L’équipe d’E. Macron tente de faire croire que 10 sénateurs UDI l’auraient rejoint.

Communiqué de Jean-Christophe Lagarde
Paris, le 26 mars 2017

Il y a une limite à la manipulation. L’équipe d’Emmanuel Macron tente de faire croire ce dimanche que 10 sénateurs UDI l’auraient rejoint.

La réalité de l’appel initié par Michel Mercier et publié dans le JDD c’est qu’il est signé par 6 sénateurs MoDem, une écologiste et 3 élus UDI (MM. CANNEVET, GABOUTY et NAMY).

Ainsi, seuls 3 sénateurs UDI sur les 34 que compte notre formation ont fait ce choix.

Cette proportion correspond aux débats qui avait eu lieu dans les fédérations UDI, où moins de 10% des militants s’étaient montrés tentés par la candidature de M. Macron.

De même, hier 25 Mars, c’est par plus de 580 voix pour, 10 contre et 9 abstentions que le Conseil National de l’UDI a validé l’accord programmatique et électoral avec les Républicains et le soutien à leur candidat à l’élection présidentielle.


La France a un rôle majeur à jouer pour une Europe forte, protectrice et fédérale

Communiqué d’Yves Pozzo di Borgo
Paris, le 15 mars 2017

Yves Pozzo Di Borgo, sénateur de Paris, se félicite des travaux menés par le Sénat pour relancer la construction européenne. Il souhaite que le rapport présenté cette semaine fasse l’objet d’un débat en séance publique lors de la reprise des travaux parlementaires.

L’Union Européenne est marquée depuis de nombreuses années par une série de crise sans précédent. Le Brexit transcrit le creusement « d’un fossé entre les citoyens et les dirigeants » note le sénateur.

Le rapport d’information « Relancer l’Europe : retrouver l’esprit de Rome », présenté par MM. Raffarin et Bizet permet à la Haute assemblée de tracer précisément un avenir pour l’Europe. Le sénateur Yves Pozzo di Borgo, en saluant la pertinence du rapport, a présenté le soutien du groupe UDI-UC en apportant de nouvelles propositions constructives.

« Il faut défendre un approfondissement choisi de l’espace politique » souligne le sénateur Pozzo di Borgo, avec notamment « un moratoire sur l’élargissement qui ne peut pas être une fin en soi » a notifié le sénateur. De plus, le groupe UDI-UC propose que « l’approfondissement des politiques européennes s’assume par cercles concentriques d’intégration », non pas en subissant les les changements mondiaux, mais en les orientant.

Yves Pozzo di Borgo demande aussi la définition d’une « vraie politique économique et fiscale européenne », avec « une meilleure harmonisation des objectifs et des politiques publiques ». Les sénateurs centristes mentionnent la création possible d’un gouvernement économique de la zone euro, avec comme compétence la définition de la politique industrielle. L’Union Européenne se doit « d’agir concrètement pour une harmonisation des législations nationales », avec la mise en place « d’un serpent fiscal » (à l’image du serpent monétaire), pour retrouver des niveaux de fiscalité dans des limites acceptables.

L’Union Européenne ne peut fonctionner qu’en renforçant « la légitimité démocratique ». Yves Pozzo di Borgo a mentionné le fait que « l’Union Européenne doit associer et reconnaitre les parlements nationaux », notamment pour le lancement d’initiatives étatiques. Ce dernier prodigue aussi que « la Commission européenne devienne un véritable gouvernement européen, responsable devant le Parlement européen ». Enfin, une légitimation démocratique de l’UE ne peut fonctionner que si « les citoyens peuvent identifier clairement ou renverser ceux qui détiennent les responsabilités ».

