans son calcul, Hervé Morin devait sortir renforcé de ce congrès et se trouver en position de force pour négocier les investitures aux législatives.

« Le triste spectacle de nos divisions »

Ce « putsch » revenait à signer l’arrêt de mort de l’UDI, qui fédère depuis 2012 les principaux partis centristes (Parti radical, Nouveau Centre, Alliance Centriste, Gauche Moderne…). De quoi mettre en émoi quelques grands élus de la famille. « Une nouvelle fois, depuis quelques jours, les centristes français offrent à nos concitoyens le triste spectacle de nos divisions alors qu’il n’existe pas de divergence idéologique ou stratégique », ont écrit 40 députés et sénateurs dans une tribune.

C’est François Fillon qui a sifflé la fin de la récré. Le candidat de la droite a fait savoir qu’il n’a pas l’intention de négocier séparément avec les centristes. Il n’acceptera de discuter qu’avec une seule délégation. Hervé Morin a dû se rendre à l’évidence : il n’aura pas le soutien de l’ancien Premier ministre.

Le candidat, qui a déjà fort à faire avec son « ami » François Bayrou, se voyait mal arbitrer une guerre du centre. « Fillon n’a pas envie de bordéliser une future majorité », explique-t-on chez les Républicains. Le congrès prévu dimanche est maintenu, mais n’aboutira qu’au vote d’une simple résolution.

Morin et Lagarde ont signé la paix

Hervé Morin et Jean-Christophe Lagarde ont donc fait la paix, mardi soir. Les deux hommes ont acté le fait que le président du Nouveau centre allait intégrer la délégation de l’UDI chargé de négocier un pacte programmatique et législatif avec Les Républicains. Hervé Morin intègre aussi un « conseil de la présidence » restreint à 9 personnes.

Les négociations vont pouvoir reprendre. Jean-Christophe Lagarde a déjà posé les conditions d’une future coalition, aussitôt après l’investiture présidentielle de François Fillon. « Je lui ai indiqué qu’il fallait qu’on prévoie une méthode de travail pour regarder le projet, le préciser, l’amplifier sur certains sujets », a indiqué le président de l’UDI.

Le centriste a cité notamment l’Europe, l’emploi, la protection sociale et l’environnement, ainsi que la réforme des retraites. « Nous ne demandons pas aux Républicains de se renier et François Fillon ne nous le demande pas non plus », a souligné le centriste, selon qui des divergences pourront subsister même en cas de désaccord.


L'appel à l'unité des 100 Présidents et délégués de fédération

Nous, cadres de terrain de l’UDI, appelons à l’union pour que nos valeurs comptent dans la majorité future

Tribune dans Le Huffington Post
Le 9 décembre 2016

A l’instar de nos adhérents, nous sommes inquiets des déclarations de quelques grands élus nationaux qui pourraient aboutir à des fractures irréparables au sein de notre formation politique et à un affaiblissement durable du centre.

Nous sommes Présidents ou Délégués de fédérations départementales de l’UDI, mouvement fondé par Jean-Louis Borloo, pour rassembler les partis éparses du centre et du centre droit. A l’instar de nos adhérents, depuis lundi 28 novembre, nous sommes aujourd’hui inquiets des déclarations de quelques grands élus nationaux qui pourraient aboutir à des fractures irréparables au sein de notre formation politique et à un affaiblissement durable du centre.

Plus que jamais, l’ensemble des adhérents, cadres et élus composant l’UDI doivent être unis pour pouvoir peser ensemble auprès de nos alliés Républicains et de François Fillon.

Ce n’est qu’unis que nous pourrons imposer nos valeurs sur des sujets majeurs de la future plateforme gouvernementale. Ce n’est qu’unis que nous obtiendrons de défendre nos couleurs dans le plus grand nombre possible de circonscriptions. Or, les déclarations de volonté de scission sont plus que contre-productives; elles nous nuisent à tous sans être profitables à personne.

Force est de constater qu’entre les appels des uns à voter pour un candidat de gauche qui a conçu le programme économique de François Hollande, et les tentations de négociations séparatistes ou d’aventures individuelles qui s’affirment désormais publiquement, il est plus que temps que nous les cadres de terrain rappelions tout le monde à la raison, à l’union et au respect de nos militants et élus locaux.

Certains peuvent avoir envie ou intérêt à proposer notre divorce, mais nous, nous décidons de rester tous ensemble!

Aborder la période qui nous sépare du mois de juin divisés n’aboutirait qu’à une seule chose: au mieux, seuls les parlementaires UDI sortants bénéficieront de la mansuétude de nos partenaires LR.

