Île de Tromelin : «La République ne peut pas brader ainsi sa souveraineté !»

Signez la pétition !

Tribune de Philippe Folliot et Irène Train
Le 9 janvier 2017

FIGAROVOX/TRIBUNE – Sur fond de différend entre la France et l’Île Maurice, la cogestion administrative de cette île doit être votée par l’Assemblée nationale. Pour le député Philippe Folliot et l’écrivain Irène Frain, ceci marque le début du démantèlement de notre domaine maritime.

Jusqu’où la France peut-elle se rabaisser? Un pays a-t-il le droit de douter à ce point de lui-même pour qu’il en arrive à brader sa souveraineté?

Par un vote qui aura lieu le 18 janvier à l’Assemblée nationale, la France s’apprête à céder de fait, et sans contrepartie, une part de notre territoire national, l’île de Tromelin et son considérable domaine maritime.

En apparence, il s’agit d’un territoire minuscule perdu dans l’immensité de l’Océan Indien, à 450 km à l’Est de Madagascar et à 535 km au Nord de l’île de la Réunion, qui se borne à abriter trois agents des Terres Australes et Antarctiques Françaises. Il n’est seulement connu du grand public que par l’aventure humaine exceptionnelle qui s’y déroula du temps de la traite négrière.

Mais dans les faits, il génère un potentiel économique exceptionnel, 280 000 km² de Zone Economique Exclusive. Presqu’autant que les 345 000 km² de la France hexagonale, Corse comprise.

Un patrimoine considérable pour un Etat puisqu’en droit de la mer, une Zone Economique Exclusive est un espace maritime sur lequel un Etat exerce ses droits souverains en matière d’exploration et d’exploitation des ressources économiques, environnementales, biologiques.

C’est ce patrimoine qu’un traité dit «de cogestion» signé de façon très discrète le 1er juin 2010 cédera à l’Île Maurice sans contrepartie aucune si l’Assemblée nationale le ratifie le 18 janvier prochain, approuvant ainsi sans réflexion l’aveuglement de nos diplomates et la lâcheté de certains politiques.

Pour tout Français sensible aux intérêts de son pays, il tombe sous le sens que ce traité est inacceptable. Il est:

● Scandaleux: il cède une partie de notre territoire sans aucune contrepartie: où est notre conception de la République «Une et indivisible»?

● Dangereux: il ne mettrait pas fin aux revendications de l’île Maurice et créerait un précédent redoutable.

● Unilatéral et déséquilibré: le traité ne prévoyant aucune forme de réciprocité ou contrepartie pour la France, notre pays serait perdant sur tous les plans.

Il saute aux yeux que la ratification de ce traité ne peut que justifier, légitimer et accroître les revendications, plus ou moins ouvertes, d’autres pays sur les autres îles françaises du secteur, dites «îles Eparses».

Il est en effet de notoriété publique que les ressources en hydrocarbure du canal du Mozambique en général, et surtout autour de l’île française de Juan de Nova sont vraisemblablement aussi importantes que celles de la mer du Nord . Là encore, les enjeux sont colossaux. Il en va de même, dans l’océan Pacifique, pour l’île française de la Passion – généralement connue sous le nom de Clipperton. Elle suscite depuis longtemps les convoitises du Mexique. De la même façon, le précédent de Tromelin ne pourrait que raviver l’intérêt de l’Afrique de Sud et de l’Australie pour nos précieux territoires des Terres Australes.

La ratification de ce traité marquerait ainsi le début du démantèlement de notre domaine maritime, le deuxième au monde avec 11 millions de km². Et la fin de la singularité française, que certains politiques à courte vue s’obstinent encore à croire continentale et européenne. Elle est en réalité maritime et mondiale.

