Le débat parlementaire a fait son œuvre pour le projet de Loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes

Communiqué de Sophie Auconie
Paris, le 5 juillet 2018

Lors des débats au Sénat qui ont commencé cette semaine, je salue la décision du gouvernement d’abandonner les dispositions du projet de loi qui proposaient de créer une nouvelle notion par son article 2, celle de « l’atteinte sexuelle sur mineur par pénétration ».

Cette décision, raisonnée et faisant preuve de sagesse, fait suite à de nombreux débats parlementaires à l’Assemblée nationale et commission au Sénat mais aussi à l’indignation unanime des associations.

Sa conception même était trop floue, juridiquement approximative et présentait un risque de correctionnalisation massive des viols.

Je me réjouis de cette décision et j’applaudis toutes celles et ceux qui se sont mobilisés.


Dépenses : Etat et collectivités doivent avancer d'un même pas

TRIBUNE – Pour Olivier Richefou, président du Conseil départemental de la Mayenne, les départements doivent bien sûr maîtriser leurs dépenses… à condition que l’Etat en fasse autant.

Lire la tribune sur Les Echos

Après des années de baisse des dotations aux collectivités, le gouvernement a opté pour une nouvelle méthode : la contractualisation. Ce dispositif, prévu par la loi de programmation des finances publiques 2018-2022 imposait aux 322 plus grandes collectivités, de signer, avant le 30 juin dernier, avec l’Etat, sous peine de pénalités, un pacte financier de trois ans les obligeant à respecter une limitation de leurs dépenses réelles de fonctionnement de 1,2 % par an.

Comment ne pas accueillir favorablement le principe de contribuer à l’effort collectif de redressement des comptes de la nation. La baisse de la dépense publique est une nécessité économique et démocratique. Ce n’est pas une option. Le Conseil départemental de la Mayenne que je préside, n’a d’ailleurs pas attendu l’Etat pour bien gérer les deniers publics et démontré qu’il était vertueux à bien des égards. Ayant pu favorablement négocier les termes du pacte financier dans l’intérêt des Mayennais, je l’ai signé.

Pourtant, vécu comme la remise en cause du principe constitutionnel d’une République décentralisée marquée par la libre administration des collectivités territoriales et la réintroduction par l’Etat d’une certaine forme de tutelle financière et politique sur les communes, les départements et les régions, de nombreux responsables d’exécutifs locaux  continuent de mener la fronde et de refuser de cautionner une démarche qui s’apparente à une contrainte presque punitive.

Relation de confiance abîmée

Bien d’autres motifs peuvent légitimer une telle attitude parmi lesquels, celui de l’incapacité de l’Etat à s’appliquer à lui-même les efforts qu’il demande aux autres. La Cour des comptes dans son dernier rapport annuel sur les finances publiques pointe clairement  le caractère toujours aussi flou de la stratégie du gouvernement pour réduire ses dépenses, lesquelles, rappelons-le ont augmenté de 1,7 % entre 2017 et 2018 et dont les exercices budgétaires sont déficitaires depuis 1974 !

S’y ajoute un pilotage de l’action publique locale rendu compliqué par un gouvernement qui multiplie sans concertation depuis plusieurs mois les signes de défiance à l’égard des collectivités à l’exemple de certaines décisions récentes relatives à la politique du logement, sans compter les réformes faussement généreuses mais réellement périlleuses telle que  la suppression de la taxe d’habitation, mesure dont le financement d’environ 13 milliards euros demeure totalement virtuel.

C’est enfin et surtout, une relation de confiance très abîmée entre les collectivités et un gouvernement qui n’honore pas sa parole donnée s’agissant notamment des mesures de compensation financière du reste à charge des allocations individuelles de solidarités (RSA, APA et PCH). Ce renoncement se traduit par l’abandon d’une dotation de 250 millions d’euros au profit des départements les plus en difficulté et la création d’un dispositif de péréquation.

Face à cette situation, deux solutions : l’une, peut consister à continuer de porter l’estocade contre l’Etat et se complaire dans le désaccord avec lui ; l’autre s’attache à reconstruire progressivement par le dialogue et la co-construction un nouveau mode de relation entre l’Etat et les collectivités locales fondé sur des engagements réciproques dans la durée.

