Université d'été 2018

Lors du congrès du 17 mars dernier, nous avions pris l’engagement d’organiser à la rentrée une Université d’été. Il s’agira d’un évènement d’autant plus exceptionnel que depuis celle du Futuroscope de Poitiers, il y a cinq ans, nous n’en avions plus organisé.

Comme vous le savez, elle se tiendra à Barcarès, dans les Pyrénées-Orientales, du vendredi 7 au dimanche 9 septembre prochains.

Afin de vous accueillir dans les meilleures conditions et de mêler des moments studieux et conviviaux, nous avons fait le choix d’un site unique. Ainsi, les travaux, l’hébergement, les repas et les soirées se dérouleront dans le même village de vacances à même la plage.

Un programme détaillé de ces trois journées vous sera adressé prochainement. Mais sachez, d’ores et déjà, qu’il sera articulé autour de trois objectifs :

  1. vous faire participer directement à l’élaboration du projet de l’UDI en prenant part à des ateliers participatifsrépartis sur trois demi-journées (dès le vendredi 15 heures, le samedi matin et après-midi). Des grands élus de notre famille et des experts des secteurs concernés animeront ces ateliers ;
  2. vous donner l’occasion de vous former aux techniques politiques en prenant part à des modules de formation, tout au long de ces trois jours. Au contact de spécialistes et de coaches, vous pourrez travailler vos prises de parole en public ou médias, apprendre à mieux utiliser les outils militants modernes, améliorer votre visibilité sur les réseaux sociaux ou consolider vos compétences en matière de gestion des collectivités locales ;
  3. vous permettre de participer à la préparation des prochaines échéances électorales, européennes comme municipales, en débattant des enjeux, de la stratégie, des orientations et du projet que l’UDI portera.

De nombreuses personnalités interviendront tout au long de cette université d’été et vous aurez l’occasion de les rencontrer et d’échanger avec elles dans des conditions privilégiées.

Cette université d’été sera le temps fort de notre rentrée. C’est la raison pour laquelle nous travaillerons ensemble de façon collaborative sur notre projet européen afin de lancer cette année électorale cruciale pour les Européens que nous sommes.

Nous comptons sur votre présence pour faire de cette université d’été un formidable succès.

Amicalement,

Jean-Christophe Lagarde, Président de l’UDI

Florent Montillot, Délégué national aux Universités d’été et de printemps

Thomas Fabre, Président de l’UDI Jeunes

 Le programme prévisionnel 

Vendredi 7 septembre :

  • 15 heures : ouverture de l’Université d’été
  • 16 heures : début des ateliers de l’après-midi et modules de formation
  • 19 heures : plénière de restitution des propositions des ateliers de l’après-midi
  • 20 heures : apéritif et dîner

Samedi 8 septembre :

  • 9 heures : début des ateliers du matin et modules de formation
  • 12 heures : plénière de restitution des propositions des ateliers du matin
  • 13 heures : déjeuner
  • 15 heures : début des ateliers de l’après-midi et modules de formation
  • 18 heures : plénière de restitution des propositions des ateliers de l’après-midi
  • 19 heures : apéritif, dîner et soirée dansante

Dimanche 9 septembre :

  • 10 heures : synthèses des travaux de l’Université d’été et discours
  • 12 heures : déjeuner de clôture

 Le lieu 

Un site de 10 hectares, avec accès direct à la plage, privatisé pour l’occasion : 285 bungalows, un bar, deux restaurants et une piscine prêts à vous accueillir !

VVF Le Barcarès, Résidence les Portes du Roussillon, 66422 Le Barcarès | Train : gare de Perpignan | Avion : Aéroport de Perpignan

 S'inscrire 

Inclus : 3 jours et 2 nuits en pension complète (repas et hébergement)

Attention : aucun paiement sur place ne sera accepté.

Vous pouvez régler par chèque, à l'ordre de l'AFUDI, en adressant vos noms, prénoms, fédération et informations de contact à UE 2018 - UDI, 22bis, rue des Volontaires, 75015 Paris, avant le 25 août 2018.

Pour les règlements par chèque, c'est le cachet de la poste qui fera foi pour la détermination du tarif (prévente avant le 16 juillet, tarif normal après).

