Mairies, postes de police, centres culturels, bibliothèques, maisons de quartier : les dégâts causés par les dégradations et les incendies ont été colossaux déjà lors des émeutes urbaines de 2023. Ont suivi celles, répétées, à l’occasion de grands événements sportifs. Puis, le 17 octobre 2026, c’étaient de nouveau les centres-villes et leurs commerçants qui étaient touchés par des casseurs et des pillards.
Quelques jours plus tard, le Sénat adoptait le projet de loi « casseurs-payeurs ». Hasard du calendrier, au même moment s’achevaient également dans le Val-d’Oise les réparations et les premières réouvertures au public des équipements pris pour cibles en 2023.
Longtemps maire, et toujours à leur contact, j’y vois un message clair : partout sur le territoire, les élus locaux, soutenus par l’ensemble des collectivités territoriales comme par l’État et, je crois, par la majorité des Français, répondront présents pour défendre la République, ses symboles et ses services.
Le projet de loi « casseurs-payeurs » vient soutenir cette énergie et leur détermination inébranlables par des mesures de fermeté : responsabilité financière des participants aux violences collectives, recouvrement de dommages et intérêts dus à l’État et aux victimes, y compris par la saisie de prestations sociales, identification facilitée et aggravation des peines encourues.
Loin des querelles de juristes, nous devons apporter des réponses de bon sens aux collectivités et à toutes celles et ceux qui maintiennent l’ordre. Du pragmatisme, de la fermeté et des sanctions, voilà, il me semble, le moyen le plus sûr de dissuader de tels agissements et de réintroduire la responsabilité individuelle.
l n’appartient pas à la collectivité de payer le prix de la violence de quelques-uns. À ceux qui détruisent d’assumer, à ceux qui subissent d’être réparés.