Je propose de supprimer la CSG pour ceux qui travaillent mais qui vivent sous le seuil de pauvreté

Communiqué de presse
Paris, le 20 mars 2019

Invité de Jean-Jacques Bourdin le mardi 20 mars, le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde a proposé que le Gouvernement supprime la contribution sociale généralisée pour les salariés dont le revenu net mensuel est inférieur au SMIC. 

“Le mouvement des Gilets Jaunes est né du problème du pouvoir d’achat : le Gouvernement doit apporter des réponses sur ce volet là mais il doit cibler les français les plus en difficulté” pour ne pas creuser le déficit public a-t-il expliqué.  “Le Gouvernement devrait concentrer ses efforts sur les français qui bossent mais qui n’arrivent plus à s’en sortir : c’est ça le plus terrible !”

La suppression de la CSG pour les salariés qui disposent d’un niveau de vie inférieur au SMIC net mensuel permettrait d’offrir 9,2% de pouvoir d’achat en plus aux travailleurs précaires. Une exonération totale de la CSG pour les travailleurs pauvres pourrait en effet offrir un gain de pouvoir d’achat jusqu’à 1670 euros par an  :  “vous avez un million de travailleurs pauvres qui travaillent à temps partiel et qui ne touchent pas de quoi vivre mais ils paient la CSG !” a expliqué Jean-Christophe Lagarde.


Face à de Villiers, Jean-Christophe Lagarde réhabilite les pères fondateurs à la maison de l’Europe

Communiqué de presse
Paris, le 18 mars 2019

A l’occasion de l’anniversaire de la mort de Jean Monnet, Jean-Christophe Lagarde s’est rendu à la maison de Jean Monnet dans les Yvelines pour rendre hommage au père fondateur de l’Europe face aux attaques de Philippe De Villiers dans son dernier pamphlet. Jean Monnet a notamment été accusé d’être un agent à solde des Etats-Unis par Philippe de Villiers.

Le président de l’UDI en a profité pour rappeler que “les agents de l’étranger ne sont ni Monnet, ni Schumann mais ceux qui veulent nous diviser pour mieux nous dépecer.” Historien de formation, Jean-Christophe Lagarde rappelle aussi que “De Villiers occulte complètement le contexte de la guerre froide : il oublie que les Etats-Unis ne finançaient pas spécialement Jean Monnet mais tous les mouvements politiques anti-communistes”. “Les quelques dollars versés au Comité d’action pour les Etats-Unis sont d’ailleurs sans commune mesure avec les versements du Kominform, l’appareil de propagande soviétique, y compris en Europe occidentale dans notre pays” poursuit-il.

Tête de liste aux élections européennes, Jean-Christophe Lagarde en a profité pour marquer sa filiation avec la liste de Jean Monnet : “nous défendons le projet de Jean Monnet qui voulait construire une souveraineté partagée sur quelques domaines limités mais d’une importance vitale et stratégique.”.

Il a notamment avancé une proposition concrète : “comme le soutenait Jean Monnet, la contribution des Etats au budget de l’Union Européenne ne doit durer qu’un temps. Nous portons l’idée qu’il faut mettre fin aux contributions nationales en dotant l’Union Européenne d’un budget propre, notamment via une taxe carbone sur les produits importés. Les égoïsmes nationaux ont vidé depuis trop longtemps l’Union européenne de sa substance. “


Lagarde et Bussereau font cause commune pour la décentralisation

Communiqué de Jean-Christophe Lagarde
Paris, le 14 février 2019

Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, tête de liste aux Européennes, et Dominique Bussereau, président de l’Assemblée des Départements de France étaient rassemblés jeudi dernier lors d’un colloque exceptionnel organisé au siège de l’UDI : « La décentralisation peut-elle être un projet de société ? »

A l’invitation de Françoise Gatel, vice-Présidente de l’UD et sénatrice d’Ille et Vilaine et de Philippe Laurent, Maire de Sceaux et Secrétaire général de l’Association des maires de France, sont également intervenus Olivier Richefou, président du département de la Mayenne et Jean-Marie Bockel, sénateur du Haut-Rhin.

Dominique Bussereau a profité de l’occasion pour rappeler la demande de modification de la loi NOTRe, « en accord avec les Régions, afin de rendre possible une intervention économique de ces collectivités, sur la base du volontariat. »

Dominique Bussereau a rappelé que l’ADF revendiquait pendant l’élection présidentielle “un nouveau pacte territorial pour confier plus de souplesse d’action et d’innovation aux collectivités« , avec 36 propositions concrètes pour offrir plus de marges de manoeuvre et de compétences aux départements.

