Le Gouvernement doit urgemment mettre en place une politique de l’Islam de France

Communiqué de François Zocchetto
Paris, le 19 octobre 2016

François Zocchetto, président du groupe UDI-UC, est intervenu dans le cadre de la présentation des conclusions de la mission d’information sur « L’organisation, la place et le financement de l’Islam en France ». « Dans un contexte national et international tendu et dans un climat d’islamophobie latent, nous avons jugé nécessaire de traiter ce sujet de façon républicaine et transparente. Ce rapport, pour lequel nous avons utilisé notre droit de tirage, dresse un état des lieux de la communauté musulmane en France ». François Zocchetto a salué le travail de rapporteur de Nathalie Goulet, sénateur UDI-UC de l’Orne.

L’ignorance relative face à une communauté et à une religion mal connues génère interrogations et tensions. Soucieux d’apaiser le débat et d’approfondir les enjeux sans préjugés mais en faisant preuve de pragmatisme et en écartant les idées fausses, le groupe UDI-UC a pris l’initiative de créer cette mission d’information. En 6 mois, se sont succédées pas moins de 21 réunions plénières, l’audition de 115 personnalités : représentants des organisations et des fédérations musulmanes françaises, ambassadeurs, universitaires, islamologues, responsables d’administration, journalistes, imams, opérateurs de la filière halal, représentants de l’enseignement confessionnel… Ce rapport identifie des pistes de transition vers un Islam de France, adapté au contexte français, compatible avec les valeurs de la République et pris en charge par la communauté elle-même, où l’Etat et la communauté prennent chacun leur responsabilité.

« Comment l’Islam organisé ou l’Islam officiel peut-il et doit-il servir de rempart contre le discours djihadiste et l’Islam dévoyé ? L’Islam institutionnalisé doit apporter des réponses et je me félicite, au nom de mon groupe, que les principales recommandations de ce rapport soient d’ores et déjà en cours de mise en œuvre par les services du ministère de l’Intérieur » a indiqué François Zocchetto.

Pour le chef de file des sénateurs centristes, « le Conseil Français du Culte Musulman doit avoir un rôle majeur. Le principal écueil est son absence de représentativitéSes représentants ne sont ni écoutés, ni suivis par une grande partie de la jeunesse. Nous devons pouvoir offrir une assistance technique qui permettra au CFCM de revoir ses statuts, d’ouvrir sa structure aux femmes et aux jeunes qui se sentent exclus. C’est ainsi que le discours de l’Islam du juste milieu qu’il prodigue pourra être entendu, et que sa participation volontaire et marquée aux instances de la République et la défense de ses principes pourront être améliorés  ». 

De nombreux individus radicalisés ne fréquentent pas les mosquées et se font les vecteurs d’une vision déformée de la religion musulmane : « le djihadisme islamiste est devenu l’idéologie faisant écho, dans notre pays, au malaise socio-économique de nos banlieues, de notre jeunesse et de bien d’autres pans de notre population » a déclaré le sénateur.

« L’ensemble du peuple français et au sein de celui-ci, nos concitoyens de confession musulmane, n’aspire qu’à une chose : vivre leur foi en paix et dans le respect des valeurs de la République » a-t-il affirmé. « Une politique purement sécuritaire ne permettra pas de répondre à ce phénomène politique et social. Une politique de l’Islam de France doit être mise en œuvre de toute urgence par le Gouvernement pour enfin donner à la France un interlocuteur représentatif du culte qui détienne enfin l’autorité suffisante pour garder intègre la frontière entre la pratique religieuse légitime et le fanatisme terroriste » a conclu François Zocchetto.


Opérations extérieures de la France : Joël Guerriau demande un rendez-vous annuel différent du débat budgétaire

Communiqué de Joël Guerriau
Paris, le 19 octobre 2016

Joël Guerriau, sénateur de la Loire-Atlantique, est intervenu ce jour à l’occasion du débat sur les opérations extérieures de la France. « Avec les membres du groupe UDI-UC, je ne peux que souhaiter que ce débat aboutisse à un meilleur contrôle parlementaire en phase avec la réalité contemporaine des crises internationales ».

Le sénateur a adressé un message de sympathie « à nos soldats, à leurs familles, à l’ensemble du monde combattant qui porte nos couleurs à travers le monde pour assurer la sécurité et la préservation de nos valeurs, de nos intérêts et de notre territoire ».

