Armées : rétablissons la confiance !

TRIBUNE – La démission du Chef d’Etat Major des Armées, suite à l’humiliation publique injustifiée qui lui a été infligée le 13 Juillet dernier devant ses troupes, est  une crise grave et surtout un signe alarmant.

Lire la tribune de Jean-Christophe Lagarde sur le Huffington Post

Alarmant car elle vient souligner en même temps des choix budgétaires qui mettent en difficulté notre sécurité nationale et un réflexe autoritariste qui n’était pas de mise. L’autorité découle de l’adhésion à un leadership et à un projet. L’autoritarisme ne fait que croire s’imposer en brutalisant.

Cette humiliation était injustifiée car le Général De Villiers n’avait commis aucune faute qui légitime un rappel à l’ordre si violent.

Un militaire n’a évidemment pas à se répandre dans la presse pour nourrir des débats sur la stratégie militaire, l’opportunité des interventions armées ou encore sur le budget consacré à La Défense.

Ce ne fut pas le cas du Chef d’Etat Major ! Auditionné par la Commission de La Défense de l’Assemblée Nationale, il a présenté la situation réelle de nos armées, exposé l’ampleur des missions intérieures et extérieures et souligné l’étendue des difficultés et des lacunes que subissent nos soldats engagés à cause d’une vingtaine d’années de baisse du budget de la Défense. C’est vrai, il a dit des vérités désagréables à entendre dans notre pays, qui se dit en guerre mais dont les Chefs d’Etats ne soutiennent pas nos soldats autrement que par des mots. Mais il était parfaitement dans son rôle, et même dans son devoir, qui est de rendre compte, voire d’alerter, les parlementaires qui votent les budgets et autorisent des opérations extérieures où nos jeunes risquent leurs vies.

Le Président de la République n’aurait pas du s’en émouvoir, ou alors il lui faut supprimer la Commission de La Défense ou encore interdire aux militaires de se rendre à ses convocations, ce qui reviendrait au même.

Le problème soulevé par le Général de Villiers est simple. Nous prétendons être et rester une grande puissance sur la scène internationale, tenir notre rang de membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU en participant aux interventions militaires et mener les combats nécessaires, à l’extérieur comme à l’intérieur, pour nous défendre contre un ennemi terroriste qui nous fait la guerre. Malgré toutes ces ambitions affichées, proclamées, répétées, nous ne nous en donnons pas les moyens depuis bientôt 30 ans.

Les chiffres sont imparables. Depuis la chute du mur de Berlin nous avons diminué notre effort de Défense de 32,3%. Nous venons de diminuer les effectifs de 11% en dix ans (16% étaient initialement prévus avant les attentats). De tout ce qui fait l’Etat, l’Armée est la seule à qui on a infligé une purge aussi violente, simplement car nos dirigeants étaient sûr qu’avec « la grande muette » il n’y aurait ni manifestation, ni grève.

Les chiffres sont également cruels, notamment pour nos soldats. 60% des véhicules utilisés en OPEX sont trop vieux et n’ont pas de blindage suffisant, exposant nos soldats aux dangers. Les pilotes de chasse engagés devraient s’entraîner 180 heures par an alors qu’ils ne volent que 160 heures annuelles, dont une centaine d’heures sont en réalité des heures de combat. Le reste de nos armes est tout aussi sous entraîné faute de crédits. N’ayant plus assez de munitions pour bombarder, nos troupes sont obligées d’en emprunter aux armées alliées, sans savoir quand nous les rembourserons. Les nouveaux fusils d’assault HK416 ont été livrés sans le viseur adapté pour rendre les tirs précis et efficaces. Depuis Février dernier, le porte-avion Charles De Gaulle est indisponible pour 18 mois (jusqu’à l’été prochain), privant la France de tout moyen d’action aéronavale faute d’avoir un autre porte aéronef…

Ces chiffres ne sont pas seulement des statistiques ou des outils de mesure budgétaire. Ils se traduisent sur le terrain de guerre par des dangers accrus pour nos militaires et des lacunes graves dans nos moyens de combattre. Comment admettre, par exemple, qu’on cherche pendant des mois des groupes terroristes dans un Sahel grand comme l’Europe et qu’on soit obligé de renoncer à les frapper faute des moyens nécessaires en avions, en drones, en hélicoptères en état de marche ? Que diront les français s’ils apprennent demain que c’est de là que sera partie la prochaine vague d’attentats dont nous serons victimes et que nous aurions pu empêcher ?