Le sénateur mentionne aussi le fait « d’assurer une véritable politique de défense et de sécurité », avec notamment :

• Des budgets et des choix stratégiques de défense restant sous l’autorité des Etats souverains mais « des stratégies de mutualisation qui peuvent être partagées » ;

• Une incitation pour les Etats-membres à atteindre l’objectif commun de dépense à hauteur de 2 % du PIB. « L’UE se doit d’exclure une partie des dépenses en matière de défense des critères de Maastricht » a rappelé Yves Pozzo di Borgo ;

• Le sénateur a aussi ambitionné « une amélioration de l’accueil des réfugiés » dans l’ensemble de l’Union, qui doit « revoir les critères de répartition entre les différents pays » ;

• Il faut aussi « favoriser un véritable accompagnement des réfugiés dans les Etats », avec les développements des politiques de logement, d’éducation et de santé, « pour permettre de retrouver l’esprit humaniste qui prévaut en Europe » a tenu à rappeler le sénateur au nom du groupe UDI-UC.

Enfin, le sénateur Pozzo di Borgo souhaiterait que la sortie du Royaume-Uni soit négocié par l’ensemble des Etats-membres. Il a souligné que « le processus de sortie concerne directement l’ensemble des Etats-membres ». Le sénateur a aussi voulu rappeler comme u clin d’oeil à l’actualité nationale que le prochain président de la République devra « être force de proposition dans ce mécanisme sans précédent qu’est le Brexit, au seine de l’Union ». Le Brexit doit être régi par un calendrier bien défini et les négociations se doivent d’être exemplaires. Yves Pozzo di Borgo a aussi pointé du doigt qu’être en dehors de l’Union Européenne modifiera de facto les relations en comparaison aux Etats-membres.

Face aux nombreuses problématiques auxquelles l’Union Européenne fait face, il est primordial de maintenir soudées les institutions européennes en faisant dialoguer tous les acteurs contribuant au développement de l’UE.


Motion adoptée par le Bureau Exécutif de l'UDI

Motion adoptée par le Bureau Exécutif de l’UDI
Paris, le 7 mars 2017

La semaine dernière, l’UDI a légitimement décidé de suspendre sa participation à la campagne de François FILLON et d’ouvrir un débat dans nos fédérations.

Comme de très nombreux responsables « Les Républicains », l’UDI s’est interrogée sur la capacité de François Fillon de poursuivre la campagne présidentielle et a souhaité majoritairement un changement de candidat, au regard tant de ses déclarations passées que de l’emballement médiatique permanent depuis fin janvier, qui étouffe le débat de fond indispensable pour gagner l’élection présidentielle.
Nous prenons acte avec regret du renoncement d’Alain Juppé en saluant sa dignité et sa lucidité.
Nous souhaitons ardemment que les Français puissent avoir droit à un véritable débat démocratique pour éviter les choix par défaut et les aventures pour notre avenir que représenteraient le retour de la gauche ou l’arrivée au pouvoir du Front National.

Partout dans les collectivités les élus UDI sont des alliés loyaux des Républicains, forgeant ainsi le socle de toutes les victoires électorales récentes. Nous sommes attachés à cette alliance, pour peu qu’elle soit fondée sur des valeurs et projets partagés et sur un respect mutuel.

Nous prenons acte du souhait de François FILLON, candidat légitime issu de la primaire, de poursuivre sa campagne et de la volonté qu’il a exprimé de prendre des initiatives de rassemblement en direction de l’UDI, comme des élus LR, qui avaient souhaité un changement de candidat. Pour ce qui concerne l’UDI, nous sommes en attente de ces initiatives annoncées.

L’UDI fondée par Jean Louis Borloo est une force politique indépendante porteuse de valeurs morales spécifiques et d’une vision humaniste et européenne qui fonde son identité.

L’UDI déplore les propos lamentables tenus à son égard depuis quelques jours et regrette que ceux-ci n’aient pas été publiquement dénoncés avec la plus grande fermeté ; tant dans une alliance le respect de chacun est indispensable.

