Sophie Auconie se mobilise contre le harcèlement et pour la sécurité des femmes


Un nouveau membre pour le groupe UDI-UC à la Métropole du Grand Paris

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Monsieur Jean-Pierre BARNAUD, maire de Chennevières-sur-Marne, rejoint le groupe UDI-UC de la Métropole du Grand Paris.


Sénat

Sénatoriales 2017 : la plus forte progression que l'UDI ait jamais connu

Déclarations de Jean-Christophe Lagarde à l’AFP
Paris, le 24 septembre 2017

Le groupe Union centriste, qui comptait 42 membres au Sénat avant les élections, pourrait atteindre « 50 à 55 sénateurs », a estimé dimanche le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde.

« A l’heure où je vous parle, on fait 12 sièges de plus (…) d’ici lundi soir on sera 15 de plus, voire 17 », a déclaré M. Lagarde à la presse dans les couloirs du Sénat, après l’annonce de la majorité des résultats du renouvellement partiel du Sénat.

« C’est la plus forte progression que l’UDI ait jamais connu », s’est-il félicité, soulignant que ce décompte incluait « les gains et les pertes, puisqu’on a trois pertes et tout le reste évidemment, c’est des victoires qui s’alignent un peu partout », notamment dans des départements qui n’avaient pas d’élus UDI comme La Réunion.

« Je pense que du coup, le groupe qui est déjà le nôtre va atteindre 50 à 55 sénateurs, ce qui est considérable vu l’endroit d’où on partait », a-t-il ajouté, fustigeant ceux qui ont « annoncé tous les jours qu’on est morts ».

Le groupe devra dans les prochains jours désigner un nouveau président. Le précédent, François Zochetto, ne s’est pas présenté à un nouveau mandat, privilégiant sa mairie de Laval, en conséquence de l’application du non cumul des mandats.


Pourquoi la fin des contrats aidés est une décision inquiétante socialement et idiote économiquement

Ces contrats sont un succès, car ils s’inscrivent dans la double volonté mainte fois formulée de la nécessité d’une activité professionnelle et aussi d’une utilité sociale.

Lire la tribune de Michel Zumkeller sur le Huffington Post

Le Président de la République, quelques jours après avoir annoncé vouloir mettre en place une relation de confiance avec les Collectivités Territoriales, vient de décider de mettre un terme aux contrats aidés.

Enfin un terme très relatif, puisque tout en annonçant que ces contrats sont très onéreux et ne produiront aucun effet, il les maintient pour l’Education nationale et la police.

Passons sur cette incohérence mais profitons de l’instant pour expliquer la raison d’être de ces contrats et surtout quel sera l’impact de leur suppression.

Les contrats de type CUI et CAE sont une création de l’Etat, pour permettre la réinsertion dans la vie active des personnes les plus éloignées de l’emploi, les jeunes de moins de 26 ans et les personnes de plus de 50 ans.

En ce sens, ces contrats sont un succès, car ils s’inscrivent dans la double volonté mainte fois formulée de la nécessité d’une activité professionnelle et aussi d’une utilité sociale.

Combien de fois n’a-t-on pas entendu qu’il était inconcevable que des chômeurs qui touchent une indemnisation ne puissent se mettre au service de la Collectivité. Et bien, c’est cela les contrats aidés.

Mais intéressons-nous maintenant à l’impact que pourrait avoir sur la vie de nos Collectivités, la disparition de ce qui est un soutien financier de l’Etat.

Tout d’abord, il est edifiant de constater que c’est l’Etat lui-même qui il y a encore quelques semaines, incitait les Collectivités à signer des contrats aidés.

La mission des Préfets est bien ingrate en quelques jours. Ils ont du faire un virage à 360 degrés et expliquer combien maintenant ces contrats étaient devenus « dangereux » pour la République.

Cette suppression s’ajoute pour la Collectivité à des baisses drastiques de dotations et surtout à une inflation de désengagement de l’Etat, qui finit toujours par être assumée pour les échelons territoriaux.

Rythmes scolaires, O phyto, cartes d’identité, autant d’activités nouvelles qui nécessitent d’avoir des personnels pour répondre aux attentes des Français.

Alors que faire? accepter la situation et voir 200.000, 300.000 personnes retourner pointer à Pôle Emploi où leur seront proposées des formations qui ne les mèneront nulle part? Certainement pas.

Le Président de la République veut engager une relation de confiance avec les élus? Et bien voila ce que je lui propose.

Remplaçons le fonctionnement actuel pour un autre type de contrat, un CDI progressif.

Les Collectivités signent un CDI avec une personne qui répond aux conditions du contrat aidé, les six premiers mois, l’Etat verse 75 % d’aides et les 20 heures sont complétées par 15 heures de formation prises en charge par les organismes de formation, les six mois suivant, l’aide passe à 50 %, pour ne représenter que 25 % au bout d’un an et zéro au bout de 18 mois.

