Sommet européen : un nouvel échec des chefs d’État mais un espoir démocratique

Communiqué de Jean-Christophe Lagarde, Président de l’UDI, et James Chéron, Secrétaire national aux affaires européennes

Une nouvelle fois les dirigeants européens n’ont pas réussi à avancer sur les deux sujets majeurs de l’actualité européenne : le Brexit et la protection des frontières extérieures.

Sur le Brexit, l’UDI réaffirme une position intransigeante face aux blocages générés par le gouvernement britannique. En particulier, le « filet de sécurité » entre Grande-Bretagne et Irlande-du-Nord est indispensable pour ne pas rétablir des postes frontières entre République d’Irlande et Irlande-du-Nord, option inenvisageable si l’on veut éviter une nouvelle guerre irlandaise. En choisissant de quitter l’Union européenne, le Royaume-Uni ne peut imposer ses conditions et conserver d’avantages – par exemple douaniers – sans contreparties. L’UDI confirme son entière confiance en Michel Barnier, négociateur européen du Brexit.

Concernant la protection des frontières, les erreurs du passé doivent éclairer le chemin. En supprimant les frontières intérieures à l’espace Schengen, les dirigeants européens de l’époque ont commis l’erreur de ne pas protéger les frontières extérieures. En matière de migrations, l’échec réside donc en « l’absence d’Europe ». L’UDI propose de renforcer massivement l’action de Frontex pour qu’un véritable corps de garde-frontières européens sécurise la frontière extérieure de l’espace Schengen, d’établir des « centres d’accueil » en Europe et quand cela est possible dans les pays de départ pour traiter humainement les migrants en des lieux précis et décents, d’unifier les règles d’asile et d’instruire les demandes en 3 mois afin d’accepter ou reconduire à la frontière les migrants dans des délais raisonnables.

Ce sommet a le mérite de poser clairement les sujets européens sur la table de la campagne électorale qui s’ouvre. Pour la première fois depuis longtemps, la campagne européenne va se jouer sur des enjeux européens, n’en déplaise aux populistes français, dépassés par les événements, qui voudraient en faire un référendum pour ou contre le Président de la République qui, quoi qu’il arrive, sera toujours Président au lendemain de cette élection.


Démission de Nicolas Hulot : un électrochoc

Communiqué de Jean-Philippe Dugoin-Clément

Secrétaire national de l’UDI à l’écologie
Paris, le 28 août 2018

Malgré sa qualité de Ministre d’État, de défenseur de l’écologie, Nicolas Hulot n’aura pas su convaincre et imposer les choix que commande aujourd’hui l’urgence environnementale. 

Cette démission est un électrochoc qui doit amener le gouvernement à prendre la mesure des enjeux, sortir d’une politique environnementale à la fois « friendly » et à la fois superficielle pour s’engager dans une révolution verte.  

J’appelle donc à une véritable prise de conscience au plus haut sommet de l’Etat et au-delà des mots à ce qu’enfin des actions fortes et emblématiques témoignent d’une volonté de changer nos comportements et nos priorités. 

Le choix du successeur de Nicolas Hulot et surtout les moyens mis à sa disposition témoigneront du fait que l’environnement deviendra la priorité gouvernementale ou restera un axe politique secondaire.


"S’ouvre une rentrée sous le signe de la turbulence pour l’exécutif, je regrette que cela soit la cause écologique qui en fasse les frais."

Communiqué de Sophie Auconie
Paris, le 28 août 2018

Le départ de Nicolas Hulot clarifie sa position. Une différence de philosophie dans le Gouvernement qui n’était pas tenable. S’ouvre, aujourd’hui, une rentrée sous le signe de la turbulence pour l’exécutif, je regrette que cela soit la cause écologique qui en fasse les frais.

Je lui souhaite, à titre personnel, de retrouver la sérénité dans son engagement qu’il a toujours su pousser.


La réforme nécessaire de notre pays se fera par l’horizontalité des concertations et non par la verticalité des faits de majorité.

