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Stéphane Demilly

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Stéphane Demilly

Sénateur de la Somme, vice-président du groupe d’amitié parlementaire France-USA et observateur électoral OSCE des élections américaines

Midterms américaines : un raz-de-marée démocrate face à Donald Trump

06 novembre 2026

Le verdict politique des Midterms est sans appel !Les Américains ont enfin ouvert les yeux et, mardi, en découvrant les résultats, j’ai pensé à cette phrase d’Abraham Lincoln : « On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps ! »

Deux ans après son retour à la Maison-Blanche, les démocrates ont infligé un sérieux revers au président américain, même si ce dernier refuse d’y voir un désaveu personnel (ce qui ne surprendra personne).

Le résultat est sans appel et des contre-pouvoirs parlementaires vont pouvoir s’exercer et des commissions d’enquête investiguer sur certains sujets…

Pour autant, ne nous y trompons pas, Donald Trump conserve des prérogatives considérables, notamment en politique étrangère. C’est précisément ce qui doit nous préoccuper, nous Européens.

Il y a quelques jours, lors des questions d’actualité au Gouvernement, j’interpellais d’ailleurs le ministre des Affaires étrangères sur les dérives de celui qu’on surnommera dorénavant le « lame duck » (le canard boiteux).

Comment, en effet, ne pas s’inquiéter d’un président qui traite Vladimir Poutine comme un ami et ses alliés européens comme des ennemis ? Qui considère que tout se négocie, des valeurs morales jusqu’aux territoires ? Qui tente d’acheter financièrement l’électorat et qui pousse la personnalisation mégalomane du pouvoir à l’extrême ? Et qui soutient la candidature de Viktor Orbán, l’ancien Premier ministre hongrois chassé du pouvoir de son pays…

Le scrutin américain ne garantit ni changement diplomatique immédiat ni apaisement des relations transatlantiques. L’Europe ne peut donc se contenter d’attendre les prochaines décisions de Washington (et surtout les prochaines présidentielles américaines prévues dans deux ans) et se doit de défendre son autonomie stratégique et ses intérêts tout en assumant pleinement ses responsabilités internationales.

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