Communiqué de presse

Dans le cadre de l’examen du projet de loi Orientation des mobilités, les sénateurs UDI ont fait voter un amendement au Sénat qui permet aux communes d’augmenter la taxe de séjour pour les navires les plus polluants. L’amendement a été adopté malgré un avis défavorable du Gouvernement.

Si il est voté à l’Assemblée, l’amendement permettra aux collectivités locales d’augmenter la taxe de séjour qui s’applique aux paquebots de croisière les plus polluants, grâce à une majoration jusqu’au tarif plafond de 10 euros. “Le Gouvernement privilégie les taxes sur l’essence terrestre alors que les paquebots de croisière qui utilisent un fioul lourd rejettent 3500 fois plus de souffre que l’essence terrestre. Aujourd’hui, les croisiéristes de navires de luxe payaient autant de taxe de séjour que les touristes résidant dans un camping ! Cela est injuste socialement et ne correspond pas au principe pollueur-payeur” explique Laurent Lafon, le sénateur à l’initiative de l’amendement.

« Le fioul lourd génère une très forte pollution de l’air dans les ports de plaisance. 60 000 personnes décèdent chaque année en Europe en raison de la pollution de l’air générée par le transport maritime. A ce titre, il apparaît opportun de permettre aux collectivités de relever la taxe de séjour qui s’applique pour ces navires” poursuit-il.

Cette disposition s’appliquera aux navires qui n’utilisent pas l’hydrogène ou toute autre propulsion décarbonée comme énergie propulsive principale.Dans le cadre de la campagne des élections européennes, la liste Les Européens soutenue par l’UDI défend un grand plan d’investissement hydrogène, notamment pour développer les transports longue distance, comme les paquebots de croisière, qui utilisent des piles à combustible hydrogène.