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Olivier Gacquerre

Une tribune de

Olivier Gacquerre

Maire de Béthune (62) et Président de la Communauté d’agglomération Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane

Face à la violence, faisons vivre la République !

23 octobre 2026

Les violences du 17 octobre sont inacceptables.

À Limoges, l’hôtel de ville a presque entièrement brûlé. À Marseille, des casseurs ont forcé la porte de la mairie. Ailleurs, des commerces ont été pillés, des bâtiments publics ont été dégradés et des agents publics ont été agressés.

Au-delà des dégâts matériels, c’est notre pacte républicain qui est attaqué.

Lundi, à Béthune comme dans de nombreuses communes, nous nous sommes rassemblés devant la mairie pour exprimer notre solidarité aux villes touchées et notre reconnaissance aux forces de l’ordre et aux services de secours mobilisés sans relâche pour protéger les personnes et rétablir la sécurité.

Une mairie n’est pas un bâtiment comme un autre. C’est la maison commune, le premier visage de la République, celle dont chacun peut pousser la porte quand il a besoin d’aide. L’attaquer, c’est s’en prendre aux libertés de tous.

Soyons clairs : ces violences ne sont pas la mobilisation. Beaucoup de Français sont descendus dans la rue pacifiquement pour dire leur inquiétude face à la vie chère. Cette colère est légitime et doit être entendue. À l'UDI, nous le défendons : manifester est un droit fondamental et le désaccord a toute sa place en démocratie. Mais rien ne justifie la violence. Elle ne défend aucune cause, elle discrédite ceux qui manifestent dans le calme et fragilise nos institutions.

Les condamnations doivent être suivies d’actes. L’État doit garantir l’ordre public et donner aux forces de l’ordre les moyens d’agir. La Justice doit sanctionner les auteurs à la hauteur de leurs actes.

Mais l’ordre ne suffit pas. Il faut aussi répondre aux préoccupations de pouvoir d’achat qui se sont exprimées. Un pays de droit protège les libertés et écoute celles et ceux qui les exercent.

Nous, élus du bloc communal, maires, conseillers municipaux et communautaires, présidents d’intercommunalité, agents publics, ne sommes ni résignés ni divisés. Nous faisons vivre chaque jour une République de proximité, fondée sur le dialogue, le respect et l’intérêt général.

À Béthune, j’ai voulu retenir une image. Celle de citoyens rassemblés, debout et unis pour dire oui à la République, oui à la démocratie et non à la violence.

Rassemblement républicain devant la mairie de Béthune
Rassemblement républicain devant la mairie de Béthune
Rassemblement républicain devant la mairie de Béthune

Bordeaux

Ludovic BousquetTémoignage de Ludovic Bousquet, Adjoint au maire de Bordeaux (33) chargé de l’administration générale, des ressources humaines et de la modernisation des services publics et avocat à la Cour

Dès le début de la manifestation, peu après 14h, place de la Bourse, des casseurs ont brisé les vitres du magnifique palais du XVIIIe siècle de la Bourse, qui abrite la CCI et le Tribunal de Commerce.

Les forces de l’ordre, sous-dimensionnées malgré les pressentis de la municipalité, ont rapidement été débordées. Les casseurs et pillards se sont alors répandus dans le centre-ville, notamment rue Sainte-Catherine (plus longue artère commerçante d’Europe), dégradant ou pillant des dizaines de commerces (38 commerces vandalisés et pillés, 30 vitrines brisées, plusieurs dizaines tagués). Selon la CCI, les dégâts sont estimés entre 8 et 10 millions d’euros.

Certains perturbateurs ont réussi à entrer dans la résidence de la Préfète, avant d’en être délogés après intervention du RAID.

Du mobilier de toute sorte a été dégradé en grande quantité. La place devant l’Hôtel de Ville ressemblait à un champ de bataille mais la mairie a été bien protégée.

Cet accès de violence a provoqué un véritable choc dans la population, notamment chez les commerçants.

Valence

Laurent MonnetTémoignage de Laurent Monnet, Adjoint au maire de Valence (26), Conseiller départemental de la Drôme, Délégué départemental UDI de la Drôme et chef d’entreprise

À Valence, samedi dernier, nous avons assisté à des scènes de violences intolérables : des commerces saccagés et pillés, du mobilier urbain détruit, plus de 100 000 € de dégâts et des heures d’angoisse pour les habitants.

Quand les casseurs imposent leur loi, c'est la République qui recule. Comme élu local UDI, je refuse toute banalisation de ces violences. Nos centres-villes doivent rester des lieux de vie, de commerce et de liberté, pas des terrains d'affrontement. Il est urgent de réaffirmer l'autorité de l'État et d'apporter des réponses judiciaires à la hauteur des faits.