Ainsi, nous permettrons une vraie insertion pour le salarié et un vrai accompagnement pour les communes qui devrait déboucher sur la pérennisation de l’emploi sous peine de rembourser les aides.

La situation mérite que le gouvernement étudie ce genre de propositions .

Dans le cas contraire, le Président de la République en restera à sa logique budgétaire de court terme.

Et alors, en tout état de cause, ce sont les citoyens qui finiront par en subir les conséquences, soit pas une baisse des services, soit par une hausse de la fiscalité locale.


Armées : rétablissons la confiance !

TRIBUNE – La démission du Chef d’Etat Major des Armées, suite à l’humiliation publique injustifiée qui lui a été infligée le 13 Juillet dernier devant ses troupes, est  une crise grave et surtout un signe alarmant.

Lire la tribune de Jean-Christophe Lagarde sur le Huffington Post

Alarmant car elle vient souligner en même temps des choix budgétaires qui mettent en difficulté notre sécurité nationale et un réflexe autoritariste qui n’était pas de mise. L’autorité découle de l’adhésion à un leadership et à un projet. L’autoritarisme ne fait que croire s’imposer en brutalisant.

Cette humiliation était injustifiée car le Général De Villiers n’avait commis aucune faute qui légitime un rappel à l’ordre si violent.

Un militaire n’a évidemment pas à se répandre dans la presse pour nourrir des débats sur la stratégie militaire, l’opportunité des interventions armées ou encore sur le budget consacré à La Défense.

Ce ne fut pas le cas du Chef d’Etat Major ! Auditionné par la Commission de La Défense de l’Assemblée Nationale, il a présenté la situation réelle de nos armées, exposé l’ampleur des missions intérieures et extérieures et souligné l’étendue des difficultés et des lacunes que subissent nos soldats engagés à cause d’une vingtaine d’années de baisse du budget de la Défense. C’est vrai, il a dit des vérités désagréables à entendre dans notre pays, qui se dit en guerre mais dont les Chefs d’Etats ne soutiennent pas nos soldats autrement que par des mots. Mais il était parfaitement dans son rôle, et même dans son devoir, qui est de rendre compte, voire d’alerter, les parlementaires qui votent les budgets et autorisent des opérations extérieures où nos jeunes risquent leurs vies.

Le Président de la République n’aurait pas du s’en émouvoir, ou alors il lui faut supprimer la Commission de La Défense ou encore interdire aux militaires de se rendre à ses convocations, ce qui reviendrait au même.

Le problème soulevé par le Général de Villiers est simple. Nous prétendons être et rester une grande puissance sur la scène internationale, tenir notre rang de membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU en participant aux interventions militaires et mener les combats nécessaires, à l’extérieur comme à l’intérieur, pour nous défendre contre un ennemi terroriste qui nous fait la guerre. Malgré toutes ces ambitions affichées, proclamées, répétées, nous ne nous en donnons pas les moyens depuis bientôt 30 ans.

Les chiffres sont imparables. Depuis la chute du mur de Berlin nous avons diminué notre effort de Défense de 32,3%. Nous venons de diminuer les effectifs de 11% en dix ans (16% étaient initialement prévus avant les attentats). De tout ce qui fait l’Etat, l’Armée est la seule à qui on a infligé une purge aussi violente, simplement car nos dirigeants étaient sûr qu’avec « la grande muette » il n’y aurait ni manifestation, ni grève.

Les chiffres sont également cruels, notamment pour nos soldats. 60% des véhicules utilisés en OPEX sont trop vieux et n’ont pas de blindage suffisant, exposant nos soldats aux dangers. Les pilotes de chasse engagés devraient s’entraîner 180 heures par an alors qu’ils ne volent que 160 heures annuelles, dont une centaine d’heures sont en réalité des heures de combat. Le reste de nos armes est tout aussi sous entraîné faute de crédits. N’ayant plus assez de munitions pour bombarder, nos troupes sont obligées d’en emprunter aux armées alliées, sans savoir quand nous les rembourserons. Les nouveaux fusils d’assault HK416 ont été livrés sans le viseur adapté pour rendre les tirs précis et efficaces. Depuis Février dernier, le porte-avion Charles De Gaulle est indisponible pour 18 mois (jusqu’à l’été prochain), privant la France de tout moyen d’action aéronavale faute d’avoir un autre porte aéronef…

Ces chiffres ne sont pas seulement des statistiques ou des outils de mesure budgétaire. Ils se traduisent sur le terrain de guerre par des dangers accrus pour nos militaires et des lacunes graves dans nos moyens de combattre. Comment admettre, par exemple, qu’on cherche pendant des mois des groupes terroristes dans un Sahel grand comme l’Europe et qu’on soit obligé de renoncer à les frapper faute des moyens nécessaires en avions, en drones, en hélicoptères en état de marche ? Que diront les français s’ils apprennent demain que c’est de là que sera partie la prochaine vague d’attentats dont nous serons victimes et que nous aurions pu empêcher ?

