Nous n'avons jamais eu autant besoin d'une armée qui nous protège et aucun candidat à l'élection présidentielle n'en parle

L’une des premières responsabilités du futur chef de l’État sera de bien prendre la mesure de cet enjeu.

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Dans deux mois, les Français vont élire un nouveau Président de la République qui deviendra le chef des Armées. Pourtant, paradoxalement, alors que les Français n’ont jamais eu autant besoin d’une armée qui les protège et qui soit à la hauteur des ambitions de notre pays, les questions de Défense ne font pas partie des priorités du débat électoral. S’il existe un quasi-consensus politique sur la nécessité de consacrer 2% du PIB à l’effort de défense (en incluant les pensions), personne ne s’accorde aujourd’hui sur quand et comment atteindre cet objectif. La grande majorité des programmes prône de conserver la trajectoire budgétaire programmée jusqu’en 2019 et de n’envisager d’y parvenir qu’après le futur quinquennat, vers 2025… Ce point de vue, justifié par la nécessité de contenir les dépenses publiques, ne tient pas face à la réalité des menaces actuelles et futures, au niveau d’engagement opérationnel de nos armées et à l’état réel de notre outil de défense.

L’actualisation de la Loi de programmation militaire en 2015 et la reconnaissance en 2016, à la suite des attentats de besoins humains et financiers supplémentaires ont permis de stopper la longue hémorragie des budgets et des effectifs de la défense, débutée en 1982. Néanmoins, même s’ils saluent ces décisions politiques courageuses dans un contexte économique défavorable, les spécialistes, le chef d’état-major des armées en premier lieu, jugent que les ressources budgétaires programmées restent insuffisantes pour frapper les bases du terrorisme, pour protéger efficacement notre territoire national et pour rester crédible face à l’émergence de puissances militaires mondiales ou régionales. La réalité est que le niveau d’engagement de nos armées est bien au-delà de ce qui a été prévu par le Livre blanc de 2013 ; l’intensité et la durée des opérations pèsent sur nos forces et laissent craindre, en l’absence d’un effort budgétaire immédiat et adapté aux besoins, un décrochage de l’outil de défense, préjudiciable à notre pays et à l’Europe dans son ensemble. Avec des parcs d’équipements insuffisants, vieillissants et de plus en plus difficiles à régénérer, avec un soutien des forces victime de réformes et de coupes budgétaires successives, les armées pourraient ainsi perdre rapidement des capacités essentielles à la réalisation de leurs missions. Il existe également un réel risque d’érosion du moral des femmes et des hommes qui servent au sein des forces. Plus encore que les équipements, le succès des opérations repose sur leurs compétences et le sentiment d’être soutenus par la communauté nationale.

Ce constat est méconnu de la majeure partie de nos concitoyens tant il existe aujourd’hui une distorsion entre l’image qu’a la Nation de son outil de défense et la réalité quotidienne de ceux qui s’engagent à son service. Elle peut s’expliquer par le déclin de l’esprit de défense, favorisé par la suspension de la conscription décidée en 1996 et amplifié par la disparition progressive de ceux qui avaient connu la guerre sur le territoire national. Les palliatifs mis en place pour entretenir le lien Armées-Nation (JAPD puis JDC, enseignement défense au collège notamment) n’ont pas permis d’endiguer cet affaiblissement. Aujourd’hui, rares sont les parlementaires, hauts fonctionnaires, décideurs, enseignants, et surtout électeurs à disposer d’une connaissance suffisante de l’outil de défense pour en maîtriser les enjeux et en comprendre les besoins financiers. Il est donc essentiel que la place, le rôle et les missions des forces armées au sein de la Nation soient mieux expliqués et mieux compris. La réserve, qu’elle soit opérationnelle engagée au sein de la Garde nationale ou citoyenne, et le service militaire volontaire s’inscrivent parfaitement dans cette optique. D’autres initiatives, comme le parrainage d’unités militaires par des villes, participent également à cette dynamique en favorisant un échange direct entre citoyens et forces armées.

Le développement de l’esprit de défense ne peut reposer exclusivement sur la communauté militaire : il doit faire l’objet d’une pédagogie globale tant par l’éveil à l’éducation civique et citoyenne à l’école, que par la prise de conscience du rôle déterminant pour la croissance et l’emploi des retombées industrielles et technologiques de la défense.

L’effort de défense et l’esprit de défense sont donc intimement liés. L’acceptation et la compréhension par la Nation du premier ne peut se faire sans le renforcement du second. Dans un monde plus que jamais incertain et face aux menaces qui pèsent sur l’Europe et notre pays, une des premières responsabilités du futur chef de l’État sera de bien prendre la mesure de cet enjeu pour que notre Défense reste performante, crédible et résiliente.

L’association des Villes Marraines des Forces Armées, présidée par Louis Giscard d’Estaing organise le lundi 27 février, de 14h30 à 18h30, Salle Lamartine à l’Assemblée Nationale, un colloque intitulé « Esprit de Défense. Effort de Défense ».


Souveraineté numérique : passer du discours aux actes

Tribune de Catherine Morin-Desailly dans Le Monde

La campagne présidentielle est l’occasion d’affirmer la nécessité d’une stratégie nationale et européenne face aux géants technologiques américains et asiatiques.

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Certains candidats à l’élection présidentielle ont récemment évoqué le risque pour la France et l’Europe de devenir des « colonies numériques » de deux autres continents. Si l’on peut se réjouir que la campagne soit enfin l’occasion d’évoquer la question de notre souveraineté numérique, rares ont été jusqu’ici ceux qui en ont exposé clairement les enjeux et plus rares encore ceux qui ont avancé des solutions pour faire pièce aux géants technologiques américains et asiatiques…

Face à des technologies numériques encore jeunes et dont le potentiel de transformation est loin d’être épuisé, les perspectives de progrès sont aussi grandes que les craintes que soulèvent les certains effets liés à la mise en réseau. Qu’il s’agisse de l’emploi ou des fondements de nos économies, de nos cultures et de nos systèmes politiques, on constate une morne résignation politique qui voudrait que la France soit contrainte d’observer de manière passive ces transformations.

