Nos valeurs

La Nouvelle République Girondine et l’Europe fédérale

Faute de moyens suffisants pour agir, la décentralisation est forte dans les textes mais faible dans la réalité. Le centralisme parisien empêche l’épanouissement des initiatives locales. Nos territoires étouffent sous le poids du jacobinisme centralisateur et trop uniformisateur. En particulier dans la France rurale et dans les banlieues urbaines pauvres, des millions de Français se sentent mis à l’écart par la fracture territoriale.

La France d’aujourd’hui vit ainsi le paradoxe d’un Etat central tout-puissant, mais pour qui il est impossible de s’occuper de tout ; de pouvoirs locaux disponibles pour agir au plus près des problèmes, mais empêchés par le manque de moyens ou de liberté d’action ; d’une population française doublement frustrée par l’impuissance de l’Etat et des collectivités territoriales.

Les régions auront de très larges pouvoirs, tandis que le gouvernement central se consacrera aux domaines stratégiques

L’UDI est l’héritière politique des Girondins de la Révolution française. Face à cette crise de la France jacobine, l’UDI propose donc de bâtir une France girondine. Dans cette Nouvelle République girondine, sur un modèle institutionnel girondin, les régions auront de très larges pouvoirs, tandis que le gouvernement central se consacrera aux domaines stratégiques de l’action politique.

Dans sa hâte légitime d’accomplir l’unification historique de ses peuples, l’Europe s’est empressée de réaliser à marche forcée l’adhésion des pays d’Europe centrale et orientale à l’Union. Déjà forts depuis l’adhésion des pays d’Europe du sud sortis de la dictature, les contrastes entre niveaux de développement, de protection sociale et de prélèvements obligatoires des pays membres de l’Union se sont encore aggravés. À cela s’ajoutent d’extrêmes disparités de vues, d’un gouvernement à l’autre, sur l’avenir institutionnel de l’Europe et de la zone euro. Dans ce contexte, faute de convergence suffisante des vues et des systèmes, bâtir une union politique, économique, sociale et fiscale toujours plus étroite, en vue d’une authentique Europe fédérale partagée par tous en même temps, est impossible à court et à moyen terme.

Un Gouvernement économique fédéral avec les pays qui en partagent la vision

Dépositaire en France de l’idéal fédéraliste européen, l’UDI est l’héritière politique de Robert Schumann et de Jean Monnet. Face à la stagnation de la construction européenne, devenue peu à peu une organisation internationale à la carte, l’UDI propose donc de faire le grand bond en avant d’un Gouvernement économique fédéral avec les pays qui en partagent la vision au sein de la zone euro.

Dans cette nouvelle Europe, il y aura deux étages

Dans cette nouvelle Europe, il y aura deux étages. Le marché unique pour ceux qui n’aspirent pas aller plus loin pour le moment. Le moteur fédéral de l’Europe pour ceux qui sont convaincus que la Fédération Européenne est indispensable pour promouvoir et défendre nos modes de vie et nos intérêts face aux autres grands ensembles mondiaux.  Parmi les pays de la zone euro, les pays fondateurs seront un « cœur fédéral », avec pour moteur le couple franco-allemand.

Les premières pierres de l’édifice seront l’installation d’institutions authentiquement fédérales, un Gouvernement en charge de la politique monétaire, budgétaire, industrielle, commerciale, énergétique et migratoire. Il aura en charge de mettre en place, sur le modèle de l’ancien serpent monétaire, un rapprochement fiscal et des règles sociales sur dix ans. En outre, une politique européenne renforcée de défense et de police (pour lutter contre le terrorisme et la grande criminalité), de même que la création de véritables garde-frontières européens, nous semble indispensable.

L’autorité républicaine

La laïcité doit être protégée

Grande œuvre de paix du républicanisme, la laïcité a été attaquée avec barbarie par les attentats de 2015. En réponse, il faut la protéger davantage. Héritière des grands combats du Parti radical, qui est une de ses composantes, l’UDI est intransigeante sur la neutralité du pouvoir politique envers toutes les opinions spirituelles, sur l’absence de stigmatisation de telle ou telle orientation spirituelle, et sur la protection de la vie religieuse que chacun peut avoir, s’il le souhaite, dans sa vie privée.

La méritocratie requiert l’égalité des chances

Grande œuvre de progrès social du libéralisme républicain, la méritocratie est le droit pour chacun de réussir dans la société, à mesure de ses talents et de ses efforts. Cela requiert l’égalité des chances. L’UDI assume donc qu’il faille conduire des politiques ciblées et adaptées sur les plus défavorisés et les plus fragiles, pour leur donner les moyens de tenter leur chance. L’UDI assume de ce fait le droit à l’excellence et à l’expression de tous les talents. Pour les enfants, cela passe d’abord par l’égal accès à une éducation de qualité. Pour les adultes, cela passe avant tout par la nouvelle chance d’une formation professionnelle accessible et véritablement qualifiante.

En outre, parce que les discriminations font obstacle à la méritocratie républicaine en enfermant des citoyens dans des catégories stigmatisées, l’UDI entend les combattre toutes : notamment envers les femmes, envers l’orientation sexuelle, envers les minorités visibles ; ou encore la discrimination au nom et à l’adresse.