Communiqué de Sophie Auconie
Porte-parole de l’UDI, Députée d’Indre-et-Loire

Paris, le 10 juillet 2018

Hier avait lieu, à Versailles, sur convocation du Président de la République, la réunion de l’Assemblée nationale et du Sénat en Congrès pour son allocution devenue annuelle

Un discours très complet sur l’année écoulée, mais aussi sur le programme de la session à venir marquant un virage social dans la politique du Gouvernement mais toujours dans ce que le Président a martelé comme « libérer pour mieux protéger ».

D’abord je me réjouis de l’amendement du Gouvernement au projet de loi constitutionnel annoncé par le Président relativement à sa présence lors des débats du Congrès. Nous avions déposé un amendement similaire avec le groupe UDI, Agir et Indépendants mais rejeté par la majorité en Commission des lois.
Néanmoins, gardons à l’esprit que le Président n’est responsable que devant les français et qu’il n’a pas vocation à se substituer au Premier Ministresans remettre en cause la nature même de notre régime.

Toutes les perspectives ont été balayées et il faut l’admettre, le Président de la République, Emmanuel Macron fait ce qu’il dit.

Perspectives européennes dans un premier temps, la taxation des GAFA, la construction d’un budget de la zone Euro et l’ambition d’un Europe forte de ses compétences sont des projets moteurs pour l’année à venir.  Mais la construction européenne manque de grandes ambitions : l’armée européenne, le Ministère européen des affaires économiques, le Ministère européen de l’asile et de l’immigration. Une véritable émancipation européenne doit être notre objectif dans le monde multipolaire qui nous entoure afin de défendre nos intérêts nationaux et ainsi peser sur le destin du monde. Monsieur le Président, l’Europe doit aller plus loin !

Perspectives nationales ensuite, les nombreuses annonces liées aux politiques sociales vont dans le sens d’une exigence des français. Je serai très attentive à la réforme annoncée de l’assurance chômage ainsi qu’à celle des retraites pour un régime unique, tout comme au plan pour les EHPAD. Mais ces réformes ne doivent pas faire oublier la trajectoire de baisse des dépenses publiques loin d’être un marqueur de la politique du Gouvernement cette année. Monsieur le Président restons responsables !

Dès la rentrée, je serai très vigilante à ce que le Parlement soit source d’enrichissement pour ces réformes car, oui, les français veulent un changement rapide, mais ce changement doit être positif pour leur quotidien et ancré dans les réalités de territoires.

Nous souhaitons évidemment toujours la réussite du Gouvernement car nous souhaitons la réussite de la France.

Mais la réforme nécessaire de notre pays se fera par l’horizontalité des concertations et non par la verticalité des faits de majorité, là est le piège de toute majorité absolue comme l’a souligné notre représentant et Président de groupe UDI, Agir et Indépendants, Jean-Christophe Lagarde. Nous serons là pour y veiller.


Le débat parlementaire a fait son œuvre pour le projet de Loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes

Communiqué de Sophie Auconie
Paris, le 5 juillet 2018

Lors des débats au Sénat qui ont commencé cette semaine, je salue la décision du gouvernement d’abandonner les dispositions du projet de loi qui proposaient de créer une nouvelle notion par son article 2, celle de « l’atteinte sexuelle sur mineur par pénétration ».

Cette décision, raisonnée et faisant preuve de sagesse, fait suite à de nombreux débats parlementaires à l’Assemblée nationale et commission au Sénat mais aussi à l’indignation unanime des associations.

Sa conception même était trop floue, juridiquement approximative et présentait un risque de correctionnalisation massive des viols.

Je me réjouis de cette décision et j’applaudis toutes celles et ceux qui se sont mobilisés.


Migrations : encore une fois, l'Europe s'en sort de justesse, dans un accord a minima

Communiqué de Jean-Christophe Lagarde
Paris, le 29 juin 2018

Encore une fois, l’Europe s’en sort de justesse, dans un accord a minima, alors que son rôle devrait justement être d’anticiper les crises et non de réagir à la pression des événements.  

Ce n’est pas l’Europe qui échoue sur les migrations depuis cinq ans puisque ce sont le Etats qui refusent de lui en donner la responsabilité.

Je salue, néanmoins, le premier pas que constitue cet accord en faveur de la création de « centres contrôlés » aux portes de l’Europe. C’est une première prise de conscience que les Etats ne peuvent répondre isolément à la crise migratoire. 