Le récent départ vers Google du Directeur général de l’ARCEP (le régulateur français des communications électroniques) est le dernier et le plus inquiétant symbole de l’incapacité de nos dirigeants à faire face aux défis politiques, industriels et juridiques des GAFA… Dans le même temps, l’intense lobbying déployé par ces mêmes GAFA à Bruxelles permet de mieux comprendre pourquoi la NSA a focalisé ses écoutes sur les fonctionnaires européens chargés de la concurrence.

Les révélations d’Edward Snowden et plus récemment l’ingérence d’une puissance étrangère dans le processus électoral américain nous interdisent toutes formes de naïveté vis-à-vis de nos interlocuteurs internationaux. Nous devons être lucides sur les mesures qu’il convient de prendre pour protéger les données des citoyens et la confidentialité des données de nos entreprises.

La défense de notre souveraineté numérique doit d’abord s’accompagner d’une stratégie de développement industriel de ces technologies. Il s’agit de passer d’une logique défensive à une logique de reconquête. Si les entreprises extra-européennes ont profité, souvent légalement, de la disparité des régimes fiscaux européens, l’harmonisation post Brexit de ces régimes doit devenir une priorité pour nos gouvernements.

Cependant, la lutte contre l’optimisation fiscale des GAFA ne saurait constituer l’alpha et l’oméga des politiques publiques. Nous devons aussi aider les entreprises de ces secteurs à se développer en Europe et en particulier aider les PME à devenir des entreprises de taille intermédiaire et par la suite des acteurs internationaux. Si ce n’est bien entendu pas à l’État de créer ces technologies, il doit accompagner les acteurs de ces technologies en orientant ses propres marchés vers les PME innovantes et vers les secteurs sensibles et stratégiques que sont la santé connectée, l’énergie, la maîtrise de l’environnement ou encore les transports. Dans le même temps il convient d’aider les entreprises françaises et européennes à développer les nouveaux outils cryptographiques (en particulier les crypto-monnaies) qui constitueront le fer de lance des nouvelles vagues d’ubérisation des sociétés européennes dans le secteur de la banque et de l’assurance.

Or, au moment où nous devrions concentrer tous nos efforts sur le développement et l’ancrage européen de notre écosystème technologique, nous assistons à une véritable hémorragie des talents et des start-ups rachetés par des groupes américains ou asiatiques. Par ailleurs, les accords régulièrement passés par le gouvernement avec les géants de ces technologies sont autant de signaux négatifs envoyés à l’écosystème des technologies. Ces accords souvent contre productifs correspondent parfois à de véritables abandons de souveraineté. On pourra citer le partenariat entre l’État et l’américain Cisco pour la formation des ingénieurs réseaux des administrations, les accords des ministères de l’Éducation et de la Défense avec Microsoft ou plus récemment le financement par Google de la Grande École du Numérique…

Alors que certains en France et en Europe s’interrogent encore sur le bien-fondé d’une politique industrielle dans ces domaines, il convient de rappeler que toutes les nations qui ont développé des écosystèmes technologiques puissants l’ont fait grâce à des politiques volontaristes. Ainsi, les Américains ont orienté leur commande publique vers les PME grâce au « Small Business Act » depuis 1953. Cela a permis aux PME américaines et en particulier aux PME innovantes d’obtenir d’emblée des contrats fédéraux ou locaux. Ces mécanismes d’achats et d’aides publiques intelligentes sont à l’origine des plus grandes réussites américaines même si on ne le rappelle que rarement pour évoquer des réussites comme celle d’Elon Musk avec Tesla. Ces géants technologiques se sont aussi développés grâce à des exemptions fiscales et des mesures d’aides gouvernementales. Ainsi, comme le résume l’économiste américaine Mariana Mazzucato : « Il n’y a pas une seule des technologies clés de l’iPhone qui n’ait été à un moment ou un autre subventionnée par l’État américain… ».

Plus que d’établir des grands plans industriels souvent inefficaces et qui se résument trop souvent à du « saupoudrage » vers les grands groupes, l’État doit innover afin d’aider la France et l’Europe à développer de nouveaux géants technologiques. Comme le démontrent nos voisins allemands, certaines de ces mesures peuvent même être développées à coût zéro. C’est le cas lorsque les autorités allemandes associent habilement cybersécurité et développement industriel en imposant aux sociétés américaines de créer des data centers sur le territoire européen plutôt que d’accepter le transfert des données et de l’expertise sur le traitement de ces données aux États-Unis.

Ces mesures se révèlent d’autant plus importantes qu’elles s’inscrivent au moment où l’administration Trump exclue les données personnelles des « non-citoyens américains » de toute forme de protection juridique. Or là encore c’est l’inverse qui a prévalu lorsque la Commission européenne a accepté que l’autorité de contrôle de l’accord transatlantique sur le transfert des données des citoyens et des entreprises européennes (« Privacy Shield ») soit basée aux États-Unis. Or, le traitement en masse des données (Big Data) et les algorithmes de l’intelligence artificielle sont devenus des enjeux stratégiques pour notre économie et notre défense.

