Stéphane Demilly réélu dès le 1er tour avec près de 54% des voix


Déclaration de Jean-Christophe Lagarde suite au second tour de l'élection présidentielle

Mon premier sentiment, c’est le soulagement. Le pire a été évité pour notre pays et pour l’Europe.

La candidate d’extrême droite qui dans les derniers jours de la campagne a montré ce qu’elle portait réellement de brutalité, d’incohérences et d’incompétence a été battue et largement battue.

Je ne me satisfais évidement pas que des millions de nos concitoyens aient voté pour l’extrême droite, et je pense qu’il faudra les entendre, pas leur tourner le dos, car ils représentent une grande part de la France qui souffre, notamment de la mondialisation et de l’immobilisme français. Mais je constate et me réjouis de l’admirable capacité de résistance de notre peuple et son attachement aux valeurs humanistes qui font la France depuis toujours et à l’idéal européen que nous défendons.

Je félicite Emmanuel MACRON pour sa victoire et son élection. Et comme tous les démocrates et les humanistes, attachés à la Nation Française, je souhaite qu’il réussisse dans sa nouvelle fonction de Chef de l’Etat. Car si ce quinquennat réussit les français iront mieux et notre démocratie sera préservée de ces populismes qui la minent et la menacent. S’il échoue, alors nous serons en grand danger.

Je souhaite également entendre le message des 5 millions d’électeurs qui ont voté blanc ou nul lors de cette élection.

L’élection présidentielle est désormais terminée et nous savons par qui nous serons présidés. Des élections législatives vont maintenant avoir lieu. Ce sont elles qui vont déterminer qui gouvernera notre pays pendant 5 ans.

A mes yeux, elles devront permettre un débat qui n’a pas eu lieu pendant la présidentielle du fait de la multitude d’affaires. L’heure n’est donc pas aux combinaisons d’appareil ou au petit jeu des débauchages individuels comme je l’entends ici ou là. Chacun doit continuer à défendre ses idées, ses valeurs, ses projets.

Responsable de la famille centriste, je me porterai dès cette semaine aux côtés de nos candidats dans le cadre de l’accord que nous avons conclu avec nos alliés « Les Républicains » afin que les français puissent choisir une véritable alternance économique, sociale, éducative et européenne.

L’esprit de cette campagne ne peut en aucun cas être de vouloir annuler ou contester le résultat de la présidentielle. Ce serait stupide et détestable. Il ne s’agit pas de revanche mais au contraire de construire une majorité qui permette enfin à la France de se réformer, d’aller de l’avant, de prendre de l’avance sur le monde et de renforcer sa cohésion nationale.

Par ailleurs je me bats depuis des années contre l’idée d’un parti unique ou à ce point dominant qu’il gouvernerait sans limite ni contrôle, sans débat autrement qu’en son sein, ni capacité au compromis. Je crois aux coalitions, pas aux partis uniques.

J’ai résisté à la volonté hégémonique trop souvent exprimée par nos partenaires de droite pour accepter aujourd’hui une quelconque emprise d’un autre parti, fut-il celui du nouveau Président de la République.

Le vote des français, qui ont éliminé de la présidentielle les deux partis qui ont depuis des décennies monopolisé l’exercice du pouvoir,  ne consiste pas à remplacer un pouvoir unique, un parti unique par un autre.

3 options s’offrent aux français :

  • Soit ils signent un chèque en blanc à notre nouveau Président, ce qui a toujours échoué (en 2002, en 2007, en 2012)
  • Soit ils choisissent une cohabitation avec une majorité UDI-LR à l’Assemblée.
  • Soit ils imposent une recomposition politique en refusant de donner une majorité absolue aux uns et aux autres et il faudra alors que chacun prenne ses responsabilités.

Les centristes, l’UDI, ont et auront toujours une attitude claire. Nous resterons fidèles à nos idées. Nous ne jouerons jamais la politique du pire, car ce sont nos concitoyens qui en paieraient les pots cassés. Quel que soit le choix des français, notre attitude sera constante et fidèle à nos valeurs, à ce que nous avons toujours fait. Sur chaque décision, sur chaque projet, nous nous prononcerons en fonction de ce que nous croyons bon pour les français. Si cela va dans le sens des réformes indispensables à la France nous apporterons un soutien vigilant. Sinon nous les combattrons sans concession.

L’UDI, les centristes que nous sommes seront en toute circonstance garants de cette exigence. Chaque parlementaire UDI sera pour les français cette garantie de fiabilité et d’exigence.