Oui les choix budgétaires annoncés sont inquiétants car sur les 4,5 milliards d’économies nécessaires, 30% sont imposés à l’Armée et à la sécurité intérieure (Police et Gendarmerie), ce qui est énorme mais surtout décalé. Quel pays en guerre diminue-t-il les moyens de se protéger à l’intérieur comme à l’extérieur ?

Pour l’Armée, on nous annonce dès cette année une baisse de 850 millions des crédits qui devaient équiper nos soldats pour financer nos interventions militaires à l’étranger. Il y a là un double paradoxe. D’une part, plus le pouvoir politique décide d’interventions extérieures, plus cela coûte cher. Et pour financer ces opérations coûteuses on décide de rogner et de sacrifier sur les besoins d’équipements de nos soldats qu’on envoie au combat. On les envoie se battre mais on barguigne leurs moyens de se battre…

D’autre part, les troupes françaises engagées au Sahel et au Levant n’agissent pas que pour la protection de la France. Elles contribuent à la protection de toute l’Europe. Mais, le nombre de soldats européens qui se trouvent engagés contre les foyers terroristes dans ces régions est marginal. Pourtant, les attentats et les prises d’otage ne visent pas que la France ou le Royaume Uni. Rien qu’au cours des deux dernières années sur notre continent, ce sont aussi l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, la Suède qui ont été frappés. Il n’est donc pas acceptable que la France supporte quasiment seule la charge financière des interventions militaires. Nous payons déjà presque seuls le prix du sang, nos amis européens peuvent au moins payer le prix de l’argent ! C’est ce que le Président Macron doit exiger désormais, et rapidement.

Au-delà des choix malheureux pour 2017, on nous annonce une augmentation du budget de la Défense de 1,5 milliard en 2018 ! Attention à ce que cela ne soit pas en trompe l’œil. En effet, chaque année depuis longtemps on sous budgétise le coût de nos interventions militaires, prévoyant en moyenne 450 millions en début d’année pour un coût réel final de 1,3 milliards. La différence de ces choix insincères, dont M. Macron n’est pas responsable, était financée par l’annulation de crédits d’autres ministères. Il est sain que le coût de ces OPEX (Opérations Extérieures) soient réintégrées dans le budget de la Défense, dès la loi de finances initiale. Mais en faisant ce choix, le Chef de l’Etat décide que les 850 millions économisés en 2017 le sont par l’Armée au profit des administrations habituellement mises à contribution. Et pour 2018, il faut donc retirer ces 850 millions du 1,5 milliard annoncés, ce qui laisse à peine 650 millions de vraie augmentation, c’est-à-dire même pas de quoi compenser ce qui aura été supprimé en 2017. En clair sur 2017-2018, les deux premières années du quinquennat, le budget de la Défense sera étalé. On est loin des engagements du Chef de l’Etat.

Deux mesures sont indispensables pour « en même temps » rétablir la confiance dont le Président de la République doit bénéficier auprès de nos militaires et retrouver la cohérence d’un pays qui est en guerre et doit s’en donner les moyens.

La première est de décider de créer un budget spécial pour les opérations extérieures dès 2018, rattaché au Ministère de La Défense mais dont les crédits ne pourront plus être pris sur le budget de la Défense. En clair, on prévoit 1,3 milliards pour nos OPEX (dont 850 millions sont financés par les administrations précédemment ponctionnées) et on augmente parallèlement d’un vrai milliard et demi le budget pour nos équipements.

La seconde c’est de respecter l’engagement du Chef de l’Etat de porter notre effort de Défense à 2% du PIB. Mais pas n’importe comment ! La loi de programmation militaire 2019-2025 doit être sincère, basée sur une revue stratégique honnête et avec des engagements clairs. Elle doit prévoir que les deux tiers de l’augmentation des moyens nécessaires auront lieu en 2019 et 2020, le tiers restant étant étalé sur 3 ans. C’est le seul moyen de refuser le trompe l’œil et de remettre à niveau nos forces armées dans un délai raisonnable, car il serait irresponsable de penser que les augmentations ne devraient survenir qu’en fin de quinquennat, après des décennies de lâchetés budgétaires. Nous devons cette honnêteté et cette sincérité à nos forces armées, à leur engagement, à leur dévouement pour notre sécurité.