En dénonçant “la pratique centralisée et verticale du pouvoir” par Emmanuel Macron, Jean-Christophe Lagarde a rappelé que “les libertés locales et la décentralisation sont au coeur du projet politique de l’UDI”. “Il n’y a pas grand-chose finalement que l’Etat devrait conserver de mon point de vue en dehors des grands pouvoirs régaliens. Le paradoxe est qu’à force de tout faire, la seule chose que l’Etat ne fait plus, ce sont les missions régaliennes : pas capable d’assurer la sécurité, pas capable de rendre la justice, pas capable de gérer l’éducation avec un niveau qui baisse en permanence. (…) Les fonctions régaliennes de l’Etat sont celles qu’il n’assume plus à force de s’occuper des autres” a-t-il ajouté.


Agriculture : Jean-Christophe Lagarde avance ses propositions

Communiqué de Jean-Christophe Lagarde
Paris, le 22 février 2019

En amont du Salon International de l’Agriculture, le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde, tête de liste aux élections européennes, a présenté les propositions agricoles de la liste qu’il conduira, autour de quatre axes majeurs :

  1. Profiter du Brexit pour augmenter le budget de la Politique Agricole Commune

La Commission Européenne propose d’amputer le budget de la PAC pour la période 2021 – 2027 de 23 milliards d’euros, en passant de 388 à 365 Md (le chiffre de 388 milliards correspond au budget de la PAC hors Royaume-Uni). La diminution du budget de la PAC représente donc 3,3 Md de perte annuelle pour les agriculteurs.

Nous nous opposons à cette baisse et nous proposons une solution simple pour y remédier.

  • Avec le Brexit, chaque Etat va cesser de verser sa contribution à l’UE au titre du rabais britannique obtenu par Margaret Thatcher : en effet, le Royaume-Uni bénéficiait d’une réduction de sa contribution au budget de l’Etat qui était financée par d’autres Etats
  • Nous proposons qu’après le Brexit, chaque Etat ne récupère pas entièrement la contribution qu’il versait pour les Britanniques mais la réaffecte au budget de l’Union Européenne afin de préserver le budget de la PAC
  • Le rabais Britannique coûte en moyenne 6,07 milliards aux Etats européens chaque année : en affectant ces contributions à la PAC, nous pourrions largement compenser la baisse des crédits envisagée par la Commission !

La France est d’autant plus légitime pour obtenir satisfaction qu’aucun autre pays n’a autant financé le rabais britannique : il a coûté 34 milliards d’euros à la France depuis 1984 et nous finançons près d’un tiers du rabais chaque année.

  1. Une exigence de réciprocité dans les normes environnementales avec le reste du monde

L’Europe impose des normes aux agriculteurs européens sans appliquer de contrôle produits importés qui contiennent souvent bien plus de pesticides que les produits européens. Aujourd’hui, 6,5 % des produits importés contiennent des résidus de substances interdites en Europe !

Plusieurs produits sont interdits en Europe mais autorisés dans les cultures à l’étranger et susceptibles d’être importés en Europe :

  • L’atrazine, un herbicide interdit en Europe en 2003 mais qui est toujours autorisé aux Etats-Unis ou au Canada où il est utilisé sur les cultures céréalières. L’atrazine peut avoir des effets néfastes sur les hormones et le système reproducteur et serait cancérogène ;
  • Le lactofen, est un herbicide interdit en Europe 2009 mais autorisé au Etats-Unis, en Chine ou encore au Brésil principalement sur les cultures céréalières, de soja ou encore sur les pommes de terres. Plusieurs études démontrent les nombreux effets cancérogènes de cette substance ;
  • L’acéphate, est un insecticide interdit en Europe mais aussi récemment en Chine mais autorisé au Brésil (sur le soja) ou au Canada où il est utilisé pour les différentes cultures de légumes et autres salades. L’acéphate peut provoquer des réactions cardiaques négatives, une atteinte du système nerveux central et des problèmes oculaires et gastro-intestinaux.

Cette concurrence est déloyale pour nos agriculteurs : nous devons imposer un principe de réciprocité absolue dans nos échanges commerciaux.

  1. Lutter contre l’accaparement de nos terres agricoles par des investisseurs étrangers

L’accaparement des terres désigne l’acquisition de terres agricoles par des entreprises transnationales et gouvernementales. De plus en plus de groupes étrangers achètent à des prix défiant toute concurrence des terres agricoles françaises et européennes afin de destiner la production de ces terres à leur propres pays, notamment en Chine.