Mais il faudra aller rapidement plus loin en créant un Ministère Européen des Migrations (MEM). Il devra être chargé :

– de protéger nos frontières par la création d’un véritable corps européen de garde-côtes et de garde-frontières ;

– de la gestion de « centres d’accueil » hors du territoire européen, sur le continent d’origine, pour qu’ils puissent être réellement efficaces et éviter ces traversées dans des conditions inhumaines ;

– d’organiser l’accueil des étrangers en conservant pour chaque État le droit de fixer le nombre qu’il souhaite accueillir et les critères de visa ;

– d’unifier les critères du droit d’asile qui doivent être les mêmes dans tous les pays européens ;

– et de supprimer la liberté d’installation pour les étrangers non communautaires, car il n’est pas possible qu’un étranger ayant obtenu un visa dans un pays puisse ensuite s’installer dans tous les autres de l’Union.

Nous ne pouvons plus rester au milieu du gué. Les Etats membres ne peuvent plus gérer seuls cette crise migratoire, sinon ils laisseront trop de trous dans la raquette… Il n’y a qu’en passant la main à l’Europe que nous pourrons être à la hauteur de l’enjeu et répondre efficacement aux attentes des citoyens européens.


L’affaire Aquarius révèle l’urgence pour la France de reprendre le leadership européen sur les questions migratoires.

Communiqué de Daniel Leca

Secrétaire général de l’UDI
Le 13 juin 2018

Les tensions qui sont apparues entre l’Italie et la France en ce qui concerne l’accueil du navire humanitaire Aquarius démontrent l’urgence d’une réponse coordonnée et forte de l’Union européenne.

La manière dont a été géré l’Aquarius a révélé l’incapacité des pays européens à travailler ensemble pour traiter de manière convenable les urgences humanitaires. Au lieu de solidarité européenne, nous avons vu ressurgir tous les égoïsmes nationaux. Égoïsmes qui se sont traduits ces dernières années par un abandon des pays les plus touchés par le défi migratoire, comme l’Italie par exemple.

Ce sont ces mêmes égoïsmes qui ont fait monter les sentiments nationalistes et les populismes dans un nombre croissant de pays européens.

Face à ce risque de fragmentation profonde de l’Europe, il est du devoir de la France de reprendre le leadership sur cette question migratoire. Nous devons proposer un nouveau cadre d’intervention pour l’Union européenne qui soit réellement adapté à l’ampleur des enjeux qui se présentent face à nous.

La solution ne peut être qu’Européenne. Et cette solution devra être nécessairement humaniste, mais ferme.

Il est urgent d’impulser la création d’un « Ministère » européen de l’Immigration avec pour mission de gérer à la fois l’asile et les migrations.

Il faut instaurer une politique d’asile réellement commune avec une procédure unifiée permettant de traiter l’ensemble des demandes d’asile déposées auprès d’un État membre de l’espace de libre-circulation.

En parallèle, le redimensionnement de Frontex et l’extension de sa capacité d’action doivent permettre à l’Europe de disposer d’un corps de garde-frontières européens à même de gérer les situations d’urgence.

Ce Ministère aurait également pour mission de recueillir les besoins économiques de chaque État membre ; de délivrer les titres de séjour correspondants aux candidats à l’immigration économique ou de leur refuser l’entrée sur le territoire européen.

En matière de politique migratoire, ce ne sont ni les incantations ni les remontrances entre États qui règleront la situation. Il faut une mobilisation collective dans le cadre d’une Union européenne repensée à l’aulne de l’instabilité du monde et des défis majeurs qu’il nous faut relever.


Olivier Henno animera un groupe de travail sur la bioéthique

Communiqué du groupe Union Centriste
Paris, le 6 juin 2018

Au lendemain de la présentation du rapport des états généraux de la bioéthique qui se sont tenus de janvier à mai, Olivier Henno est nommé animateur d’un groupe de travail sur le sujet au Sénat.

Ces sujets sont au cœur de l’actualité. De nombreux clivages existent dans notre société sur des sujets tels que la fin de vie ou l’assistance médicale à la procréation et ils sont loin d’être tranchés. En parallèle des conclusions du Gouvernement qui doivent être rendues en septembre.Olivier Henno animera le débat parlementaire sur le sujet au Palais du Luxembourg.