Notre domaine maritime est pour l’instant réparti sur trois océans, tant dans des mers chaudes que froides. Il est d’une variété exceptionnelle à tous égards et notre «économie bleue» , qui se donne pour projet de former le socle de la survie de l’humanité au XXIème siècle est déjà forte de leaders mondiaux, qu’il s’agisse de PME ou de grands groupes multinationaux. Or trois des grands des défis à venir — nourrir plus de 9 milliards d’êtres humains, leur permettre l’accès à l’eau, passer massivement aux énergies renouvelables — ne pourront être relevés que par une exploitation raisonnable et raisonnée des ressources des mers et des océans.

Dans ces conditions, la France ne peut, et ne doit galvauder ses fabuleux atouts.

En 2013, une mobilisation parlementaire transpartisane avait écarté le danger d’une première tentative de ratification: à nos côtés Laurent FURST, député LR du Bas-Rhin, et Gilbert LE BRIS, député PS du Finistère, avaient mené le combat et nous avions pu compter sur la courageuse opposition du ministre de l’Outre-mer de l’époque, Victorin LUREL.

Le mercredi 18 janvier prochain, la nouvelle tentative de ratification de ce traité inique et suicidaire doit connaître le même sort.


Ouest France • "Hervé Morin rentre dans le rang"

Le président du Nouveau centre menaçait de quitter la fédération centriste UDI pour s’imposer comme le principal interlocuteur de François Fillon. Il a dû faire marche arrière.

Lire l'article sur Ouest France

Hervé Morin a cru pouvoir profiter de la victoire de François Fillon à la primaire de la droite pour s’imposer comme chef de file des centristes. Le coup était bien tenté. Le patron du Nouveau centre, qui s’était rangé derrière l’ancien Premier ministre après la défaite de son poulain, Bruno Le Maire, avait convoqué fissa un congrès extraordinaire, prévu dimanche, pour bâtir  » un centre fort et uni «  derrière François Fillon.

Le président de la région Normandie voulait ainsi s’imposer comme le principal interlocuteur des centristes auprès du vainqueur de la primaire. Au nez et à la barbe de son éternel rival, Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, qui avait soutenu Alain Juppé. Dans son calcul, Hervé Morin devait sortir renforcé de ce congrès et se trouver en position de force pour négocier les investitures aux législatives.

« Le triste spectacle de nos divisions »

Ce « putsch » revenait à signer l’arrêt de mort de l’UDI, qui fédère depuis 2012 les principaux partis centristes (Parti radical, Nouveau Centre, Alliance Centriste, Gauche Moderne…). De quoi mettre en émoi quelques grands élus de la famille. « Une nouvelle fois, depuis quelques jours, les centristes français offrent à nos concitoyens le triste spectacle de nos divisions alors qu’il n’existe pas de divergence idéologique ou stratégique », ont écrit 40 députés et sénateurs dans une tribune.

C’est François Fillon qui a sifflé la fin de la récré. Le candidat de la droite a fait savoir qu’il n’a pas l’intention de négocier séparément avec les centristes. Il n’acceptera de discuter qu’avec une seule délégation. Hervé Morin a dû se rendre à l’évidence : il n’aura pas le soutien de l’ancien Premier ministre.

Le candidat, qui a déjà fort à faire avec son « ami » François Bayrou, se voyait mal arbitrer une guerre du centre. « Fillon n’a pas envie de bordéliser une future majorité », explique-t-on chez les Républicains. Le congrès prévu dimanche est maintenu, mais n’aboutira qu’au vote d’une simple résolution.

Morin et Lagarde ont signé la paix

Hervé Morin et Jean-Christophe Lagarde ont donc fait la paix, mardi soir. Les deux hommes ont acté le fait que le président du Nouveau centre allait intégrer la délégation de l’UDI chargé de négocier un pacte programmatique et législatif avec Les Républicains. Hervé Morin intègre aussi un « conseil de la présidence » restreint à 9 personnes.