Pour ma part, je privilégie la politique de la main tendue, prenant acte, d’une part, du maintien des engagements du gouvernement relatifs à la prise en charge des mineurs non accompagnés, d’autre part, de sa volonté d’accompagner les départements dans le cadre d’un futur programme de lutte contre la pauvreté.

Un nouveau mécanisme de solidarité financière

Au-delà, n’attendons pas l’Etat pour prendre en main notre propre destin. La crédibilité des départements dépend en effet aussi de leur propre capacité à imaginer entre eux un nouveau mécanisme de solidarité financière.

Dans cet esprit, au-delà de toutes considérations partisanes, j’ai proposé à l’Assemblée des départements de France que soit mise à l’étude une péréquation horizontale et qu’elle soit dotée financièrement d’un prélèvement de 0,1 % sur les recettes des droits de mutation à titre onéreux (traditionnellement appelés « frais de notaires ») perçus par chaque département, qu’ils puissent bénéficier ou pas d’un rehaussement de leur taux plafond. Les départements les plus favorisés pourraient ainsi venir épauler les plus en difficulté et les plus exposés à la croissance des dépenses sociales, notamment celles relevant du RSA.

Sur cette base, j’invite le gouvernement, dans le cadre d’un accord de réciprocité et d’un partenariat tout aussi confiant qu’exigeant, à accompagner financièrement cette solidarité dès la prochaine loi de Finances. Plus que jamais, la raison et l’intelligence collective doivent être mobilisées au service de l’intérêt général. La rigueur des temps fait qu’Etat et collectivités doivent avancer d’un même pas et regarder l’avenir, unis dans un même destin fondé sur une conception partagée de la République.


Pour une Europe souveraine !

Bâtir une Europe rempart pour protéger notre souveraineté et défendre nos modes de vie.

Motion adoptée par le Conseil national de l’UDI

Après l’effondrement du Mur de Berlin et de l’ensemble du bloc soviétique, l’Europe a raté la chance historique qui était la sienne de donner un nouvel élan à la construction européenne. L’Europe qui s’est relevée des guerres et de la barbarie de la première moitié du XXe siècle, en inventant un modèle unique de coopération entre nations, nous apporté paix et croissance. Mais elle n’a pas su retrouver le même souffle, saisir l’occasion de devenir la puissance qu’elle devrait être. Elle s’est rabougrie dans une vision administrative et pusillanime de ses missions. Par manque de vision, elle accompagne et subit, aujourd’hui, une mondialisation qui nous impose des intérêts et des modèles économiques et sociaux aux antipodes de ceux que l’humanisme européen a fait émerger au cours des siècles.

Tandis que les populistes de tous bords trouvent de plus en plus d’écho auprès de nos concitoyens déboussolés, la responsabilité des gouvernements nationaux, au cours des dernières décennies, est immense. Car plus les voix des europhobes portent haut, moins les dirigeants nationaux défendent l’étendard européen. Chaque fois qu’une mesure impopulaire est prise, ils brandissent l’Europe comme bouc-émissaire, pour s’exonérer de leurs propres responsabilités. Aucun d’entre eux n’a été capable de fixer des perspectives fédératrices.

De petites lâchetés en grands renoncements, le plus beau projet politique porté sur notre continent se détisse sous nos yeux. Nos concitoyens ont fini par croire que nos échecs collectifs étaient imputables à « trop d’Europe » alors même que c’est parce qu’il n’y avait « pas assez d’Europe » que nous avons échoué.

Dans un monde où l’Union européenne représente moins d’un quart de l’économie mondiale et où la France elle- même ne pèse plus que 3%, dans un monde de plus en plus incertain où les alliances se font et se défont à une vitesse inédite, dans un monde où les alliés d’hier deviennent plus incertains aujourd’hui, comment notre pays pourrait peser seul dans les échanges mondiaux, résister aux diktats économiques des nouvelles puissances, assurer son indépendance énergétique et lutter contre les menaces qui pèsent sur nous ?

La question qui nous est posée aujourd’hui n’est pas de savoir si nous risquons de perdre notre souveraineté nationale en mutualisant à l’échelle de l’Union européenne les compétences que nous ne savons plus exercer efficacement seuls. La question est celle de la prise conscience que nous avons déjà perdu beaucoup de nos souverainetés vis-à-vis des autres grandes puissances mondiales en n’acceptant pas de nous fédérer.