Les agriculteurs français et européens ne peuvent lutter contre cette concurrence déloyale au vu des prix de rachat par les groupes étrangers. Surtout, l’Europe distribue des aides de la PAC pour des productions qui seront entièrement dédiées au marché chinois, ce qui remet en cause notre autosuffisance et notre indépendance alimentaire.

Un exemple bien connu en France est celui de Reward group international, une multinationale chinoise qui a déjà racheté plusieurs milliers d’hectares en France, dernier achat en date, 1600 hectares dans l’Allier achetés au double du prix du marché.

Les terres agricoles ne peuvent plus être considérées comme des biens comme les autres : pour lutter contre ce phénomène, il faut restreindre la possibilité à des personnes morales extra-européennes d’acquérir nos terres et de bénéficier des aides de la PAC.

  1. Une mesure contre la paperasserie imposée par l’Europe aux agriculteurs

L’UDI défend l’évolution du modèle administratif de la PAC.

L’objectif : imposer des contrats pluriannuels pour réduire les frais de pure bureaucratie qu’impose l’Europe aux agriculteurs.

Aujourd’hui, un agriculteur est obligé de faire une déclaration annuelle très complexe sur l’état de sa propriété, au point de devoir faire appel à des entreprises spécialisées pour remplir leurs déclarations !

Nous proposons d’alléger cette charge administrative en permettant aux agriculteurs de remplir des contrats pluriannuels sur 5 ans et plus tous les ans.

Nos autres propositions …

  • Rétablir davantage d’équilibre dans la répartition de la PAC en plafonnant les aides directes à 80 000 euros afin d’aider davantage les exploitants en difficulté.
  • La question n’est pas la date de l’interdiction du glyphosate mais comment nous le remplaçons ! Nous devons financer davantage la recherche agronomique pour trouver des produits de substitution au glyphosate mais aussi au cuivre pour la viticulture, en concentrant des moyens pour la recherche dans l’agriculture de précision et les nouvelles techniques de sélection végétale.

Le prochain visage de Marianne doit être celui de Simone Veil

Communiqué de Sophie Auconie
Paris, le 12 février 2019

Alors qu’il est incontestable que la violence et l’extrémisme s’expriment de plus en plus dans notre pays, sous toutes leurs formes, la montée de l’antisémitisme rappelle les heures les plus noires de notre Histoire.
Avec une hausse de 78% des actes à caractère antisémites en 2018, notamment les derniers tags sur des murs et les croix gammées sur la représentation de Simone Veil, l’alarme continue de retentir toujours plus fort.
Face à elle, nous devons répondre avec la plus grande fermeté mais aussi par la résistance du symbole.
Pour terrasser la bête immonde, encore en mesure de gangréner notre République, quoi de mieux que la figure maternelle de notre Nation pour la renvoyer dans les abysses.
Je soutiendrai donc, auprès du Président de la République, la proposition de la sénatrice Fabienne Keller, pour que le prochain visage de Marianne soit aux traits de Simone Veil.

Je salue d’ailleurs les collectivités qui ont rendu hommage à cette grande dame de notre histoire en identifiant certains patrimoines de nos villes de son nom.


Alstom/Siemens : la Commission européenne fait le jeu de la Chine

Communiqué de Jean-Christophe Lagarde
Paris, le 6 février 2018

Pour le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde, tête de liste aux élections européennes, le veto attendu de la Commission Européenne sur le mariage entre Alstom et Siemens mobility est “une décision absurde”.

Bruxelles estime que le futur ensemble Alstom-Siemens aurait été placé dans une position de domination trop forte de la concurrence : la Commission est tellement bornée qu’elle fait le jeu de la Chine plutôt que de protéger les Européens !” explique Jean-Christophe Lagarde.

“Pendant ce temps, China Railway construit 230 trains par an alors qu’un ensemble Alstom/Siemens en aurait produit 35 par an à peine. Où est le danger alors que les trains chinois commencent à envahir l’Europe comme les TGV qu’ils ont vendu aux Tchèques ou encore celui qui reliera Athènes et Budapest?” Appelant à “cesser ces dérives”, Jean-Christophe Lagarde milite pour “transformer l’Europe en bras armé de notre puissance, et pas en instrument de notre affaiblissement !”.

“Avec des décisions aussi absurdes, nous finirons par rouler dans des TGV chinois” poursuit-il, dénonçant la politique de la concurrence dogmatique de la Commission Européenne qui a déjà conduit par le passé “à ce que Péchiney soit absorbée par les Canadiens ou encore que la société canadienne Havilland soit rachetée par les Américains plutôt que par Aérospatiale, société française”.

