Confrontée à la concurrence internationale, notamment chinoise, l’industrie automobile européenne traverse une période difficile. L’enjeu est double : préserver les emplois industriels, et soutenir l’électrification en garantissant une mobilité accessible au plus grand nombre.
Le 15 octobre, la France et l’Allemagne ont trouvé un accord pour défendre une approche commune du paquet automobile et de la préférence européenne. En échange d’une plus grande flexibilité sur les objectifs d’émissions, les deux pays souhaitent renforcer le « Made in Europe », en réservant certaines aides publiques et certains marchés publics aux véhicules produits dans l’Union européenne. Cet accord constitue une contribution bienvenue dans la recherche de compromis.
À l’issue de longues négociations, le 20 octobre, le Parti populaire européen (PPE), les Socialistes et Démocrates (S&D) et Renew Europe sont parvenus à un accord global. Au-delà des objectifs d’émissions, les discussions portent sur plusieurs leviers : le développement de petites voitures électriques abordables, l’électrification des flottes d’entreprise et les conditions permettant de réserver certains soutiens publics à la production européenne. Le compromis sur les émissions prévoit notamment une réduction de 87,5 % pour les voitures neuves d’ici 2035, avec une possibilité de compensation partielle grâce à de l’acier bas carbone produit dans l’Union. L’accord politique est en cours de validation dans les commissions parlementaires compétentes, avec pour objectif d’adopter les différents textes en plénière en même temps, avant d’être défendus dans les négociations avec les États membres.
Pour Renew Europe, l’enjeu est également de faire de la simplification réglementaire un levier de compétitivité et de rendre les véhicules électriques plus accessibles aux consommateurs. C’est tout l’objectif du texte « omnibus » sur l’automobile pour lequel je suis l’une des négociatrices.
Nous sommes également parvenus à un accord cette semaine avec nos partenaires du PPE et des S&D. Au-delà des règles de simplifications qui vont favoriser l’essor des véhicules électriques, nous sommes parvenus à inclure des mesures importantes pour la sécurité des Européens. Mes amendements introduisant des obligations visant à assurer aux services de secours la capacité d’ouvrir les portes des véhicules, y compris en cas de défaillance électrique, ont été inclus. Le texte prévoit également des dispositions pour le déploiement de systèmes de détection d’enfants dans les voitures, afin de prévenir des drames.