Une économie libre et compétitive

Une économie libre et compétitive

Un transfert massif des charges sociales vers les impôts de consommation

44. Une économie plus compétitive grâce à un transfert massif des charges sociales assises sur l’activité, vers les impôts de consommation : c’est la « TVA compétitivité ».

Faire passer la durée légale du temps de travail de référence à 39 heures par semaine

45. Faire passer la durée légale du temps de travail de référence à 39 heures par semaine, payées 35 heures, en déclenchant les heures supplémentaires une fois dépassé ce seuil. Laisser aux entreprises qui le souhaitent le droit de rester aux 35 heures, tout en cotisant les 4 heures supplémentaires.

25 tranches d’imposition sur le revenu

46. Rendre l’impôt sur le revenu plus juste, en le faisant payer par tous les contribuables fût-ce pour un montant symbolique, et en le rendant plus progressif grâce à 25 tranches d’imposition.

47. Ramener l’impôt sur le bénéfice des sociétés à la moyenne européenne et créer un taux plancher d’imposition sans possibilité d’optimisation.

48. Favoriser fiscalement l’épargne à long terme et les investissements dans les entreprises.

49. Mettre en place un fort encourage- ment fiscal à transmettre le capital de son vivant.

Clarifier dès la signature les éventuelles causes et modalités de rupture du CDI

50. Clarifier dorénavant dès la signature les éventuelles causes et modalités de rupture du contrat à durée indéterminée, qui reste la norme du droit du tra- vail. Réduire les contrats hors CDI à deux types de contrats : le contrat de mission d’une durée maximale d’une année renouvelable une fois (travail saisonnier, secteur culturel), et le contrat d’intérim.

Mettre en place la dégressivité des allocations chômage

51. Mettre en place la dégressivité des allocations chômage et laisser la prééminence à la négociation par les partenaires sociaux : 90% du salaire net les 6 premiers mois suivant la cessation d’activité, puis décroissance jusqu’à cesser au 18ème mois d’inactivité.

52. Après expiration des droits à l’indemnisation du chômage, pour éviter leur exclusion socioé- conomique durable, rémunérer les chômeurs de longue durée en contrepartie d’une mission d’intérêt général au bénéfice de collectivités territoriales, d’organismes publics, ou d’associations, dans la limite de 14 heures par semaine.

53. Réorienter le système des emplois aidés vers les entreprises de moins de 10 salariés, et non plus les collectivités publiques.

54. Fusionner l’ensemble des régimes de retraite dans un régime unique par points : âge de départ à taux plein porté à 65 ans, possibilité de faire valoir ses droits à la retraite « à temps partiel » à partir de 60 ans, prises-en compte de la pénibilité via des accords de branche en bonifiant le nombre de points.

55. Instaurer dans l’Outre-mer une fiscal- ité avantageuse ciblée, afin de relancer ces territoires.

Une contractualisation de la participation des salariés aux résultats financiers de l’entreprise

56. Impliquer davantage les salariés dans la vie de l’entreprise en mettant en place une contractualisation de la participation de ceux-ci aux résultats financiers de leurs entreprises.

Des zones franches rurales

57. Mettre en place des zones franches rurales ainsi qu’un guichet unique pour les créateurs d’entreprise ou les investisseurs.

58. Développer l’attractivité touristique dans les territoires ruraux et hyper- ruraux en apportant une aide, via la région, à la restructuration des zones vacancières.

59. Instaurer un système d’aide à la licence, permettant de favoriser le maintien des activités sportives en milieu rural.

60. Favoriser la consommation locale en rendant obligatoire la traçabilité des produits.


Une France numérique

Une France numérique

Assurer la couverture numérique en très haut débit totale du territoire national

38. Assurer la couverture numérique en très haut débit, totale, du territoire national, en exigeant des opérateurs privés une contractualisation claire et précise en la matière, au besoin avec le soutien financier de l’Etat.

Un fonds de grands travaux d’accessibilité numérique

39. Mettre en place un fonds de grands travaux d’accessibilité numérique, alimenté par une contribution de solidarité numérique, assise sur les abonnements haut débit et très haut débit.

40. Accélérer le raccordement des sites stratégiques pour les territoires par un subventionnement accru, afin de diffuser rapidement les progrès du numérique là où ils sont le plus nécessaires (santé, éducation, administration…).

