Jean-Christophe Lagarde aux côtés de nos candidats dans le Morbihan

Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, a lancé la campagne de ses candidats aux législatives, en pointant le « divorce entériné » avec Les Républicains dans le département.

Lire l'article sur Ouest France

C’est son premier déplacement de campagne pour les législatives. Après le vote, mardi soir, du bureau exécutif de son parti pour un accord législatif et programmatique avec Les Républicains, Jean-Christophe Lagarde a choisi un département où il ne s’appliquera pas : il y aura des candidats LR et UDI au 1er tour dans cinq des six circonscriptions du Morbihan.

« L’UDI se retrouve dans une situation où ceux qui étaient ses partenaires naturels dans ce territoire ont décidé de se passer de nous. Bref, d’engager un combat contre nous, pas contre la gauche, pas contre l’extrême droite, contre nous. C’est une particularité morbihannaise que je regrette fortement. Et c’est une des raisons pour lesquelles j’ai choisi de commencer par ce département », explique le président de l’UDI.

En pointant le « divorce entériné » avec les Républicains, en raison notamment de la crise ouverte en janvier lors de l’élection du président et de l’exécutif de Golfe du Morbihan Vannes agglomération, Jean-Christophe Lagarde note que « ça s’est poursuivi sur les élections législatives Ce n’est pas une attitude nationale des Républicains […] À partir du moment où il y a le choix de la désunion qui est faite, par le président du Département François Goulard principalement et c’est son droit, les électeurs ont aussi le droit d’avoir le choix. Ce sont eux qui jugeront. »

Entouré de quatre des cinq candidats investis par le parti centriste, Gwenn Le Nay, adjoint à Plouay (circonscription d’Hennebont), Odile Monnet, vice-présidente de Golfe du Morbihan Vannes agglomération (Vannes), Benoît Rolland, maire de Moustoir-Ac (Pontivy) et Téaki Dupont, adjointe à Ploemeur (Lorient), il a expliqué l’absence d’Yves Josse, maire de Beignon, candidat pour la circonscription de Ploërmel : « Il a pris une position politique (soutien à Emmanuel Macron, NDLR) qui n’est pas celle de l’UDI. Son investiture sera donc réexaminée par la commission nationale. »


Motion adoptée par le Bureau Exécutif de l'UDI

Motion adoptée par le Bureau Exécutif de l’UDI
Paris, le 7 mars 2017

La semaine dernière, l’UDI a légitimement décidé de suspendre sa participation à la campagne de François FILLON et d’ouvrir un débat dans nos fédérations.

Comme de très nombreux responsables « Les Républicains », l’UDI s’est interrogée sur la capacité de François Fillon de poursuivre la campagne présidentielle et a souhaité majoritairement un changement de candidat, au regard tant de ses déclarations passées que de l’emballement médiatique permanent depuis fin janvier, qui étouffe le débat de fond indispensable pour gagner l’élection présidentielle.
Nous prenons acte avec regret du renoncement d’Alain Juppé en saluant sa dignité et sa lucidité.
Nous souhaitons ardemment que les Français puissent avoir droit à un véritable débat démocratique pour éviter les choix par défaut et les aventures pour notre avenir que représenteraient le retour de la gauche ou l’arrivée au pouvoir du Front National.

Partout dans les collectivités les élus UDI sont des alliés loyaux des Républicains, forgeant ainsi le socle de toutes les victoires électorales récentes. Nous sommes attachés à cette alliance, pour peu qu’elle soit fondée sur des valeurs et projets partagés et sur un respect mutuel.

Nous prenons acte du souhait de François FILLON, candidat légitime issu de la primaire, de poursuivre sa campagne et de la volonté qu’il a exprimé de prendre des initiatives de rassemblement en direction de l’UDI, comme des élus LR, qui avaient souhaité un changement de candidat. Pour ce qui concerne l’UDI, nous sommes en attente de ces initiatives annoncées.

L’UDI fondée par Jean Louis Borloo est une force politique indépendante porteuse de valeurs morales spécifiques et d’une vision humaniste et européenne qui fonde son identité.

L’UDI déplore les propos lamentables tenus à son égard depuis quelques jours et regrette que ceux-ci n’aient pas été publiquement dénoncés avec la plus grande fermeté ; tant dans une alliance le respect de chacun est indispensable.

En attendant que se concrétise la volonté de rassemblement affirmée par le candidat et les principaux responsables LR, le Bureau exécutif de l’UDI approuve l’accord électoral, examiné la semaine dernière par notre Commission Nationale d’Investitures, et qui était en passe d’être signé. Le Bureau exécutif de l’UDI valide le projet politique négocié pour la France avec François FILLON, tout en conservant un certain nombre de différences qui seront défendues par l’UDI lors de la prochaine législature.

Le Bureau exécutif réaffirme son soutien à l’action du Président de l’UDI, garant de l’unité du parti.