Cliquez ici pour vous inscrire

 Venir en train 

Principale gare à proximité : Perpignan SNCF

Oui / SNCF

 Venir en avion 

Principal aéroport à proximité : Perpignan Rivesaltes

Hop / Air France

 Venir en bus 

Principale gare routière à proximité : Perpignan

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Les 9 missions stratégiques que nous allons devoir remplir pour une Europe puissante

TRIBUNE DE JEAN-CHRISTOPHE LAGARDE – Nous poursuivrons le dialogue avec tous ceux qui partagent notre diagnostic et nos ambitions.

Lire la tribune sur le Huffington Post

Après l’effondrement du Mur de Berlin et de l’ensemble du bloc soviétique, l’Europe a raté la chance historique qui était la sienne de donner un nouvel élan à la construction européenne. L’Europe qui s’est relevée des guerres et de la barbarie de la première moitié du XXe siècle en inventant un modèle unique de coopération entre nations, nous apporté paix et croissance. Mais elle n’a pas su retrouver le même souffle et saisir l’occasion de devenir la puissance qu’elle devrait être. Elle s’est rabougrie dans une vision administrative et pusillanime de ses missions.

Par manque de vision, elle accompagne et subit, aujourd’hui, une mondialisation qui nous impose des intérêts et des modèles économiques et sociaux aux antipodes de ceux que l’humanisme européen a fait émerger au cours des siècles.

Tandis que les populistes de tous bords trouvent de plus en plus d’écho auprès de nos concitoyens déboussolés, la responsabilité des gouvernements nationaux, au cours des dernières décennies, est immense. Car plus les voix des europhobes portent haut, moins les dirigeants nationaux défendent l’étendard européen. Chaque fois qu’une mesure impopulaire est prise, ils brandissent l’Europe comme bouc-émissaire, pour s’exonérer de leurs propres responsabilités. Aucun d’entre eux n’a été capable de fixer des perspectives fédératrices.

De petites lâchetés en grands renoncements, le plus beau projet politique porté sur notre continent se détisse sous nos yeux.

Nos concitoyens ont fini par croire que nos échecs collectifs étaient imputables à « trop d’Europe » alors même que c’est parce qu’il n’y avait « pas assez d’Europe » que nous avons échoué.

Dans un monde où l’Union européenne représente moins d’un quart de l’économie mondiale et où la France elle-même ne pèse plus que 3%, dans un monde de plus en plus incertain où les alliances se font et se défont à une vitesse inédite, dans un monde où les alliés d’hier deviennent plus incertains d’aujourd’hui, comment notre pays pourrait peser seul dans les échanges mondiaux, résister aux diktats économiques des nouvelles puissances, assurer son indépendance énergétique, lutter contre les menaces qui pèse sur nous?

La question qui nous est posée aujourd’hui n’est pas de savoir si nous risquons de perdre notre souveraineté nationale en mutualisant à l’échelle de l’Union européenne les compétences que nous ne savons plus exercer efficacement seuls. La question est de prendre conscience que nous avons déjà perdu beaucoup de nos souverainetés vis-à-vis des autres grandes puissances mondiales en n’acceptant pas de nous fédérer.

La première mission de l’Europe, aujourd’hui, doit être de préserver nos souverainetés encore existantes et de reconstruire celles que nous avons perdues dans le but de défendre nos modes de vie.

Dans un monde qui ne fait plus cas des valeurs humanistes et universalistes que la civilisation européenne a façonnées, il en va de la survie de nos modèles de société.

Dans la droite ligne du chemin tracé par Valéry Giscard d’Estaing, nous devons créer deux cercles bien distincts: « une Europe Puissance » fédérée par un socle de valeurs communes et par des partages de souveraineté et une « Europe géographique », un espace de libre-échange que nous connaissons mais qui devra harmoniser ses règles de concurrence interne afin d’en garantir la loyauté.

Cette « Europe Puissance » que nous voulons bâtir devra s’organiser autour de quelques missions stratégiques:

Un Ministère Economique Fédéral (MEF)

Ce ministère planifiera dans la zone euro des stratégies industrielles, commerciales, de recherche, d’innovation et énergétiques communes parce qu’il n’y a qu’en étant à l’avant-garde que l’Europe pourra retrouver son rang et préservera sa souveraineté face aux grandes puissances.