En matière militaire, le trompe l’œil tue et prépare les défaites. Notre histoire nous l’a appris. Si le Président de la République tire ces conclusions de cette crise militaro-politique, alors la démission du Général de Villiers, pour injuste qu’elle soit, aura été utile à notre pays. Sinon, le Chef de l’Etat n’aura, pour le remplacer, fait que trouver un haut gradé admettant d’assumer la contradiction néfaste entre nos objectifs de guerre et les moyens qu’on y consent.

Jean-Christophe LAGARDE

Président de l’UDI

Membre de la Commission de La Défense à l’Assemblée Nationale


Stéphane Demilly réélu dès le 1er tour avec près de 54% des voix


Déclaration de Jean-Christophe Lagarde suite au second tour de l'élection présidentielle

Mon premier sentiment, c’est le soulagement. Le pire a été évité pour notre pays et pour l’Europe.

La candidate d’extrême droite qui dans les derniers jours de la campagne a montré ce qu’elle portait réellement de brutalité, d’incohérences et d’incompétence a été battue et largement battue.

Je ne me satisfais évidement pas que des millions de nos concitoyens aient voté pour l’extrême droite, et je pense qu’il faudra les entendre, pas leur tourner le dos, car ils représentent une grande part de la France qui souffre, notamment de la mondialisation et de l’immobilisme français. Mais je constate et me réjouis de l’admirable capacité de résistance de notre peuple et son attachement aux valeurs humanistes qui font la France depuis toujours et à l’idéal européen que nous défendons.

Je félicite Emmanuel MACRON pour sa victoire et son élection. Et comme tous les démocrates et les humanistes, attachés à la Nation Française, je souhaite qu’il réussisse dans sa nouvelle fonction de Chef de l’Etat. Car si ce quinquennat réussit les français iront mieux et notre démocratie sera préservée de ces populismes qui la minent et la menacent. S’il échoue, alors nous serons en grand danger.

Je souhaite également entendre le message des 5 millions d’électeurs qui ont voté blanc ou nul lors de cette élection.

L’élection présidentielle est désormais terminée et nous savons par qui nous serons présidés. Des élections législatives vont maintenant avoir lieu. Ce sont elles qui vont déterminer qui gouvernera notre pays pendant 5 ans.

A mes yeux, elles devront permettre un débat qui n’a pas eu lieu pendant la présidentielle du fait de la multitude d’affaires. L’heure n’est donc pas aux combinaisons d’appareil ou au petit jeu des débauchages individuels comme je l’entends ici ou là. Chacun doit continuer à défendre ses idées, ses valeurs, ses projets.

Responsable de la famille centriste, je me porterai dès cette semaine aux côtés de nos candidats dans le cadre de l’accord que nous avons conclu avec nos alliés « Les Républicains » afin que les français puissent choisir une véritable alternance économique, sociale, éducative et européenne.

L’esprit de cette campagne ne peut en aucun cas être de vouloir annuler ou contester le résultat de la présidentielle. Ce serait stupide et détestable. Il ne s’agit pas de revanche mais au contraire de construire une majorité qui permette enfin à la France de se réformer, d’aller de l’avant, de prendre de l’avance sur le monde et de renforcer sa cohésion nationale.

Par ailleurs je me bats depuis des années contre l’idée d’un parti unique ou à ce point dominant qu’il gouvernerait sans limite ni contrôle, sans débat autrement qu’en son sein, ni capacité au compromis. Je crois aux coalitions, pas aux partis uniques.

J’ai résisté à la volonté hégémonique trop souvent exprimée par nos partenaires de droite pour accepter aujourd’hui une quelconque emprise d’un autre parti, fut-il celui du nouveau Président de la République.

Le vote des français, qui ont éliminé de la présidentielle les deux partis qui ont depuis des décennies monopolisé l’exercice du pouvoir,  ne consiste pas à remplacer un pouvoir unique, un parti unique par un autre.

3 options s’offrent aux français :

  • Soit ils signent un chèque en blanc à notre nouveau Président, ce qui a toujours échoué (en 2002, en 2007, en 2012)
  • Soit ils choisissent une cohabitation avec une majorité UDI-LR à l’Assemblée.
  • Soit ils imposent une recomposition politique en refusant de donner une majorité absolue aux uns et aux autres et il faudra alors que chacun prenne ses responsabilités.