41. Procéder à une  harmonisation européenne des normes en matière de protection des données

Une régulation européenne de l’écosystème numérique

42. Mettre en place une régulation européenne de « l’écosystème numérique », afin d’assurer notre souveraineté en la matière face aux géants numériques issus des Etats-Unis d’Amérique.

Une industrie européenne du numérique

43. Promouvoir au niveau européen une industrie continentale du numérique afin de restaurer notre indépendance en la matière.


Une France écologique

Une France écologique

Une fiscalité verte, dans la logique du bonus-malus

13. Instaurer une fiscalité verte, dans la logique du bonus-malus entre activités écologiquement nocives et activités écologiquement responsables. Instaurer une fiscalité dédiée en autorisant la mise en place des écotaxes régionales, en supprimant le différentiel de taxation entre l’essence et le gazole, en prévoyant une montée en puissance progressive de la taxe carbone ; en développant le modèle économique du péage lorsque les infrastructures de transport permettent le franchissement de barrières naturelles.

14. Engager la dé-carbonisation des portefeuilles d’investissement et leur orientation vers des technologies moins polluantes.

15. Impulser une politique agricole commune (PAC) visant à concilier l’approvisionnement du continent, l’exportation des produits agricoles, l’équilibre entre les territoires et la préservation de l’environnement.

Une agriculture durable, de proximité et à haute valeur ajoutée

16. Soutenir une agriculture durable, de proximité et à haute valeur ajoutée, en développant des pratiques telles que l’agroforesterie, la permaculture ou la rotation des cultures.

17. Donner la priorité à une valorisation suffisamment élevée du carbone ; réformer le marché des ETS (droits à polluer) et élargir son champ d’application.

18. Redonner la priorité aux grands projets d’infrastructures de transport, investir massivement dans la  recherche et le développement des mobilités non polluantes (électriques, hydrogène, etc…).

Une nouvelle stratégie en faveur du ferroutage

19. Développer une nouvelle stratégie en faveur du ferroutage en recherchant notamment la réduction des temps de transit au passage des principaux nœuds ferroviaires. Développer en parallèle une stratégie pour la montée en puissance capacitaire des autoroutes de la mer.

20. Accélérer le recours aux énergies renouvelables thermiques.

21. Renforcer le dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE) en développant la transparence sur le marché des CEE et en visant une hausse du volume de ces obligations.

22. Donner aux Pays et Territoires d’Outre-mer (PTOM) les moyens financiers de leur transition écologique.

23. Supprimer totalement les subventions aux énergies fossiles.

24. Renforcer l’économie circulaire et les circuits courts par une loi-cadre dédiée.

25. Communiquer davantage sur l’énorme coût de la facture pétrolière et gazière que supporte la France (90% de son déficit du commerce extérieur).

26. Promouvoir les voitures électriques  dans les villes (consommation moitié moindre de carburant) et les hybrides sur les grandes distances, pour réduire économiquement et énergétiquement la facture pétrolière.

27. Etablir quels sont les bons et mauvais biocarburants en tenant compte de leur efficacité/inefficacité énergétique et des risques de conflits avec la chaîne alimentaire.

28. Arrêter définitivement la génération électrique au charbon et l’importation de charbon.

29. Tout en réaffirmant notre soutien à la filière nucléaire, accélérer le recours aux énergies renouvelables thermiques en faisant monter en puissance le fonds chaleur et en soutenant, en amont, la filière biomasse.

30. Soutenir les projets énergétiques innovants dans le monde agricole (photovoltaïque, éolien, méthanisation).

31. Promouvoir la recherche en transformation d’énergie et en stockage d’électricité.

Un programme national de rénovation des bâtiments anciens les plus énergivores

32. Lancer un programme national de rénovation des bâtiments anciens les plus énergivores. Rendre effective la rénovation d’un demi-million de logements anciens par an.

33. Légaliser la vente d’électricité entre particuliers.

34. Lancer un programme de développement intensif des nouveaux métiers de l’énergie marine.

35. Organiser une véritable filière industrielle du recyclage.

36. Favoriser les circuits courts en aidant la filière à mieux se structurer et en appuyant ces démarches sur une vraie politique en matière d’alimentation à destination de l’ensemble des citoyens

Punir plus sévèrement les abandons et les actes de cruauté envers les animaux

37. Punir plus sévèrement les abandons et les actes de cruauté envers les animaux en augmentant la sanction prévue à l’article Article 521-1 du code pénal pour la faire passer à 50 000€ et 3 ans d’emprisonnement, et en veillant à ce qu’elle soit réellement mise en application. Remettre une partie de cet argent à l’association ou fondation qui accueillera l’animal pour contribuer à sa prise en charge.