L’ensemble des instruments que possède l’État tant sur le plan industriel que sur les plans juridiques, fiscaux et diplomatiques doivent être activés et coordonnés au profit d’une politique industrielle française et européenne des technologies. Il convient d’inscrire l’ensemble de ces stratégies industrielles au plus haut des agendas politiques européens, notre souveraineté numérique mais aussi le devenir de nos sociétés en dépendent. Jamais il n’a été plus urgent de reprendre en main notre destin numérique !

par Catherine MORIN-DESAILLY

Sénatrice

Présidente de la Commission de la Culture, de l’Education et de la Communication ,

Auteure du Rapport d’Information « L’Europe au secours de l’Internet : démocratiser la gouvernance de l’Internet en s’appuyant sur une ambition politique et industrielle européenne » (2014)


Discours au meeting de François Fillon

Discours de Jean-Christophe Lagarde • 29 janvier 2017

Seul le prononcé fait foi

Chers Amis, Cher François,

Merci d’avoir été si nombreux à vous mobiliser pour ce beau rassemblement. Cette grande mobilisation fait déjà de cette journée un véritable succès pour cette campagne présidentielle. Et merci à toi François de nous y avoir invités, en signe de ta volonté de rassemblement. Les principaux dirigeants de l’UDI qui m’accompagnent aujourd’hui y sont sensibles au moment même où nous discutons encore pour la construction d’une plateforme législative commune.

François, tu as gagné la primaire de l’opposition républicaine, ce qui fait de toi le candidat légitime pour mettre fin à ces cinq années de socialisme qui ont coûté si cher à notre pays et à nos concitoyens. C’est parce que nous partageons cette même volonté d’alternance et de redressement national que la direction de l’UDI a décidé de chercher à construire une alliance programmatique et politique avec nos partenaires traditionnels que sont Les Républicains.

Vous le savez et nous en avons l’habitude, nous avons nos différences, ce qui explique l’existence de nos deux formations politiques. Mais vous le savez, et nous en avons aussi l’habitude, nous parvenons le plus souvent à additionner ces différences en construisant des projets politiques communs, localement ou nationalement, afin que les français ne soient pas condamnés à choisir entre une gauche qui a tellement échoué et une extrême droite avec laquelle nous n’avons aucune valeur en commun.

Cette construction d’une alliance équilibrée, respectueuse de chacun, porteuse de nos idées communes tout en étant capable de s’enrichir de nos différences, nous sommes encore en train de la construire ensemble.

Ce n’est jamais chose facile, mais cette alliance nous a le plus souvent conduit à des victoires lorsque nous avons su la réussir. Pour réussir, chacun doit rester lui-même et en même temps capables d’être à l’écoute de son partenaire.

Nous ne vous demandons pas de devenir centristes, pas plus que nous ne sommes fillonnistes, juppéistes ou hier sarkozystes. C’est l’addition de ce que nous sommes qui peut permettre de rassembler une majorité de Français.

Pour réussir, cette alliance a besoin de ta volonté cher François, et, à travers nos échanges, je veux témoigner ici que tu ne manques pas de cette volonté de rassemblement, et de dépassement des intérêts partisans. Ce sont deux qualités indispensables pour un candidat qui souhaite devenir Président de la République, dont la vocation est d’incarner l’ensemble de notre pays.

Tu possèdes ces qualités et je veux dire que nos discussions ont considérablement progressé ces dernières semaines, grâce à ton implication personnelle, au point de nous permettre de penser pouvoir conclure un accord dans un délai rapide désormais.

Et c’est le bon moment, me semble-t-il. Au moment où tu es attaqué comme jamais, je veux te dire que nous avons confiance en ton intégrité et en ton honnêteté. Et je souhaite que les français ne laisse pas leur regard se détourner des grands enjeux auxquels notre pays doit faire face et dont l’élection présidentielle est justement le moment de débattre et de trancher.

Et c’est  vers ces enjeux là que nous, à l’UDI, nous voulons tourner le regard des français. Car ce sont ces enjeux là que nos concitoyens devront trancher par leur vote, pas les péripéties d’un moment.

Mes chers amis, notre pays et notre continent se trouvent à une période charnière de notre histoire. La route que nous prendrons peut nous conduire vers un redressement collectif ou une effondrement définitif.

M. TRUMP vient d’entrer en fonction et déjà ses dérives inquiètent le monde à juste titre. Aujourd’hui même, sa décision de bannissement du territoire américain de milliers de personnes au seul motif de leur nationalité, y compris quand ils sont mariés à des américains, constituent la première tâche de honte sur la bannière étoilée qui a si souvent symboliser la liberté. Mais dans ces dérives, certaines nous menacent directement.

A l’heure où le président américain rêve ouvertement que l’Europe explose pour rester seul maitre du jeu et nous imposer ses intérêts, nous devons rendre l’Europe plus modeste sur tout ce qui est accessoire et réellement efficace sur l’essentiel: la défense et la gouvernance de l’Euro, la protection de nos frontières communes, la construction d’une défense européenne qui nous rende moins dépendants des Etats-Unis, le co-développement de l’Afrique dont nous sommes les seuls voisins, une espace judiciaire et policier capable de lutter efficacement contre le terrorisme et les grands trafics, enfin une stratégie industrielle commune pour ne pas dépendre des autres grands ensembles mondiaux. Oui, François, par delà nos différences, nous partageons la volonté de transformer l’Europe afin qu’elle redevienne le moyen principal de reconquête de souverainetés qui soient réelles et pas seulement d’apparence.

Sur le plan intérieur, les 35 dernières années ont mis notre pays devant un grand péril sous le poids du chômage, de la dette, et du carcan fiscal et réglementaire que nous avons démultiplié. Le risque est désormais que notre pays connaisse à la fois un effondrement budgétaire, économique, social mais aussi politique.

Face à cette situation, tu présentes François un projet qui a été trop peu lu mais invraisemblablement caricaturé. Ce projet est ambitieux c’est vrai, il comporte des efforts c’est exact, il demande des changements profonds ne le nions pas. Mais il n’est pas comme on l’a dit du sang, de la sueur et des larmes. Le sang, nous le versons depuis 1981 et c’est celui de nos entreprises qui disparaissent les unes après les autres. La sueur, c’est celle que les salariés français dépensent pour tenter de s’en sortir malgré tous les handicaps fiscaux et réglementaires que nous leur infligeons chaque jour. Les larmes, ce sont celles des millions de chômeurs et d’exclus dans notre pays quand inexorablement depuis 35 ans ils apprennent qu’ils perdent leur emploi.