Un véritable Parquet Européen (PE) et une Police Fédérale Européenne (PFE)

Ils seront habilités à lutter contre le terrorisme et contre les grands réseaux criminels qui profitent des frontières pour prospérer.

Un Ministère Européen des Migrations (MEM)

Doté d’une administration fédérale de garde-côtes et de garde-frontières ayant des moyens renforcés, ce ministère harmonisera le droit d’asile à l’échelle européenne avec des critères d’accueil cohérents et précis. Chaque pays fixera tous les ans le nombre et la typologie des étrangers qu’il souhaite recevoir. Le MEM sera chargé de faire respecter ces règles et d’instruire les demandes dans les pays de départs à partir de centres d’accueil situés hors de l’Union ;

La construction d’une défense européenne commune

Elle doit être bâtie sur une autonomie stratégique, technologique, industrielle et une coopération opérationnelle au sein de l’OTAN, car les évolutions du monde démontrent, mois après mois, que l’Europe ne doit plus dépendre à ce point des Etats-Unis qui sont devenus très imprévisibles ;

Une Europe plus verte

Il s’agit de faire de la politique énergétique commune un nouveau pilier pour garantir notre souveraineté énergétique, tout en assurant la solidarité entre Etats européens et en faisant de la transition énergétique un relais de croissance et un facteur d’indépendance ;

La relance d’une nouvelle PAC

Afin que la PAC réponde à des objectifs fondamentaux : assurer la souveraineté alimentaire en étant capable de nourrir le continent et d’exporter ses productions par une industrie agroalimentaire durable et performante tout en garantissant la sécurité et la qualité alimentaires. Parce que les agriculteurs assument ces missions vitales, un revenu doit leur être garanti.

Un corridor fiscal

Sur le modèle du serpent monétaire européen, créer un corridor fiscal fixant des minima et des maxima que les taux d’imposition nationaux des entreprises devront respecter, avec l’objectif de les rapprocher suffisamment en dix ans. Sur le même modèle, nous voulons un corridor social pour rapprocher les droits sociaux afin d’éviter le dumping entre Etats européens. Le dumping social et fiscal que nous constatons aujourd’hui est une violation flagrante de l’esprit même de solidarité sur lequel l’Union s’est construite ;

Le transfert de 2 points de TVA vers l’Europe

Compensé par la baisse des contributions des États (donc neutre pour le contribuable et les États), afin que l’Union européenne ait des ressources propres leur permettant de sortir des logiques égoïstes des Etats membres. La mise en place d’une Taxe sur les mouvements financiers et sur les GAFAS pour financer notamment les investissements structurants, le droit à Erasmus pour tous les jeunes et la nouvelle PAC;

Bâtir une co-croissance entre l’Europe et l’Afrique

Parce que nous sommes les seuls voisins de ce continent qui représente autant une formidable chance économique de développement commun pour l’Europe qu’un risque majeur si nous n’accompagnons les mutations de l’Afrique parallèlement à son explosion démographique.

L’UDI est la seule famille politique française à porter avec constance et sans ambiguïté le projet fédéraliste européen.

Lorsque les autres formations politiques majeures baissent pavillon, face aux doutes de nos concitoyens, c’est à chaque fois notre famille qui relève l’étendard européen et porte ce message pour lui redonner du souffle. C’est encore ce que nous ferons en 2019.

C’est l’une de nos plus impérieuses missions. Il est de notre responsabilité de porter haut ce message d’une Europe Fédérée qui est notre dernier rempart pour protéger nos souverainetés et nos modes de vie face au reste du monde.

Nous le ferons, tout au long des douze prochains mois. Nous poursuivrons le dialogue avec tous ceux qui partagent notre diagnostic et nos ambitions. Parce qu’ils sont singuliers, ces valeurs et ce projet devront être portés par nos candidats lors des élections européennes à venir et nous avons la volonté de rassembler autour de cette vision ambitieuse de l’Europe.