Les centristes, l’UDI, ont et auront toujours une attitude claire. Nous resterons fidèles à nos idées. Nous ne jouerons jamais la politique du pire, car ce sont nos concitoyens qui en paieraient les pots cassés. Quel que soit le choix des français, notre attitude sera constante et fidèle à nos valeurs, à ce que nous avons toujours fait. Sur chaque décision, sur chaque projet, nous nous prononcerons en fonction de ce que nous croyons bon pour les français. Si cela va dans le sens des réformes indispensables à la France nous apporterons un soutien vigilant. Sinon nous les combattrons sans concession.

L’UDI, les centristes que nous sommes seront en toute circonstance garants de cette exigence. Chaque parlementaire UDI sera pour les français cette garantie de fiabilité et d’exigence.

Jean-Christophe LAGARDE

Président de l’UDI


Déplacement de Jean-Christophe Lagarde en soutien à Sophie Auconie

Lire l'article sur La République du Centre

Jean-Christophe Lagarde, patron de l’UDI, était à Saint-Pierre-des-Corps ce vendredi pour officialiser l’accord Les Républicains-UDI aux législatives et appeler à  » voter Macron  » à la présidentielle, contre le FN.

Sophie Auconie inaugurait sa permanence de campagne au 178, avenue Stalingrad à Saint-Pierre-des-Corps ce 28 avril à 18 h, car elle se présente aux législatives sur le Lochois. Mais, autour de la présidente de l’UDI 37, il y avait foule aussi pour officialiser l’accord départemental Les Républicains-UDI pour l’ensemble des cinq circonscriptions du département.

Jean-Christophe Lagarde, patron de l’UDI national, Philippe Briand, président de Tours métropole, député-maire, Frédéric Augis, président LR 37, le président du Département, Jean-Gérard Paumier, Serge Babary, maire de Tours et de nombreuses autres cadres LR et UDI étaient là pour se remonter le moral après le premier tour raté de leur camp à la présidentielle, pour appeler à faire battre le FN au second tour.

Ils se réunissaient aussi et surtout pour présenter leurs candidats aux législatives en Indre-et-Loire, quatre LR et un UDI :  Céline Ballesteros sur Tours, Sophie Auconie en Lochois, Claude Greff en Amboisie, Hervé Novelli en Chinonais, et peut-être Philippe Briand en nord-ouest, le sortant,mais qui attend le deuxième tour de la présidentielle pour se positionner aux législatives ou pas.

 » On ne présidera pas la France mais on doit gouverner le pays et le remettre à flot  » disaient les orateurs. Jean-Christophe Lagarde s’en prenait aussi à Marisol Touraine  » qui a ruiné le secteur de la santé en France en cinq ans « , et qui se représente aux législatives en Lochois.

Lire l'article sur France Bleu Touraine

Le président national de l’UDI demande au maire de Loches de revenir à la raison pour les législatives, dans la 3ème circonscription. Marc Angenault souhaite maintenir sa candidature attribuée à Sophie Auconie dans le cadre de l’accord LR/UDI.

Jean-Christophe Lagarde qui était à St Pierre-des-Corps ce vendredi après-midi pour inaugurer la permanence de Sophie Auconie, candidate officielle des Républicains-UDI dans la 3ème circonscription d’Indre-et-Loire, estime que Marc Angenault s’entête alors qu’il est isolé. Le maire de Loches malgré l’accord national, compte bien maintenir sa candidature et risque l’exclusion du parti.

Mais cette attitude risque de faire gagner Marisol Touraine selon le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde, qui estime que le maire de Loches est devenu inéligible.

Sophie Auconie a pu compter sur la présence de toute la droite à sa permanence ce vendredi à St Pierre-des-Corps : Philippe Briand, Frédéric Augis et Jean-Gérard Paumier. Une autre permanence sera prochainement inaugurée à Montbazon.

Dans cette 3ème circonscription où est candidate Marisol Touraine, Emmanuel Macron est arrivé en tête avec 24,61% des voix, devant François Fillon 20,70% puis Marine Le Pen 19,65%. En quatrième position arrive Jean-Luc Mélenchon 18,96% des voix. Benoit Hamon a obtenu 6,34% des suffrages.