Manifestations policières : les propos de Monsieur Cambadélis sont insultants et inacceptables

Communiqué de Jean-Christophe Lagarde
Paris, le 19 octobre 2016

Manifestations policières : Pour Jean Christophe Lagarde, les propos de Monsieur Cambadélis sont insultants et inacceptables il témoignent l’aveuglement et la méconnaissance de la situation de la part du PS

« Les propos de Monsieur Cambadelis qui prétend « voir la patte de l’extrême droite » derrière les mouvements exprimant le ras le bol des policiers sont tout simplement inacceptables et insultants pour cette institution dont l’honneur est de protéger les Français.

Je dénonce avec force l’aveuglement et la méconnaissance totale de la situation que vivent nos policiers chaque jour sur le terrain où ils risquent leur vie face à des dangers grandissants sans qu’on leur donne les moyens d’accomplir leur mission.

Au lieu de stigmatiser la police, le pouvoir en place ferait mieux de les équiper correctement, de ne pas les disperser sur des charges indues et de leur donner enfin un véritable droit à légitime défense lorsqu’ils sont agressés.

Si les socialistes ne traitent pas la mesure de ce vit l’institution policière à la base sur le terrain, c’est alors qu’ils seront responsables de réactions désespérées hélas compréhensibles.

L’UDI réaffirme sa confiance dans nos forces de police et de gendarmerie et son soutien pour qu’on leur donne enfin des moyens humains matériels et juridiques à la hauteur du courage et du dévouement qui est le leur. »


Conseil européen : il faut garder espoir et surtout relancer la construction européenne

Communiqué d’Yves Pozzo di Borgo
Paris, le 19 octobre 2016

Yves Pozzo di Borgo, sénateur UDI-UC de Paris, est intervenu ce jour à l’occasion du débat préalable à la réunion du Conseil européen. Le sénateur est revenu sur trois points : le Brexit, la crise migratoire et les relations avec la Russie.

Concernant le Brexit, pour Yves Pozzo di Borgo, « il faut aller vite, afin de montrer aux Britanniques qu’il ont été entendus et à leurs dirigeants que nous ne souhaitons pas maintenir l’ambiguïté pour ne pas fragiliser encore plus l’Union européenne ».

Il faut également « être intransigeant et constructif à la fois, pour démontrer, notamment aux autres Etats-membres, qu’il y a moins d’avantages à être hors de l’Union qu’en son sein ; constructif car le Royaume-Uni restera toujours un partenaire privilégié d’un point de vue économique mais aussi sur les questions de sécurité et de défense ».

Pour Yves Pozzo di Borgo, la France et les Etats-membres ne peuvent se dessaisir de la négociation avec le Royaume-Uni : « c’est au Conseil européen de valider le « contrat » qui sera conclu avec les BritanniquesLa commission européenne peut, sous mandat du conseil, faire des propositions à celui-ci, mais en aucun cas être l’instance qui validera les conditions de sortie ». Pour le sénateur, dans un débat qui va être dur, « il vaut mieux éviter la confusion intellectuelle ». Aussi a-t-il déploré que, lors de son discours à Strasbourg mardi dernier, François Hollande n’ait pas été clair.

« La sortie du Royaume-Uni nous inquiète sur l’avenir de l’Irlande » a ajouté le sénateur. « L’UE a été un acteur majeur de sa pacification. Il ne faut absolument pas que le Brexit relance une crise dans ce pays ». Par ailleurs, « comment crédibiliser un accord à venir, alors que le gouvernement de Theresa May ne bénéficie pas d’une majorité de soutien au sein de son Parlement ? » s’est-il interrogé.

Concernant la politique migratoire, alors que près d’un million de réfugiés d’origine moyen-orientale ont atteint l’Europe par voies maritime et terrestre au cours de l’année 2015, l’UE se trouve divisée dans les approches à adopter : « la question de l’évolution des accords de Schengen doit se poser. Néanmoins, la fermeture des frontières ne peut pas être la solution. Elle ne conduirait l’Europe que sur un repli sur soi et de nouvelles crises » a affirmé le sénateur. « Nous avons l’obligation de réussir. Les crises migratoires ont des conséquences sur le quotidien des Européens et des Français. Elles impactent aussi notre stabilité institutionnelle ».