Les négociations vont pouvoir reprendre. Jean-Christophe Lagarde a déjà posé les conditions d’une future coalition, aussitôt après l’investiture présidentielle de François Fillon. « Je lui ai indiqué qu’il fallait qu’on prévoie une méthode de travail pour regarder le projet, le préciser, l’amplifier sur certains sujets », a indiqué le président de l’UDI.

Le centriste a cité notamment l’Europe, l’emploi, la protection sociale et l’environnement, ainsi que la réforme des retraites. « Nous ne demandons pas aux Républicains de se renier et François Fillon ne nous le demande pas non plus », a souligné le centriste, selon qui des divergences pourront subsister même en cas de désaccord.


L'appel à l'unité des 100 Présidents et délégués de fédération

Nous, cadres de terrain de l’UDI, appelons à l’union pour que nos valeurs comptent dans la majorité future

Tribune dans Le Huffington Post
Le 9 décembre 2016

A l’instar de nos adhérents, nous sommes inquiets des déclarations de quelques grands élus nationaux qui pourraient aboutir à des fractures irréparables au sein de notre formation politique et à un affaiblissement durable du centre.

Nous sommes Présidents ou Délégués de fédérations départementales de l’UDI, mouvement fondé par Jean-Louis Borloo, pour rassembler les partis éparses du centre et du centre droit. A l’instar de nos adhérents, depuis lundi 28 novembre, nous sommes aujourd’hui inquiets des déclarations de quelques grands élus nationaux qui pourraient aboutir à des fractures irréparables au sein de notre formation politique et à un affaiblissement durable du centre.

Plus que jamais, l’ensemble des adhérents, cadres et élus composant l’UDI doivent être unis pour pouvoir peser ensemble auprès de nos alliés Républicains et de François Fillon.

Ce n’est qu’unis que nous pourrons imposer nos valeurs sur des sujets majeurs de la future plateforme gouvernementale. Ce n’est qu’unis que nous obtiendrons de défendre nos couleurs dans le plus grand nombre possible de circonscriptions. Or, les déclarations de volonté de scission sont plus que contre-productives; elles nous nuisent à tous sans être profitables à personne.

Force est de constater qu’entre les appels des uns à voter pour un candidat de gauche qui a conçu le programme économique de François Hollande, et les tentations de négociations séparatistes ou d’aventures individuelles qui s’affirment désormais publiquement, il est plus que temps que nous les cadres de terrain rappelions tout le monde à la raison, à l’union et au respect de nos militants et élus locaux.

Certains peuvent avoir envie ou intérêt à proposer notre divorce, mais nous, nous décidons de rester tous ensemble!

Aborder la période qui nous sépare du mois de juin divisés n’aboutirait qu’à une seule chose: au mieux, seuls les parlementaires UDI sortants bénéficieront de la mansuétude de nos partenaires LR.

Souhaitons-nous que notre groupe à l’Assemblée Nationale composé aujourd’hui de 28 élus, soit réduit demain à un nombre encore inférieur? Ou à l’inverse voulons-nous pouvoir disposer d’un groupe centriste plus important qui puisse peser dans une majorité, faire entendre notre voix et porter nos valeurs?

A cette question, notre réponse est évidente.

Nous sommes persuadés que l’obtention d’un maroquin ministériel pour tel ou tel de nos amis, ou d’une circonscription législative pour tel ou tel autre, ne peut pas justifier que le travail que nous avons collectivement mené depuis 2012 avec Jean-Louis Borloo et tous ceux qui ont créé et développé l’UDI, soit réduit à néant.

C’est pourquoi nous appelons toutes et tous à faire taire les rancœurs ridicules et les ambitions individuelles qui ne peuvent se développer qu’au mépris et au péril de notre réussite collective.

Nous tous, nous exigeons que chacun se ressaisisse et se montre unitaire, solidaire et ambitieux pour notre mouvement, autour de notre président Jean-Christophe Lagarde et de notre direction nationale. C’est au sein de celle-ci que les débats devraient avoir lieu, pas dans une presse qui s’en délecte!