« Les évolutions technologiques et les progrès scientifiques nécessitent une évolution législative afin de mettre en adéquation ces progrès et la règlementation » a déclaré le sénateur du Nord.

Dans ce cadre, Olivier Henno est intervenu aujourd’hui au Sénat à 14h30 sur la proposition de loi de M. Mison « Autorisation d’examens génétiques sur personnes décédées » pour exprimer la position du Groupe Union Centriste en faveur de ce texte.

Olivier Henno indique que « Cette loi est la première d’une longue série. Les nombreuses évolutions scientifiques et plus particulièrement les avancés de la médecine changeront notre rapport au monde et au corps humain. Ce sera notre rôle de parlementaire d’accompagner ce changement ».


Le Groupe UDI au Conseil régional d’Île-de-France réaffirme son soutien au Plan Borloo et proposera un plan régional pour les quartiers

Communiqué du groupe UDI au Conseil régional d’Île-de-France
Paris, le 29 mai 2018

Le Groupe UDI au Conseil régional d’Île-de-France prend acte des déclarations faites par Emmanuel Macron concernant les quartiers populaires et qui peuvent se résumer ainsi : continuer à ne rien changer.

Qui peut croire que la création de 23 places de crèches ou la proposition de 23 stages de 3ème dans chacun des 1300 Quartiers Politique de la Ville de France est de nature à réellement changer la donne ?

Alors qu’un Francilien sur deux réside dans une commune où se situe au moins un Quartier Politique de la Ville (QPV), les élus UDI au Conseil régional d’Île-de-France n’entendent pas se résigner.

Lors du 1er juin à l’occasion de la séance plénière du Conseil régional, ils proposeront au vote de l’assemblée régionale l’engagement d’un processus de mobilisation afin de rattraper le retard pris dans ces quartiers : présence des services publics, continuation de la rénovation urbaine, accentuation de la sécurité, renforcement des actions éducatives, prévention sanitaire et sociale, lutte contre les discriminations, émancipations…

Le travail effectué depuis des mois – à la demande du Président de la République – par  Jean-Louis Borloo en concertation avec tous les acteurs de terrain renferme les actions concrètes à mener. De ce travail considérable, les élus UDI proposeront de s’en inspirer pour mettre en place un plan régional pour les quartiers populaires.


Sénat

Réforme des institutions : des déceptions et encore des questions…
 Le débat parlementaire sera déterminant !

Communiqué d’Hervé Marseille
Paris, le 23 mai 2018

Faisant suite à la présentation du projet de loi de révision constitutionnelle, les projets de loi organique et ordinaire « pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace » ont été adoptés ce matin en Conseil des ministres.

Le groupe Union Centriste regrette que le gouvernement n’ait pas pris davantage en considération les propositions émises par le Sénat et l’Assemblée Nationale. Les territoires doivent continuer à être représentés équitablement. Une diminution de 25 % du nombre de parlementaires conserverait cette ambition sans nuire à la volonté de réduction souhaitée par le Gouvernement. De même, l’introduction d’une part de proportionnelle doit être plus significative et ne peut se limiter à 17 % du nombre de députés. Elle devrait atteindre au moins 20 %.

Au-delà, les textes présentés ce jour soulèvent des questions.

 « Pourquoi, par exemple, vouloir modifier le calendrier électoral et imposer un renouvellement intégral du Sénat contraire à l’esprit de la Vème République ? La réforme voulue par le Gouvernement est compatible avec le respect du calendrier actuel. Où veut en venir le gouvernement ?» s’interroge Hervé MARSEILLE, Président du groupe Union Centriste.

Les Sénateurs centristes avaient déjà exprimé leur préoccupation quant au renforcement du pouvoir de l’exécutif au détriment du Parlement, ce qui n’est pas une évolution positive dans une démocratie moderne.

« Après les propositions du Gouvernement va venir le temps du Parlement. Nous nous engageons avec confiance et vigilance dans un débat parlementaire qui sera déterminant. Nous l’alimenterons de façon dynamique, en gardant le cap de l’amélioration de nos institutions », conclut Hervé MARSEILLE.