« C’est au nom de ces femmes et de ces hommes qui font le choix de notre défense nationale que le Parlement doit exercer sa compétence en matière de contrôle et d’analyse de nos opérations extérieures » a affirmé Joël Guerriau qui a demandé « un rendez-vous annuel, différend du débat budgétaire » 

Pour le sénateur, « les objectifs assignés à nos OPEXs ont toujours été atteints, quel qu’en soit le prix, notamment humainCe sacrifice justifie que les exécutifs qui se sont succédé ont conservé la volonté de se placer dans le cadre de la plus stricte légalité internationale ».

« Si les membres de Daesch limitent leur déplacement, se terrent dans des tunnels c’est grâce à l’arme aérienne. Cela ne suffira pas à mettre à terre une idéologie barbare mais contribue à l’affaiblir sérieusement » a indiqué Joël Guerriau. « L’engagement de l’armée de l’air peut être salué mais n’est-il pas à flux tendu ? » s’est-il inquiété.

Sur la question des moyens, « si notre pays conserve une tradition militaire riche et une compétence reconnue en matière de défense, nos moyens ne sont plus nécessairement à la mesure des risques qui nous entourentNous savons dans quel état de tension financière se trouve notre défense » a-t-il souligné. D’autant que si les moyens sont limités, les besoins ne cessent de croître, y compris au plan intérieur avec le dispositif Sentinelle.

Pour le sénateur, « dès lors, la question des financements innovants et de leur contrôle se pose, notamment dans un cadre multilatéral et européen ». Une fois le Brexit achevé, la France demeurera l’unique puissance militaire au sein de l’Union Européenne : « c’est sur la France que portera prioritairement le poids des responsabilités stratégiques de l’Union Européenne. Pour autant, la contribution de nos partenaires européens et de l’Union à nos efforts se limite bien souvent à la mise à disposition de moyens logistiques symboliques ».

Pour conclure, Joël Guerriau a demandé « une juste reconnaissance de notre rôle de pivot dans la défense de l’Europe » qui pourrait prendre « la forme d’une participation au financement des OPEX d’intérêt fédéral ou d’une déduction annuelle à notre contribution au budget de l’UE ».

Crédit photo : Olivier DUQUESNE / Flickr


Façade de commerces

L’apprentissage, c’est la voie de la réussite. Créons de vrais lycées des métiers !

Communiqué de Claude Kern
Paris, le 19 octobre 2016

Claude Kern, sénateur du Bas-Rhin, est intervenu dans le cadre de la présentation des conclusions de la mission d’information sur l’orientation scolaire. Face à notre incapacité à assurer une insertion suffisante des diplômés des formations professionnelles, à l’échec massif à l’université pour les bacheliers généraux et encore plus pour les bacheliers techniques et professionnels, comment améliorer nos dispositifs d’orientation ? C’est en ce sens que la mission d’information a travaillé pour aboutir à douze recommandations visant à insuffler une ambition à l’orientation scolaire, celle d’une orientation réussie pour tous les élèves.

Pour le sénateur, « outre l’indignité du rang occupé par la France dans le classement PISA, l’idée-même que notre système entretient et crée des décrocheurs est insupportable ».

Claude Kern est plus particulièrement revenu sur l’enseignement professionnel et l’apprentissage regrettant que les filières technologiques et professionnelles fassent l’objet d’une dévalorisation, « pour ne pas dire d’un dédain…- généralisée ». « La réalité, c’est que l’apprentissage, c’est la voie de la réussite ! » a-t-il affirmé.

Claude Kern a fait référence au système de formation professionnelle allemand : « la formation professionnelle initiale y est organisée principalement sous forme d’apprentissage, appelé « système dual » et se déroule sur deux lieux de formation : l’entreprise et l’école professionnelle. Ce système a fait ses preuves en termes de qualification et d’insertion des jeunes ».  

« Par ailleurs, pour avoir moi-même exercé, parallèlement, dans un lycée technique et en entreprise, je sais que les acteurs économiques sont désireux de prendre une vraie place dans les dispositifs d’orientation et de développement des formations professionnelles » a-t-il ajouté.