Et tout ça au prix d’une dette irresponsable que nous faisons peser sur les générations suivantes, simplement parce que nous n’avons eu ni le courage de changer vraiment pour nous adapter à un monde nouveau, ni la responsabilité de faire des efforts maintenant afin de garantir un avenir meilleur à nos enfants.

Nous ne devons pas nous laisser impressionner par ceux qui racontent aux français qu’avec un tel bilan il ne faudrait rien changer. Cher François, à l’UDI, le projet que nous souhaitons construire et porter ensemble, doit être celui de l’espoir et du devoir.

Projet de l’espoir pour qu’à travers des efforts ambitieux et équitablement répartis, nous soyons capables de libérer le génie français, de reconquérir nos emplois, d’alléger notre dette, de renforcer notre défense, de restaurer l’autorité de l’Etat, de recréer un sentiment national fait de fierté, de fraternité, de solidarité et d’esprit conquérant, pas de honte, de peur du monde et de repli sur soi.

Oui la France a de formidables atouts qui pourrait lui permettre de réussir dans ce monde nouveau, qui de toute façon s’impose à nous, à condition d’accepter de remettre en cause les mauvaises habitudes qui nous enferment dans l’échec depuis si longtemps.

Projet du devoir, car notre génération doit désormais renoncer à cette lâcheté collective qui consiste à dépenser toujours plus que les richesses que nous produisons et à refiler la facture à nos enfants. Notre ambition est qu’à compter de 2017, les français d’aujourd’hui se donnent les moyens d’offrir à leurs enfants une France meilleure, plus facile et plus forte que celle que nous avons trouvée, avec le même sens du devoir que cette génération qui a reconstruit notre pays après 1945.

Chers amis, nous avons devant nous d’immenses défis à relever pour notre pays, les périls sont si grands qu’ils me font penser à ce poème d’Aragon, qu’il écrivait dans la nuit noire de l’occupation en voulant mettre tout son talent au service du rassemblement national :

Quand les blés sont sous la grêle

Fou qui fait le délicat

Fou qui songe à ses querelles

Au cœur du commun combat

Ce combat commun c’est d’ouvrir une nouvelle page d’espoir et de devoir dans l’histoire de notre pays. Chers Amis, je souhaite de toute mes forces que cet esprit sache nous rassembler dans les mois et les années qui viennent afin d’offrir à la France un véritable nouveau départ.

• Seul le prononcé fait foi •


Jean-Christophe Lagarde minimise l’effet Macron sur les adhérents de l'UDI

Jean-Christophe Lagarde était l’invité du Grand Rendez-vous iTélé / Europe 1 / Les Echos

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Le positionnement du centre est clair : il sera à droite. Invité du  Grand Rendez-vous d’Europe 1 , Jean-Christophe Lagarde a indiqué que l’UDI soutiendra bien François Fillon. D’ailleurs, les négociations en vue des législatives ont commencé. L’accord devrait ressembler à celui qui a déjà eu lieu durant les élections municipales, départementales ou régionales. « Grosso-modo, nous étions autour de 25% des candidats en lice. C’est exactement la même chose que l’UDI demande ». Ainsi, dans une éventuelle majorité parlementaire, cela représenterait entre « 90 et 100 parlementaires à l’Assemblée nationale ».

Si pas d’accord, plusieurs candidats

En clair, l’UDI  fait monter les enchères persuadée que sans eux une victoire sera plus compliquée : « Si on demande aux centristes de venir dans une coalition, c’est aussi avec eux, ce n’est pas juste leurs voix et pas les élus ». Le moyen de pression de l’UDI ? « S’il n’y a pas d’accords, il y aura plusieurs candidats (…) Vous imaginez dans une élection présidentielle deux candidats dans la même circonscription qui, le matin, font la campagne pour François Fillon et le soir font la campagne pour chacun séparément, c’est une campagne vouée à l’échec », prévient-t-il.

Le maire de Drancy assume donc clairement le positionnement de l’UDI prévenant bien qu’il ne sera pas candidat à l’élection présidentielle : « ça aurait été une candidature d’égo ». Il dit préférer peser de son poids dans la campagne de François Fillon. Cela signifie également peser dans le projet : « On a exprimé notre désaccord sur la sécurité sociale , on est en train de le réécrire ». Aussi, Jean-Christophe Lagarde conteste toujours la possibilité de supprimer 500.000 fonctionnaires en 5 ans comme prônée par le programme du candidat de la droite et du centre : « C’est faisable en 7-8 ans ». Et alors que François Fillon plaide pour une augmentation de la TVA de 2 points, lui estime que 5 points, c’est bien mieux.

Macron en responsable de l’opposition ?

Mais malgré le positionnement clair de son patron, des militants de l’UDI semblent encore se questionner, tentés par l’alternative Emmanuel Macron. Là-dessus, Jean-Christophe Lagarde minimise estimant que « sur 20.000 adhérents, 150 jeunes sont partis ». Cependant, il demande à ceux tentés par le choix Macron d’étudier la démarche : « J’avais dit à l’automne que je trouvais parfois des idées intéressantes, d’autres contestables », comme le « droit au chômage » et l’augmentation de la CSG : « Est-ce que quelques idées intéressantes, ça fait un projet ? Non ! ». Seule bonne nouvelle dans la percée Macron selon lui, l’idée que l’ancien ministre de l’Economie devienne un leader de l’opposition : « S’il devient le principal responsable de l’opposition, je pense qu’on pourrait sortir des postures caricaturales ».

Une manière pour lui de dénoncer la gauche qui n’aurait aucune chance à la présidentielle selon lui  : « Le parti socialiste n’a plus de réalité idéologique, est-ce que Montebourg et Macron ont encore quelque chose à voir ensemble ? ». Enfin, sans dire quel choix il fera personnellement, Lagarde s’indigne de  la mesure du non-cumul des mandats , une « imbécilité démagogique par Hollande », une « petite satisfaction qu’on a donné aux Français, c’est totalement démago, mais personne ne pourra revenir dessus ».