Les 100 signataires de cet appel:

Mme Maxence ANSEL

M Gilles ARTIGUES

Mme Sophie AUCONIE

M Philippe BARBIER

M Grégory BERKOVICZ

Mme Annick BILLON

M Pascal BLANC

M Jean-Marie BOCKEL

Mme Marie-Hélène BORAS

M Jean-Pierre BOYER

M François BREBANT

M Florent CANETTI

M Michel CANEVET

M Vincent CAPO CANELLAS

Mme Josy CHAMBON

M Thibault CHENEVIERE

M Daniel CHRISTEL

M Jean-Yves DE CHAISEMARTIN

M Christian DEBEVE

M Christian DELCROIX

M Stéphane DEMILLY

Mme Clotilde DEROUARD

M Philippe DERVEAUX

M Aurélien DILLIERE

Mme Leïla DIRI

M Sébastien DOLOZILEK

M Renaud DONZEL

M Bruno DRAPRON

M Jean-Philippe DUGOIN-CLEMENT

M Patrick DUMAIRE

M Jean-Noël DUPRE

M Jean-René ETCHEGARAY

M Bernard FIALAIRE

M Joseph FRANCIS

Mme Arlette FRUCTUS

M Jacques GARSAU

M Christophe GEOURJON

M Laurent GERAULT

M Alexis GOVCIYAN

M Pascal GRAPPIN

M Joel GUERRIAU

Mme Laetitia GUILBERT

Mme Hélène HAUTVAL

M Olivier HENNO

Mme Samira HERIZI

M Atissar HIBOUR

M Philippe HUPPE

M Yves JEGO

M Benoît JIMENEZ

M Hervé KITEBA SIMO

M Laurent LAFON

M Philippe LALANNE

M Denis LARGHERO

M Christian LE BIHAN

M Daniel LECA

M Didier LECHIEN

M Luc LEHNER

M Jacques LE NAY

M Vincent LEONIE

Mme Valerie LETARD

M Yannick LUCOT

Mme Murielle LUGA GIRAUD

Mme Yamina MAMOU

M Emmanuel MANDON

Mme Véronique MARCHET

Mme Emmanuel MARFOGLIA

M Hervé MARSEILLE

M Paul MARTINEZ

Mme Isabelle MERAND

M Lionel MITHIEUX

M Florent MONTILLOT

Mme Valérie NAHMIAS

M Jérome NEVEUX

M Bertrand PANCHER

M Ronan PATUREAUX

M Gilles PAULI

M Philippe PETIT

M Michel PIRON

M François POMPIDOU

M Thierry PROCIDA

M Herve PRONONCE

M Thomas RAVIER

M Franck REYNIER

M Claude RIBOULET

M Olivier RICHEFOU

Mme Ophélie ROTA

M Philippe ROUAULT

M Franck ROUSSEAU

M Mustapha SAADI

M Laurent SCHEMBRI

M Aurélien SEBTON

M Jean-Roch SERGENT

Mme Anne TACHENE

M Yves TREHIN

M Philippe TROUTOT

M Dominique VERIEN

M Jean-François VIGIER

M Fabrice VILLARD

M Patrick WEITEN

M Michel ZUMKELLER


Les parlementaires UDI expriment leur soutien à la direction nationale

En 2017, empêchons l’atomisation du Centre

Tribune dans Le Huffington Post
Le 7 décembre 2016

Plus que jamais, nos compatriotes ont besoin de responsables politiques à la hauteur des enjeux !

Nous, députés et sénateurs de l’UDI, appelons à l’unité de la famille centriste et refusons son atomisation.

Une nouvelle fois, depuis quelques jours, les centristes français offrent à nos concitoyens le triste spectacle de leurs divisions alors qu’il n’existe pas de divergence idéologique ou stratégique.