Pour Claude Kern, la mobilité internationale dans le cadre d’un apprentissage est une formidable expérience pour le jeune et pour l’entreprise. Il a ainsi salué l’initiative du Député européen UDI Jean Arthuis en faveur d’un Erasmus des apprentis : « grâce à sa mobilisation auprès de la Commission européenne et au sein du Parlement européen, 145 apprentis européens dont 75 Français, préparent en ce moment leur départ pour 1 an à l’étranger, alors qu’ils ne pouvaient jusqu’à présent prétendre qu’à de courts séjours ».

Pour Claude Kern, il est urgent d’ouvrir davantage notre école à l’entreprise : « nous devons créer des pôles d’excellence, qui regrouperaient des filières entières dans des lycées technologiques ou professionnels, jusqu’au BTS, voire jusqu’au niveau bac+3. Créons de vrais lycées des métiers ! »

« Avec les travaux menés pendant plus d’un an dans le cadre de la mission, nous proposons les fondements d’une politique d’orientation ambitieuse pour nos élèves. Je souhaite, Madame la Ministre, que ce rapport devienne votre livre de chevet et que nous puissions partager demain à la fois une ambition pour nos enfants et les solutions pour y parvenir » a conclu le sénateur.


UDI 45 : un oui franc et massif pour Juppé

Florent Montillot, le président de l’UDI-Loiret a dans un lointain passé, revendiqué le soutien de Nicolas Sarkozy. C’est de l’histoire très ancienne. De nos jours, comme beaucoup d’élus de droite et du centre droit, l’adjoint au maire d’Orléans roule pour Alain Juppé. Et le fait savoir haut et fort.

Lire l'interview dans Le Mag'Centre

Le rejet de Sarkozy

Avec Jean-Christophe Lagarde son président national, il a signé dans le Monde la tribune en faveur du maire de Bordeaux, pour la primaire, avec 600 élus français. Vendredi, il a tenu entouré de ses “adjointes” de l’UDI dans le Loiret les plus représentatives à révéler les résultats du vote interne sur les primaires. Pour en souligner la diversité et le rejet de l’ancien Président de la République. En effet, 1% des 130 votants a choisi Nicolas Sarkozy!

Pour le reste, sans surprise, Alain Juppé recueille 64% des suffrages, devant François Fillon 16%, Bruno Le Maire 10%, Nathalie Kosciusko-Morizet 8% et Jean-François Copé 1%. Ce résultat n’empêche pas des élus de soutenir d’autres candidats, comme Nathalie Kerrien (Orléans) et Marie-Agnes Linguet (Fleury-les-Aubrais) qui militent pour NKM, alors que Jean-Pierre Gabelle (conseiller départemental et municipal à Orléans) est derrière François Fillon et que Florent Montillot, Martine Grivot et Alexandrine Leclerc soutiennent Alain Juppé. Cette dernière qui s’était affichée aux côté de NKM lors de sa récente venue à Orléans précise, “j’ai signé pour NKM car je voulais qu’une femme soit présente à ces primaires, mais je soutiens Alain Juppé”.

Juppé au second tour

Au premier tour, et en l’absence d’un candidat centriste, décision prise à Versailles, “chacun”, militants et sympathisant, “se détermine à titre individuel”. L’on sait par exemple que Philippe Duchène (Nouveau Centre) se prononce aussi pour Alain JUppé.

Quant au second tour qui devrait presque à coup sûr opposer l’ancien Président à l’ancien Premier ministre, c’est déjà décidé, “l’UDI du Loiret soutiendra Alain Juppé”. “C’est un acte d’engagement”lance Florent Montillot, “Il faut une grande mobilisation pour les primaires”. Tout le monde en convient en effet, si le corps électoral de la primaire se limite au noyau du de LR, Nicolas Sarkozy va l’emporter.

Pourquoi voter Juppé? Florent Montillot résume, “la détermination d’Alain Juppé va remettre la France sur les rails” et puis, suivez son regard, “son âge est un avantage, s’il est élu, il ne fera qu’un seul mandat”. 