L’arrivée de Trump, « chance pour l’Europe »

Interrogé sur la récente investiture de Donald Trump et  les manifestations qui ont suivies aux Etats-Unis, Jean-Christophe Lagarde estime que c’est « énorme et heureux (…) C’est le début de la résistance au trumpisme ». Selon le patron de l’UDI, si cette victoire n’est pas « une bonne nouvelle pour le monde », c’est en revanche une « chance pour l’Europe » : « On a pour la première fois depuis 70 ans, un président hostile à l’Union européenne qui critique l’Allemagne, qui critique la France et qui espère ouvertement que l’Europe explose ». Ainsi, il s’agirait d’une occasion pour l’Europe de se réorganiser pour faire face en ayant une stratégie économique, industrielle, commerciale et monétaire suffisamment forte pour ne plus être les « grands naïfs de la mondialisation ».

Une Europe qui devra s’affirmer durant les négociations avec Theresa May sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne : « Sortir de l’UE a un prix », dit Jean-Christophe Lagarde.


Île de Tromelin : «La République ne peut pas brader ainsi sa souveraineté !»

Signez la pétition !

Tribune de Philippe Folliot et Irène Train
Le 9 janvier 2017

FIGAROVOX/TRIBUNE – Sur fond de différend entre la France et l’Île Maurice, la cogestion administrative de cette île doit être votée par l’Assemblée nationale. Pour le député Philippe Folliot et l’écrivain Irène Frain, ceci marque le début du démantèlement de notre domaine maritime.

Jusqu’où la France peut-elle se rabaisser? Un pays a-t-il le droit de douter à ce point de lui-même pour qu’il en arrive à brader sa souveraineté?

Par un vote qui aura lieu le 18 janvier à l’Assemblée nationale, la France s’apprête à céder de fait, et sans contrepartie, une part de notre territoire national, l’île de Tromelin et son considérable domaine maritime.

En apparence, il s’agit d’un territoire minuscule perdu dans l’immensité de l’Océan Indien, à 450 km à l’Est de Madagascar et à 535 km au Nord de l’île de la Réunion, qui se borne à abriter trois agents des Terres Australes et Antarctiques Françaises. Il n’est seulement connu du grand public que par l’aventure humaine exceptionnelle qui s’y déroula du temps de la traite négrière.

Mais dans les faits, il génère un potentiel économique exceptionnel, 280 000 km² de Zone Economique Exclusive. Presqu’autant que les 345 000 km² de la France hexagonale, Corse comprise.

Un patrimoine considérable pour un Etat puisqu’en droit de la mer, une Zone Economique Exclusive est un espace maritime sur lequel un Etat exerce ses droits souverains en matière d’exploration et d’exploitation des ressources économiques, environnementales, biologiques.

C’est ce patrimoine qu’un traité dit «de cogestion» signé de façon très discrète le 1er juin 2010 cédera à l’Île Maurice sans contrepartie aucune si l’Assemblée nationale le ratifie le 18 janvier prochain, approuvant ainsi sans réflexion l’aveuglement de nos diplomates et la lâcheté de certains politiques.

Pour tout Français sensible aux intérêts de son pays, il tombe sous le sens que ce traité est inacceptable. Il est:

● Scandaleux: il cède une partie de notre territoire sans aucune contrepartie: où est notre conception de la République «Une et indivisible»?

● Dangereux: il ne mettrait pas fin aux revendications de l’île Maurice et créerait un précédent redoutable.

● Unilatéral et déséquilibré: le traité ne prévoyant aucune forme de réciprocité ou contrepartie pour la France, notre pays serait perdant sur tous les plans.

Il saute aux yeux que la ratification de ce traité ne peut que justifier, légitimer et accroître les revendications, plus ou moins ouvertes, d’autres pays sur les autres îles françaises du secteur, dites «îles Eparses».

Il est en effet de notoriété publique que les ressources en hydrocarbure du canal du Mozambique en général, et surtout autour de l’île française de Juan de Nova sont vraisemblablement aussi importantes que celles de la mer du Nord . Là encore, les enjeux sont colossaux. Il en va de même, dans l’océan Pacifique, pour l’île française de la Passion – généralement connue sous le nom de Clipperton. Elle suscite depuis longtemps les convoitises du Mexique. De la même façon, le précédent de Tromelin ne pourrait que raviver l’intérêt de l’Afrique de Sud et de l’Australie pour nos précieux territoires des Terres Australes.

La ratification de ce traité marquerait ainsi le début du démantèlement de notre domaine maritime, le deuxième au monde avec 11 millions de km². Et la fin de la singularité française, que certains politiques à courte vue s’obstinent encore à croire continentale et européenne. Elle est en réalité maritime et mondiale.

Notre domaine maritime est pour l’instant réparti sur trois océans, tant dans des mers chaudes que froides. Il est d’une variété exceptionnelle à tous égards et notre «économie bleue» , qui se donne pour projet de former le socle de la survie de l’humanité au XXIème siècle est déjà forte de leaders mondiaux, qu’il s’agisse de PME ou de grands groupes multinationaux. Or trois des grands des défis à venir — nourrir plus de 9 milliards d’êtres humains, leur permettre l’accès à l’eau, passer massivement aux énergies renouvelables — ne pourront être relevés que par une exploitation raisonnable et raisonnée des ressources des mers et des océans.

Dans ces conditions, la France ne peut, et ne doit galvauder ses fabuleux atouts.

En 2013, une mobilisation parlementaire transpartisane avait écarté le danger d’une première tentative de ratification: à nos côtés Laurent FURST, député LR du Bas-Rhin, et Gilbert LE BRIS, député PS du Finistère, avaient mené le combat et nous avions pu compter sur la courageuse opposition du ministre de l’Outre-mer de l’époque, Victorin LUREL.