Une Europe puissance

Une Europe puissance

Lancer une véritable Europe politique prenant appui sur la zone euro

1. Lancer une véritable Europe politique  prenant appui sur la zone euro et découplée du grand marché à 28 : proposer aux six pays fondateurs de mettre à l’agenda du Conseil européen une refonte des Traités pour donner à la zone euro les moyens d’une politique économique créatrice d’emplois. C’est une Europe de l’essentiel centrée sur la monnaie, la défense, la sécurité, les migrations, le contrôle des frontières extérieures, la politique de l’énergie. En contrepartie, l’Europe devra cesser de s’immiscer dans les réglementations relevant des États membres ou de leurs échelons décentralisés.

2. Le culte de la concurrence à outrance a dénaturé le projet européen. Afin d’atteindre un modèle fiscal et social européen, nous devons mettre en place au préalable un « serpent fiscal européen » et un « serpent social européen », entre les bornes desquels les niveaux de prélèvements et d’aides des Etats membres devront obligatoirement se situer, étant entendu que les bornes seront resserrées au fil des ans, en dix à quinze ans, jusqu’à atteindre des niveaux proches dans toute la zone euro. Le modèle de ce système est le « serpent monétaire européen » des années 1970.

Un parquet européen et une police fédérale

3. La nouvelle Europe doit inclure la création d’un parquet européen, et d’une police fédérale chargés de lutter contre le terrorisme et de la grande criminalité, la mutualisation des moyens diplomatiques et consulaires, la montée en puissance d’une Europe de la défense, ainsi que l’institution d’un corps de gardes-frontières et gardes côtes.

Une taxe carbone aux frontières de l’Europe

4. Créer une taxe carbone aux frontières de l’Europe pour assurer une concurrence loyale et freiner les délocalisations d’activités et d’emplois hors de l’espace européen.

5. Mettre en place une assiette commune européenne d’impôt sur les bénéfices des entreprises.

De grands programmes de recherche, de formation et d’investissement

6. Accélérer l’effort européen en faveur d’une politique industrielle et commerciale par la mise en place de grands programmes sectoriels européens de recherche, de formation et d’investissement (nouvelles énergies, infrastructures dans le domaine des transports, numérique, nanotechnologies, etc. – mais aussi dans les secteurs traditionnels menacés).

7. Achever l’union bancaire européenne par la mise en place de son troisième volet.

8. Créer un Code européen des affaires.

9. Afin d’éviter que la libre-circulation des salariés propage le dumping social, les salariés et entreprises qui travaillent dans un pays de l’Union devront cotiser et bénéficier des protections dans le pays où s’exerce leur activité.

Un Ministère européen de l’Immigration

10. Conserver un espace de libre circulation des personnes nécessite de créer un Ministère européen de l’Immigration, avec pour mission de recueillir les besoins économiques de chaque Etat-membre ; de délivrer les titres de séjour correspondants aux candidats à l’immigration économique ou de leur refuser l’entrée sur le territoire européen.

Une politique d’asile commune

Il sera également compétent pour traiter suivant une procédure unifiée l’ensemble des demandes d’asile politique déposées auprès d’un Etat membre de l’espace de libre-circulation. Le ministère, reprenant les missions de Frontex, devra en outre disposer d’un corps de garde-frontières européens.

11. Créer un Commissariat européen à  l’armement pour mutualiser les efforts de recherche, de développement, de production d’armements, et mener des stratégies industrielles à l’échelle de l’Union européenne.

Un grand partenariat euro-africain

12. Lancer un grand partenariat euro-africain pour l’accès du continent africain à l’énergie et à l’eau.


Prologue : nos valeurs

Nos valeurs

La Nouvelle République Girondine et l’Europe fédérale

Faute de moyens suffisants pour agir, la décentralisation est forte dans les textes mais faible dans la réalité. Le centralisme parisien empêche l’épanouissement des initiatives locales. Nos territoires étouffent sous le poids du jacobinisme centralisateur et trop uniformisateur. En particulier dans la France rurale et dans les banlieues urbaines pauvres, des millions de Français se sentent mis à l’écart par la fracture territoriale.