La première mission de l’Europe, aujourd’hui, doit être de préserver nos souverainetés encore existantes et de reconstruire celles que nous avons perdues dans le but de défendre nos modes de vie. Dans un monde qui ne fait plus cas des valeurs humanistes et universalistes que la civilisation européenne a façonnées, il en va de la survie de nos modèles de société.

Dans la droite ligne du chemin tracé par Valéry Giscard d’Estaing, nous devons créer deux cercles bien distincts : « une Europe Puissance » fédérée par un socle de valeurs communes et par des partages de souveraineté et une « Europe géographique », l’espace de libre- échange que nous connaissons mais qui devra harmoniser ses règles de concurrence interne afin d’en garantir la loyauté.

Cette « Europe Puissance » que nous voulons bâtir devra s’organiser autour de quelques missions stratégiques :

 1  Un Ministère Economique Fédéral (MEF) qui planifiera, dans la zone euro, des stratégies industrielles, commerciales, de recherche, d’innovation et énergétiques communes parce qu’il n’y a qu’en étant à l’avant-garde que l’Europe pourra retrouver son rang et préserver sa souveraineté face aux grandes puissances;

 2  Un véritable Parquet Européen (PE) et une Police Fédérale Européenne (PFE) habilités à lutter contre le terrorisme et contre les grands réseaux criminels qui profitent des frontières pour prospérer;

 3  Un Ministère Européen des Migrations (MEM) doté d’une administration fédérale de garde-côtes et de garde- frontières ayant des moyens renforcés. Ce ministère harmonisera le droit d’asile à l’échelle européenne avec des critères d’accueil cohérents et précis. Chaque pays fixera, tous les ans, le nombre et la typologie des étrangers qu’il souhaite recevoir. Le MEM sera chargé de faire respecter ces règles et d’instruire les demandes dans les pays de départ à partir de centres d’accueil situés hors de l’Union;

 4  La construction d’une défense européenne commune bâtie sur une autonomie stratégique, technologique, industrielle et une coopération opérationnelle au sein de l’OTAN, car les évolutions du monde démontrent, mois après mois, que l’Europe ne doit plus dépendre à ce point des Etats-Unis qui sont devenus très imprévisibles;

 5  Une Europe plus verte en faisant de la politique énergétique commune un nouveau pilier pour garantir notre souveraineté énergétique, tout en assurant la solidarité entre Etats européens et en faisant de la transition énergétique un relais de croissance et un facteur d’indépendance;

 6  La relance d’une nouvelle PAC afin qu’elle réponde à des objectifs fondamentaux : assurer la souveraineté alimentaire en étant capable de nourrir le continent et d’exporter ses productions par une industrie agroalimentaire durable et performante tout en garantissant la sécurité et la qualité alimentaires. Parce que les agriculteurs assument ces missions vitales, un revenu doit leur être garanti;

 7  La création d’un corridor fiscal fixant des minima et des maxima que les taux d’imposition nationaux des entreprises devront respecter, avec l’objectif de les rapprocher suffisamment en dix ans. Sur le même modèle, nous voulons un corridor social pour rapprocher les droits sociaux afin d’éviter le dumping entre Etats européens. Le dumping social et fiscal que nous constatons aujourd’hui est, en effet, une violation flagrante de l’esprit même de solidarité sur lequel l’Union s’est construite;

 8  Le transfert de 2 points de TVA vers l’Europe, qui sera compensé par la baisse des contributions des États (et qui sera donc neutre pour les contribuables et les États), afin que l’Union européenne ait des ressources propres lui permettant de sortir des logiques égoïstes des Etats membres. La mise en place d’une Taxe sur les mouvements financiers et sur les GAFA pour financer, notamment, les investissements structurants, le droit à Erasmus pour tous les jeunes et la nouvelle PAC;

 9  Bâtir une co-croissance entre l’Europe et l’Afrique parce que nous sommes les seuls voisins de ce continent qui représente tout autant une formidable chance économique de développement commun pour l’Europe qu’un risque majeur si nous n’accompagnons les mutations de l’Afrique parallèlement à son explosion démographique.

L’UDI est la seule famille politique française à porter avec constance et sans ambiguïté le projet fédéraliste européen. Lorsque les autres formations politiques majeures baissent pavillon, face aux doutes de nos concitoyens, c’est à chaque fois notre famille qui relève l’étendard européen et porte ce message pour lui redonner du souffle. C’est encore ce que nous ferons en 2019.