Le mercredi 18 janvier prochain, la nouvelle tentative de ratification de ce traité inique et suicidaire doit connaître le même sort.


Ouest France • "Hervé Morin rentre dans le rang"

Le président du Nouveau centre menaçait de quitter la fédération centriste UDI pour s’imposer comme le principal interlocuteur de François Fillon. Il a dû faire marche arrière.

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Hervé Morin a cru pouvoir profiter de la victoire de François Fillon à la primaire de la droite pour s’imposer comme chef de file des centristes. Le coup était bien tenté. Le patron du Nouveau centre, qui s’était rangé derrière l’ancien Premier ministre après la défaite de son poulain, Bruno Le Maire, avait convoqué fissa un congrès extraordinaire, prévu dimanche, pour bâtir  » un centre fort et uni «  derrière François Fillon.

Le président de la région Normandie voulait ainsi s’imposer comme le principal interlocuteur des centristes auprès du vainqueur de la primaire. Au nez et à la barbe de son éternel rival, Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, qui avait soutenu Alain Juppé. Dans son calcul, Hervé Morin devait sortir renforcé de ce congrès et se trouver en position de force pour négocier les investitures aux législatives.

« Le triste spectacle de nos divisions »

Ce « putsch » revenait à signer l’arrêt de mort de l’UDI, qui fédère depuis 2012 les principaux partis centristes (Parti radical, Nouveau Centre, Alliance Centriste, Gauche Moderne…). De quoi mettre en émoi quelques grands élus de la famille. « Une nouvelle fois, depuis quelques jours, les centristes français offrent à nos concitoyens le triste spectacle de nos divisions alors qu’il n’existe pas de divergence idéologique ou stratégique », ont écrit 40 députés et sénateurs dans une tribune.

C’est François Fillon qui a sifflé la fin de la récré. Le candidat de la droite a fait savoir qu’il n’a pas l’intention de négocier séparément avec les centristes. Il n’acceptera de discuter qu’avec une seule délégation. Hervé Morin a dû se rendre à l’évidence : il n’aura pas le soutien de l’ancien Premier ministre.

Le candidat, qui a déjà fort à faire avec son « ami » François Bayrou, se voyait mal arbitrer une guerre du centre. « Fillon n’a pas envie de bordéliser une future majorité », explique-t-on chez les Républicains. Le congrès prévu dimanche est maintenu, mais n’aboutira qu’au vote d’une simple résolution.

Morin et Lagarde ont signé la paix

Hervé Morin et Jean-Christophe Lagarde ont donc fait la paix, mardi soir. Les deux hommes ont acté le fait que le président du Nouveau centre allait intégrer la délégation de l’UDI chargé de négocier un pacte programmatique et législatif avec Les Républicains. Hervé Morin intègre aussi un « conseil de la présidence » restreint à 9 personnes.

Les négociations vont pouvoir reprendre. Jean-Christophe Lagarde a déjà posé les conditions d’une future coalition, aussitôt après l’investiture présidentielle de François Fillon. « Je lui ai indiqué qu’il fallait qu’on prévoie une méthode de travail pour regarder le projet, le préciser, l’amplifier sur certains sujets », a indiqué le président de l’UDI.

Le centriste a cité notamment l’Europe, l’emploi, la protection sociale et l’environnement, ainsi que la réforme des retraites. « Nous ne demandons pas aux Républicains de se renier et François Fillon ne nous le demande pas non plus », a souligné le centriste, selon qui des divergences pourront subsister même en cas de désaccord.


L'appel à l'unité des 100 Présidents et délégués de fédération

Nous, cadres de terrain de l’UDI, appelons à l’union pour que nos valeurs comptent dans la majorité future

Tribune dans Le Huffington Post
Le 9 décembre 2016

A l’instar de nos adhérents, nous sommes inquiets des déclarations de quelques grands élus nationaux qui pourraient aboutir à des fractures irréparables au sein de notre formation politique et à un affaiblissement durable du centre.

Nous sommes Présidents ou Délégués de fédérations départementales de l’UDI, mouvement fondé par Jean-Louis Borloo, pour rassembler les partis éparses du centre et du centre droit. A l’instar de nos adhérents, depuis lundi 28 novembre, nous sommes aujourd’hui inquiets des déclarations de quelques grands élus nationaux qui pourraient aboutir à des fractures irréparables au sein de notre formation politique et à un affaiblissement durable du centre.

Plus que jamais, l’ensemble des adhérents, cadres et élus composant l’UDI doivent être unis pour pouvoir peser ensemble auprès de nos alliés Républicains et de François Fillon.

Ce n’est qu’unis que nous pourrons imposer nos valeurs sur des sujets majeurs de la future plateforme gouvernementale. Ce n’est qu’unis que nous obtiendrons de défendre nos couleurs dans le plus grand nombre possible de circonscriptions. Or, les déclarations de volonté de scission sont plus que contre-productives; elles nous nuisent à tous sans être profitables à personne.

Force est de constater qu’entre les appels des uns à voter pour un candidat de gauche qui a conçu le programme économique de François Hollande, et les tentations de négociations séparatistes ou d’aventures individuelles qui s’affirment désormais publiquement, il est plus que temps que nous les cadres de terrain rappelions tout le monde à la raison, à l’union et au respect de nos militants et élus locaux.

Certains peuvent avoir envie ou intérêt à proposer notre divorce, mais nous, nous décidons de rester tous ensemble!

Aborder la période qui nous sépare du mois de juin divisés n’aboutirait qu’à une seule chose: au mieux, seuls les parlementaires UDI sortants bénéficieront de la mansuétude de nos partenaires LR.

Souhaitons-nous que notre groupe à l’Assemblée Nationale composé aujourd’hui de 28 élus, soit réduit demain à un nombre encore inférieur? Ou à l’inverse voulons-nous pouvoir disposer d’un groupe centriste plus important qui puisse peser dans une majorité, faire entendre notre voix et porter nos valeurs?