En attendant que se concrétise la volonté de rassemblement affirmée par le candidat et les principaux responsables LR, le Bureau exécutif de l’UDI approuve l’accord électoral, examiné la semaine dernière par notre Commission Nationale d’Investitures, et qui était en passe d’être signé. Le Bureau exécutif de l’UDI valide le projet politique négocié pour la France avec François FILLON, tout en conservant un certain nombre de différences qui seront défendues par l’UDI lors de la prochaine législature.

Le Bureau exécutif réaffirme son soutien à l’action du Président de l’UDI, garant de l’unité du parti.


Sécurisation des manifestations : anticiper, c’est le rôle du Gouvernement

Communiqué de Valérie Létard
Paris, le 14 février 2017

Valérie Létard, sénatrice du Nord, a interrogé le ministre de l’Interieur à l’occasion des Questions d’actualité au Gouvernement au sujet des violences urbaines des derniers jours.

Il y a dix jours un jeune homme a été victime de violence policière. « Disons-le d’emblée, la Justice devra faire toute la lumière sur ce qui s’est passé à Aulnay sous Bois, et le faire rapidement » a déclaré la sénatrice

« Les scènes de violences urbaines des derniers jours inquiètent nos concitoyens à juste titre car elles viennent s’ajouter à la menace terroriste qui, de son côté, ne faiblit pas » s’est alarmée la sénatrice.

La manifestation de dimanche à Bobigny était annoncée et pour Valérie Létard « légitime ». Mais les débordements qui ont suivi « étaient, eux, inacceptables » a-t-elle souligné.

Dans un contexte où le risque d’infiltration de casseurs violents, souvent très jeunes, est avéré, « nous nous interrogeons sur le dispositif que vous avez mis en place » a déclaré la sénatrice au ministre.

« Pourquoi autoriser ce rassemblement, si les risques de débordement étaient si importants ? Quels moyens étaient mis en œuvre pour en assurer le déroulement pacifique ? Comment se fait-il que ni le Palais de justice de Bobigny, ni les abords de la manifestation n’aient pu être sécurisés ? » s’est-elle interrogée ?

« Quelle anticipation alors que nous connaissions le jour, l’heure et le lieu de ce rassemblement ? On annonce de nouvelles manifestations jeudi : pouvez-vous garantir que ces débordements ne se répèteront pas ?  » a-t-elle demandé au ministre.

Valérie Létard a appelé à l’anticipation : « mettons tout en œuvre pour anticiper et rassurer les Français. Assurer la protection de nos concitoyens est un facteur indispensable de la cohésion sociale et républicaine. Anticiper, c’est le rôle du Gouvernement » a-t-elle conclu.


Statut de Paris : un texte sans ambition et sans vision, une occasion manquée

Communiqué d’Yves Pozzo di Borgo
Paris, le 7 février 2017

Yves Pozzo di Borgo, sénateur UDI-UC de Paris, est intervenu ce jour sur le statut de Paris, un « projet de loi qui manque d’ambition et dénué de toute vision globale de la métropole francilienne. On est loin, très loin, du Grand Paris que nous appelons de nos voeux et dont la France a besoin. ». Il a indiqué que le groupe UDI-UC était favorable à la motion tendant à opposer la question préalable proposée par la commission des Lois.

« En décembre, la Commission mixte paritaire a échoué » a rappelé le sénateur. « Le Sénat avait permis d’amorcer une vraie réforme du statut de Paris, avec notamment un renforcement de la décentralisation et des pouvoirs des maires d’arrondissement. L’Assemblée a conservé un texte dépourvu de toute vision » a-t-il déploré.

Le sénateur a regretté les « timides évolutions » que sont une fusion de la commune et du département, des 4 premiers arrondissements, un renforcement limité du pouvoir de police du maire de Paris et des pouvoirs des maires d’arrondissement. « Nous aurions pu être plus ambitieux dans nos propositions, notamment concernant les mairies d’arrondissements pour lesquelles, dans le cadre d’une architecture moderne et ambitieuse du Grand Paris, il apparaitrait logique de les rapprocher d’une mairie de plein exercice. Nous aurions une forme de continuité entre les mairies d’arrondissement et les communes de petite couronne alors qu’aujourd’hui le périphérique constitue une véritable frontière institutionnelle ».