Concernant la question des relations extérieures de l’Union européenne avec la Russie, « le Sénat a voté, il y a quelques mois, la résolution européenne que j’avais co-écrite avec Simon Sutour. Elle avait pour objectif principal de dénouer la crise ukrainienne le plus rapidement possible, de garantir son intégrité territoriale par la défense des accords de Minsk et d’initier une reprise de relations avec la Russie consiste en levant progressivement et sous conditions, les sanctions dans les domaines économiques, politiques, diplomatiques et individuels ».

Le sénateur s’est interrogé : « à la lumière des accords de Minsk 1 et Minsk 2, ne faudrait-il pas envisager un Minsk 3 ? La France pourrait en être l’acteur principal » a-t-il conclu.


Le Gouvernement doit urgemment mettre en place une politique de l’Islam de France

Communiqué de François Zocchetto
Paris, le 19 octobre 2016

François Zocchetto, président du groupe UDI-UC, est intervenu dans le cadre de la présentation des conclusions de la mission d’information sur « L’organisation, la place et le financement de l’Islam en France ». « Dans un contexte national et international tendu et dans un climat d’islamophobie latent, nous avons jugé nécessaire de traiter ce sujet de façon républicaine et transparente. Ce rapport, pour lequel nous avons utilisé notre droit de tirage, dresse un état des lieux de la communauté musulmane en France ». François Zocchetto a salué le travail de rapporteur de Nathalie Goulet, sénateur UDI-UC de l’Orne.

L’ignorance relative face à une communauté et à une religion mal connues génère interrogations et tensions. Soucieux d’apaiser le débat et d’approfondir les enjeux sans préjugés mais en faisant preuve de pragmatisme et en écartant les idées fausses, le groupe UDI-UC a pris l’initiative de créer cette mission d’information. En 6 mois, se sont succédées pas moins de 21 réunions plénières, l’audition de 115 personnalités : représentants des organisations et des fédérations musulmanes françaises, ambassadeurs, universitaires, islamologues, responsables d’administration, journalistes, imams, opérateurs de la filière halal, représentants de l’enseignement confessionnel… Ce rapport identifie des pistes de transition vers un Islam de France, adapté au contexte français, compatible avec les valeurs de la République et pris en charge par la communauté elle-même, où l’Etat et la communauté prennent chacun leur responsabilité.

« Comment l’Islam organisé ou l’Islam officiel peut-il et doit-il servir de rempart contre le discours djihadiste et l’Islam dévoyé ? L’Islam institutionnalisé doit apporter des réponses et je me félicite, au nom de mon groupe, que les principales recommandations de ce rapport soient d’ores et déjà en cours de mise en œuvre par les services du ministère de l’Intérieur » a indiqué François Zocchetto.

Pour le chef de file des sénateurs centristes, « le Conseil Français du Culte Musulman doit avoir un rôle majeur. Le principal écueil est son absence de représentativitéSes représentants ne sont ni écoutés, ni suivis par une grande partie de la jeunesse. Nous devons pouvoir offrir une assistance technique qui permettra au CFCM de revoir ses statuts, d’ouvrir sa structure aux femmes et aux jeunes qui se sentent exclus. C’est ainsi que le discours de l’Islam du juste milieu qu’il prodigue pourra être entendu, et que sa participation volontaire et marquée aux instances de la République et la défense de ses principes pourront être améliorés  ». 

De nombreux individus radicalisés ne fréquentent pas les mosquées et se font les vecteurs d’une vision déformée de la religion musulmane : « le djihadisme islamiste est devenu l’idéologie faisant écho, dans notre pays, au malaise socio-économique de nos banlieues, de notre jeunesse et de bien d’autres pans de notre population » a déclaré le sénateur.