Appelant à profiter des élections européennes pour changer la donne et “pour permettre aux peuples de réorienter l’Europe”,  Jean-Christophe Lagarde veut “en finir avec l’Europe de la naïveté qui nous laisse dépouiller par les grandes puissances continentales au lieu d’une Europe stratège qui nous protège du monde. C’est le sens de la liste de futurs députés européens que nous proposons aux Français, une liste de candidats rassemblant la droite et le centre européens, qui veulent refonder une Europe ambitieuse et juste.


Ni 80 ni 90 km/h : nous voulons une politique routière pragmatique et bienveillante !

Communiqué d’Edith Gallois

Conseillère de Paris, Secrétaire nationale aux transports

Paris, le 16 janvier 2018

En annonçant qu’il pouvait rétablir la limitation de vitesse à 90 km/h, le Président de la République prouve décidément que s’il a écouté les revendications des gilets jaunes, il n’a pas compris les vraies raisons de leur mal-être. Ce que le Président n’a pas compris c’est que si les français sont égaux devant la loi, et si la République est une et indivisible, il n’en demeure pas moins qu’on ne vit pas de la même manière partout. 

La hausse du prix du gasoil, ajoutée au passage au 80 km/h, ajoutė à la multiplication des « radars traquenards », ont créé un sentiment de trop plein de mesures, ressenties comme autant d’injustices accumulées par les habitants des territoires ruraux. Dans ces territoires, les déplacements en voiture ne sont pas une option, ils sont une obligation.

S’il revient à l’Etat d’assurer la sécurité routière des français, il lui revient aussi de le faire dans un vrai souci de protection.

Force est de constater que la manière de faire de ce Gouvernement, comme d’ailleurs des précédents, ne prédispose pas à penser que la bienveillance gouverne les mesures de sécurité. Les emplacements des limitations, des radars, et des contrôles routiers peuvent laisser à penser qu’ils sont là d’avantage pour piéger les automobilistes que pour les protéger .

L’UDI avait déposé un recours en annulation du décret limitant la vitesse à 80 km/h au mois de juin dernier, et nous avions demandé que les autorités locales, Préfets, Sous-préfets, élus, associations de sécurité routière locales déterminent avec pragmatisme les limitations sur les routes.

Aujourd’hui nous ajoutons une demande : les radars ne doivent avoir qu’un objectif : la sécurité ! Fini les radars traquenards ! Les français ne veulent plus de ces méthodes du passé, parisianistes et arbitraires.

Il serait temps que la Sécurité routière soit considérée comme sécurisante et bienveillante.


Face aux dérives identitaires de gauche à l’Université, l’Etat doit être ferme

Communiqué du secrétariat national de l’UDI à l’Enseignement supérieur
Laurent Lafon, Sénateur du Val-de-Marne

Paris, le 20 décembre 2018

La nomination de la députée insoumise Danièle Obono au conseil d’administration de l’UFR de Sciences politiques de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne a ému nombreux de nos concitoyens à juste titre. En excluant le sociologue Stéphane Dorin de son groupe de recherche à l’université de Limoges, une nouvelle ligne jaune a été franchie : l’Etat doit prendre position contre la dérive identitaire qui gagne une partie du monde universitaire. 

Non, la République française ne peut pas accepter qu’une grande Université européenne séculaire comme la Sorbonne donne du crédit aux thèses de Madame Obono sur le « racisme d’Etat » ou sa dénonciation des « blancs dominants ». 

Non, la République française ne peut pas accepter plus qu’un scientifique soit exclu de son laboratoire pour avoir notamment pris position contres les propos de la militante indigéniste Madame Houria Bouteldja selon lequel « si la femme noire est violée par un Noir, c’est compréhensible qu’elle ne porte pas plainte pour protéger la communauté noire ». 

“ Contrairement aux théories identitaires racialistes de gauche de Madame Obono, la République française ne reconnaît aucun groupe particulier fondé sur la race.  

Non, le vernis scientifique importé des Etats-Unis qui recouvre les théories politiques communautaristes des militants identitaires de gauche n’est pas compatible avec notre modèle civilisationnel européen qui ne reconnaît que des citoyens sans distinction d’origine ou de religion. Contrairement aux théories identitaires racialistes de gauche de Madame Obono, la République française ne reconnaît aucun groupe particulier fondé sur la race, dans l’esprit de l’amendement que l’UDI a porté lors de la révision constitutionnelle. 

