Communiqué - Une nouvelle ère politique

Communiqué
Paris, le 20 juin 2017

Motion votée à l’unanimité des membres du Bureau Exécutif de l’UDI, moins une abstention.

UNE NOUVELLE ERE POLITIQUE

Les élections présidentielles et législatives ont fait naître une nouvelle ère politique qui impacte toutes les familles de pensées.

Cette nouvelle ère doit également faire naître un nouveau comportement au parlement qui tourne le dos aux automatismes partisans et aux postures d’une majorité aux ordres confrontée à une opposition systématique.

Nous voulons que ces 5 années soient utiles pour que la France puisse se redresser sur le plan économique, social et éducatif. Face à la montée des extrêmes et de l’abstention, nous ne pouvons pas perdre 5 années supplémentaires.

L’UDI appelle à la constitution d’une force progressiste rassemblant les familles écologistes, radicales, démocrates, centristes et de droite humaniste.

La constitution des groupes à l’Assemblée Nationale doit être la première étape de ce mouvement de progrès pour la République.

Nous invitons donc ces familles politiques à constituer un groupe parlementaire novateur indépendant, exigeant et bienveillant qui portera ce renouveau de la vie politique.

Jean-Christophe Lagarde, Yves Jégo, Laurent Hénart, Président du Parti Radical, Maurice Leroy, Sophie Auconie, Thierry Benoît, Guy Bricout, Charles de Courson, Béatrice Descamps, Stéphane Demilly, Yannick Favennec, Meyer Habib, Bertrand Pancher, Philippe Vigier, André Villiers, Francis Vercamer, Michel Zumkeller.

François Zocchetto, Jean-Marc Gabouty, Annick Billon, Elisabeth Doisneau, Olivier Cadic, Sylvie Goy-Chavent, Sophie Joissains, Henri Tandonnet, Vincent Capo-Canellas, Pierre Médevielle, Jean-Marie Bockel, Valérie Létard, Hervé Marseille. 


Stéphane Demilly réélu dès le 1er tour avec près de 54% des voix


"En démocratie, quand il y a un soupçon, il doit y avoir une enquête !"

INTERVIEW – Le président de l’UDI, qui s’étonne du silence d’Emmanuel Macron sur l’affaire Ferrand, «ne comprend pas» non plus la discrétion du ministre de la Justice, François Bayrou.

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LE FIGARO. – Êtes-vous convaincu par les explications de Richard Ferrand?

Jean-Christophe LAGARDE. – Non. Le ministre de la Cohésion des territoires dit aux Français: «Circulez, y a rien à voir», en reprenant à son compte l’argument qu’il a tant dénoncé chez François Fillon, «les Français seront les juges». Ça ne tient pas: le peuple vote, il ne juge pas! Les soupçons s’accumulent sur Richard Ferrand et semblent montrer qu’il a bâti partout où il était un système dont tous ses proches profitaient. En démocratie, quand il y a un soupçon, il doit y avoir une enquête.

Là, c’est la justice que vous mettez en cause…

Non, je dis qu’après les révélations de l’avocat à l’origine de l’opération immobilière visée, je ne comprends pas que le parquet de Brest n’ouvre pas une enquête préliminaire. Ça ne voudrait pas dire que Richard Ferrand est coupable, mais qu’il y a des raisons de vérifier si un délit a été commis. S‘il se sent vraiment innocent, il n’a rien à redouter d’une enquête.

Souhaitez-vous que le président s’exprime?

Emmanuel Macron a ouvert un chantier sur la moralisation de la vie publique. Il faut qu’il s’exprime enfin, à la fois sur ce que l’on sait de l’attitude de son ministre et sur l’absence d’enquête. Son silence finit par donner l’impression d’un pouvoir absolu qui se croit déjà tout permis, ce qui est parfaitement contradictoire avec le travail de moralisation qu’il revendique de mener. Richard Ferrand est un proche sinon le plus proche du chef de l’État. Il est secrétaire général d’En marche!, c’est lui qui a construit ce parti et qui – point inquiétant – en a dans une large mesure sélectionné les candidats aux législatives.

Vous qui connaissez bien François Bayrou, comment expliquez-vous que, Garde des Sceaux, il se taise?

Il n’a évidemment pas à intervenir dans le cours de la justice. Il devrait d’ailleurs s’abstenir de retweeter la défense de Mme de Sarnez, ce qui peut sembler une pression sur l’enquête. Mais je ne comprends pas qu’il n’exprime pas son opinionalors que c’est lui qui est en charge du projet sur la moralisation de la société. L’attitude de Richard Ferrand entre-t-elle dans le cadre de la «morale» que François Bayrou veut promouvoir dans sa loi?

Marielle de Sarnez, visée par une enquête préliminaire, doit-elle quitter le ministère des Affaires européennes?

Non, sinon ce serait substituer la présomption de culpabilité à la présomption d’innocence. Combien de responsables politiques – Éric Woerth, par exemple – a-t-on fait démissionner alors que la Justice ne leur a rien reproché?

L’affaire Ferrand peut-elle avoir un impact sur les législatives?