Tout citoyen a des droits envers la République, la République a droits envers tout citoyen

Par ailleurs, l’UDI affirme que l’individualisme n’est pas républicain. Né pour abolir la société de castes et les pouvoirs arbitraires de l’Ancien Régime, le républicanisme implique une relation de responsabilité mutuelle entre la Cité et l’individu libre. D’un côté, tout citoyen a des droits envers la République : notamment la garantie de ses libertés fondamentales, ainsi que la sécurité de sa personne et de ses biens. De l’autre, la République a des droits envers tout citoyen : notamment le respect entier des règles de vie commune, et le fait de travailler, sous une forme ou sous une autre, à la prospérité commune de la Cité.

L’UDI rejette toute alliance, toute proximité d’idées et tout vote en faveur de l’extrême droite

La définition que l’extrême droite donne de l’identité française est en réalité ethnique : une couleur de peau, une culture, une religion. Sous couvert de nationalisme, elle défend ainsi le concept raciste d’une ethnie française blanche. En cela, elle n’est pas républicaine. Par conséquent, l’UDI rejette catégoriquement toute alliance, toute proximité d’idées, et tout vote, en faveur de l’extrême droite.

La liberté réelle

Les partis politiques et les corps intermédiaires ont désormais le devoir de se réadapter beaucoup plus fréquemment aux recompositions accélérées de la société

L’UDI prend acte de ce que la société française évolue vers une horizontalité de plus en plus poussée des relations entre ses composantes : qu’elles soient individuelles, institutionnelles ou collectives. Tout en défendant la persistance d’une certaine verticalité dans l’exercice du pouvoir au service de l’intérêt général, l’UDI en déduit que les partis politiques et les corps intermédiaires ont désormais le devoir de se réadapter beaucoup plus fréquemment aux recompositions accélérées de la société, et aux évolutions bien plus rapides de ses attentes.

L’UDI entend fonder le progrès de la société sur la confiance dans ses corps intermédiaires. En termes d’idées, de projets et d’actions au plus près des problèmes, la société civile est parfois très en avance sur le monde politique. L’UDI compte donc écouter ce que les associations, les syndicats et les ONG demandent et proposent, pour mieux le traduire dans le débat politique. L’UDI entend par ailleurs bâtir une société de confiance, dans laquelle un maximum de missions d’action politique seront directement confiées à la société civile. C’est la raison pour laquelle l’UDI défend une vision de la société basée d’avantage sur le contrat entre ses membres.

C’est l’épanouissement de la personne humaine qui doit constituer l’objectif suprême de l’action politique

L’UDI prône une troisième voie humaniste entre le système économique capitaliste et le marxisme. Cela implique que c’est l’épanouissement de la personne humaine, tant matériel que moral, qui doit constituer l’objectif suprême de l’action politique. Le but de l’UDI peut donc se résumer comme suit : pour chacun, avoir le droit et les moyens de s’accomplir comme il l’entend.

Héritière du libéralisme, l’UDI défend résolument les libertés fondamentales reconnues par la Déclaration universelle des droits de l’Homme, ainsi que la liberté d’entreprendre, d’innover et de tenter sa chance et de recevoir le fruit de ses efforts et des risques pris. Elle affirme que l’égalité forcée sur la ligne d’arrivée est tout aussi injuste que l’inégalité sur la ligne de départ. Elle juge que les rentes de situation, les rentes de statut, les rentes par réglementation, les rentes de corporation, sont autant de nouveaux privilèges et de nouvelles castes, au détriment de tous ceux que des barrières bloquent. Héritière des partisans de la liberté, l’UDI veut lever ces barrières qui, partout, empêchent les talents d’émerger.

L’UDI veut donner à chacun les moyens de sa liberté

Fondamentalement, l’UDI veut donner à chacun les moyens de sa liberté. Elle refuse le conservatisme, qui veut protéger les dominants de la société sous couvert de tradition et de stabilité. Elle refuse l’égalitarisme, qui nivelle la société par le bas sous prétexte de justice sociale. Entre la loi du plus fort des uns et l’interdiction de réussir des autres, l’UDI veut partager autant qu’il faut pour abolir les inégalités insupportables, et redistribuer juste suffisamment pour donner à chacun une chance de réussir par son propre mérite.

L’UDI rappelle son attachement aux droits fondamentaux de la personne humaine et à la défense des droits de l’Homme et des Libertés.

L’écologie humaniste

L’UDI veut protéger les capacités de développement et de prospérité des générations futures. Cela implique des politiques de développement durable plutôt que de consumérisme. En outre, l’UDI refuse catégoriquement l’opposition absurde entre l’Humanité et la Nature, comme s’il fallait nécessairement nuire à l’une pour profiter à l’autre, alors que les deux dépendent l’une de l’autre.

Toute politique économique doit aussi être une politique écologique

À la différence de ceux qui détournent l’écologie pour en fait s’attaquer au capitalisme et aux cultures modernes, l’UDI considère que la culture et l’économie ne doivent pas être déconnectées de l’écosystème planétaire. Au contraire, elles en sont parties intégrantes. En particulier, puisque l’économie est la gestion des ressources rares, l’UDI soutient que l’économie est par définition de l’écologie. Par conséquent, elle proclame que toute politique économique doit aussi être une politique écologique.