La vocation universelle d’une grande Université européenne n’est pas d’accorder du crédit à des militants communautaristes qui défendent la non-mixité raciale et sexuelle dans les réunions politiques ou syndicales. Face à la montée en puissance de cette frange identitaire et racialiste ultra-politisée de la communauté universitaire, l’Etat ne peut plus rester silencieux. 

Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche doit engager un plan d’action contre l’essor d’une dérive identitaire contraire aux valeurs républicaines dans l’Enseignement supérieur public. 


Les élus locaux de l’UDI regrettent que la décentralisation reste absente du discours présidentiel

Communiqué du secrétariat national de l’UDI aux collectivités territoriales

Françoise Gatel, sénateur d’Ille-et-Vilaine
Philippe Laurent, maire de Sceaux

Le 11 décembre 2018

Les élus locaux de l’UDI ont pris acte de la demande formulée par le président de la République, dans son allocution du lundi 10 décembre, de voir les maires de France étroitement associés aux débats à organiser sur les territoires pour redéfinir un nouveau « contrat national ».

Ils disent leur disponibilité et leur engagement pour faire en sorte que le pays retrouve la sérénité et l’apaisement, conditions nécessaires pour des débats de qualité. Ils appellent l’ensemble de leurs collègues à imaginer, en fonction des caractéristiques de leur territoire, le meilleur moyen de permettre l’expression des demandes et l’élaboration des propositions des habitants. Ils suggèrent que cette organisation soit placée sous l’égide de la Commission nationale du débat public, qui pourra utilement les accompagner et dresser la synthèse des débats d’ici trois mois. Ils estiment également que le rôle des représentants de l’Etat sur les territoires devra rester limité.

Pour autant, les élus locaux de l’UDI rappellent qu’au fil de leurs assemblées et congrès  tenus cet automne, les associations nationales représentatives des élus locaux ont élaboré et formulé de nombreuses propositions tendant notamment à restaurer une vraie décentralisation, à permettre un meilleur fonctionnement des collectivités locales et à préserver l’autonomie financière et fiscale des assemblées locales élues au suffrage universel. Ils attendent toujours la réponse du pouvoir central à ces propositions.

 Ils se disent convaincus qu’une décentralisation plus profonde, rapprochant davantage le débat et la décision du citoyen et permettant aux responsables locaux d’assurer et d’assumer toutes leurs responsabilités. Ils regrettent que cet aspect du « mal français », à savoir la centralisation excessive des pouvoirs publics, n’ait pas été abordé par le président de la République lors de son allocution et appellent également le débat sur ce qu’ils considèrent comme faisant partie intégrante et essentielle d’un projet de société humaniste.


Il faut que le modèle écologique français ne soit pas une chimère déconnectée des préoccupations de nos concitoyens.

Communiqué de Sophie Auconie
Paris, le 27 novembre 2018

Aujourd’hui, les annonces du Président de la République constituent une parole qui l’engage.

D’abord sur la mise en place de la grande concertation dans les territoires. Celle-ci est toujours une nécessité pour sortir d’une crise, je me réjouis que la majorité le comprenne enfin.
La place du mouvement des gilets jaunes, autour de la table des négociations, était aujourd’hui une évidence.

La systémisation des contrats de transition énergétique accompagneront les territoires vers un modèle écologique vertueux mais reste la question des objectifs nationaux annoncés. Si le parc éolien terrestre doit être multiplié par 3 d’ici à 2030, les contrats de transition seront-ils librement négociés ou soumis à ces quotas ? Dans ce cas, une vraie considération des territoires est nécessaire, je prends l’exemple des projets éoliens sur mon territoire, à proximité de sites historiques et sans accord de la population.

Quant au sujet du moment, les annonces relatives à la hausse des prix du carburant par l’adaptabilité des taxes à la conjecture mondiale des prix du pétrole est une bonne nouvelle. Elle devra être suivie d’effets. Les questions restent nombreuses sur cette taxe flottante :

  • Quel prix sera retenu comme acceptable ?
  • Quels indicateurs permettront de déclencher une baisse ?
  • Comment fonctionnera l’évaluation trimestrielle ?
  • Existera-t-il une procédure d’urgence en cas de crise soudaine ?

Autant d’interrogations qui, je l’espère, n’ont pas déjà trouvé des solutions préparées par le Gouvernement, l’administration et la technocratie. Elles devront accéder à une issue dans les concertations territoriales pour que la création d’un modèle d’écologie française populaire défini par le Président de la République soit une réalité, et non pas une chimère déconnectée des préoccupations quotidiennes et à venir des français.