« L’ensemble du peuple français et au sein de celui-ci, nos concitoyens de confession musulmane, n’aspire qu’à une chose : vivre leur foi en paix et dans le respect des valeurs de la République » a-t-il affirmé. « Une politique purement sécuritaire ne permettra pas de répondre à ce phénomène politique et social. Une politique de l’Islam de France doit être mise en œuvre de toute urgence par le Gouvernement pour enfin donner à la France un interlocuteur représentatif du culte qui détienne enfin l’autorité suffisante pour garder intègre la frontière entre la pratique religieuse légitime et le fanatisme terroriste » a conclu François Zocchetto.


Opérations extérieures de la France : Joël Guerriau demande un rendez-vous annuel différent du débat budgétaire

Communiqué de Joël Guerriau
Paris, le 19 octobre 2016

Joël Guerriau, sénateur de la Loire-Atlantique, est intervenu ce jour à l’occasion du débat sur les opérations extérieures de la France. « Avec les membres du groupe UDI-UC, je ne peux que souhaiter que ce débat aboutisse à un meilleur contrôle parlementaire en phase avec la réalité contemporaine des crises internationales ».

Le sénateur a adressé un message de sympathie « à nos soldats, à leurs familles, à l’ensemble du monde combattant qui porte nos couleurs à travers le monde pour assurer la sécurité et la préservation de nos valeurs, de nos intérêts et de notre territoire ».

« C’est au nom de ces femmes et de ces hommes qui font le choix de notre défense nationale que le Parlement doit exercer sa compétence en matière de contrôle et d’analyse de nos opérations extérieures » a affirmé Joël Guerriau qui a demandé « un rendez-vous annuel, différend du débat budgétaire » 

Pour le sénateur, « les objectifs assignés à nos OPEXs ont toujours été atteints, quel qu’en soit le prix, notamment humainCe sacrifice justifie que les exécutifs qui se sont succédé ont conservé la volonté de se placer dans le cadre de la plus stricte légalité internationale ».

« Si les membres de Daesch limitent leur déplacement, se terrent dans des tunnels c’est grâce à l’arme aérienne. Cela ne suffira pas à mettre à terre une idéologie barbare mais contribue à l’affaiblir sérieusement » a indiqué Joël Guerriau. « L’engagement de l’armée de l’air peut être salué mais n’est-il pas à flux tendu ? » s’est-il inquiété.

Sur la question des moyens, « si notre pays conserve une tradition militaire riche et une compétence reconnue en matière de défense, nos moyens ne sont plus nécessairement à la mesure des risques qui nous entourentNous savons dans quel état de tension financière se trouve notre défense » a-t-il souligné. D’autant que si les moyens sont limités, les besoins ne cessent de croître, y compris au plan intérieur avec le dispositif Sentinelle.

Pour le sénateur, « dès lors, la question des financements innovants et de leur contrôle se pose, notamment dans un cadre multilatéral et européen ». Une fois le Brexit achevé, la France demeurera l’unique puissance militaire au sein de l’Union Européenne : « c’est sur la France que portera prioritairement le poids des responsabilités stratégiques de l’Union Européenne. Pour autant, la contribution de nos partenaires européens et de l’Union à nos efforts se limite bien souvent à la mise à disposition de moyens logistiques symboliques ».

Pour conclure, Joël Guerriau a demandé « une juste reconnaissance de notre rôle de pivot dans la défense de l’Europe » qui pourrait prendre « la forme d’une participation au financement des OPEX d’intérêt fédéral ou d’une déduction annuelle à notre contribution au budget de l’UE ».

Crédit photo : Olivier DUQUESNE / Flickr


Façade de commerces

L’apprentissage, c’est la voie de la réussite. Créons de vrais lycées des métiers !