Nous refusons la séparation, le divorce de nos mouvements en partis et micro-partis qui seraient autant de « confettis » de la vie politique française, bien loin des attentes de nos concitoyens et des enjeux auxquels notre pays doit faire face. Chacun considérant en effet, à tort, que sa parole personnelle est plus forte qu’un véritable mouvement collectif construit autour d’un socle de valeurs solides et majoritairement partagées.

L’histoire du Centre en France est rythmée de périodes d’unification, plus ou moins longues, et de séquences de balkanisation.

L’objectif de l’UDI était d’y mettre fin pour lui offrir visibilité et crédibilité, comme le déclarait Jean-Louis Borloo lors de notre congrès fondateur : « Faute de discipline, notre famille s’est dispersée et n’a plus rempli son devoir au service de notre pays. Quel gâchis ! ».

Quatre années plus tard, nous refusons de revivre ce gâchis, nous refusons d’entrer dans une nouvelle phase d’atomisation du Centre !

La France est traversée par des fractures profondes, elle doit faire face à une crise économique et sociale, à des rapports de force internationaux bouleversés et à une menace terroriste inédite.

Plus que jamais, nos compatriotes ont besoin de responsables politiques à la hauteur des enjeux !

Nous sommes convaincus qu’un centre atomisé n’a aucun avenir et n’apportera rien d’autre à la France qu’un lot supplémentaire de divisions et de querelles d’égos. Nous appelons à son unité.

A la devise « diviser pour régner », ne substituons pas celle mortifère du « diviser pour disparaitre »…

Soyons dignes de la famille de pensée que nous représentons et unissons nos forces, autour de nos instances nationales, pour porter un message d’espérance devant nos concitoyens et préparer une alternance dans laquelle l’UDI doit prendre toute sa place.

A la veille d’échéances électorales majeures, la famille centriste doit au contraire se rassembler au sein de l’UDI, notre maison commune !

« La France est notre pays, l’Europe est notre frontière et notre destin, le monde est notre vision » disait Jean-Louis Borloo il y a 4 ans.

Faisons de cette phrase notre devise et portons-la tous ensemble fièrement devant les Français !

La liste des 40 signataires – 16 députés, 23 sénateurs et un député européen :

Députés 

Stéphane Demilly, Yannick Favennec, Arnaud Richard, Bertrand Pancher, François Rochebloine, Michel Piron, André Santini, François-Xavier Villain, Meyer Habib, Patrick Weiten, Yves Jego, Jean-Paul Tuaiva, Franck Reynier, Michel Zumkeller, Philippe Vigier, Francis Vercamer

Sénateurs

Elisabeth Doineau, Vincent Capo-Canellas, Daniel Dubois, Annick Billon, Françoise Gatel, Jean-François Longeot, Pierre Médevielle, Olivier Cigolotti, Olivier Cadic, Hervé Marseille, Michel Canevet, Sophie Joissains, Chantal Jouanno, Jean-Claude Luche, Yves Pozzo di Borgo, Henri Tandonnet, Valérie Létard, Joël Guerriau, Christian Namy, Jean-Marie Bockel, Vincent Delahaye, Nathalie Goulet, François Zocchetto

Député européen

Dominique Riquet, Député européen


L’UDI 65 soutiendra Alain Juppé

Dans moins de trois semaines, la primaire de la droite et du centre ouvrira ses bureaux pour le premier tour, afin de désigner le candidat de la droite à l’élection présidentielle. Si tous les candidats sont issus du parti Les Républicains, l’UDI a décidé de faire entendre sa voix (et son choix) dans cette campagne électorale.

Lire l'article sur Pyrénées Infos

A l’image du président national Jean-Christophe Lagarde, le président de l’UDI des Hautes-Pyrénées a confirmé le choix d’Alain Juppé. « Ça reste la Primaire organisée par Les Républicains. On n’est pas directement concerné. Mais on a décidé de s’en mêler. On sait que nos alliances naturelles sont avec Les Républicains et demain, on aura à négocier avec le futur candidat autour d’une proposition commune », explique Gilles Craspay.