A cette question, notre réponse est évidente.

Nous sommes persuadés que l’obtention d’un maroquin ministériel pour tel ou tel de nos amis, ou d’une circonscription législative pour tel ou tel autre, ne peut pas justifier que le travail que nous avons collectivement mené depuis 2012 avec Jean-Louis Borloo et tous ceux qui ont créé et développé l’UDI, soit réduit à néant.

C’est pourquoi nous appelons toutes et tous à faire taire les rancœurs ridicules et les ambitions individuelles qui ne peuvent se développer qu’au mépris et au péril de notre réussite collective.

Nous tous, nous exigeons que chacun se ressaisisse et se montre unitaire, solidaire et ambitieux pour notre mouvement, autour de notre président Jean-Christophe Lagarde et de notre direction nationale. C’est au sein de celle-ci que les débats devraient avoir lieu, pas dans une presse qui s’en délecte!

Les 100 signataires de cet appel:

Mme Maxence ANSEL

M Gilles ARTIGUES

Mme Sophie AUCONIE

M Philippe BARBIER

M Grégory BERKOVICZ

Mme Annick BILLON

M Pascal BLANC

M Jean-Marie BOCKEL

Mme Marie-Hélène BORAS

M Jean-Pierre BOYER

M François BREBANT

M Florent CANETTI

M Michel CANEVET

M Vincent CAPO CANELLAS

Mme Josy CHAMBON

M Thibault CHENEVIERE

M Daniel CHRISTEL

M Jean-Yves DE CHAISEMARTIN

M Christian DEBEVE

M Christian DELCROIX

M Stéphane DEMILLY

Mme Clotilde DEROUARD

M Philippe DERVEAUX

M Aurélien DILLIERE

Mme Leïla DIRI

M Sébastien DOLOZILEK

M Renaud DONZEL

M Bruno DRAPRON

M Jean-Philippe DUGOIN-CLEMENT

M Patrick DUMAIRE

M Jean-Noël DUPRE

M Jean-René ETCHEGARAY

M Bernard FIALAIRE

M Joseph FRANCIS

Mme Arlette FRUCTUS

M Jacques GARSAU

M Christophe GEOURJON

M Laurent GERAULT

M Alexis GOVCIYAN

M Pascal GRAPPIN

M Joel GUERRIAU

Mme Laetitia GUILBERT

Mme Hélène HAUTVAL

M Olivier HENNO

Mme Samira HERIZI

M Atissar HIBOUR

M Philippe HUPPE

M Yves JEGO

M Benoît JIMENEZ

M Hervé KITEBA SIMO

M Laurent LAFON

M Philippe LALANNE

M Denis LARGHERO

M Christian LE BIHAN

M Daniel LECA

M Didier LECHIEN

M Luc LEHNER

M Jacques LE NAY

M Vincent LEONIE

Mme Valerie LETARD

M Yannick LUCOT

Mme Murielle LUGA GIRAUD

Mme Yamina MAMOU

M Emmanuel MANDON

Mme Véronique MARCHET

Mme Emmanuel MARFOGLIA

M Hervé MARSEILLE

M Paul MARTINEZ

Mme Isabelle MERAND

M Lionel MITHIEUX

M Florent MONTILLOT

Mme Valérie NAHMIAS

M Jérome NEVEUX

M Bertrand PANCHER

M Ronan PATUREAUX

M Gilles PAULI

M Philippe PETIT

M Michel PIRON

M François POMPIDOU

M Thierry PROCIDA

M Herve PRONONCE

M Thomas RAVIER

M Franck REYNIER

M Claude RIBOULET

M Olivier RICHEFOU

Mme Ophélie ROTA

M Philippe ROUAULT

M Franck ROUSSEAU

M Mustapha SAADI

M Laurent SCHEMBRI

M Aurélien SEBTON

M Jean-Roch SERGENT

Mme Anne TACHENE

M Yves TREHIN

M Philippe TROUTOT

M Dominique VERIEN

M Jean-François VIGIER

M Fabrice VILLARD

M Patrick WEITEN

M Michel ZUMKELLER


Les parlementaires UDI expriment leur soutien à la direction nationale

En 2017, empêchons l’atomisation du Centre

Tribune dans Le Huffington Post
Le 7 décembre 2016

Plus que jamais, nos compatriotes ont besoin de responsables politiques à la hauteur des enjeux !

Nous, députés et sénateurs de l’UDI, appelons à l’unité de la famille centriste et refusons son atomisation.

Une nouvelle fois, depuis quelques jours, les centristes français offrent à nos concitoyens le triste spectacle de leurs divisions alors qu’il n’existe pas de divergence idéologique ou stratégique.

Nous refusons la séparation, le divorce de nos mouvements en partis et micro-partis qui seraient autant de « confettis » de la vie politique française, bien loin des attentes de nos concitoyens et des enjeux auxquels notre pays doit faire face. Chacun considérant en effet, à tort, que sa parole personnelle est plus forte qu’un véritable mouvement collectif construit autour d’un socle de valeurs solides et majoritairement partagées.

L’histoire du Centre en France est rythmée de périodes d’unification, plus ou moins longues, et de séquences de balkanisation.

L’objectif de l’UDI était d’y mettre fin pour lui offrir visibilité et crédibilité, comme le déclarait Jean-Louis Borloo lors de notre congrès fondateur : « Faute de discipline, notre famille s’est dispersée et n’a plus rempli son devoir au service de notre pays. Quel gâchis ! ».

Quatre années plus tard, nous refusons de revivre ce gâchis, nous refusons d’entrer dans une nouvelle phase d’atomisation du Centre !

La France est traversée par des fractures profondes, elle doit faire face à une crise économique et sociale, à des rapports de force internationaux bouleversés et à une menace terroriste inédite.

Plus que jamais, nos compatriotes ont besoin de responsables politiques à la hauteur des enjeux !