Communiqué de Claude Kern
Paris, le 19 octobre 2016

Claude Kern, sénateur du Bas-Rhin, est intervenu dans le cadre de la présentation des conclusions de la mission d’information sur l’orientation scolaire. Face à notre incapacité à assurer une insertion suffisante des diplômés des formations professionnelles, à l’échec massif à l’université pour les bacheliers généraux et encore plus pour les bacheliers techniques et professionnels, comment améliorer nos dispositifs d’orientation ? C’est en ce sens que la mission d’information a travaillé pour aboutir à douze recommandations visant à insuffler une ambition à l’orientation scolaire, celle d’une orientation réussie pour tous les élèves.

Pour le sénateur, « outre l’indignité du rang occupé par la France dans le classement PISA, l’idée-même que notre système entretient et crée des décrocheurs est insupportable ».

Claude Kern est plus particulièrement revenu sur l’enseignement professionnel et l’apprentissage regrettant que les filières technologiques et professionnelles fassent l’objet d’une dévalorisation, « pour ne pas dire d’un dédain…- généralisée ». « La réalité, c’est que l’apprentissage, c’est la voie de la réussite ! » a-t-il affirmé.

Claude Kern a fait référence au système de formation professionnelle allemand : « la formation professionnelle initiale y est organisée principalement sous forme d’apprentissage, appelé « système dual » et se déroule sur deux lieux de formation : l’entreprise et l’école professionnelle. Ce système a fait ses preuves en termes de qualification et d’insertion des jeunes ».  

« Par ailleurs, pour avoir moi-même exercé, parallèlement, dans un lycée technique et en entreprise, je sais que les acteurs économiques sont désireux de prendre une vraie place dans les dispositifs d’orientation et de développement des formations professionnelles » a-t-il ajouté.

Pour Claude Kern, la mobilité internationale dans le cadre d’un apprentissage est une formidable expérience pour le jeune et pour l’entreprise. Il a ainsi salué l’initiative du Député européen UDI Jean Arthuis en faveur d’un Erasmus des apprentis : « grâce à sa mobilisation auprès de la Commission européenne et au sein du Parlement européen, 145 apprentis européens dont 75 Français, préparent en ce moment leur départ pour 1 an à l’étranger, alors qu’ils ne pouvaient jusqu’à présent prétendre qu’à de courts séjours ».

Pour Claude Kern, il est urgent d’ouvrir davantage notre école à l’entreprise : « nous devons créer des pôles d’excellence, qui regrouperaient des filières entières dans des lycées technologiques ou professionnels, jusqu’au BTS, voire jusqu’au niveau bac+3. Créons de vrais lycées des métiers ! »

« Avec les travaux menés pendant plus d’un an dans le cadre de la mission, nous proposons les fondements d’une politique d’orientation ambitieuse pour nos élèves. Je souhaite, Madame la Ministre, que ce rapport devienne votre livre de chevet et que nous puissions partager demain à la fois une ambition pour nos enfants et les solutions pour y parvenir » a conclu le sénateur.


Migrants : la Bretagne peut répondre présente à ce devoir de solidarité

Communiqué de Thierry Benoît Paris, le 13 octobre 2016

L'Etat a annoncé cette semaine l'arrivée de 140 migrants sur le site du Mainotel à Beaucé, dans le cadre du plan d'évacuation du campement de Calais. Ce site a été identifié et retenu par l'Etat en raison de sa vacance. Ce centre d'accueil et d'orientation (CAO) sera une plateforme de répit et d'orientation temporaire ; la durée annoncée de son maintien est fixée à un an. Cette annonce représente un défi pour notre territoire. Mais loin de toute caricature, il nous faut réagir avec pragmatisme, responsabilité et humanité. Choisir la voie de la raison et la vertu de la modération. Fidèle à son histoire, à son humanisme et à ses racines chrétiennes, la Bretagne peut répondre présente à ce devoir de solidarité à l'égard de migrants désœuvrés fuyant la guerre et la destruction. Par ailleurs, notre devoir de solidarité doit s'accompagner d'une exigence de vigilance et de fermeté. La priorité doit être de garantir la sécurité et le maintien de l'ordre public. C'est pourquoi, je demande à l'Etat de mobiliser tous les moyens pour assurer cet objectif. L'Etat doit aussi agir pour que l'instruction des dossiers soit la plus rapide possible : demandes d'asile au Royaume-Uni, retour au pays d'origine, demandes d'asile en France qui peuvent conférer le statut de réfugié. Je demande qu'une instance de coordination locale soit créée dans les plus brefs délaiset puisse se réunir régulièrement afin d'assurer le suivi des dossiers et d'optimiser l'action de l'ensemble des acteurs (élus, institutions, associations), sous l'autorité du Sous-Préfet d'arrondissement. Enfin, je tiens à souligner que ce dossier rappelle l'impérieuse responsabilité des Gouvernements européens à agir pour une refonte de la politique étrangère et pour un contrôle effectif des frontières extérieures de l'Europe.
Sénat

