Nourrir son enfant ne devrait jamais conduire une femme à être humiliée, exclue ou priée de se cacher. Pourtant, en France, des mères témoignent encore de remarques déplacées, de refus d’accès ou d’exclusions au seul motif qu’elles allaitent.
C’est dans ce sens que j’ai déposé, en août, à l’occasion de la semaine mondiale de l’allaitement, une proposition de loi visant à garantir explicitement la liberté d’allaiter dans tout lieu public ou privé ouvert au public. Quelques semaines plus tard, j’ai défendu cette même exigence dans le cadre de la loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes. Mon amendement, adopté à l’unanimité le 6 octobre, inscrit désormais l’allaitement parmi les motifs de discrimination reconnus par le code pénal et dans la fonction publique.
Aucune femme ne doit pouvoir être écartée d’un lieu ou privée d’un service parce qu’elle nourrit son enfant. Mais il ne s’agit évidemment pas d’imposer l’allaitement. Je défends au contraire la liberté de chaque mère de choisir comment nourrir son enfant, sans jugement ni culpabilisation.
Ce vendredi 16 octobre, je poursuivrai ce travail avec le colloque « Allaiter partout », organisé à la mairie du VIIIe avec parents, associations et professionnels. Parce qu’au-delà de la loi, nous devons aussi faire évoluer les regards et rappeler que sortir un biberon ou un sein pour nourrir son enfant devrait toujours être un geste simple.