Jean-Christophe LAGARDE

Président de l’UDI


Déplacement de Jean-Christophe Lagarde en soutien à Sophie Auconie

Lire l'article sur La République du Centre

Jean-Christophe Lagarde, patron de l’UDI, était à Saint-Pierre-des-Corps ce vendredi pour officialiser l’accord Les Républicains-UDI aux législatives et appeler à  » voter Macron  » à la présidentielle, contre le FN.

Sophie Auconie inaugurait sa permanence de campagne au 178, avenue Stalingrad à Saint-Pierre-des-Corps ce 28 avril à 18 h, car elle se présente aux législatives sur le Lochois. Mais, autour de la présidente de l’UDI 37, il y avait foule aussi pour officialiser l’accord départemental Les Républicains-UDI pour l’ensemble des cinq circonscriptions du département.

Jean-Christophe Lagarde, patron de l’UDI national, Philippe Briand, président de Tours métropole, député-maire, Frédéric Augis, président LR 37, le président du Département, Jean-Gérard Paumier, Serge Babary, maire de Tours et de nombreuses autres cadres LR et UDI étaient là pour se remonter le moral après le premier tour raté de leur camp à la présidentielle, pour appeler à faire battre le FN au second tour.

Ils se réunissaient aussi et surtout pour présenter leurs candidats aux législatives en Indre-et-Loire, quatre LR et un UDI :  Céline Ballesteros sur Tours, Sophie Auconie en Lochois, Claude Greff en Amboisie, Hervé Novelli en Chinonais, et peut-être Philippe Briand en nord-ouest, le sortant,mais qui attend le deuxième tour de la présidentielle pour se positionner aux législatives ou pas.

 » On ne présidera pas la France mais on doit gouverner le pays et le remettre à flot  » disaient les orateurs. Jean-Christophe Lagarde s’en prenait aussi à Marisol Touraine  » qui a ruiné le secteur de la santé en France en cinq ans « , et qui se représente aux législatives en Lochois.

Lire l'article sur France Bleu Touraine

Le président national de l’UDI demande au maire de Loches de revenir à la raison pour les législatives, dans la 3ème circonscription. Marc Angenault souhaite maintenir sa candidature attribuée à Sophie Auconie dans le cadre de l’accord LR/UDI.

Jean-Christophe Lagarde qui était à St Pierre-des-Corps ce vendredi après-midi pour inaugurer la permanence de Sophie Auconie, candidate officielle des Républicains-UDI dans la 3ème circonscription d’Indre-et-Loire, estime que Marc Angenault s’entête alors qu’il est isolé. Le maire de Loches malgré l’accord national, compte bien maintenir sa candidature et risque l’exclusion du parti.

Mais cette attitude risque de faire gagner Marisol Touraine selon le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde, qui estime que le maire de Loches est devenu inéligible.

Sophie Auconie a pu compter sur la présence de toute la droite à sa permanence ce vendredi à St Pierre-des-Corps : Philippe Briand, Frédéric Augis et Jean-Gérard Paumier. Une autre permanence sera prochainement inaugurée à Montbazon.

Dans cette 3ème circonscription où est candidate Marisol Touraine, Emmanuel Macron est arrivé en tête avec 24,61% des voix, devant François Fillon 20,70% puis Marine Le Pen 19,65%. En quatrième position arrive Jean-Luc Mélenchon 18,96% des voix. Benoit Hamon a obtenu 6,34% des suffrages.


Réaction aux résultats du 1er tour de l'élection présidentielle

  1. Nous saluons la campagne difficile et courageuse portée par François FILLON et partageons la déception de tous ceux qui derrière le candidat des Républicains voulaient pour notre pays un changement ambitieux, profond afin de libérer l'économie de notre pays, de reconstruire l'école républicaine et de rétablir la sécurité et l'autorité de l'Etat.
  2. Mais nous devons surmonter dés ce soir cette grande déception car la France fait désormais face à un péril plus grand encore, une victoire possible de l'extrême droite à la présidentielle. Une victoire de Le PEN ne constituerait pas un saut dans l'inconnu pour notre pays mais un saut dans le chaos :
    • Chaos moral car le FN a toujours cherché à diviser les français, à les monter les uns contre les autres en fonction de leurs origine ethniques ou religieuses, reniant en cela nos grandes valeurs républicaines.
    • Chaos économique car la sortie de l'Euro, le retour de la retraite à 60 ans et les 160 milliards de dépenses supplémentaires que propose LE PEN se traduiraient par l'appauvrissement de tous les français après une dévaluation massive, un déficit et une dette si invraissemblables que la France ferait banqueroute faute de trouver des banques pour nous prêter l'argent nécessaire.
    • Chaos social car l'explosion du chômage et de la pauvreté qui en découleraient frapperaient d'abord les catégories populaires, celles qui sont les plus fragiles face aux crises économiques.
Pour conjurer ce danger absolu pour la France et les français, Emmanuel MACRON reste la seule solution qui sera sur la table dans 15 jours. Face à cette situation, l'UDI appelle clairement et sans état d'âme à  faire barrage à l'extrême droite et à voter pour M. MACRON au second tour de la présidentielle.