Car l’UDI avait trois choix : participer à la primaire de la droite et du centre en présentant un candidat, présenter directement un candidat à la Présidentielle ou soutenir le candidat des Républicains. Mais pour éviter d’être confronté à un candidat non désiré, le parti centriste préfère soutenir le maire de Bordeaux.

« Alain Juppé, c’est un soutien de compromis. Car Nicolas Sarkozy pose un problème de compatibilité », rappelle Gilles Craspay.

Les militants et sympathisants de l’UDI (et ses différents partis associés) seront donc appelés à participer à la primaire, en se rendant aux urnes le 20 novembre prochain. Ce qui pourrait peser sur le résultat en fonction de la mobilisation des électeurs.

En attendant le résultat du scrutin…


UDI 37

Les deux tiers de l'UDI 37 derrière Juppé

L’UDI Touraine marche derrière Juppé. Les centristes d’Indre-et-Loire le suivent dans leur grande majorité. D’autres préfèrent Le Maire. très peu vont vers Sarkozy.

Lire l'interview sur La Nouvelle République

C’est fait, officiellement. Ce 20 octobre, l’UDI Touraine a fait acte de soutien public à  » AJ « , Alain Juppé.

La présidente départementale, Sophie Auconie, et ses cadres ont tenu une conférence de presse pour offrir une première liste de soutien de 33 noms, maires, présidents ou vice-présidents de territoires, adjoints, conseillers municipaux.

Parmi eux, on retrouve Pierre Louault, président des maires, qui avait déjà lancé le mouvement AJ, de son côté, la semaine dernière.Trente-trois élus UDI, plus 27 d’autres partis : cela fait un total, une force de 60 élus tourangeaux pour Juppé. L’ancien Premier ministre a mis du temps à décoller en Indre-et-Loire. Maintenant, il a avec lui une véritable petite armée d’élus locaux.

Des élus UDI ont suivi un autre chemin, Bruno Le Maire, NKM principalement, mais pas Sarkozy ou Fillon, ou si peu.  » Les deux tiers de l’UDI sont derrière Juppé «  assure Sophie Auconie.

L’UDI 37 revendique maintenant  » 500 adhérents « , doublant ses effectifs d’avant l’été. Parmi eux, Colette Girard, centriste  » historique  » tourangelle, et surtout Claude-Pierre Chauveau, ex-adjoint de Jean-Germain, qui a rejoint  » La gauche moderne « .

L’UDI recevra son président national le 26 octobre. Jean-Christophe Lagarde sera accueilli par le maire de Saint-Avertin, Alain Guillemin. Puis, il visitera une entreprise à Montbazon, et animera un dîner-débat en soirée, en présence de 200 cadres et militants.

L’UDI prépare aussi les législatives et les sénatoriales 2017. Sophie Auconie maintient sa candidature sur le Lochois, malgré la concurrence du maire LR de Loches, Marc Angenault. Qui aura l’investiture, ou sera au second tour, faute d’accord, au final ?  » Cela se passera bien pour l’un des deux «  ironise Sophie Auconie. Aux sénatoriales, l’UDI préfère partir sous sa bannière, avec une liste (de 3 noms) à ses couleurs.

Olivier Pouvreau

Thierry Procida

Thierry Procida soutient Alain Juppé

À travers un communiqué, le président groupe UDI et Indépendants au Département du Gard annonce son soutien à Alain Juppé.