La France d’aujourd’hui vit ainsi le paradoxe d’un Etat central tout-puissant, mais pour qui il est impossible de s’occuper de tout ; de pouvoirs locaux disponibles pour agir au plus près des problèmes, mais empêchés par le manque de moyens ou de liberté d’action ; d’une population française doublement frustrée par l’impuissance de l’Etat et des collectivités territoriales.

Les régions auront de très larges pouvoirs, tandis que le gouvernement central se consacrera aux domaines stratégiques

L’UDI est l’héritière politique des Girondins de la Révolution française. Face à cette crise de la France jacobine, l’UDI propose donc de bâtir une France girondine. Dans cette Nouvelle République girondine, sur un modèle institutionnel girondin, les régions auront de très larges pouvoirs, tandis que le gouvernement central se consacrera aux domaines stratégiques de l’action politique.

Dans sa hâte légitime d’accomplir l’unification historique de ses peuples, l’Europe s’est empressée de réaliser à marche forcée l’adhésion des pays d’Europe centrale et orientale à l’Union. Déjà forts depuis l’adhésion des pays d’Europe du sud sortis de la dictature, les contrastes entre niveaux de développement, de protection sociale et de prélèvements obligatoires des pays membres de l’Union se sont encore aggravés. À cela s’ajoutent d’extrêmes disparités de vues, d’un gouvernement à l’autre, sur l’avenir institutionnel de l’Europe et de la zone euro. Dans ce contexte, faute de convergence suffisante des vues et des systèmes, bâtir une union politique, économique, sociale et fiscale toujours plus étroite, en vue d’une authentique Europe fédérale partagée par tous en même temps, est impossible à court et à moyen terme.

Un Gouvernement économique fédéral avec les pays qui en partagent la vision

Dépositaire en France de l’idéal fédéraliste européen, l’UDI est l’héritière politique de Robert Schumann et de Jean Monnet. Face à la stagnation de la construction européenne, devenue peu à peu une organisation internationale à la carte, l’UDI propose donc de faire le grand bond en avant d’un Gouvernement économique fédéral avec les pays qui en partagent la vision au sein de la zone euro.

Dans cette nouvelle Europe, il y aura deux étages

Dans cette nouvelle Europe, il y aura deux étages. Le marché unique pour ceux qui n’aspirent pas aller plus loin pour le moment. Le moteur fédéral de l’Europe pour ceux qui sont convaincus que la Fédération Européenne est indispensable pour promouvoir et défendre nos modes de vie et nos intérêts face aux autres grands ensembles mondiaux.  Parmi les pays de la zone euro, les pays fondateurs seront un « cœur fédéral », avec pour moteur le couple franco-allemand.

Les premières pierres de l’édifice seront l’installation d’institutions authentiquement fédérales, un Gouvernement en charge de la politique monétaire, budgétaire, industrielle, commerciale, énergétique et migratoire. Il aura en charge de mettre en place, sur le modèle de l’ancien serpent monétaire, un rapprochement fiscal et des règles sociales sur dix ans. En outre, une politique européenne renforcée de défense et de police (pour lutter contre le terrorisme et la grande criminalité), de même que la création de véritables garde-frontières européens, nous semble indispensable.

L’autorité républicaine

La laïcité doit être protégée

Grande œuvre de paix du républicanisme, la laïcité a été attaquée avec barbarie par les attentats de 2015. En réponse, il faut la protéger davantage. Héritière des grands combats du Parti radical, qui est une de ses composantes, l’UDI est intransigeante sur la neutralité du pouvoir politique envers toutes les opinions spirituelles, sur l’absence de stigmatisation de telle ou telle orientation spirituelle, et sur la protection de la vie religieuse que chacun peut avoir, s’il le souhaite, dans sa vie privée.

La méritocratie requiert l’égalité des chances

Grande œuvre de progrès social du libéralisme républicain, la méritocratie est le droit pour chacun de réussir dans la société, à mesure de ses talents et de ses efforts. Cela requiert l’égalité des chances. L’UDI assume donc qu’il faille conduire des politiques ciblées et adaptées sur les plus défavorisés et les plus fragiles, pour leur donner les moyens de tenter leur chance. L’UDI assume de ce fait le droit à l’excellence et à l’expression de tous les talents. Pour les enfants, cela passe d’abord par l’égal accès à une éducation de qualité. Pour les adultes, cela passe avant tout par la nouvelle chance d’une formation professionnelle accessible et véritablement qualifiante.