Les dirigeants de l'UDI dans la presse

Revue de presse
4 mars 2017

Jean-Marie Bockel • Sénateur du Haut-Rhin, Vice-président de l’UDI, porte-parole de l’UDI sur la politique étrangère
« J’ai décidé de lancer un appel solennel à Alain Juppé pour lui demander de prendre le relais, afin que la campagne puisse redémarrer sur le terrain des idées et du projet. » dans Les Dernières Nouvelles d’Alsace

Françoise Gatel • Sénateur-maire de Châteaugiron
« Le temps du sursaut et du recours a sonné. »

Laurent Hénart • Maire de Nancy, Président du Conseil national de l’UDI
« La campagne, ce n’est pas que François Fillon. C’est nous aussi, les militants, les cadres, les élus. Ceux qui ont de l’estime pour lui, ou qui prétendent en avoir, devraient lui dire la vérité très vite, et lui expliquer que l’histoire pourrait très mal se terminer s’il persiste. » dans L’Est Républicain

Yves Jégo • Député-maire de Montereau-Fault-Yonne, 1er Vice-président de l’UDI
« François Fillon ne peut plus désormais, sauf à revenir sur sa parole solennelle, poursuivre sereinement la campagne et défendre le projet partagé des Républicains et de l’UDI. »

Chantal Jouanno • Sénatrice de Paris, Vice-présidente de la région Île-de-France, porte-parole de l’UDI
« Nous appelons LR à changer de candidat. » dans Libération

Valérie Létard • Sénatrice du Nord, 1ère Vice-présidente de la région Hauts-de-France, Vice-présidente de l’UDI
« Après consultation des instances de l’UDI Nord et de nombreux élus UDI des Hauts-de-France, je demande le retrait de la candidature de François Fillon. » dans La Voix du Nord

Franck Reynier • Député-maire de Montélimar, Délégué général de l’UDI
« François Fillon n’est plus en capacité de remporter cette élection. La confiance est rompue avec une très grande partie de l’opinion publique. » dans Le Dauphiné Libéré

Philippe Vigier • Député-maire de Cloyes-les-Trois-Rivières, Président du groupe UDI à l’Assemblée nationale
« Alain Juppé serait à la hauteur du débat. » dans L’Echo Républicain

Michel Zumkeller • Député-maire de Valdoie, Secrétaire général de l’UDI
« Fillon, ce n’est plus possible. » dans L’Est Républicain


L’UDI suspend sa participation à la campagne de François Fillon

Déclaration de Jean-Christophe Lagarde
Paris, le 1er mars 2016

« Suite aux événements judiciaires et politiques de ce matin, le débat de savoir si l’UDI doit continuer de soutenir Francois Fillon ou non est clairement ouvert dans notre famille politique. Nous réunirons le bureau exécutif la semaine prochaine afin de prendre une décision. En attendant cette décision la participation de l’UDI à la campagne de Francois Fillon est suspendue. »


Bayrou "visait l'Élysée, désormais il vise Matignon"

Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI et soutien de François Fillon, analyse la perspective d’une alliance Macron-Bayrou. Entretien.

Lire l'interview sur LePoint.fr

Le Point : François Bayrou propose une « alliance » à Emmanuel Macron, est-ce un handicap pour le candidat François Fillon ?

Jean-Christophe Lagarde : Je ne le crois pas. Tous les électeurs de Bayrou étaient déjà chez Macron. François Bayrou en tire les conséquences : il va où sont ses électeurs. Il avait envisagé dans un premier temps une alliance avec Fillon, or ça ne déplaçait aucun sondage. C’est bien la preuve que ses électeurs étaient déjà chez Macron.

Pourquoi renonce-t-il à être candidat, selon vous ?

Il a compris qu’il n’avait aucune possibilité d’y aller. Il a trouvé avec cette alliance une porte de sortie. J’y vois une apparence de cohérence. Il a voté François Hollande en 2012, il rejoint aujourd’hui le concepteur de son programme économique. J’y vois aussi une nouveauté : il visait l’Élysée, désormais, avec Macron, il vise Matignon.

Pourquoi maintenant ?

Le timing est curieux. En effet, Bayrou rejoint Macron alors que celui-ci n’a pas dévoilé son programme. C’est le contraire de la démarche d’un centriste qui adhère d’abord à un projet plutôt qu’à un homme. C’est étrange de rejoindre une démarche bonapartiste quand toute sa vie on dit s’être battu pour des idées… Car je note qu’il soutient un candidat qui, à ses yeux, représentait il y a encore quelque temps « les puissances de l’argent » contre lesquelles Bayrou affirmait s’être battu toute sa vie. C’est donc un « hologramme » – je reprends son expression – qu’il entend hisser à l’Élysée. J’avais dit à l’époque que les jugements de Bayrou à l’égard de Macron étaient excessifs. Je suis heureux qu’il m’ait entendu.

Peut-il réellement espérer Matignon ?

En général, on nomme à Matignon l’homme politique qui possède à l’Assemblée nationale le plus de députés. Même en cas de victoire de Macron, ce ne sera pas le cas. Les députés du MoDem ne seront pas les plus nombreux. J’ai bien peur alors que dans, ce cas de figure, Bayrou vive à Matignon le supplice de Raymond Barre…