Lire l'interview sur Objectif Gard (accès libre)

À travers un communiqué, le président groupe UDI et Indépendants au Département annonce son soutien à Alain Juppé, dans le cadre de la Primaire Les Républicains : « Fidèle à la ligne de mon parti, j’ai décidé d’apporter mon soutien à Alain Juppé, candidat aux primaires de la droite et du centre. Mais c’est aussi, fidèle à ce qui m’anime, aux valeurs humanistes, à l’exigence de l’action politique, que j’ai fait ce choix. Alain Juppé est compatible avec les orientations fondamentales de l’UDI en particulier sur, le rétablissement de l’autorité de l’état, la relance de l’économie créatrice d’emplois, la refondation de l’Europe… ». 

Un choix différent de celui d’Yvan Lachaud, président de l’UDI du Gard et de Nîmes Métropole qui soutient l’ex-président Nicolas Sarkozy. Pour Thierry Procida, Alain Juppé est « un homme dont la personnalité a une capacité à rassembler. C’est donc avec conviction, pour une France apaisée, une France ambitieuse, une France enracinée dans ses traditions que j’apporte mon soutien à Alain Juppé et j’appelle tous ceux qui, comme moi, croient au projet qu’il incarne, à voter lors de cette primaire les 20 et 27 novembre ».


UDI 45 : un oui franc et massif pour Juppé

Florent Montillot, le président de l’UDI-Loiret a dans un lointain passé, revendiqué le soutien de Nicolas Sarkozy. C’est de l’histoire très ancienne. De nos jours, comme beaucoup d’élus de droite et du centre droit, l’adjoint au maire d’Orléans roule pour Alain Juppé. Et le fait savoir haut et fort.

Lire l'interview dans Le Mag'Centre

Le rejet de Sarkozy

Avec Jean-Christophe Lagarde son président national, il a signé dans le Monde la tribune en faveur du maire de Bordeaux, pour la primaire, avec 600 élus français. Vendredi, il a tenu entouré de ses “adjointes” de l’UDI dans le Loiret les plus représentatives à révéler les résultats du vote interne sur les primaires. Pour en souligner la diversité et le rejet de l’ancien Président de la République. En effet, 1% des 130 votants a choisi Nicolas Sarkozy!

Pour le reste, sans surprise, Alain Juppé recueille 64% des suffrages, devant François Fillon 16%, Bruno Le Maire 10%, Nathalie Kosciusko-Morizet 8% et Jean-François Copé 1%. Ce résultat n’empêche pas des élus de soutenir d’autres candidats, comme Nathalie Kerrien (Orléans) et Marie-Agnes Linguet (Fleury-les-Aubrais) qui militent pour NKM, alors que Jean-Pierre Gabelle (conseiller départemental et municipal à Orléans) est derrière François Fillon et que Florent Montillot, Martine Grivot et Alexandrine Leclerc soutiennent Alain Juppé. Cette dernière qui s’était affichée aux côté de NKM lors de sa récente venue à Orléans précise, “j’ai signé pour NKM car je voulais qu’une femme soit présente à ces primaires, mais je soutiens Alain Juppé”.

Juppé au second tour

Au premier tour, et en l’absence d’un candidat centriste, décision prise à Versailles, “chacun”, militants et sympathisant, “se détermine à titre individuel”. L’on sait par exemple que Philippe Duchène (Nouveau Centre) se prononce aussi pour Alain JUppé.

Quant au second tour qui devrait presque à coup sûr opposer l’ancien Président à l’ancien Premier ministre, c’est déjà décidé, “l’UDI du Loiret soutiendra Alain Juppé”. “C’est un acte d’engagement”lance Florent Montillot, “Il faut une grande mobilisation pour les primaires”. Tout le monde en convient en effet, si le corps électoral de la primaire se limite au noyau du de LR, Nicolas Sarkozy va l’emporter.

Pourquoi voter Juppé? Florent Montillot résume, “la détermination d’Alain Juppé va remettre la France sur les rails” et puis, suivez son regard, “son âge est un avantage, s’il est élu, il ne fera qu’un seul mandat”. 