Déplacement de Jean-Christophe Lagarde en Savoie et dans les Hautes-Alpes

"Le maire de Chambéry doit arrêter son caprice"

Le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, était ce matin à Chambéry pour inaugurer le local de campagne de Christelle Favetta Sièyes. La conseillère départementale UDI a été investie dans la 4e circonscription dans le cadre de l'accord national conclu entre Les Républicains et le parti centriste. Sauf qu'Alexandra Turnar, conseillère municipale LR de Chambéry maintient sa candidature, soutenue par le maire de la ville, Michel Dantin. Jean-Christophe Lagarde a demandé à la "dissidente" de  se retirer et "à prendre ses responsabilités" pour éviter des primaires face à la députée PS sortante Bernadette Laclais : "Le maire doit surmonter sa déception et arrêter son caprice". Outre son investiture, Christelle Favetta Sièyes a maintenant d'autres atouts dans sa manche en Savoie. Le sénateur LR, Michel Bouvard et le député LR sortant de la 2e circonscription, président du conseil départemental, Hervé Gaymard, lui apportent un soutien officiel. Lire l'article sur le site du Dauphiné Libéré
"Pour gouverner, il nous faut 289 députés"
Jean-Christophe Lagarde, président de l’Union des démocrates et indépendants (UDI) est venu à Embrun avec un double objectif : soutenir la candidature de François Fillon à la présidentielle, celle de Chantal Eyméoud aux législatives.

Le président de l’UDI embraye sur les candidatures aux législatives : « C’est eux qui, sur leur territoire, sont en capacité de rassembler. Chantal Eyméoud, à la région, est en charge de l’installation d’entreprises, du patrimoine, de la politique régionale de la montagne. Elle est qualifiée parce qu’elle connaît par cœur cette circonscription. » Jean-Christophe Lagarde a aussi promu la « féminisation » que pourrait apporter Chantal Eyméoud à l’Assemblée.

Quant à la dissidence d’Arnaud Murgia, candidat investi par Les Républicains avant que l’UDI ne passe un accord, le président du parti assène : « Il y a de tels enjeux devant nous que les déceptions lors des investitures, ça ne doit pas conduire à l’échec. La division, c’est un risque d’échec : il n’y a pas de place pour les caprices. Pour gouverner, il faut 289 députés. Imaginez que le 18 juin au soir, on ait 288 députés UDI et Républicains et qu’il y en ait un qui manque à l’appel. Quand on prétend être responsable, on revient à la raison. » Lire l'article sur le site du Dauphiné Libéré

Déplacement de Jean-Christophe Lagarde dans le Nord

Revue de tweets : 

Le patron de l’UDI vient soutenir le tandem Ficheux-Depelchin

La campagne pour l’élection présidentielle a beau avoir débuté officiellement ce lundi, c’est un moment des législatives qui s’est joué à l’hôtel de ville d’Hazebrouck cet après-midi. Le tandem Bruno Ficheux – Catherine Depelchin, investi pour l’UDI, a reçu le soutien du président du parti Jean-Christophe Lagarde lors d’une table ronde avec des chefs d’entreprise et des élus locaux. Le patron centriste était à Fâches-Thumesnil, le matin et à Maubeuge en fin de journée, mais cette visite en Flandre ne doit rien au hasard.

« Le plus à même de gagner »

La 15e circonscription est la seule de la région où le parti centriste sera opposé à un candidat des Républicains malgré un accord au niveau national. «  Ici, les Républicains n’ont pas voulu reconnaître que Bruno Ficheux est le plus à même de gagner notamment à cause de la rancœur personnelle de leur candidat, estime Jean-Christophe Lagarde. Après avoir fait perdre la circonscription la dernière fois, la candidature de M r Bataille peut faire gagner le Front National.  » De son côté, Bruno Ficheux assure ne pas s’occuper de ses adversaires et apprécie le soutien du chef de son camp. «  C’est quand même le responsable d’un des quatre principaux partis de France, note-il. Quant à moi, je trace mon chemin, je suis le candidat de la proximité, les gens le savent. » Lire l'article sur La Voix du Nord