Jean-Christophe Lagarde et Hervé Marseille en Nouvelle-Calédonie : revue de presse

Dépêche AFP • Nouméa, 15 juin 2018 – Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, a assuré mercredi « souhaiter que la Nouvelle-Calédonie reste française » avant de faire part de sa déception d’avoir vu quitter certaines formations le groupe de dialogue Sur le chemin de l’avenir.

Ce groupe a été mis en place par Edouard Philippe pour préparer le référendum sur l’indépendance, le 4 novembre prochain.

« Nous souhaitons évidemment que la Calédonie reste française, mais c’est aux Calédoniens de choisir. Il ne faut pas que le débat devienne à nouveau une problématique nationale, les Calédoniens n’ont rien à gagner  » a déclaré aux médias Jean-Christophe Lagarde, au terme d’une visite dans l’archipel avec les sénateurs Hervé Marseille et Jean-François Longeot.

Pour autant, le président de l’UDI a regretté « l’absence de dialogue nécessaire. Ce qui est inquiétant, c’est qu’un nombre d’acteurs se positionne moins sur le référendum que pour gagner les provinciales de 2019 ».

Le G10 – regroupant leaders de la droite non indépendantiste et des indépendantistes kanak – « devient progressivement un G6 ».

« La volonté de faire croire que, puisque Calédonie ensemble discute avec les indépendantistes avant le référendum, il serait des indépendantistes, est une escroquerie honteuse » a déclaré le président de l’UDI. Les trois parlementaires Calédonie ensemble sont affiliés à son parti en Métropole.

Jean-Christophe Lagarde dénonce le choix du Sénateur Pierre Frogier (Le Rassemblement LR), qui avait claqué la porte du G10 le 30 mai, et déclaré que  » ce groupe est une forme de manipulation organisée par le gouvernement avec les deux complices locaux, Calédonie Ensemble (centre droit) et le Palika (indépendantiste) », sur les ondes de la radio locale RRB.

Depuis, la division entre les leaders loyalistes est confirmée. Dans un communiqué commun adressé à la presse mardi, le rassemblement LR et des membres du Mouvement populaire calédonien (MPC) ont annoncé une décision ferme: « Nous renonçons définitivement à participer à toutes négociations au sein du G10 qui visent à affaiblir la voix des Calédoniens qui s’exprimera le 4 novembre prochain ». Ils ont également confirmé qu’ils quittaient la plateforme.

Créée le 15 juin 2017, cette alliance était constituée de la majorité des forces politique pour le maintien de la Calédonie dans la France. Les élus du Rassemblement LR et des membres du Mouvement populaire calédonien (MPC) vont créer un groupe différencié au sein du Congrès, comprenant 7 élus, qui s’appellera Républicains.

La Dépêche de Nouvelle-Calédonie

Pour la délégation de parlementaires UDI en visite depuis le 9 juin, il n’y pas d’autre voix possible que celle du dialogue souhaité par Calédonie Ensemble. Jean-Christophe Lagarde a fustigé Les Républicains, qui ont quitté le G10 et fait exploser la plateforme loyaliste, qu’il qualifie d’irresponsables plus focalisés sur les provinciales de 2019 que sur le référendum.

En conférence de presse, hier soir avant leur départ pour la métropole, les parlementaires UDI n’y sont pas allés par quatre chemins. Venue prendre le pouls de la situation politique et économique, la délégation, composée notamment du président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, et du président du groupe au Sénat, Hervé Marseille, ont eu des mots durs pour qualifier Les Républicains qui ont décidé de quitter le G10 et la plateforme loyaliste créée avec Calédonie Ensemble.

Pour le président de l’UDI, qui a vécu cet épisode en direct, « un certain nombre d’acteurs se positionne moins sur le référendum que pour essayer de gagner les prochaines provinciales ». Le président de l’UDI qualifie d’« escroquerie honteuse et intellectuelle la volonté de faire croire que ceux qui discutent avec les indépendantistes avant le référendum, Calédonie Ensemble, seraient des indépendantistes alors que c’est le premier parti loyaliste de Nouvelle-Calédonie ». Le parlementaire y voit même une volonté de certains partis de « jouer les gros bras devant les électeurs pour essayer d’attirer les plus radicaux alors qu’ils seront les premiers dès le 5 juin, au lendemain du référendum, à se mettre autour de la table pour parler notamment des futures institutions que tous, indépendantistes et loyalistes, souhaitent voir évoluer ».

