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Gaëlle Dupré

Une tribune de

Gaëlle Dupré

Conseillère régionale du Grand Est, Conseillère municipale de Troyes (10) et Secrétaire nationale à l’Égalité entre les femmes et les hommes

Octobre rose : l’attendu inattendu

18 octobre 2026

Il est des polémiques aussi soudaines que convenues. On savait que la spécificité de LFI était de briller par des débats tronqués, la déconstruction, voire la destruction, de tout et n’importe quoi, la provocation systématique…

Se saisir de la santé des Françaises à des fins grossièrement politiques dépasse l’entendement : Madame Panot, avec sa vaine et pathétique polémique sur le refus de porter le ruban rose, insulte les femmes.

Dans la région Grand Est, on peut compter 4 500 nouveaux cas de cancer du sein par an et plus de 1 000 décès, ce qui constitue une des premières causes de mortalité. Les acteurs du territoire encouragent fortement les femmes au dépistage, ce dernier étant encore loin d’être suivi par celles de plus de cinquante ans. La prévention reste le moyen le plus approprié de lutter contre la prolifération de cette maladie. Les chances de guérison sont de neuf sur dix lorsque le cancer est détecté tôt, sachant qu’une femme sur huit est touchée.

Porter le ruban rose, rappelons-le, signifie, et ce n’est pas l’apanage de la France : soutenir le combat des femmes contre le cancer du sein, sensibiliser le public, accélérer le dépistage et, surtout, faire progresser la recherche. Porter le ruban rose est un symbole universel, on ne piétine pas les symboles, et surtout pas en les déguisant en d’autres qui n’ont strictement rien à voir avec la vie d’une personne en souffrance. Madame Panot est éminemment prévisible dans sa provocation, mais elle se fourvoie en oubliant que la santé est un bien précieux et que des milliers de femmes, chaque jour, voient leur vie bouleversée, subissent des traitements douloureux physiquement et moralement, le plus souvent des mois ou des années durant, et, dans certains cas, hélas, meurent du cancer du sein. Les élus se doivent de rester mobilisés dans un esprit transpartisan afin de protéger les femmes et de lutter contre cette maladie.

Affichons-nous, portons le ruban rose, dans nos mairies, nos hémicycles, nos commissions, travaillons pour progresser encore et encore, n’en déplaise à toutes celles et ceux qui font offense aux femmes !