Le président de l’UDI venu soutenir Alain Poyart, candidat aux législatives

«  Les élections, c’est quatre tours. Deux à la présidentielle, deux aux législatives. Et ces dernières sont indispensables pour pouvoir mettre un programme en pratique.  » Jean-Christophe Lagarde était venu afficher son soutien à Alain Poyart, candidat aux législatives investi par l’UDI et Les Républicains de la troisième circonscription, à Maubeuge, ce lundi soir. Le président de l’UDI a rappelé l’importance de l’union avec les LR pour «  éviter le suicide collectif d’une victoire du FN et mettre fin à la gouvernance du PS.  » Il voit en Alain Poyart «  l’homme de la situation pour sauver le secteur. Un député déjà expérimenté qui saura être efficace tout de suite et un homme de terrain, qui connaît par cœur son territoire puisque président de sa communauté de communes (Communauté de communes du cœur de l’Avesnois, NDLR). »

Derrière François Fillon

Son homologue, lui, tenait à rappeler les enjeux du territoire : «  Le désenclavement routier, les déserts médicaux, le monde agricole en souffrance, l’aménagement de la Sambre, la ruralité…  » «  Ces enjeux, il aura à cœur de les défendre en cas de victoire, assurait Jean-Christophe Lagarde. Il n’est pas une machine à réflexe qui vote ce que son parti lui dit de voter. Il prendra des décisions pour son territoire.  » L’homme, qui avait soutenu Alain Juppé aux primaires de la droite et affiché sa déception après la victoire de François Fillon, se dit désormais à 100 % derrière le candidat LR à la présidentielle. Lire l'article sur La Voix du Nord

Un système de santé plus efficient et moins coûteux

Un système de santé plus efficient et moins coûteux

Mettre la prévention au cœur de toutes les politiques publiques

171. Mettre la prévention au cœur de toutes les politiques publiques, en particulier à destination des jeunes pour renforcer la lutte contre les drogues et les maladies sexuellement transmissibles, pour favoriser et encourager durablement la pratique du sport chez les jeunes et les seniors.

Rénover la gouvernance du système de santé

172. Rénover la gouvernance du système de santé, d’abord en clarifiant les rôles respectifs du ministère de la santé et de l’assurance maladie, ensuite en mettant fin au cloisonnement budgétaire et organisationnel entre les soins de ville et l’hôpital, entre le secteur de soins et le secteur social.

173. Régionaliser le pilotage de la politique de santé, ce qui implique une plus grande autonomie exécutive et financière des ARS ainsi qu’un élargissement de leur périmètre de responsabilité pour la gestion du secteur ambulatoire et médico-social.

Une politique de E-santé ambitieuse

174. Mettre en place une politique de E santé ambitieuse. Il s’agit d’abord de combler le retard dans le développement des outils informatiques (dossier médical informatisé, messageries sécurisées…), de valoriser les actes de téléconsultations, télé-expertises, télé radiologie. Il s’agit, ensuite, de prendre en compte toutes les évolutions technologiques pour évaluer les besoins en professionnels de santé pour les années à venir et permettre aux usagers de s’approprier en toute sécurité les dispositifs de santé connectés. Il s’agit, enfin, de favoriser le partage des données, une opportunité dont il faut comprendre les risques mais ne pas freiner car c’est la condition de l’amélioration de la pertinence des soins, de la diminution des coûts et des progrès médicaux.

175. Fournir aux professionnels de santé et aux usagers des référentiels de bonnes pratiques adaptés et facilement accessibles sur un même site internet sur le modèle de ceux fournis par le National Institute for Care Excellence en Grande Bretagne ou Santé- Canada. Ceci nécessitera de redéfinir le nombre et les missions des agences sanitaires.

176. Rétablir dialogue et confiance avec tous les professionnels de santé. Il faut, en particulier, permettre aux acteurs de santé, à l’échelon territorial, « bassin de proximité Santé » (BPS) de pouvoir organiser, en lien avec les établissements de santé et les acteurs sociaux, la prise en charge ambulatoire de sa population, incluant soins, dépistage, prévention, éducation sanitaire.

177. Favoriser une approche pluridisciplinaire de la prise en charge du patient en développant les délégations de tâches, en faisant évoluer le mode de rémunération de l’ensemble des professionnels de santé et en reconnaissant un « mandat de santé publique » lorsque celui-ci est justifié.

178. Faire évoluer le mode de rémunération des médecins libéraux qui doit tenir compte de la complexité des actes, des risques sanitaires de la population prise en charge mais aussi permettre une régulation des volumes d’actes pratiqués par chaque médecin.