C’est l’une de nos plus impérieuses missions. Il est de notre responsabilité de porter haut ce message d’une Europe Fédérée qui est notre dernier rempart pour protéger nos souverainetés et nos modes de vie face au reste du monde.

Nous le ferons tout au long des douze prochains mois. Nous poursuivrons le dialogue avec tous ceux qui partagent notre diagnostic et nos ambitions. Parce qu’ils sont singuliers, ces valeurs et ce projet devront être portés par nos candidats lors des élections européennes à venir et nous aurons la volonté de rassembler autour de cette vision ambitieuse de l’Europe.


Migrants : devant la faillite des États, il faut passer la main à l’Europe

Motion adoptée par le Conseil national de l’UDI

ASSEZ DE MENSONGES ! Depuis cinq ans, l’Europe est accusée, chaque jour, d’être incapable de gérer les crises migratoires. Les populistes de tous pays réclament le retour au pouvoir national pour gérer les migrants. La plupart des médias reprennent cette ânerie à travers toute l’Europe. Des Gouvernements tombent ou vacillent sous ces coups de boutoir démagogiques et l’Europe menace de sombrer sous ces accusations.

Le plus invraisemblable de cette situation, c’est que bien qu’accusée de tous les maux, l’Europe n’a aucune compétence en matière migratoire car les Etats n’ont jamais voulu les lui confier ! Ce sont les Etats et leurs égoïsmes qui ont failli dans la crise des migrants ; pas l’Europe qui n’a aucun pouvoir en la matière !

Paralysés par leurs égoïsmes nationaux et incapables de coordonner leurs politiques migratoires et leurs administrations, les Etats membres s’empressent de rejeter la « faute sur Bruxelles », cherchant à faire oublier à leurs concitoyens leur incapacité à mettre en œuvre une politique commune courageuse et ambitieuse aux frontières de l’Europe.

Pas un responsable, pas un média ne rappelle que cela fait seulement 18 mois que FRONTEX a été concédée à l’Europe, par des Etats sans volonté et débordés par la crise, avec des pouvoirs, des missions et des moyens ridicules face à l’enjeu migratoire. Et, encore, cela n’a été le cas que parce que les pays du sud de l’Europe n’avaient pas les moyens militaires et policiers de garder seuls leurs frontières…

Comme le fut en son temps « Maastricht », « Schengen » est agité comme un totem par les « eurodestructeurs » pour accuser l’Europe de tous les maux et de toutes les faiblesses. Mais ce sont les mêmes forbans qui refusent qu’elle s’en occupe !

En la matière, l’Europe n’est pas coupable. Car elle n’a jamais eu la mission, ni le pouvoir de gérer cet enjeu majeur. C’est l’absence d’Europe qui rend les migrations ingérables ! Les Etats membres échoueront tant qu’ils ne mutualiseront pas leurs compétences dans une politique commune pour créer une véritable administration fédérale capable de protéger les frontières de l’Europe et de gérer les migrations au service de nos Etats.

« Pour s’organiser et ne plus subir, la gestion des flux migratoires et du droit d’asile doit être assurée au niveau européen »

Depuis trente ans, notre famille, celle des centristes, des humanistes et fédéralistes européens milite pour une politique migratoire commune de l’Union Européenne :

en 1989, derrière Simone Veil nous proposions déjà la création d’un corps de garde-côtes européens ;

• depuis quinze ans, nous défendons sans relâche la création d’un Ministère Européen des Migrations (MEM), pour que les Etats aujourd’hui démunis face aux pressions migratoires qui pèsent à leurs frontières fassent front ensemble afin de ne pas avoir de trous dans la raquette ;

• depuis quinze ans, nous militons pour que l’Europe s’inspire du modèle fédéral canadien où chaque Etat décide du nombre de personnes qu’il peut et veut accueillir et où le niveau fédéral gère l’ensemble des flux, pour garantir le respect du choix de chaque Etat ;

• depuis dix ans, nous demandons une définition commune du droit d’asile, car un étranger en danger dans son pays d’origine l’est tout autant selon qu’il demande protection au Danemark ou au Portugal.

Les 28 et 29 juin prochains, les chefs d’Etat européens se réuniront à Bruxelles avec l’ambition affichée de relancer la construction européenne. Ce Conseil européen doit permettre, enfin, de quitter le milieu du gué pour définir les règles d’un transfert à l’échelon européen des compétences nationales en matière d’immigration et de droit d’asile.