En outre, parce que les discriminations font obstacle à la méritocratie républicaine en enfermant des citoyens dans des catégories stigmatisées, l’UDI entend les combattre toutes : notamment envers les femmes, envers l’orientation sexuelle, envers les minorités visibles ; ou encore la discrimination au nom et à l’adresse.

Tout citoyen a des droits envers la République, la République a droits envers tout citoyen

Par ailleurs, l’UDI affirme que l’individualisme n’est pas républicain. Né pour abolir la société de castes et les pouvoirs arbitraires de l’Ancien Régime, le républicanisme implique une relation de responsabilité mutuelle entre la Cité et l’individu libre. D’un côté, tout citoyen a des droits envers la République : notamment la garantie de ses libertés fondamentales, ainsi que la sécurité de sa personne et de ses biens. De l’autre, la République a des droits envers tout citoyen : notamment le respect entier des règles de vie commune, et le fait de travailler, sous une forme ou sous une autre, à la prospérité commune de la Cité.

L’UDI rejette toute alliance, toute proximité d’idées et tout vote en faveur de l’extrême droite

La définition que l’extrême droite donne de l’identité française est en réalité ethnique : une couleur de peau, une culture, une religion. Sous couvert de nationalisme, elle défend ainsi le concept raciste d’une ethnie française blanche. En cela, elle n’est pas républicaine. Par conséquent, l’UDI rejette catégoriquement toute alliance, toute proximité d’idées, et tout vote, en faveur de l’extrême droite.

La liberté réelle

Les partis politiques et les corps intermédiaires ont désormais le devoir de se réadapter beaucoup plus fréquemment aux recompositions accélérées de la société

L’UDI prend acte de ce que la société française évolue vers une horizontalité de plus en plus poussée des relations entre ses composantes : qu’elles soient individuelles, institutionnelles ou collectives. Tout en défendant la persistance d’une certaine verticalité dans l’exercice du pouvoir au service de l’intérêt général, l’UDI en déduit que les partis politiques et les corps intermédiaires ont désormais le devoir de se réadapter beaucoup plus fréquemment aux recompositions accélérées de la société, et aux évolutions bien plus rapides de ses attentes.

L’UDI entend fonder le progrès de la société sur la confiance dans ses corps intermédiaires. En termes d’idées, de projets et d’actions au plus près des problèmes, la société civile est parfois très en avance sur le monde politique. L’UDI compte donc écouter ce que les associations, les syndicats et les ONG demandent et proposent, pour mieux le traduire dans le débat politique. L’UDI entend par ailleurs bâtir une société de confiance, dans laquelle un maximum de missions d’action politique seront directement confiées à la société civile. C’est la raison pour laquelle l’UDI défend une vision de la société basée d’avantage sur le contrat entre ses membres.

C’est l’épanouissement de la personne humaine qui doit constituer l’objectif suprême de l’action politique

L’UDI prône une troisième voie humaniste entre le système économique capitaliste et le marxisme. Cela implique que c’est l’épanouissement de la personne humaine, tant matériel que moral, qui doit constituer l’objectif suprême de l’action politique. Le but de l’UDI peut donc se résumer comme suit : pour chacun, avoir le droit et les moyens de s’accomplir comme il l’entend.

Héritière du libéralisme, l’UDI défend résolument les libertés fondamentales reconnues par la Déclaration universelle des droits de l’Homme, ainsi que la liberté d’entreprendre, d’innover et de tenter sa chance et de recevoir le fruit de ses efforts et des risques pris. Elle affirme que l’égalité forcée sur la ligne d’arrivée est tout aussi injuste que l’inégalité sur la ligne de départ. Elle juge que les rentes de situation, les rentes de statut, les rentes par réglementation, les rentes de corporation, sont autant de nouveaux privilèges et de nouvelles castes, au détriment de tous ceux que des barrières bloquent. Héritière des partisans de la liberté, l’UDI veut lever ces barrières qui, partout, empêchent les talents d’émerger.