Nous sommes convaincus qu’un centre atomisé n’a aucun avenir et n’apportera rien d’autre à la France qu’un lot supplémentaire de divisions et de querelles d’égos. Nous appelons à son unité.

A la devise « diviser pour régner », ne substituons pas celle mortifère du « diviser pour disparaitre »…

Soyons dignes de la famille de pensée que nous représentons et unissons nos forces, autour de nos instances nationales, pour porter un message d’espérance devant nos concitoyens et préparer une alternance dans laquelle l’UDI doit prendre toute sa place.

A la veille d’échéances électorales majeures, la famille centriste doit au contraire se rassembler au sein de l’UDI, notre maison commune !

« La France est notre pays, l’Europe est notre frontière et notre destin, le monde est notre vision » disait Jean-Louis Borloo il y a 4 ans.

Faisons de cette phrase notre devise et portons-la tous ensemble fièrement devant les Français !

La liste des 40 signataires – 16 députés, 23 sénateurs et un député européen :

Députés 

Stéphane Demilly, Yannick Favennec, Arnaud Richard, Bertrand Pancher, François Rochebloine, Michel Piron, André Santini, François-Xavier Villain, Meyer Habib, Patrick Weiten, Yves Jego, Jean-Paul Tuaiva, Franck Reynier, Michel Zumkeller, Philippe Vigier, Francis Vercamer

Sénateurs

Elisabeth Doineau, Vincent Capo-Canellas, Daniel Dubois, Annick Billon, Françoise Gatel, Jean-François Longeot, Pierre Médevielle, Olivier Cigolotti, Olivier Cadic, Hervé Marseille, Michel Canevet, Sophie Joissains, Chantal Jouanno, Jean-Claude Luche, Yves Pozzo di Borgo, Henri Tandonnet, Valérie Létard, Joël Guerriau, Christian Namy, Jean-Marie Bockel, Vincent Delahaye, Nathalie Goulet, François Zocchetto

Député européen

Dominique Riquet, Député européen


L’UDI 65 soutiendra Alain Juppé

Dans moins de trois semaines, la primaire de la droite et du centre ouvrira ses bureaux pour le premier tour, afin de désigner le candidat de la droite à l’élection présidentielle. Si tous les candidats sont issus du parti Les Républicains, l’UDI a décidé de faire entendre sa voix (et son choix) dans cette campagne électorale.

Lire l'article sur Pyrénées Infos

A l’image du président national Jean-Christophe Lagarde, le président de l’UDI des Hautes-Pyrénées a confirmé le choix d’Alain Juppé. « Ça reste la Primaire organisée par Les Républicains. On n’est pas directement concerné. Mais on a décidé de s’en mêler. On sait que nos alliances naturelles sont avec Les Républicains et demain, on aura à négocier avec le futur candidat autour d’une proposition commune », explique Gilles Craspay.

Car l’UDI avait trois choix : participer à la primaire de la droite et du centre en présentant un candidat, présenter directement un candidat à la Présidentielle ou soutenir le candidat des Républicains. Mais pour éviter d’être confronté à un candidat non désiré, le parti centriste préfère soutenir le maire de Bordeaux.

« Alain Juppé, c’est un soutien de compromis. Car Nicolas Sarkozy pose un problème de compatibilité », rappelle Gilles Craspay.

Les militants et sympathisants de l’UDI (et ses différents partis associés) seront donc appelés à participer à la primaire, en se rendant aux urnes le 20 novembre prochain. Ce qui pourrait peser sur le résultat en fonction de la mobilisation des électeurs.

En attendant le résultat du scrutin…


UDI 37

Les deux tiers de l'UDI 37 derrière Juppé

L’UDI Touraine marche derrière Juppé. Les centristes d’Indre-et-Loire le suivent dans leur grande majorité. D’autres préfèrent Le Maire. très peu vont vers Sarkozy.

Lire l'interview sur La Nouvelle République

C’est fait, officiellement. Ce 20 octobre, l’UDI Touraine a fait acte de soutien public à  » AJ « , Alain Juppé.

La présidente départementale, Sophie Auconie, et ses cadres ont tenu une conférence de presse pour offrir une première liste de soutien de 33 noms, maires, présidents ou vice-présidents de territoires, adjoints, conseillers municipaux.

Parmi eux, on retrouve Pierre Louault, président des maires, qui avait déjà lancé le mouvement AJ, de son côté, la semaine dernière.Trente-trois élus UDI, plus 27 d’autres partis : cela fait un total, une force de 60 élus tourangeaux pour Juppé. L’ancien Premier ministre a mis du temps à décoller en Indre-et-Loire. Maintenant, il a avec lui une véritable petite armée d’élus locaux.

Des élus UDI ont suivi un autre chemin, Bruno Le Maire, NKM principalement, mais pas Sarkozy ou Fillon, ou si peu.  » Les deux tiers de l’UDI sont derrière Juppé «  assure Sophie Auconie.

L’UDI 37 revendique maintenant  » 500 adhérents « , doublant ses effectifs d’avant l’été. Parmi eux, Colette Girard, centriste  » historique  » tourangelle, et surtout Claude-Pierre Chauveau, ex-adjoint de Jean-Germain, qui a rejoint  » La gauche moderne « .

L’UDI recevra son président national le 26 octobre. Jean-Christophe Lagarde sera accueilli par le maire de Saint-Avertin, Alain Guillemin. Puis, il visitera une entreprise à Montbazon, et animera un dîner-débat en soirée, en présence de 200 cadres et militants.

L’UDI prépare aussi les législatives et les sénatoriales 2017. Sophie Auconie maintient sa candidature sur le Lochois, malgré la concurrence du maire LR de Loches, Marc Angenault. Qui aura l’investiture, ou sera au second tour, faute d’accord, au final ?  » Cela se passera bien pour l’un des deux «  ironise Sophie Auconie. Aux sénatoriales, l’UDI préfère partir sous sa bannière, avec une liste (de 3 noms) à ses couleurs.

Olivier Pouvreau