L’UDI demande donc solennellement aux chefs d’Etat européens d’engager le processus de création d’un Ministère Européen des Migrations et du Droit d’Asile pour gérer les questions d’immigration de chaque pays fédéré, doté des moyens d’assumer les missions suivantes :

• la protection des frontières de l’Europe par la création d’un corps de garde- côtes et de garde-frontières européen dotés de moyens humains renforcés ;

• la création de centres d’accueil et d’examen des demandes d’asile, communément appelés « hot spots », dans des pays sûrs situés sur le continent d’origine des demandeurs pour éviter de les laisser prendre le danger inconsidéré de traverser la Méditerranée dans des conditions inhumaines. Une fois créés, ces mêmes centres auront également vocation à accueillir les personnes interceptées en Méditerranée ou en Europe jusqu’à l’examen de leur demande ;

• la mise en oeuvre de la règle selon laquelle la régularisation des immigrants illégaux ne sera pas possible en dehors du passage par ces centres et le conditionnement des aides européennes au développement à la coopération des pays bénéficiaires au contrôle des migrations ;

• la centralisation des politiques migratoires en conservant pour chaque Etat le soin de fixer le nombre d’étrangers qu’il veut accueillir et les critères de visa ;

• la gestion de l’ensemble des demandes de visas et l’unification d’un droit d’asile européen pour ne pas laisser les demandeurs utiliser les failles des administrations nationales ;

• la suppression de la liberté d’installation pour les étrangers non communautaires ; un visa étant nécessaire pour changer de pays afin de garantir que chaque nation conserve la faculté d’accueillir les personnes qu’il souhaite en fonction de ses capacités (un titre obtenu dans un pays ne pouvant pas donner le droit de s’installer dans tous les autres) ;

• la simplification des clauses de sauvegarde pour mieux faire face à une menace terroriste appelée à durer.

Aucune politique de gestion des flux migratoires ne pourra réussir si, parallèlement, l’Europe ne s’engage pas dans un puissant effort de co- développement avec l’Afrique. Par sa démographie, le continent africain est une bombe à retardement si nous n’accompagnons pas sa transition économique. Mais, seule voisine de ce continent, l’Europe doit aussi comprendre que l’Afrique est également une extraordinaire opportunité de co- croissance avec les perspectives qu’offre l’émergence un continent de 1,2 milliard d’habitants, qui doubleront d’ici 2050.

L’UDI mandate son Président, Jean- Christophe LAGARDE, pour défendre cette vision de notre avenir européen lors du sommet des chefs de partis et chefs de Gouvernements européens membres de l’ALDE (Alliance des Libéraux et Démocrates Européens) qui aura lieu à Bruxelles le 28 Juin prochain, en présence de nos 7 chefs de Gouvernement.


Migrations : encore une fois, l'Europe s'en sort de justesse, dans un accord a minima

Communiqué de Jean-Christophe Lagarde
Paris, le 29 juin 2018

Encore une fois, l’Europe s’en sort de justesse, dans un accord a minima, alors que son rôle devrait justement être d’anticiper les crises et non de réagir à la pression des événements.  

Ce n’est pas l’Europe qui échoue sur les migrations depuis cinq ans puisque ce sont le Etats qui refusent de lui en donner la responsabilité.

Je salue, néanmoins, le premier pas que constitue cet accord en faveur de la création de « centres contrôlés » aux portes de l’Europe. C’est une première prise de conscience que les Etats ne peuvent répondre isolément à la crise migratoire. 

Mais il faudra aller rapidement plus loin en créant un Ministère Européen des Migrations (MEM). Il devra être chargé :

– de protéger nos frontières par la création d’un véritable corps européen de garde-côtes et de garde-frontières ;

– de la gestion de « centres d’accueil » hors du territoire européen, sur le continent d’origine, pour qu’ils puissent être réellement efficaces et éviter ces traversées dans des conditions inhumaines ;

– d’organiser l’accueil des étrangers en conservant pour chaque État le droit de fixer le nombre qu’il souhaite accueillir et les critères de visa ;

– d’unifier les critères du droit d’asile qui doivent être les mêmes dans tous les pays européens ;

– et de supprimer la liberté d’installation pour les étrangers non communautaires, car il n’est pas possible qu’un étranger ayant obtenu un visa dans un pays puisse ensuite s’installer dans tous les autres de l’Union.