Sélection en master : la commission de la culture du Sénat entérine l'accord

Communiqué de la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat
Paris, le 12 octobre 2016

Le mercredi 12 octobre, la commission de la culture, de la communication et de l’éducation, présidée par Mme Catherine Morin-Desailly (UDI-UC – Seine-Maritime), a entendu le rapport de M. Jean-Léonce Dupont (UDI-UC – Calvados) sur sa proposition de loi « portant adaptation du deuxième cycle de l’enseignement supérieur français au système licence-master-doctorat » (LMD).

M. Jean-Léonce Dupont avait déposé sa proposition de loi le 9 septembre dernier dans l’optique de sécuriser la prochaine rentrée universitaire et d’orienter les étudiants vers les masters les plus adaptés à leur profil. Quelques jours plus tard, le mardi 4 octobre, le Gouvernement et les organisations représentatives de l’enseignement supérieur ont adopté une « position commune » entérinant la sélection à l’entrée du master ainsi qu’un mécanisme dit « de poursuite d’études ». 

Ce mercredi 12 octobre, suivant les recommandations de M. Jean-Léonce Dupont, la commission a adopté un amendement présenté par Mme Dominique Gillot (groupe socialiste et républicain – Val d’Oise) qui reprend le texte de cette « position commune ». 

Après avoir fait part de ses réserves sur l’instauration d’un nouveau « droit à », M. Jean-Léonce Dupont a estimé que le dispositif de « poursuite d’études » était, en l’occurrence, muni de garde-fous suffisants (correspondance entre master et projet professionnel, vérification des prérequis, places disponibles, accord du chef d’établissement concerné) et que, bien utilisé, il devrait permettre d’orienter l’étudiant vers un master adapté à son profil et à ses chances de réussite. 

Soucieuse que cette procédure de « poursuite d’études » n’aboutisse pas à galvauder le diplôme national de master, la commission a adopté un amendement de son rapporteur M. Jean-Léonce Dupont prévoyant l’évaluation de l’impact de cette procédure, notamment sur l’évolution de la qualité des formations.

Catherine Morin-Desailly

Vice-présidente de l’UDI en charge de la culture et des nouvelles technologies

| Sénatrice de la Seine-Maritime
| Présidente de la commission Culture, Education et Communication du Sénat

Jean-Léonce Dupont

Président de la CNAT de l’UDI

| Sénateur du Calvados, Questeur du Sénat
| Président du Conseil départemental du Calvados


Alstom : un plan à court terme, mais après...

Communiqué de François Sauvadet
Dijon, le 4 octobre 2016

Dévoilé ce jour par Christophe Sirugue, secrétaire d’Etat à l’Industrie, le plan du Gouvernement pour sauver Alstom Belfort apporte une solution de court terme à l’avenir du site et une bouffée d’oxygène à tous les salariés concernés par la fermeture annoncée de l’usine. Aujourd’hui, c’est d’abord à eux et leurs familles que je pense.