Souhaitons-nous que notre groupe à l’Assemblée Nationale composé aujourd’hui de 28 élus, soit réduit demain à un nombre encore inférieur? Ou à l’inverse voulons-nous pouvoir disposer d’un groupe centriste plus important qui puisse peser dans une majorité, faire entendre notre voix et porter nos valeurs?

A cette question, notre réponse est évidente.

Nous sommes persuadés que l’obtention d’un maroquin ministériel pour tel ou tel de nos amis, ou d’une circonscription législative pour tel ou tel autre, ne peut pas justifier que le travail que nous avons collectivement mené depuis 2012 avec Jean-Louis Borloo et tous ceux qui ont créé et développé l’UDI, soit réduit à néant.

C’est pourquoi nous appelons toutes et tous à faire taire les rancœurs ridicules et les ambitions individuelles qui ne peuvent se développer qu’au mépris et au péril de notre réussite collective.

Nous tous, nous exigeons que chacun se ressaisisse et se montre unitaire, solidaire et ambitieux pour notre mouvement, autour de notre président Jean-Christophe Lagarde et de notre direction nationale. C’est au sein de celle-ci que les débats devraient avoir lieu, pas dans une presse qui s’en délecte!

Les 100 signataires de cet appel:

Mme Maxence ANSEL

M Gilles ARTIGUES

Mme Sophie AUCONIE

M Philippe BARBIER

M Grégory BERKOVICZ

Mme Annick BILLON

M Pascal BLANC

M Jean-Marie BOCKEL

Mme Marie-Hélène BORAS

M Jean-Pierre BOYER

M François BREBANT

M Florent CANETTI

M Michel CANEVET

M Vincent CAPO CANELLAS

Mme Josy CHAMBON

M Thibault CHENEVIERE

M Daniel CHRISTEL

M Jean-Yves DE CHAISEMARTIN

M Christian DEBEVE

M Christian DELCROIX

M Stéphane DEMILLY

Mme Clotilde DEROUARD

M Philippe DERVEAUX

M Aurélien DILLIERE

Mme Leïla DIRI

M Sébastien DOLOZILEK

M Renaud DONZEL

M Bruno DRAPRON

M Jean-Philippe DUGOIN-CLEMENT

M Patrick DUMAIRE

M Jean-Noël DUPRE

M Jean-René ETCHEGARAY

M Bernard FIALAIRE

M Joseph FRANCIS

Mme Arlette FRUCTUS

M Jacques GARSAU

M Christophe GEOURJON

M Laurent GERAULT

M Alexis GOVCIYAN

M Pascal GRAPPIN

M Joel GUERRIAU

Mme Laetitia GUILBERT

Mme Hélène HAUTVAL

M Olivier HENNO

Mme Samira HERIZI

M Atissar HIBOUR

M Philippe HUPPE

M Yves JEGO

M Benoît JIMENEZ

M Hervé KITEBA SIMO

M Laurent LAFON

M Philippe LALANNE

M Denis LARGHERO

M Christian LE BIHAN

M Daniel LECA

M Didier LECHIEN

M Luc LEHNER

M Jacques LE NAY

M Vincent LEONIE

Mme Valerie LETARD

M Yannick LUCOT

Mme Murielle LUGA GIRAUD

Mme Yamina MAMOU

M Emmanuel MANDON

Mme Véronique MARCHET

Mme Emmanuel MARFOGLIA

M Hervé MARSEILLE

M Paul MARTINEZ

Mme Isabelle MERAND

M Lionel MITHIEUX

M Florent MONTILLOT

Mme Valérie NAHMIAS

M Jérome NEVEUX

M Bertrand PANCHER

M Ronan PATUREAUX

M Gilles PAULI

M Philippe PETIT

M Michel PIRON

M François POMPIDOU

M Thierry PROCIDA

M Herve PRONONCE

M Thomas RAVIER

M Franck REYNIER

M Claude RIBOULET

M Olivier RICHEFOU

Mme Ophélie ROTA

M Philippe ROUAULT

M Franck ROUSSEAU

M Mustapha SAADI

M Laurent SCHEMBRI

M Aurélien SEBTON

M Jean-Roch SERGENT

Mme Anne TACHENE

M Yves TREHIN

M Philippe TROUTOT

M Dominique VERIEN

M Jean-François VIGIER

M Fabrice VILLARD

M Patrick WEITEN

M Michel ZUMKELLER