Sur le pouvoir de police, « nous proposions, comme le Sénat l’avait adopté dès 2015, de mettre fin au statut dérogatoire de Paris et de confier la compétence de police générale au maire de Paris comme dans toutes les autres communes de France ». Le sénateur s’était félicité qu’une partie des principes de la proposition de loi tendant à modifier le régime applicable à Paris en matière de pouvoirs de police, qu’il avait défendus avec les sénateurs Pierre Charon et Philippe Dominati ait été reprise au Sénat. Il a regretté qu’ils aient été supprimés par l’Assemblée nationale.

Le sénateur s’est interrogé : « comment imaginer qu’on réforme la métropole du Grand Paris d’un coté, puis qu’on modifie, deux ans plus tard, dans un autre texte, le statut et l’organisation de la principale ville de cette métropole, la capitale de la France ? » Pour Yves Pozzo di Borgo, dans un contexte de compétition économique internationale, Paris et Paris Métropole sont trop petits, il faut que le Grand Paris s’étende à toute l’Ile-de-France. « Nous sommes aujourd’hui face à une occasion manquée » a-t-il conclu.


Prix du lait : la situation n’est plus tenable !

Communiqué de Stéphane Demilly
Paris, le 25 janvier 2017

Lors de la séance de questions au gouvernement de ce mardi, Stéphane Demilly, Député de la Somme, a interpellé le Ministre de l’Agriculture sur la baisse continue du prix du lait pour les agriculteurs ainsi que sur la flambée du prix du beurre. Une situation qui a des conséquences dramatiques pour nombre de producteurs laitiers.

« Le prix du litre de lait n’a pas cessé de diminuer ces dernières années (…) Conséquence de cette absence de rentabilité : la quantité de lait produite baisse et entraîne mécaniquement une flambée du prix du beurre : plus 73% en 8 mois ! (…)

Face à ces prix exorbitants, l’inquiétude des professionnels de l’agroalimentaire est de plus en plus vive. Leurs coûts de production sont directement impactés, ce qui aura, rapidement, un effet sur le prix des produits et donc sur le porte-monnaie de nos concitoyens ! » a notamment tenu à dénoncer Stéphane Demilly.

« Faut-il rappeler qu’un agriculteur se suicide tous les deux jours dans notre pays ? En 2016, la plateforme d’écoute des agriculteurs en détresse a vu son nombre d’appels reçus multiplié par 3 ! » a-t-il également souligné.

Le Ministre de l’agriculture a répondu que l’équilibrage entre les prix du lait et du beurre, ainsi qu’entre l’offre et la demande, était complexe et que le gouvernement œuvrait sur ce sujet.

La vidéo de la question et de la réponse est disponible sur le site de l’Assemblée nationale : http://videos.assemblee-nationale.fr/video.4606002_5888ad55a5ea4.1ere-seance–questions-au-gouvernement–adaptation-du-code-minier-au-droit-de-l-environnement-sui-25-janvier-2017


Qui veut la peau de la ruralité ?

Communiqué de Stéphane Demilly
Paris, le 17 septembre 2016

Lors de la séance de Questions au gouvernement de ce mardi, Stéphane Demilly, Député de la Somme, a interpellé le Ministre de l’Intérieur sur le plan « Préfectures nouvelle génération » et la réforme de l’instruction et de la délivrance des cartes nationales d’identité.

« Dans un mois, seules les communes dotées d’un dispositif de recueil sécurisé pourront continuer à traiter les demandes de cartes d’identité, soit, dans le département de la Somme, 16 communes compétentes sur les 779 ! Cela signifie, d’un côté, un afflux de demandes ingérable pour la poignée de communes équipées et, de l’autre côté, la disparition d’un service de proximité dans les communes rurales ! » a notamment tenu à dénoncer Stéphane Demilly.