L’UDI veut donner à chacun les moyens de sa liberté

Fondamentalement, l’UDI veut donner à chacun les moyens de sa liberté. Elle refuse le conservatisme, qui veut protéger les dominants de la société sous couvert de tradition et de stabilité. Elle refuse l’égalitarisme, qui nivelle la société par le bas sous prétexte de justice sociale. Entre la loi du plus fort des uns et l’interdiction de réussir des autres, l’UDI veut partager autant qu’il faut pour abolir les inégalités insupportables, et redistribuer juste suffisamment pour donner à chacun une chance de réussir par son propre mérite.

L’UDI rappelle son attachement aux droits fondamentaux de la personne humaine et à la défense des droits de l’Homme et des Libertés.

L’écologie humaniste

L’UDI veut protéger les capacités de développement et de prospérité des générations futures. Cela implique des politiques de développement durable plutôt que de consumérisme. En outre, l’UDI refuse catégoriquement l’opposition absurde entre l’Humanité et la Nature, comme s’il fallait nécessairement nuire à l’une pour profiter à l’autre, alors que les deux dépendent l’une de l’autre.

Toute politique économique doit aussi être une politique écologique

À la différence de ceux qui détournent l’écologie pour en fait s’attaquer au capitalisme et aux cultures modernes, l’UDI considère que la culture et l’économie ne doivent pas être déconnectées de l’écosystème planétaire. Au contraire, elles en sont parties intégrantes. En particulier, puisque l’économie est la gestion des ressources rares, l’UDI soutient que l’économie est par définition de l’écologie. Par conséquent, elle proclame que toute politique économique doit aussi être une politique écologique.


Explosion des délais pour les rdv médicaux : S. Demilly saisit la Ministre de la Santé

Communiqué de Stéphane Demilly
Le 31 mars 2017

Stéphane Demilly, Député de la 5ème circonscription de la Somme, tient à réagir aux derniers chiffres parus sur l’explosion des délais d’attente pour obtenir un rendez-vous avec un médecin généraliste ou spécialiste.

Il a saisi la Ministre de la Santé par une Question écrite et lui a demandé de prendre, enfin, des mesures.

« Entre 2012 et 2017 les délais moyens d’attente pour obtenir un rendez-vous en ville ont littéralement explosé pour passer de 104 à 117 jours pour un ophtalmologiste, de 55 à 68 pour un gynécologue, de 41 à 64 pour un dermatologue, de 38 à 53 pour un cardiologue, de 36 à 51 pour un rhumatologue ou encore de 33 à 43 jours pour un ORL…

Ces délais d’attente insupportables sont ainsi devenus la première cause de renonciation aux soins par les Françaises et les Français.

Par ailleurs, 47% des médecins généralistes ont plus de 55 ans, et 27,3% ont plus de 60 ans contre seulement 16% ont moins de 40 ans. Les médecins spécialistes sont âgés en moyenne de 51 ans dans notre pays, 27,6% ont plus de 60 ans alors qu’à peine 20% ont moins de 40 ans.

L’arrivée de médecins nouvellement formés ne permettra donc pas de pallier les prochains départs à la retraite ni de faire face à l’augmentation des besoins liés au vieillissement de la population.

Si rien n’est fait, le phénomène va donc continuer à s’aggraver et les délais d’attente pour les patients à s’allonger » a-t-il tenu à dénoncer en demandant, enfin, un plan d’actions clair et détaillé.


L’équipe d’E. Macron tente de faire croire que 10 sénateurs UDI l’auraient rejoint.

Communiqué de Jean-Christophe Lagarde
Paris, le 26 mars 2017

Il y a une limite à la manipulation. L’équipe d’Emmanuel Macron tente de faire croire ce dimanche que 10 sénateurs UDI l’auraient rejoint.

La réalité de l’appel initié par Michel Mercier et publié dans le JDD c’est qu’il est signé par 6 sénateurs MoDem, une écologiste et 3 élus UDI (MM. CANNEVET, GABOUTY et NAMY).

Ainsi, seuls 3 sénateurs UDI sur les 34 que compte notre formation ont fait ce choix.

Cette proportion correspond aux débats qui avait eu lieu dans les fédérations UDI, où moins de 10% des militants s’étaient montrés tentés par la candidature de M. Macron.

De même, hier 25 Mars, c’est par plus de 580 voix pour, 10 contre et 9 abstentions que le Conseil National de l’UDI a validé l’accord programmatique et électoral avec les Républicains et le soutien à leur candidat à l’élection présidentielle.