Le plan de l’exécutif prévoit l’achat par l’Etat de 15 rames TGV, qui viennent s’ajouter aux 6 TGV déjà commandés pour la liaison Paris-Milan-Turin. SNCF Réseau s’est par ailleurs engagé à acquérir 20 locomotives diesel pour le remorquage des trains en panne tandis que le gouvernement a promis de finaliser un achat de 30 trains Intercités -annoncé en février dernier- d’ici à la fin du mois d’octobre.

Au total, ce sont 500 à 700 millions d’euros qui seront dépensés par l’Etat et la SNCF et cela assure l’avenir pour quelques brèves années.

Ce n’est qu’un sursis car nul n’ignore que la SNCF a déjà trop de locomotives de fret et que, pour les TGV, le parc actuel est suffisant.

Le site de Belfort se voit donc aujourd’hui offrir un répit qui n’est pas sans rapport avec l’entrée en campagne présidentielle d’un François Hollande très généreux avec l’argent de l’Etat.

Mais chacun sait bien que pour garantir l’avenir du site et de la filière dans notre Région, il faut un vrai projet industriel intégrant le savoir-faire de Belfort et qui soit porté par le groupe Alstom.

Un projet qui mette davantage en réseau le site belfortain en cohérence avec l’ensemble des usines du groupe et la stratégie future.

Car il ne faut pas oublier que les inquiétudes pointent sur l’avenir des sites d’Ornans, dans le Doubs, ou de Valenciennes et ses 1 200 emplois. Il faut à Alstom une vision d’avenir et donc réfléchir à terme à des partenariats stratégiques.

Le temps est désormais compté.


Sénat

Pour une République numérique

Communiqué de Catherine Morin-Desailly
Paris, le 28 septembre 2016

« Quelques avancées mais beaucoup de faiblesses dues à un manque d’audace et d’ambition »

Adopté définitivement par l’Assemblé Nationale le 22 juillet dernier, le projet de loi numérique modifié par les deux chambres arrive aujourd’hui devant le Sénat. Catherine Morin-Desailly, sénatrice UDI-UC de la Seine-Maritime, Présidente de la commission de l’éducation, de la culture et de la communication a évoqué « un texte avec quelques avancées mais aussi de grandes faiblesses, dues à un manque d’audace et d’ambition pour un sujet qui demande pourtant une vision politique et économique à long terme ainsi qu’une synergie des efforts chez l’ensemble des acteurs, publics comme privés ».

La sénatrice a souligné le rôle du Sénat « qui pris toute sa part aux débats afin de nourrir le texte. Des dispositions utiles y ont été adoptées » : les Français pourront par exemple mieux maîtriser leur présence en ligne et seront mieux protégés contre les comportements abusifs. Ils bénéficieront notamment du droit à l’oubli pour les mineurs ou encore de nouvelles capacités de sanctions de la CNIL. Ils bénéficieront d’une plus grande transparence de l’action des acteurs publics et d’intérêt général, avec le développement de l’open data par défaut dans le secteur public et les concessions publiques. Les territoires pourront s’appuyer sur les dispositions de la loi pour accélérer le déploiement des réseaux numériques. Sur cette question, la sénatrice a salué les travaux effectués depuis des années par Hervé Maurey, sénateur de l’Eure et Président de la commission de l’Aménagement du territoire et du développement durable.

Néanmoins, la sénatrice a déploré que « ce texte reste largement insuffisant car vidé d’une partie de sa substance par d’autres projets de loi antérieurs ou promis à l’agenda gouvernemental ». Ainsi, elle regrette que « l’amendement, pourtant adopté de manière transpartisane par le Sénat, donnant une définition légale des moteurs de recherche, accompagnée d’un renforcement des pouvoirs de l’Autorité de la Concurrence en cas d’abus de position dominante, ait disparu ».

