Adjoint au maire de Valence, Conseiller départemental de la Drôme, Délégué départemental UDI de la Drôme et chef d'entreprise
18 septembre 2026
La France décroche : derrière les chiffres, une urgence économique et politique
18 septembre 2026
Les chiffres de l’Insee ne sont pas qu’une nouvelle révision de prévisions économiques. Ils doivent nous alerter.
Avec une croissance désormais estimée à seulement 0,4 % en 2026, contre 0,7 % encore anticipé en juin, la France fait nettement moins bien que ses grands voisins européens : 1 % pour l’Allemagne, 0,9 % pour l’Italie et 2,6 % pour l’Espagne.
Derrière ces chiffres, ce sont des réalités très concrètes qui se dessinent : une consommation qui patine, des investissements qui reculent, un pouvoir d’achat qui s’érode et un chômage qui progresse. L’investissement des entreprises devrait ainsi diminuer de 0,3 % cette année, tandis que celui des ménages plongerait de 1,3 %.
En tant qu’élu local en charge du développement économique, je mesure chaque jour combien la confiance est déterminante. Une entreprise investit lorsqu’elle a de la visibilité. Un entrepreneur embauche lorsqu’il croit en l’avenir. Un ménage achète ou construit lorsqu’il se sent suffisamment en sécurité.
Or, notre pays souffre aujourd’hui d’un déficit de confiance autant que d’un déficit de croissance.
Nous ne pouvons pas répondre à cette situation par toujours plus de dépenses publiques et de nouvelles contraintes. Avec des déficits supérieurs à 5 % du PIB, nos marges de manœuvre se réduisent. Il faut désormais faire des choix : soutenir l’investissement productif, simplifier réellement la vie des entreprises, valoriser le travail, accélérer les transitions et concentrer l’argent public sur les politiques qui créent de la valeur et de l’emploi.
C’est aussi une question de décentralisation. Les territoires connaissent leurs entreprises, leurs filières et leurs besoins. Donnons-leur davantage de responsabilités et de liberté d’action.
À l’approche des échéances électorales, les Français ne demanderont pas seulement des promesses. Ils regarderont notre capacité collective à répondre à leurs préoccupations : emploi, pouvoir d’achat, services publics et avenir de leurs enfants.
La situation économique impose donc une nouvelle exigence : moins de postures, plus de responsabilité ; moins de dépenses dispersées, plus d’investissement ; moins de normes, plus de confiance.
C’est à cette condition que nous pourrons renouer avec la croissance et préparer l’avenir plutôt que simplement gérer le déclin.