A ces inquiétudes, aucune réponse sérieuse n’est à ce jour apportée par le gouvernement afin, d’une part, de compenser la surcharge à prévoir pour les communes centralisatrices et, d’autre part, pour garantir l’existence d’un service de proximité dans les communes rurales.

La vidéo de la question et de la réponse sera disponible sur le site de l’Assemblée nationale : http://videos.assemblee-nationale.fr/video.4579896_587e217698eac.2eme-seance–questions-au-gouvernement–statut-de-paris-et-amenagement-metropolitain-nouvelle-lec-17-janvier-2017


Le contrôle des outils de lutte contre la radicalisation s’impose

Communiqué de Nathalie Goulet
Paris, le 12 janvier 2017

Nathalie Goulet, sénateur de l’Orne, a interpellé ce jour la ministre de la culture et de la communication : « quelles mesures allez-vous prendre ou avez-vous prises pour contrôler les outils de lutte contre la radicalisation et vous assurer, nous assurer, qu’elles ne soient pas entre des mains au mieux incompétentes, au pire dangereuses ? ».

L’anniversaire tragique des attaques de Charlie et de l’Hyper Cacher a donné lieu à de nombreuses manifestations dignes et émouvantes, « mais aussi à des épisodes plus discutables comme l’apparition sur une chaine de télévision du mentor des frères Kouachi, Farid Benyettou, lunettes de soleil, starisé et arborant le badge « je suis Charlie » » s’est indignée la sénatrice.

Farid Benyettou, « repenti auto-proclamé, ce qui n’est pas l’avis de spécialistes du terrorisme qui ont suivi son parcours », est actuellement en promotion de son livre co-écrit par un autre acteur très médiatique de la lutte contre la radicalisation.

Pour la sénatrice c’est « un comble d’indécence aux yeux des familles et une insulte à la mémoire des victimes ».

La sénatrice a saisi, avec son collègue André Reichardt, co-président de la Commission d’enquête sur la lutte contre les réseaux jihadistes, le CSA et déposé une proposition de loi qui demande une labellisation des structures en charge de la radicalisation et le contrôle de leurs financements.

« Monsieur le Ministre, lors de la discussion budgétaire l’an dernier, j’avais demandé un audit et un contrôle budgétaire des associations et officines qui travaillent dans ce secteur » a rappelé la sénatrice.

En juin 2014, lorsque le président du groupe UDI-UC François Zocchetto avait demandé l’ouverture d’une Commission d’enquête, il y avait 2000 personnes signalées en voie de radicalisation, elles sont plus de 12.500 aujourd’hui. « ‘Il faudra aussi penser à la prise en charge de ceux qui reviennent, que David Thomson appelle les revenants ».

Les moyens et la volonté de la lutte contre la radicalisation entrainent des effets d’aubaines et des appétences. « Comment mettre un terme au flou artistique quant aux liens de certaines « associations » et sociétés de conseils avec l’action publique en général ? La labellisation des outils et un contrôle strict de la Cour des Comptes s’imposent pour qu’ils ne tombent pas dans des mains au mieux incompétentes au pire dangereuses» a conclu la sénatrice.


Les communes ne doivent pas devenir des prestataires de services sous-payés

Communiqué de Françoise Gatel
Paris, le 12 janvier 2017

Françoise Gatel, sénatrice d’Ille-et-Vilaine, a interpellé ce jour le ministre de l’Intérieur sur sur le nouveau mode de délivrance des cartes d’identité : « monsieur le ministre, votre schéma d’accessibilité aux services publics consiste-t-il à obliger 35 000 communes à gérer les PACS et à éloigner les services publics ? »

La sénatrice a souligné que le discours du ministre sur « la vertu de la proximité et de la riche concertation avec les élus » ne résiste pas aux faits.