Oui les choix budgétaires annoncés sont inquiétants car sur les 4,5 milliards d’économies nécessaires, 30% sont imposés à l’Armée et à la sécurité intérieure (Police et Gendarmerie), ce qui est énorme mais surtout décalé. Quel pays en guerre diminue-t-il les moyens de se protéger à l’intérieur comme à l’extérieur ?

Pour l’Armée, on nous annonce dès cette année une baisse de 850 millions des crédits qui devaient équiper nos soldats pour financer nos interventions militaires à l’étranger. Il y a là un double paradoxe. D’une part, plus le pouvoir politique décide d’interventions extérieures, plus cela coûte cher. Et pour financer ces opérations coûteuses on décide de rogner et de sacrifier sur les besoins d’équipements de nos soldats qu’on envoie au combat. On les envoie se battre mais on barguigne leurs moyens de se battre…

D’autre part, les troupes françaises engagées au Sahel et au Levant n’agissent pas que pour la protection de la France. Elles contribuent à la protection de toute l’Europe. Mais, le nombre de soldats européens qui se trouvent engagés contre les foyers terroristes dans ces régions est marginal. Pourtant, les attentats et les prises d’otage ne visent pas que la France ou le Royaume Uni. Rien qu’au cours des deux dernières années sur notre continent, ce sont aussi l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, la Suède qui ont été frappés. Il n’est donc pas acceptable que la France supporte quasiment seule la charge financière des interventions militaires. Nous payons déjà presque seuls le prix du sang, nos amis européens peuvent au moins payer le prix de l’argent ! C’est ce que le Président Macron doit exiger désormais, et rapidement.

Au-delà des choix malheureux pour 2017, on nous annonce une augmentation du budget de la Défense de 1,5 milliard en 2018 ! Attention à ce que cela ne soit pas en trompe l’œil. En effet, chaque année depuis longtemps on sous budgétise le coût de nos interventions militaires, prévoyant en moyenne 450 millions en début d’année pour un coût réel final de 1,3 milliards. La différence de ces choix insincères, dont M. Macron n’est pas responsable, était financée par l’annulation de crédits d’autres ministères. Il est sain que le coût de ces OPEX (Opérations Extérieures) soient réintégrées dans le budget de la Défense, dès la loi de finances initiale. Mais en faisant ce choix, le Chef de l’Etat décide que les 850 millions économisés en 2017 le sont par l’Armée au profit des administrations habituellement mises à contribution. Et pour 2018, il faut donc retirer ces 850 millions du 1,5 milliard annoncés, ce qui laisse à peine 650 millions de vraie augmentation, c’est-à-dire même pas de quoi compenser ce qui aura été supprimé en 2017. En clair sur 2017-2018, les deux premières années du quinquennat, le budget de la Défense sera étalé. On est loin des engagements du Chef de l’Etat.

Deux mesures sont indispensables pour « en même temps » rétablir la confiance dont le Président de la République doit bénéficier auprès de nos militaires et retrouver la cohérence d’un pays qui est en guerre et doit s’en donner les moyens.

La première est de décider de créer un budget spécial pour les opérations extérieures dès 2018, rattaché au Ministère de La Défense mais dont les crédits ne pourront plus être pris sur le budget de la Défense. En clair, on prévoit 1,3 milliards pour nos OPEX (dont 850 millions sont financés par les administrations précédemment ponctionnées) et on augmente parallèlement d’un vrai milliard et demi le budget pour nos équipements.

La seconde c’est de respecter l’engagement du Chef de l’Etat de porter notre effort de Défense à 2% du PIB. Mais pas n’importe comment ! La loi de programmation militaire 2019-2025 doit être sincère, basée sur une revue stratégique honnête et avec des engagements clairs. Elle doit prévoir que les deux tiers de l’augmentation des moyens nécessaires auront lieu en 2019 et 2020, le tiers restant étant étalé sur 3 ans. C’est le seul moyen de refuser le trompe l’œil et de remettre à niveau nos forces armées dans un délai raisonnable, car il serait irresponsable de penser que les augmentations ne devraient survenir qu’en fin de quinquennat, après des décennies de lâchetés budgétaires. Nous devons cette honnêteté et cette sincérité à nos forces armées, à leur engagement, à leur dévouement pour notre sécurité.

En matière militaire, le trompe l’œil tue et prépare les défaites. Notre histoire nous l’a appris. Si le Président de la République tire ces conclusions de cette crise militaro-politique, alors la démission du Général de Villiers, pour injuste qu’elle soit, aura été utile à notre pays. Sinon, le Chef de l’Etat n’aura, pour le remplacer, fait que trouver un haut gradé admettant d’assumer la contradiction néfaste entre nos objectifs de guerre et les moyens qu’on y consent.

Jean-Christophe LAGARDE

Président de l’UDI

Membre de la Commission de La Défense à l’Assemblée Nationale