Législatives: la “menace” Kerrien sur la 1ère

Quant aux législatives, comme en 2012, la sixième circonscription (la seule détenue par la gauche, Nathalie Corre), elle catalyse la concurrence entre les deux alliés, UDI et LR. Stéphane Fautrat, le secrétaire départemental a dégainé le premier et il fait ardemment campagne. Mais Alexandrine Leclerc brigue aussi la circonscription avec l’aval de son parti. Alors que Stéphane Fautrat campe sur sa candidature, Alexandrine Leclerc, vice-présidente du conseil départemental et adjointe au maire d’Orléans, affiche des soutiens de poids de grands élus LR dans le Loiret, Hugues Saury, patron du département, Olivier Carré, maire d’Orléans et bientôt président de la métropole…

“Il y aura un accord avec LR” prévoit Florent Montillot. Et si jamais il n’y en avait pas, alors là l’ancien adjoint à la sécurité d’Orléans sort le bazooka, “nous présenterions aussi Nathalie Kerrien sur la 1ère”. Une circonscription où se présente l’homme qu’il a contribué à faire perdre en 2012, Charles-Eric Lemaignen (LR), le président de l’AgglO, lequel a déjà un caillou dans sa chaussure avec la candidature annoncée du maire de Saint-Pryvé, Thierry Cousin. A Stéphane Fautrat, Florent Montillot conseille de “sortir par le haut” et de ne pas écouter ses “amis” proches, de la fédération LR du Loiret.

Enfin à l’UDI, on n’oublie pas de préciser que, d’une part Stéphane Fautrat le céréalier du nord Loiret, n’est pas de la sixième circonscription. Que d’autre part, au sein de la Commission nationale d’investiture de LR qui tranchera les accords avec l’UDI au national, figurent tous les parlementaires du Loiret. Et que ceux-ci préfèrent la solution Alexandrine Leclerc sur la sixième.

Ch.B


L'UDI 11 derrière Alain Juppé

L’UDI 11 entend peser dans le choix du candidat de la droite et du centre à l’occasion des primaires. Pour eux, un seul homme répond à leurs valeurs : Alain Juppé.

Lire l'article sur La Dépêche du Midi

Dans l’Aude, l’Union des démocrates et des Indépendants (UDI) ne compte que peu de forces vives, si ce n’est quelques élus municipaux. Face aux poids lourds traditionnels, les centristes attendent beaucoup des prochains rendez-vous électoraux. Comme un seul homme ou presque, ils ont donc décidé de soutenir Alain Juppé, candidat à l’investiture présidentielle de la droite et du centre.

Jean-François Brébant, le président départemental de l’UDI, le reconnaît volontiers, la stratégie du parti a changé depuis le printemps dernier. «Les dérives droitières nous ont convaincu de soutenir le maire de Bordeaux», explique-t-il.

«Nous discutons avec tout le monde»

Un revirement certes, mais pas question pour le moment de donner un blanc-seing aux Républicains lorsqu’il faudra trancher la question des candidats aux législatives. «Nous discutons avec tout le monde, avec le PRG, comme avec Macron», martèle le président de l’UDI audoise.

Seule certitude, les grandes manœuvres débuteront en décembre afin d’affiner les stratégies et les programmes avec les candidats de la droite. Et trouver des terrains d’entente.

En attendant, c’est bien la primaire qui focalise l’attention des centristes. Et les membres de l’UDI 11 ne tarissent pas d’éloges sur Alain Juppé. «Il n’est pas clivant et il a la carrure d’un homme d’état», estime Jacky Guillaume, secrétaire départemental. Fraîchement promue déléguée départementale, Yamina Mamou voit en Juppé un «homme humble et sobre qui a de l’expérience et du vécu». Tout le contraire de Sarkozy semble même penser l’élue carcassonnaise, rappelant que l’ancien ministre de Jacques Chirac partage «avec nous de nombreuses valeurs». Tout le contraire également du renouveau de la classe politique que prônent les centristes et les radicaux.


Sénat

Cette semaine aux QAG #3

Mardi 11 octobre 2016 • Assemblée nationale

Laurent Degallaix, Député du Nord et Maire de Valenciennes, a interrogé le gouvernement sur l’emploi des jeunes.

Mercredi 12 octobre 2016 • Assemblée nationale

François Rochebloine, Député de la Loire, a interrogé le gouvernement sur l’aide aux plus démunis.

Yannick Favennec, Député de la Mayenne, a interrogé le gouvernement sur la situation des agriculteurs.

Jeudi 13 octobre 2016 • Sénat

François Zocchetto, Sénateur-maire de Laval, Président du groupe UDI-UC au Sénat, a interrogé le gouvernement sur sa politique générale.

Joël Guerriau, Sénateur-maire de Saint-Sébastien-sur-Loire, a interrogé le gouvernement sur la situation des chantiers de l’Atlantique.