« Où est la proximité quand le nouveau dispositif de Carte Nationale d’Identité déployé en Ille-et-Vilaine le 1er décembre s’appuie sur 27 communes alors qu’il y en 350 ? Où est la proximité quand vous obligez une personne âgée ou des jeunes, sans solution de transports collectifs, à se déplacer deux fois dans une mairie distante de plusieurs kilomètres de leur domicile pour obtenir une carte d’identité ».

« Où est la riche concertation avec les élus locaux quand vous enlevez à beaucoup d’entre eux un service essentiel et transférez à d’autres des charges supplémentaires sans juste compensation, quand vous décidez de généraliser au 1er mars 2017 une expérimentation débutée le 1er décembre 2016, non stabilisée et pas du tout fixée sur la complexité de gestion des stations mobiles ?» s’est interrogée la sénatrice.

« Notre vision de la décentralisation, ce n’est pas de transformer les communes en prestataires de services sous-payés» a-t-elle conclu.


PPL abrogation de la loi Travail : temps perdu, contradictions, complexité… nous ne pouvons formuler que des regrets

Communiqué de Jean-Marc Gabouty
Paris, le 11 janvier 2017

Jean-Marc Gabouty, sénateur de la Haute-Vienneest intervenu ce jour lors de l’examen d’une proposition de loi communiste visant à abroger la loi Travail. Il a indiqué que dans sa grande majorité, le groupe centriste ne prendra pas part au vote : « le débat de ce jour n’est pas le nôtre car il oppose toujours -calendrier électoral oblige- la gauche de la gauche aux socialistes, les frondeurs au gouvernement, et la France insoumise à la France du surplace ».

« Nous n’avions pas voté cette loi car bien trop éloignée du texte approuvé par la majorité sénatoriale » a rappelé le sénateur. Le texte issu du Sénat reposait sur un « équilibre entre la recherche de la performance des entreprises et l’aspiration légitime des salariés à avoir une formation, un emploi et à mieux bénéficier des résultats financiers dans le cadre de l’amélioration des dispositifs d’intéressement que nous avions proposés, en particulier dans les PME et TPE ». Plus sobre sur le plan rédactionnel, le texte du Sénat évitait les mesures trop complexes, inutiles ou inapplicables comme celles sur l’instauration d’instances de dialogue social dans les réseaux de franchise, sur l’ébauche de responsabilité sociale des plateformes électroniques, sur le compte personnel d’activité ou encore sur les modalités de négociation en matière d’emploi saisonnier.

Pour Jean-Marc Gabouty, le code du travail n’est pas une bible immuable : « il doit être avant tout un outil au service des entreprises et des salariés visant à définir des règles de fonctionnement équilibrées parce que respectueuses des intérêts des parties dans le cadre d’un contrat librement négocié au niveau de l’entreprise ou de la branche professionnelle. Il ne doit pas être non plus un prétexte pour rigidifier les rapports entre les entreprises et les salariés dont les destins professionnels sont souvent intimement liés ».

L’objectif du groupe centriste était de rechercher l’efficacité et la simplicité afin de faciliter sur le terrain les relations entre les partenaires sociaux et de permettre aux entreprises de s’adapter à une concurrence mondialisée plus âpre, « démarche indispensable pour mettre notre économie en situation de produire plus de richesses et de générer plus d’emplois dans un environnement à la fois plus exigeant et plus instable en terme de compétition internationale. Préserver le travail de ceux qui en ont et surtout permettre aux millions de chômeurs d’accéder à l’emploi passe obligatoirement par une économie performante avec des approches sociales et économiques cohérentes car indissociables l’une de l’autre ».

« Nous ne pouvons aujourd’hui formuler que des regrets, ceux du temps perdu, des contradictions et de la complexité, bien loin de la démarche révolutionnaire qu’avait claironnée en son temps le Premier ministre » a conclu le sénateur.