Législatives: la “menace” Kerrien sur la 1ère

Quant aux législatives, comme en 2012, la sixième circonscription (la seule détenue par la gauche, Nathalie Corre), elle catalyse la concurrence entre les deux alliés, UDI et LR. Stéphane Fautrat, le secrétaire départemental a dégainé le premier et il fait ardemment campagne. Mais Alexandrine Leclerc brigue aussi la circonscription avec l’aval de son parti. Alors que Stéphane Fautrat campe sur sa candidature, Alexandrine Leclerc, vice-présidente du conseil départemental et adjointe au maire d’Orléans, affiche des soutiens de poids de grands élus LR dans le Loiret, Hugues Saury, patron du département, Olivier Carré, maire d’Orléans et bientôt président de la métropole…

“Il y aura un accord avec LR” prévoit Florent Montillot. Et si jamais il n’y en avait pas, alors là l’ancien adjoint à la sécurité d’Orléans sort le bazooka, “nous présenterions aussi Nathalie Kerrien sur la 1ère”. Une circonscription où se présente l’homme qu’il a contribué à faire perdre en 2012, Charles-Eric Lemaignen (LR), le président de l’AgglO, lequel a déjà un caillou dans sa chaussure avec la candidature annoncée du maire de Saint-Pryvé, Thierry Cousin. A Stéphane Fautrat, Florent Montillot conseille de “sortir par le haut” et de ne pas écouter ses “amis” proches, de la fédération LR du Loiret.

Enfin à l’UDI, on n’oublie pas de préciser que, d’une part Stéphane Fautrat le céréalier du nord Loiret, n’est pas de la sixième circonscription. Que d’autre part, au sein de la Commission nationale d’investiture de LR qui tranchera les accords avec l’UDI au national, figurent tous les parlementaires du Loiret. Et que ceux-ci préfèrent la solution Alexandrine Leclerc sur la sixième.

Ch.B


L'UDI 11 derrière Alain Juppé

L’UDI 11 entend peser dans le choix du candidat de la droite et du centre à l’occasion des primaires. Pour eux, un seul homme répond à leurs valeurs : Alain Juppé.

Lire l'article sur La Dépêche du Midi

Dans l’Aude, l’Union des démocrates et des Indépendants (UDI) ne compte que peu de forces vives, si ce n’est quelques élus municipaux. Face aux poids lourds traditionnels, les centristes attendent beaucoup des prochains rendez-vous électoraux. Comme un seul homme ou presque, ils ont donc décidé de soutenir Alain Juppé, candidat à l’investiture présidentielle de la droite et du centre.

Jean-François Brébant, le président départemental de l’UDI, le reconnaît volontiers, la stratégie du parti a changé depuis le printemps dernier. «Les dérives droitières nous ont convaincu de soutenir le maire de Bordeaux», explique-t-il.

«Nous discutons avec tout le monde»

Un revirement certes, mais pas question pour le moment de donner un blanc-seing aux Républicains lorsqu’il faudra trancher la question des candidats aux législatives. «Nous discutons avec tout le monde, avec le PRG, comme avec Macron», martèle le président de l’UDI audoise.

Seule certitude, les grandes manœuvres débuteront en décembre afin d’affiner les stratégies et les programmes avec les candidats de la droite. Et trouver des terrains d’entente.

En attendant, c’est bien la primaire qui focalise l’attention des centristes. Et les membres de l’UDI 11 ne tarissent pas d’éloges sur Alain Juppé. «Il n’est pas clivant et il a la carrure d’un homme d’état», estime Jacky Guillaume, secrétaire départemental. Fraîchement promue déléguée départementale, Yamina Mamou voit en Juppé un «homme humble et sobre qui a de l’expérience et du vécu». Tout le contraire de Sarkozy semble même penser l’élue carcassonnaise, rappelant que l’ancien ministre de Jacques Chirac partage «avec nous de nombreuses valeurs». Tout le contraire également du renouveau de la classe politique que prônent les centristes et les radicaux.