Communiqué d’Yves Pozzo di Borgo
Paris, le 15 mars 2017

Yves Pozzo Di Borgo, sénateur de Paris, se félicite des travaux menés par le Sénat pour relancer la construction européenne. Il souhaite que le rapport présenté cette semaine fasse l’objet d’un débat en séance publique lors de la reprise des travaux parlementaires.

L’Union Européenne est marquée depuis de nombreuses années par une série de crise sans précédent. Le Brexit transcrit le creusement « d’un fossé entre les citoyens et les dirigeants » note le sénateur.

Le rapport d’information « Relancer l’Europe : retrouver l’esprit de Rome », présenté par MM. Raffarin et Bizet permet à la Haute assemblée de tracer précisément un avenir pour l’Europe. Le sénateur Yves Pozzo di Borgo, en saluant la pertinence du rapport, a présenté le soutien du groupe UDI-UC en apportant de nouvelles propositions constructives.

« Il faut défendre un approfondissement choisi de l’espace politique » souligne le sénateur Pozzo di Borgo, avec notamment « un moratoire sur l’élargissement qui ne peut pas être une fin en soi » a notifié le sénateur. De plus, le groupe UDI-UC propose que « l’approfondissement des politiques européennes s’assume par cercles concentriques d’intégration », non pas en subissant les les changements mondiaux, mais en les orientant.

Yves Pozzo di Borgo demande aussi la définition d’une « vraie politique économique et fiscale européenne », avec « une meilleure harmonisation des objectifs et des politiques publiques ». Les sénateurs centristes mentionnent la création possible d’un gouvernement économique de la zone euro, avec comme compétence la définition de la politique industrielle. L’Union Européenne se doit « d’agir concrètement pour une harmonisation des législations nationales », avec la mise en place « d’un serpent fiscal » (à l’image du serpent monétaire), pour retrouver des niveaux de fiscalité dans des limites acceptables.

L’Union Européenne ne peut fonctionner qu’en renforçant « la légitimité démocratique ». Yves Pozzo di Borgo a mentionné le fait que « l’Union Européenne doit associer et reconnaitre les parlements nationaux », notamment pour le lancement d’initiatives étatiques. Ce dernier prodigue aussi que « la Commission européenne devienne un véritable gouvernement européen, responsable devant le Parlement européen ». Enfin, une légitimation démocratique de l’UE ne peut fonctionner que si « les citoyens peuvent identifier clairement ou renverser ceux qui détiennent les responsabilités ».

Le sénateur mentionne aussi le fait « d’assurer une véritable politique de défense et de sécurité », avec notamment :

• Des budgets et des choix stratégiques de défense restant sous l’autorité des Etats souverains mais « des stratégies de mutualisation qui peuvent être partagées » ;

• Une incitation pour les Etats-membres à atteindre l’objectif commun de dépense à hauteur de 2 % du PIB. « L’UE se doit d’exclure une partie des dépenses en matière de défense des critères de Maastricht » a rappelé Yves Pozzo di Borgo ;

• Le sénateur a aussi ambitionné « une amélioration de l’accueil des réfugiés » dans l’ensemble de l’Union, qui doit « revoir les critères de répartition entre les différents pays » ;

• Il faut aussi « favoriser un véritable accompagnement des réfugiés dans les Etats », avec les développements des politiques de logement, d’éducation et de santé, « pour permettre de retrouver l’esprit humaniste qui prévaut en Europe » a tenu à rappeler le sénateur au nom du groupe UDI-UC.

Enfin, le sénateur Pozzo di Borgo souhaiterait que la sortie du Royaume-Uni soit négocié par l’ensemble des Etats-membres. Il a souligné que « le processus de sortie concerne directement l’ensemble des Etats-membres ». Le sénateur a aussi voulu rappeler comme u clin d’oeil à l’actualité nationale que le prochain président de la République devra « être force de proposition dans ce mécanisme sans précédent qu’est le Brexit, au seine de l’Union ». Le Brexit doit être régi par un calendrier bien défini et les négociations se doivent d’être exemplaires. Yves Pozzo di Borgo a aussi pointé du doigt qu’être en dehors de l’Union Européenne modifiera de facto les relations en comparaison aux Etats-membres.

Face aux nombreuses problématiques auxquelles l’Union Européenne fait face, il est primordial de maintenir soudées les institutions européennes en faisant dialoguer tous les acteurs contribuant au développement de l’UE.