SE mobiliser en soutien à la Birmanie et à la Thaïlande

Olivier Henno, Sénateur du Nord, Président du Groupe interparlementaire d’amitié France-Asie du Sud-Est et Secrétaire général de l’UDI

Le vendredi 28 mars, les deux pays ont été confrontés à un puissant tremblement de terre qui a engendré des scènes de chaos et de terreur en Birmanie et en Thaïlande.

À Bangkok, les immeubles de la capitale semblaient valser. La scène la plus impressionnante a vu un gratte-ciel en construction de 30 étages s’effondrer dans un nuage de poussière engloutissant des dizaines d’ouvriers. 

 Le bilan en Thaïlande s’élève à plusieurs dizaines de morts. C’est la Birmanie qui paye le plus lourd tribut à ce tremblement de terre, le plus puissant de son histoire (d’une magnitude de 7.7). Le séisme a fait près de 3 000 morts et plusieurs milliers de blessés et de disparus. 

 Cette catastrophe survient alors que la Birmanie est, depuis le coup d’État de février 2021, en proie à une guerre civile meurtrière qui a décimé le système de santé et provoqué le déplacement de 3.5 millions de personnes. En réalité, ce pays, plongé dans l’isolement par une junte militaire, n’est absolument pas préparé à faire face à une telle tragédie.

 Au début de la tragédie, le pouvoir en place a été tenté de bloquer l’aide internationale. Devant l’ampleur du désastre, il a fait une rare demande d’aides humanitaires internationales et un état d’urgence a été déclaré dans six régions. Le dirigeant Min Aung Hlaing a invité « tout pays, toute organisation » à venir apporter son aide.

 La Chine, principale alliée du régime militaire, y a déjà répondu en envoyant de nombreux secours. L’administration Trump a aussi annoncé que les États-Unis porteraient assistance. L’Organisation mondiale de la santé a enclenché son système de gestion des urgences après le séisme ainsi que la mobilisation de son centre logistique à Dubaï pour préparer les fournitures pour les blessés.

 L’Europe et la France ont également le devoir de se mobiliser. Ursula von der Leyen s’est dite prête à fournir une aide d’urgence. Enfin, les ONG françaises ont décidé d’intervenir sur le terrain pour apporter une réponse à l’urgence humanitaire. 

 Il faut se rendre compte que les pays de l’Asie du Sud-Est, et plus largement la zone Indopacifique, attendent beaucoup de l’Europe et de la France sur le plan humanitaire, mais aussi dans les domaines économiques, commerciaux, militaires et même culturels. Ils ne veulent pas être enfermés dans la guerre d’influence entre la Chine et les États-Unis. Dans cette région du monde, les influences européennes et françaises ont une place majeure à tenir. 

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Repenser la formation des enseignants : une priorité pour une École plus forte

Laurent LAFON, Sénateur du Val-de-Marne, Président de la Commission de la Culture, de l’Education, de la Communication et du Sport

Dans la nuit du lundi 24 au mardi 25 mars 2025, après plusieurs mois de négociations, le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne sont parvenus à un accord de trilogue sur la révision de la directive permis de conduire.

La révision de cette directive faisait partie du paquet législatif sur la sécurité routière présenté par la Commission européenne en mars 2023.

Ces nouvelles règles viseront notamment à améliorer la sécurité routière mais aussi à répondre à la pénurie de conducteurs pour le transport routier. Les États membres devront donc les appliquer une fois que la directive sera entrée en vigueur, à savoir 3 ans après son adoption définitive. L’accord doit encore être adopté au Parlement européen et au Conseil.

  • L’accord de trilogue obtenu la semaine dernière inclut, entre autres :
  • La possibilité de conserver un permis de conduire physique en parallèle du permis de conduire numérique ;
  • La possibilité de passer le permis de conduire dans l'État membre de résidence (et non seulement dans celui de la nationalité) afin de faciliter la mobilité des expatriés ;
  • L’abaissement des âges minimums pour les permis C et D afin de remédier à la pénurie de conducteurs professionnels : 21 ans pour les conducteurs de bus et 18 ans pour les conducteurs de poids lourds après l'obtention d'un certificat de compétence professionnelle;
  • La possibilité de conduire des véhicules d’urgence (ambulances, camions de pompiers…) à partir de 20 ans et avec un permis B pour les véhicules de moins de 5 tonnes, afin de faciliter la réponse à des situations urgentes ;
  • La mise en place, par les États membres, d’un contrôle médical, d’une auto-évaluation, ou de toute autre mesure nationale lors du renouvellement du permis de conduire pour vérifier les aptitudes de chacun et renforcer la sécurité sur la route ;
  •  L’introduction d’un dispositif de conduite accompagnée pour les permis B à partir de 17 ans dans toute l’Europe.

 Cet accord de trilogue est une belle avancée pour parvenir à l’objectif de zéro décès sur les routes d’ici à 2050. Ce texte permettra aussi de faciliter la mobilité des Européens et de combler les déficits de chauffeurs pour renforcer notre activité économique.

  

 

 

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