Pour Hervé Marseille et Jean-Christophe Lagarde, vouloir faire croire que certains négocient un accord au sein du G10 est tout simplement un mensonge et jette le discrédit sur l’Etat puisque cette instance a été voulue et mise en place par le Premier ministre. Et si certains pensent que c’est un sujet uniquement Calédonien, la réponse fuse. « En tant que parlementaires nationaux, nous avons aussi notre mot à dire sur cette instance, créée par le gouvernement, et ses intentions. Les partisans du maintien dans la France ne comprendraient d’ailleurs pas que des députés et des sénateurs de la République ne s’y intéressent pas ».

Pour Jean-Christophe Lagarde, décider de quitter cette instance relève de la politique « spectacle » puisqu’il ne restait plus qu’une réunion du G10 avant le lancement de la campagne référendaire. Des positions que l’UDI met sur le compte d’un « calendrier électoral infernal » avec la proximité des provinciales que personne n’a malheureusement jamais remis en cause. « Ces quatre mois de campagne pour le référendum, puis les huit mois de campagnes provinciales, seront largement suffisants pour exprimer tous les désaccords », précise le président de l’UDI qui se demande à quel moment les élus vont sortir des postures et se mettre autour de la table. « Avant le référendum, ce n’est apparemment pas possible, après c’est les provinciales, après les municipales, et ensuite, en 2020 il est prévu un deuxième référendum », conclut le député inquiet.

OutreMers 360°

Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, a assuré mercredi « souhaiter que la Nouvelle-Calédonie reste française » avant de faire part de sa déception d’avoir vu quitter certaines formations loyalistes du groupe de dialogue Sur le chemin de l’avenir.

Ce groupe a été mis en place par Edouard Philippe pour préparer le référendum sur l’indépendance, le 4 novembre prochain. « Nous souhaitons évidemment que la Calédonie reste française, mais c’est aux Calédoniens de choisir. Il ne faut pas que le débat devienne à nouveau une problématique nationale, les Calédoniens n’ont rien à gagner » a déclaré aux médias Jean-Christophe Lagarde, au terme d’une visite dans l’archipel avec les sénateurs Hervé Marseille et Jean-François Longeot. Pour autant, le président de l’UDI a regretté « l’absence de dialogue nécessaire. Ce qui est inquiétant, c’est qu’un nombre d’acteurs se positionne moins sur le référendum que pour gagner les provinciales de 2019″.

Le G10 – regroupant leaders de la droite non indépendantiste et des indépendantistes kanak – « devient progressivement un G6″. »La volonté de faire croire que, puisque Calédonie ensemble discute avec les indépendantistes avant le référendum, il serait des indépendantistes, est une escroquerie honteuse » a déclaré le président de l’UDI. Les trois parlementaires Calédonie ensemble sont affiliés à son parti à l’Assemblée nationale. Jean-Christophe Lagarde dénonce le choix du Sénateur Pierre Frogier (Le Rassemblement LR), qui avait claqué la porte du G10 le 30 mai, et déclaré que « ce groupe est une forme de manipulation organisée par le gouvernement avec les deux complices locaux, Calédonie Ensemble (centre droit) et le Palika (indépendantiste) », sur les ondes de la radio locale RRB.

Depuis, la division entre les leaders loyalistes est confirmée. Dans un communiqué commun adressé à la presse mardi, le Rassemblement LR et des membres du Mouvement populaire calédonien (MPC) ont annoncé une décision ferme: « Nous renonçons définitivement à participer à toutes négociations au sein du G10 qui visent à affaiblir la voix des Calédoniens qui s’exprimera le 4 novembre prochain ». Ils ont également confirmé qu’ils quittaient la plateforme loyaliste. Créée le 15 juin 2017, cette alliance était constituée de la majorité des forces loyalistes pour le maintien de la Calédonie dans la France et faire battre le candidat indépendantiste dans la 2ème circonscription lors des Législatives. Les élus du Rassemblement LR et des membres du Mouvement populaire calédonien (MPC) vont créer un groupe différencié au sein du Congrès, comprenant 7 élus, qui s’appellera Républicains.