Les élus locaux de l’UDI regrettent que la décentralisation reste absente du discours présidentiel

Communiqué du secrétariat national de l’UDI aux collectivités territoriales

Françoise Gatel, sénateur d’Ille-et-Vilaine
Philippe Laurent, maire de Sceaux

Le 11 décembre 2018

Les élus locaux de l’UDI ont pris acte de la demande formulée par le président de la République, dans son allocution du lundi 10 décembre, de voir les maires de France étroitement associés aux débats à organiser sur les territoires pour redéfinir un nouveau « contrat national ».

Ils disent leur disponibilité et leur engagement pour faire en sorte que le pays retrouve la sérénité et l’apaisement, conditions nécessaires pour des débats de qualité. Ils appellent l’ensemble de leurs collègues à imaginer, en fonction des caractéristiques de leur territoire, le meilleur moyen de permettre l’expression des demandes et l’élaboration des propositions des habitants. Ils suggèrent que cette organisation soit placée sous l’égide de la Commission nationale du débat public, qui pourra utilement les accompagner et dresser la synthèse des débats d’ici trois mois. Ils estiment également que le rôle des représentants de l’Etat sur les territoires devra rester limité.

Pour autant, les élus locaux de l’UDI rappellent qu’au fil de leurs assemblées et congrès  tenus cet automne, les associations nationales représentatives des élus locaux ont élaboré et formulé de nombreuses propositions tendant notamment à restaurer une vraie décentralisation, à permettre un meilleur fonctionnement des collectivités locales et à préserver l’autonomie financière et fiscale des assemblées locales élues au suffrage universel. Ils attendent toujours la réponse du pouvoir central à ces propositions.

 Ils se disent convaincus qu’une décentralisation plus profonde, rapprochant davantage le débat et la décision du citoyen et permettant aux responsables locaux d’assurer et d’assumer toutes leurs responsabilités. Ils regrettent que cet aspect du « mal français », à savoir la centralisation excessive des pouvoirs publics, n’ait pas été abordé par le président de la République lors de son allocution et appellent également le débat sur ce qu’ils considèrent comme faisant partie intégrante et essentielle d’un projet de société humaniste.


Européennes : le centre droit fera bande à part

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La décision est prise. Elle sera officialisée lors du congrès extraordinaire de l’UDI qui se tiendra le 15 décembre à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) : ce parti de centre droit conduira sa propre liste aux élections européennes du 26 mai 2019. Un horizon encore lointain que Jean-Christophe Lagarde, le patron du mouvement centriste – créé par Jean-Louis Borloo en 2012 –, entend préparer avec le plus grand soin. Le slogan de campagne est déjà choisi : « Une France forte dans une Europe fédérée. »

Les premiers tracts seront distribués dans les prochains jours. La campagne d’affichage démarre la semaine prochaine. Dopé par les intentions de vote qui oscillent, selon les enquêtes d’opinion, entre 3,5 % et 4 %, le président de l’UDI juge ce combat essentiel : « L’Europe, c’est l’ADN de notre mouvement. Nos électeurs ne comprendraient pas que nous ne soyons pas en première ligne. Que ce soit sur l’énergie, le terrorisme, la question migratoire ou l’environnement, nous avons beaucoup à dire », affirme le député de Seine-Saint-Denis, qui a pris soin, avant de communiquer sa décision, de s’assurer du soutien des parlementaires, et notamment du puissant groupe Union centriste au Sénat.

Aujourd’hui parfaitement raccord avec Jean-Christophe Lagarde, Hervé Marseille, le chef des sénateurs centristes, avoue avoir été découragé par les « réponses évasives » de la majorité quand lui et ses amis envisageaient encore de faire liste commune avec les marcheurs. « A chaque fois que nous leur avons tendu la main, nous avons eu droit à des réponses dilatoires. Maintenant, il est trop tard pour faire le rassemblement. »

La liste UDI sera ouverte. « Nous avons vocation à accueillir tous ceux qui ne se reconnaissent ni dans la ligne Macron, ni dans la ligne Wauquiez, ni dans la ligne Dupont-Aignan. Et ça fait du monde », explique Lagarde, qui dévoilera, au début de l’année prochaine, le premier de liste et les quelques têtes d’affiche qu’il espère bien enrôler d’ici là : « Des discussions sont en cours. Rien ne presse. L’urgent, c’était de nous mettre en ordre de bataille. C’est fait. »

Interrogé sur le dîner qui a rassemblé, fin novembre à l’Elysée, autour d’Emmanuel Macron, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin notamment, l’ex-soutien de François Bayrou pendant la campagne présidentielle de 2007 ne semble ni impressionné ni découragé par ce qui s’annonce comme une alliance possible entre une partie de la droite modérée et LREM dans la perspective des européennes. « Le combat pour l’Europe, aujourd’hui en danger de mort, mérite mieux que des réunions secrètes ou de vieilles tambouilles électorales. »


Il faut que le modèle écologique français ne soit pas une chimère déconnectée des préoccupations de nos concitoyens.

Communiqué de Sophie Auconie
Paris, le 27 novembre 2018

Aujourd’hui, les annonces du Président de la République constituent une parole qui l’engage.

D’abord sur la mise en place de la grande concertation dans les territoires. Celle-ci est toujours une nécessité pour sortir d’une crise, je me réjouis que la majorité le comprenne enfin.
La place du mouvement des gilets jaunes, autour de la table des négociations, était aujourd’hui une évidence.

La systémisation des contrats de transition énergétique accompagneront les territoires vers un modèle écologique vertueux mais reste la question des objectifs nationaux annoncés. Si le parc éolien terrestre doit être multiplié par 3 d’ici à 2030, les contrats de transition seront-ils librement négociés ou soumis à ces quotas ? Dans ce cas, une vraie considération des territoires est nécessaire, je prends l’exemple des projets éoliens sur mon territoire, à proximité de sites historiques et sans accord de la population.

Quant au sujet du moment, les annonces relatives à la hausse des prix du carburant par l’adaptabilité des taxes à la conjecture mondiale des prix du pétrole est une bonne nouvelle. Elle devra être suivie d’effets. Les questions restent nombreuses sur cette taxe flottante :

  • Quel prix sera retenu comme acceptable ?
  • Quels indicateurs permettront de déclencher une baisse ?
  • Comment fonctionnera l’évaluation trimestrielle ?
  • Existera-t-il une procédure d’urgence en cas de crise soudaine ?

Autant d’interrogations qui, je l’espère, n’ont pas déjà trouvé des solutions préparées par le Gouvernement, l’administration et la technocratie. Elles devront accéder à une issue dans les concertations territoriales pour que la création d’un modèle d’écologie française populaire défini par le Président de la République soit une réalité, et non pas une chimère déconnectée des préoccupations quotidiennes et à venir des français.