Nous ne pouvons plus rester au milieu du gué. Les Etats membres ne peuvent plus gérer seuls cette crise migratoire, sinon ils laisseront trop de trous dans la raquette… Il n’y a qu’en passant la main à l’Europe que nous pourrons être à la hauteur de l’enjeu et répondre efficacement aux attentes des citoyens européens.


Université d'été 2018

Lors du congrès du 17 mars dernier, nous avions pris l’engagement d’organiser à la rentrée une Université d’été. Il s’agira d’un évènement d’autant plus exceptionnel que depuis celle du Futuroscope de Poitiers, il y a cinq ans, nous n’en avions plus organisé.

Comme vous le savez, elle se tiendra à Barcarès, dans les Pyrénées-Orientales, du vendredi 7 au dimanche 9 septembre prochains.

Afin de vous accueillir dans les meilleures conditions et de mêler des moments studieux et conviviaux, nous avons fait le choix d’un site unique. Ainsi, les travaux, l’hébergement, les repas et les soirées se dérouleront dans le même village de vacances à même la plage.

Un programme détaillé de ces trois journées vous sera adressé prochainement. Mais sachez, d’ores et déjà, qu’il sera articulé autour de trois objectifs :

  1. vous faire participer directement à l’élaboration du projet de l’UDI en prenant part à des ateliers participatifsrépartis sur trois demi-journées (dès le vendredi 15 heures, le samedi matin et après-midi). Des grands élus de notre famille et des experts des secteurs concernés animeront ces ateliers ;
  2. vous donner l’occasion de vous former aux techniques politiques en prenant part à des modules de formation, tout au long de ces trois jours. Au contact de spécialistes et de coaches, vous pourrez travailler vos prises de parole en public ou médias, apprendre à mieux utiliser les outils militants modernes, améliorer votre visibilité sur les réseaux sociaux ou consolider vos compétences en matière de gestion des collectivités locales ;
  3. vous permettre de participer à la préparation des prochaines échéances électorales, européennes comme municipales, en débattant des enjeux, de la stratégie, des orientations et du projet que l’UDI portera.

De nombreuses personnalités interviendront tout au long de cette université d’été et vous aurez l’occasion de les rencontrer et d’échanger avec elles dans des conditions privilégiées.

Cette université d’été sera le temps fort de notre rentrée. C’est la raison pour laquelle nous travaillerons ensemble de façon collaborative sur notre projet européen afin de lancer cette année électorale cruciale pour les Européens que nous sommes.

Nous comptons sur votre présence pour faire de cette université d’été un formidable succès.

Amicalement,

Jean-Christophe Lagarde, Président de l’UDI

Florent Montillot, Délégué national aux Universités d’été et de printemps

Thomas Fabre, Président de l’UDI Jeunes

 Le programme prévisionnel 

Vendredi 7 septembre :

  • 15 heures : ouverture de l’Université d’été
  • 16 heures : début des ateliers de l’après-midi et modules de formation
  • 19 heures : plénière de restitution des propositions des ateliers de l’après-midi
  • 20 heures : apéritif et dîner

Samedi 8 septembre :

  • 9 heures : début des ateliers du matin et modules de formation
  • 12 heures : plénière de restitution des propositions des ateliers du matin
  • 13 heures : déjeuner
  • 15 heures : début des ateliers de l’après-midi et modules de formation
  • 18 heures : plénière de restitution des propositions des ateliers de l’après-midi
  • 19 heures : apéritif, dîner et soirée dansante

Dimanche 9 septembre :

  • 10 heures : synthèses des travaux de l’Université d’été et discours
  • 12 heures : déjeuner de clôture

 Le lieu 

Un site de 10 hectares, avec accès direct à la plage, privatisé pour l’occasion : 285 bungalows, un bar, deux restaurants et une piscine prêts à vous accueillir !

VVF Le Barcarès, Résidence les Portes du Roussillon, 66422 Le Barcarès | Train : gare de Perpignan | Avion : Aéroport de Perpignan

 S'inscrire 

Les inscriptions sont closes. Si vous souhaitez participer à l'Université d'été, vous devrez trouver un hébergment par vos propres moyens.

 Venir en train 

Principale gare à proximité : Perpignan SNCF

Oui / SNCF

 Venir en avion 

Principal aéroport à proximité : Perpignan Rivesaltes

Hop / Air France

 Venir en bus 

Principale gare routière à proximité : Perpignan

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