Résultats de la primaire • Communiqué de Jean-Marie Bockel

Communiqué de Jean-Marie Bockel
Mulhouse, le 28 novembre 2016

François FILLON a gagné très nettement la primaire de la droite et du centre.

Je tiens à le féliciter mais également à rendre hommage à Alain JUPPE que j’ai soutenu jusqu’au bout.

Notre pays a besoin d’une alternance forte.

Il incombe à présent, à François FILLON, au delà des ralliements multiples, de rassembler la droite et toutes les forces qui lui permettront de l’emporter à la présidentielle et de réussir l’alternance.

Le centre doit prendre toute sa part dans cette campagne qui nécessite un large rassemblement pour gagner.

Il faut à cet effet engager très vite des discussions pour que le projet du candidat prenne en compte la « valeur ajoutée » centriste afin que le succès soit au rendez-vous en mai prochain!


Le réveil de la politique

Déclaration de Jean-Christophe Lagarde

Communiqué de Jean-Christophe Lagarde
Paris, le 27 novembre 2016

La primaire se confirme comme un grand succès populaire et démocratique et souligne la très grande volonté d’alternance des français.

L’UDI est heureuse et fière d’avoir majoritairement mené campagne derrière Alain JUPPE, à qui nous adressons de chaleureuses et amicales pensées ce soir.

La victoire claire de François FILLON dans cette primaire de la droite et du centre en fait le candidat légitime à l’élection présidentielle.

Je l’avais dit avant le premier tour, avec Nicolas SARKOZY nous avions des incompatibilités, avec François FILLON nous n’avons que des différences.

J’ai bien entendu, entre les deux tours, François FILLON exprimer sa volonté de rassembler aussi le centre derrière sa candidature.

C’est la raison pour laquelle, je proposerai dés mardi aux instances de l’UDI d’engager avec François FILLON une discussion pour élaborer un projet législatif commun, notamment sur l’Europe, l’éducation, l’emploi, la sécurité sociale et l’environnement.

Ce projet législatif fera l’objet d’un débat dans nos fédérations et sera soumis au vote d’un  Conseil National au début de l’année prochaine.

Nous continuons de souhaiter une coalition qui additionne nos différences pour enfin changer et redresser la France.


"Alain Juppé porte un projet qui est réellement d'alternance"

INTERVIEW – L’ancien ministre, vice-président de l’UDI et du Parti radical, sénateur du Haut-Rhin et président de la Gauche moderne, annonce son soutien à Alain Juppé.

Lire l'interview dans Le Figaro

LE FIGARO. – Quelles raisons ont motivé votre choix?

Jean-Marie BOCKEL. – Pour moi, c’est un choix de raison. Alain Juppé porte un projet qui est réellement d’alternance, un projet crédible et réalisable. J’ai la conviction qu’il faut une alternance en France et que l’ancien premier ministre pourra faire ce qu’il annonce. Il a une volonté de rassembler sans chercher à cliver à tout prix, ce qui est précieux pour moi. Il allie l’expérience, la détermination, mais aussi «le calme des vieilles troupes».

«J’ai défendu le social-libéralisme et j’ai cru en l’ouverture décidée par Nicolas Sarkozy, j’y ai été fidèle»

Juppé veut rassembler tous ceux qui se reconnaissent en lui. Est-ce une forme d’«ouverture» qui vous est chère?

J’exprime la sensibilité de la Gauche moderne. Je suis un homme politique qui a passé 34 ans au PS. Entre 1997 et 2007, j’ai défendu le social-libéralisme et j’ai cru en l’ouverture décidée par Nicolas Sarkozy, j’y ai été fidèle. Depuis 2007, nous avons vocation à accueillir une partie des déçus du PS et de la gauche. Je leur dis que Juppé est un homme politique de droite qui peut faire barrage au Front national. Je lui apporte mon soutien pour réformer la France résolument, mais sans drame. J’ai la conviction que nous avons les mêmes valeurs.

Pourquoi n’avez-vous pas signé l’appel des 650 élus UDI en sa faveur?

Je n’étais pas prêt et je n’étais pas sur la ligne du «tout sauf Sarkozy». Pour moi, le choix d’un candidat ne s’imposait pas d’emblée, chaque candidat à la primaire de la droite ayant pour moi sa valeur. À partir du moment où j’accepte de m’engager dans la primaire, ce n’est pas en excluant d’emblée de respecter la règle, si le résultat ne me convient pas. Je m’engage aujourd’hui à soutenir le vainqueur de la primaire quel qu’il soit.

«Hollande a une incapacité à trancher, à définir une ligne politique»

Que pensez-vous de l’antisarkozysme qui s’est fait clairement sentir lors du deuxième débat?

Je pense que l’antisarkozysme comme l’anti-bayrouisme nous ramènent aux stigmates du passé. Je considère que l’on doit respecter chacun des candidats. Juppé, c’est la vraie volonté de réforme. Il a gardé la hauteur de vues que l’on attendait de lui. Cela me convient de par mon parcours.

Votre avis sur Emmanuel Macron?

Je considère que l’hypothèse d’une candidature d’Emmanuel Macron, si valable soit-il, est une impasse parce qu’elle ne permet pas la vraie alternance dont le pays a besoin. Cet homme issu de la gauche n’a pas d’espace politique.

Et sur François Hollande?

Je fais partie des personnes qui ne sont pas surprises par le fiasco de ce quinquennat. François Hollande n’a pas su réformer le PS. Son mode de fonctionnement à la présidence de la République ne pouvait pas marcher. En dehors des quelques bonnes décisions qui ont été prises, dans le domaine de la défense notamment, il a une incapacité à trancher, à définir une ligne politique. On ne peut pas être constamment dans le non-choix. Et la gauche est tellement divisée qu’elle ne peut pas incarner une ligne politique quelle qu’elle soit.