Mettre fin au cloisonnement entre médecine scolaire ou médecine du travail et médecine de ville

179. Mettre fin au cloisonnement entre médecine scolaire ou médecine du travail et médecine de ville et recentrer le travail des médecins scolaires et des médecins du travail sur leurs missions essentielles de repérage des risques et de prévention, en particulier pour les usagers les plus à risques.

180. Favoriser la création de pôles de santé pluridisciplinaires, qu’il s’agisse de maisons de santé de droit privé, de centres de santé de droit public, ou encore de maisons de garde rattachées à un établissement hospitalier. L’objectif est d’assurer une offre de prévention, une offre médico-sociale et psychologique, la permanence des soins sur chaque territoire, et la prise en charge des urgences de proximité. Cela implique de fixer à ces pôles un cahier des charges, en contrepartie des aides financières et des tarifications particulières dont elles pourront bénéficier.

Mettre en place une permanence des soins de ville 24h/24 et 7jours/7

181. Mettre en place une permanence des soins de ville 24h/24 et 7 jours/7. Organiser ainsi la prise en charge des patients ne relevant pas de l’urgence vraie, sur l’ensemble des plages horaires, par les pôles de santé ou dans une filière de prise en charge organisée et suffisamment attractive financièrement pour les médecins libéraux.

182. Faire reposer l’offre d’hospitalisation  sur les secteurs publics et privés qui doivent, ensemble, aboutir à une réduction du nombre d’établissements, de jours d’hospitalisation et des dépenses hospitalières annuelles par habitant et se  recentrer  sur leurs missions de « recours »  Ceci implique la reconversion de certains hôpitaux  en établissements de soins de suite, de prise en charge de la dépendance, en centres de santé pluridisciplinaires et hautement équipés, ou en hôtels médicalisés pour faciliter la prise en charge ambulatoire.

183. Revoir la définition du service public hospitalier pour inclure les établissements privés sur la base de critères objectifs. Réintroduire la convergence tarifaire entre hôpitaux publics et privés.

184. Poursuivre la réorganisation des hôpitaux publics autour de Groupements hospitaliers de territoires (GHT) qui doivent avoir une taille raisonnable pour « être gouvernables et contrôlables » et conduire effectivement à une diminution des dépenses hospitalières. Ces GHT doivent pouvoir être une personnalité morale de droit public et/ou bénéficier de mesures de simplification fiscale et budgétaire entre établissements d’un même GHT.   A terme, la gestion de ces établissements doit s’inspirer du modèle des établissements privés à but non lucratif.

Mettre en place une régulation effective des dépenses de santé en réformant notre système assurantiel

185. Mettre en place une régulation effective des dépenses de santé en réformant notre système assurantiel avec comme objectif de réduire à la fois les renoncements aux soins pour causes financières et au contraire la surconsommation. Ceci passe par   la définition d’un panier de soins dont l’efficacité pour la santé individuelle et pour la population générale est démontrée, et garantir un remboursement intégral spécifiquement pour ce panier de soins. Ceci  passe dans un premier temps par quelques mesure simples comme la  suppression du  ticket modérateur lors d’une hospitalisation, ce qui règle la question de l’harmonisation des assiettes entre établissements publics et privés, la suppression du remboursement de médicaments à service médical rendu faible ou insuffisant par l’assurance maladie obligatoire, le conditionnement du remboursement par l’assurance maladie obligatoire de soins de confort ou de transports au constat partagé de la nécessité et de l’efficacité médicale, la gratuité progressive et totale des vaccins.

186. Réévaluer les modalités de prise en charge des soins pour les patients en affection de longue durée à la lumière des progrès de la prise en charge.

187. Accélérer le regroupement des opérateurs qui gèrent les 14 régimes obligatoires de l’assurance maladie obligatoire, en particulier le régime des étudiants.

188. Ouvrir un débat public pour sortir de la spécificité française d’un système assurantiel hybride extrêmement coûteux et permettre à nos concitoyens, après qu’ils aient été objectivement informés, de participer à la construction d’un nouveau modèle assurantiel.

189. Conditionner l’installation dans des zones sur-dotées à autorisation pour toutes les professions de santé.

Régionaliser le numerus clausus

190. Régionaliser le numerus clausus, en privilégiant les facultés et centres de formation proches des zones sous dotées et mettre en place des incitations financières réelles dont la prise en charge d’une partie des coûts engagés pendant leurs études, pour que les praticiens formés s’installent dans ces zones dont la prise en charge d’une partie des coûts engagés pendant  leurs études.