Elle peut interpeller des Français qui étaient prêts à faire confiance au nouveau pouvoir et qui se demandent si, doté d’une majorité absolue, il ne commettrait pas les mêmes excès que certains de ses prédécesseurs.


"S'il y'a recomposition, il faudra discuter pour construire une plateforme de gouvernement."

INTERVIEW – Le Parisien – Pour le Jean-Christophe Lagarde, chef de l’UDI, un gouvernement de coalition est envisageable.

Lire l'interview sur Le Parisien

Souscrivez-vous à la recomposition politique voulue par Emmanuel Macron ?

Jean-Christophe Lagarde. Nous avons toujours voulu en finir avec les oppositions factices. Désormais En Marche ! est un parti comme les autres. Il cherche à avoir tout le pouvoir : c’est le principal danger des législatives. Le pouvoir absolu donné à un seul homme à travers une majorité absolue à l’Assemblée nationale est la pire illusion française, qui a toujours abouti aux désillusions. On a donné le pouvoir absolu à Chirac en 2002, à Sarkozy en 2007, à Hollande en 2012. Si les Français font ce choix avec En Marche ! on connaîtra le même échec : quand un pouvoir est absolu il se trompe absolument, disait Bayrou !

Pourriez-vous travailler avec le nouveau chef de l’Etat ?

Oui. Mais sommes-nous pour autant macronistes ? Non. On ne va pas créer l’illusion d’un parti unique.

Comment ? au coup par coup, ou par un contrat de gouvernement ?

Il y a trois cas de figure possibles. Premièrement, les Français confient la majorité à l’UDI et aux Républicains. Pas question alors de faire la guerre au président : il est suffisamment libéral pour qu’on puisse trouver des terrains d’entente et que ça se passe bien.

Une cohabitation douce ?

Non. La cohabitation, c’est quand un président a gouverné et qu’il a échoué. Emmanuel Macron n’a pas encore gouverné.

Et si Macron obtient une majorité absolue ?

Alors, les élus UDI voteront les textes qui leur paraîtront bons. Par exemple il aura notre soutien à 100 % sur l’Europe ou sur l’égalité des Français devant la retraite.

Et vous voteriez les ordonnances sur la réforme du travail ?

Pourquoi pas ? à une condition : que ces ordonnances soient coécrites avec les groupes parlementaires. Si c’est un passage en force, style 49.3, les députés UDI y seront opposés.

Troisième cas de figure : celui d’une majorité relative ?

Il faudrait bien alors discuter pour construire une plate-forme de gouvernement rassemblant toutes les idées que l’on partage, et arbitrer les autres. C’est la seule solution qui n’a jamais été essayée dans notre pays.

Une coalition à l’allemande ?

Oui, si les Français le choisissent. En Allemagne, Schröder et Merkel se sont trouvés dans la situation où il n’y avait pas de majorité. Ils n’ont pas fui leur responsabilité, et nous ne la fuirons pas non plus. On ne va pas laisser le pays sans gouvernement, sans reconstruction du marché du travail, de l’Education nationale, de la sécurité collective, de l’autorité de l’Etat… Ce n’est pas parce qu’on n’a pas la culture d’une telle solution qu’on n’en est pas capables.

Quels désaccords resteraient alors à arbitrer ?

Sur la CSG, nous avons un désaccord total. Le dispositif que prévoit Macron, c’est 21 Mds€ de taxes qui vont pénaliser les fonctionnaires, les retraités et les professions indépendantes. Les législatives donnent à ces 18 millions de Français l’occasion de se défendre !

Vous participeriez à un accord de gouvernement si LR n’y est pas ?

Le choix de l’UDI se fera de façon indépendante, en fonction de notre projet. Nous sommes en alliance avec LR, pas en dépendance ni en soumission.

Que pensez-vous du gouvernement d’Edouard Philippe ?

Edouard Philippe est un homme respectable. Le gouvernement a un aspect positif, il est très marqué proeuropéen et il faut reconstruire l’Europe. Et il y a une personnalité exceptionnelle, c’est le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer.

Vous avez été victime d’un malaise cette semaine, comment allez-vous ?

C’est une alerte dont je dois tenir compte. Rien de grave, mais il faut que j’apprenne que je n’ai plus 20 ans !


Communiqué suite à la nomination du gouvernement Philippe I

Communiqué
Paris, le 17 mai 2017

L’UDI prend acte de la nomination du Gouvernement et souhaite que celui-ci engage sans tarder les réformes indispensables à notre pays, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’emploi, de la fiscalité et de la sécurité.

Ce qui marque dans sa composition c’est surtout le caractère très européen de ce Gouvernement, ce qui est une bonne chose après le débat présidentiel qui vient d’avoir lieu et au moment où l’Union Européenne a besoin d’une véritable refondation.

Il s’agit néanmoins d’un Gouvernement en attente du choix que les français feront lors des élections législatives, au cours desquelles les candidats UDI porteront nos propositions, notre projet et nos valeurs afin que nos idées soient défendues au sein du Parlement.