Catherine Morin-Desailly a également regretté la suppression de l’obligation pour les plus gros opérateurs de plateformes de fournir un certain nombre d’informations, notamment quant auxmodalités de classement ou aux modifications substantielles de ses conditions générales d’utilisation : « à nouveau, ce sont nos entreprises françaises et européennes qui vont en pâtir dans cet écosystème numérique dominé par quelques acteurs américains ». Elle a aussi regretté « que notre amendement inscrivant l’indépendance technologique, l’interopérabilité, l’auditabilité du code source, et surtout la maitrise de leurs données par les administrations dans le code des marchés publics n’ait pas été adopté ».

Sur le sujet du numérique, la sénatrice a appelé à plus d’ambition : « ce monde nouveau, de puissance, d’hypersurveillance et de vulnérabilité qu’est Internet n’est pas hors de notre portée. Il faut que la France s’en persuade et agisse enfin, en cohérence avec l’échelon européen, afin de défendre ses citoyens, ses entreprises, ses valeurs et son ordre public ».


Gagner la paix exige d'investir dans le développement

Communiqué de Jean-Marie Bockel
Paris, le 22 septembre 2016

Conscients de l’urgence à trouver des solutions pérennes aux crises qui frappent des zones qui nous sont proches, les sénateurs de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat se sont saisi des enjeux de sécurité et de développement. Les deux rapports sénatoriaux publiés cet été, l’un sur les interventions extérieures de la France, l’autre sur l’aide publique au développement au Sahel, aboutissent à un même constat.
Il n’y aura pas de développement sans sécurité, ni de sécurité sans développement. La France consent un effort considérable en faveur de la stabilité par ses opérations extérieures, et c’est à son honneur. Les interventions extérieures de notre pays coûtent à la France ; elles nous endeuillent trop souvent. Ce coût est malheureusement nécessaire : nous savons désormais à quel point le sort des citoyens des pays du Nord et du Sud sont liés, imposant une logique de solidarité face aux défis communs. Mais, comme l’indique le chef d’état-major des armées, « il ne suffit pas de gagner la guerre, il faut gagner la paix ». Les populations du Sahel doivent pouvoir compter sur des perspectives de vie digne pour elles et leurs enfants pour que cesse le cycle de la violence et de l’instabilité.

Or nous constatons qu’au Sahel, en Afrique centrale ou encore dans le pourtour de la Syrie, la France ne dispose plus d’assez de moyens pour agir de façon significative sur le terreau des crises : l’absence de perspectives d’insertion des jeunes, la faiblesse de l’éducation de base, le sous-développement agricole, la perte de légitimité de pouvoirs publics en peine de répondre aux aspirations de leurs citoyens.

C’est pourquoi, alors que le gouvernement finalise le projet de budget pour 2017, nous demandons que soient dégagées les ressources nécessaires à la mise en place de projets de développement dans les zones les plus vulnérables, susceptibles à tout moment, de basculer ou de retomber dans la crise. Sur les questions de sécurité et de développement les sénateurs, d’horizons et de traditions politiques différentes, parlent d’une seule voix. Notre pays ne peut attendre. C’est fort de cette conviction que nos deux rapports préconisent la création d’une Facilité de lutte contre les vulnérabilités et de réponse aux crises au sein de l’Agence française de développement, dotée d’au moins 100M€ de subventions par an. La paix au Sahel, intimement corrélée au développement de ces territoires, est un bien public dont l’intérêt déborde le continent africain. Investir dans ce bien public coûtera moins – humainement, financièrement, politiquement – que de gérer les répercussions de crises qui durent, s’enracinent et menacent de s’étendre.

Liste des cosignataires :
Jean-Marie BOCKEL, Sénateur du Haut-Rhin, ancien Ministre, Porte-parole de l’UDI
Jacques GAUTIER, Sénateur Hauts-de-Seine
Cédric PERRIN, Sénateur du Territoire de Belfort
Jeanny LORGEOUX, Sénateur du Loir-et-Cher
Hélène CONWAY-MOURET, Sénatrice des Français établis hors de France, ancien Ministre
Daniel REINER, Sénateur de Meurthe-et-Moselle
Gilbert ROGER, Sénateur de Seine-Saint-Denis